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Sénégal : Ousmane Sonko propose de rebaptiser les “Tirailleurs sénégalais” en “Tirailleurs africains” pour rompre avec la logique coloniale

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé à un changement d’appellation historique : remplacer le terme « Tirailleurs sénégalais » par « Tirailleurs africains ». Une proposition symbolique, émise lors d’une cérémonie d’hommage au cimetière militaire de Thiaroye, qui vise à rompre avec la logique coloniale et à reconnaître la diversité des origines des soldats ayant combattu sous les drapeaux français.

« Perpétuer l’appellation Tirailleurs sénégalais, c’est continuer à accepter une lecture coloniale de notre histoire. Ils n’étaient pas seulement sénégalais, mais africains », a déclaré Ousmane Sonko, en présence de plusieurs dirigeants africains, dont le vice-président sud-africain Paul Mashatile, le Premier ministre du Burkina Faso Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo et son homologue nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine.

Historiquement, le corps des Tirailleurs sénégalais regroupait des soldats issus de tout l’ancien empire colonial français en Afrique de l’Ouest : du Mali au Tchad, du Niger au Bénin, en passant par la Guinée et la Côte d’Ivoire. Pourtant, leur nom est resté associé au Sénégal, où le premier bataillon fut créé à la fin du XIXᵉ siècle.

La proposition de Sonko s’inscrit dans une démarche panafricaine visant à rétablir une mémoire collective plus juste et inclusive. En renommant ces anciens combattants « Tirailleurs africains », le Premier ministre entend honorer toutes les nationalités qui ont contribué, souvent au prix de leur vie, à la libération de la France pendant les deux guerres mondiales.

Ce débat mémoriel, profondément symbolique, ouvre la voie à une réappropriation africaine de l’histoire. Il interroge la manière dont les nations du continent veulent transmettre la mémoire de leurs héros, longtemps racontée à travers le prisme colonial.

Avec cette initiative, Ousmane Sonko confirme sa volonté d’inscrire son action politique dans une dynamique de réconciliation avec le passé, mais aussi de redéfinition du récit africain, où la dignité, la souveraineté et la reconnaissance trouvent toute leur place.

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Forum Invest In Sénégal 2025 : cap sur la souveraineté économique et la coopération Sud-Sud.

Le Sénégal accueille cette semaine la deuxième édition du Forum Invest In Sénégal, rebaptisé FII Sénégal 2025, un rendez-vous majeur dédié à la promotion des investissements et au renforcement des partenariats économiques. Organisé par l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX), l’événement se déroule au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, sous le thème de la souveraineté, de la résilience et de la coopération Sud-Sud.

Pendant deux jours, dirigeants politiques, investisseurs internationaux, institutions financières et acteurs du secteur privé se réunissent pour repenser les modèles de croissance et accélérer la transformation économique du Sénégal et du continent africain. Ce forum s’inscrit pleinement dans la Vision Sénégal 2050, feuille de route du pays pour bâtir une économie diversifiée, compétitive et durable.

🔹 Un espace de rencontre entre ambition nationale et investissement international

L’objectif affiché du forum est clair : mobiliser les capitaux et stimuler les investissements directs étrangers dans les secteurs prioritaires de l’économie sénégalaise. L’APIX ambitionne de générer plus de 10 000 milliards de FCFA d’intentions d’investissement, soit près du double de la première édition en 2023, qui avait enregistré 6 394 milliards de FCFA.

Les échanges s’articulent autour de rencontres B2B, B2G et PPP, permettant de rapprocher les investisseurs des décideurs publics et des entrepreneurs locaux. Cette approche pragmatique vise à transformer les intentions en projets concrets, créateurs de valeur et d’emplois durables.

🔹 Des secteurs porteurs au cœur des priorités

Le forum met en avant des secteurs stratégiques tels que :

  • Les infrastructures et la logistique, piliers de la compétitivité régionale ;

  • Les énergies renouvelables et la transition verte, pour renforcer l’autonomie énergétique du pays ;

  • L’agro-industrie et la sécurité alimentaire, enjeu majeur de souveraineté ;

  • Le numérique et l’innovation, moteurs d’un développement inclusif ;

  • L’économie bleue et les mines, sources de richesse et de diversification.

En valorisant ces secteurs, le Sénégal ambitionne de devenir un hub économique régional, capable de connecter les opportunités du continent et d’attirer les investisseurs du monde entier.

🔹 Souveraineté et coopération Sud-Sud au centre du discours

Dans son allocution d’ouverture, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité pour les pays africains de reprendre la main sur leur développement : « Investir au Sénégal, c’est investir dans une Afrique souveraine, résiliente et innovante. Nous devons bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur la confiance et la réciprocité. »

Cette vision trouve un écho particulier auprès des délégations étrangères, notamment venues du Burkina Faso, du Maroc, du Rwanda et du Nigéria, qui plaident pour une coopération Sud-Sud renforcée. Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné que « l’avenir du continent se jouera dans sa capacité à unir ses forces et à créer des synergies régionales au service du développement durable ».

🔹 Une dynamique d’émergence confirmée

Le Forum Invest In Sénégal 2025 illustre la volonté du pays de consolider ses acquis économiques tout en attirant des partenaires stratégiques. En faisant de Diamniadio le centre névralgique de l’investissement africain, le Sénégal confirme sa place parmi les économies les plus dynamiques du continent.

Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui s’impose : celle d’une Afrique qui investit en elle-même, confiante dans son potentiel et résolue à tracer sa propre voie vers la prospérité.

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Sénégal : lancement d’un programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle.

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans sa stratégie d’éducation en lançant officiellement un programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle (IA) destiné aux enseignants et au personnel éducatif. L’annonce a été faite ce mardi par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Fondation Mastercard et l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK), à travers le programme FORCE-N.

Une réponse aux défis éducatifs et technologiques

Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029, qui ambitionne de faire de l’école sénégalaise un espace ouvert aux innovations tout en restant ancré dans les réalités locales. L’objectif est de doter les enseignants d’outils concrets pour intégrer le numérique et l’IA dans leurs méthodes pédagogiques, renforcer la qualité de l’enseignement et préparer les élèves aux métiers du futur.

« L’avenir de notre système éducatif dépend de notre capacité à former des enseignants compétents dans l’usage des outils numériques. Avec ce programme, nous donnons à nos éducateurs les moyens de transformer l’apprentissage et d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos enfants », a déclaré Mamadou Talla, ministre de l’Éducation nationale.

Des compétences pour une éducation inclusive et moderne

À travers des formations ciblées, les enseignants apprendront non seulement à utiliser les technologies, mais aussi à en faire un levier de créativité, d’inclusion et d’efficacité. Les concepteurs du programme insistent sur la nécessité de promouvoir un usage éthique et responsable, qui tienne compte des enjeux de sécurité numérique et de la protection des données personnelles, tout en veillant à la préservation des valeurs culturelles sénégalaises.

Un partenariat stratégique

La Fondation Mastercard, partenaire clé du projet, accompagne déjà plusieurs initiatives en Afrique visant à renforcer les compétences numériques des jeunes et des enseignants.

« Investir dans les enseignants, c’est investir dans l’avenir. Le Sénégal fait partie des pays africains qui montrent la voie vers une éducation numérique inclusive. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet qui va transformer durablement l’apprentissage », a souligné Reeta Roy, Présidente-directrice générale de la Fondation Mastercard.

Un impact attendu sur tout le système éducatif

Le ministère de l’Éducation prévoit de former progressivement des milliers d’enseignants à travers toutes les régions du pays. Cette montée en compétence doit permettre :

  • d’améliorer la qualité des apprentissages,

  • de réduire les inégalités d’accès aux outils numériques entre zones urbaines et rurales,

  • de préparer les élèves aux compétences numériques essentielles pour l’emploi et l’innovation,

  • et de renforcer la résilience du système éducatif face aux crises, comme l’a montré la pandémie de Covid-19.

« Nous devons former une génération d’apprenants capables de comprendre, d’innover et de contribuer activement à la société numérique. Ce programme est une étape décisive vers cet objectif », a indiqué Pr. Souleymane Bachir Diagne, recteur de l’UNCHK.

Une vision tournée vers l’avenir

Pour les autorités, cette initiative traduit la volonté du Sénégal de placer l’éducation au cœur de la transformation numérique nationale. Elle s’inscrit également dans la dynamique de l’Union africaine et de l’UNESCO, qui encouragent les pays africains à investir dans les technologies éducatives afin de combler le fossé numérique et de stimuler le développement durable.

Le lancement de ce programme marque ainsi un pas décisif vers une école sénégalaise moderne, inclusive et connectée, capable de former les citoyens et les professionnels de demain.

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Sénégal : 21 cas de fièvre de la Vallée du Rift et 4 cas de Mpox confirmés.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a confirmé l’enregistrement de 21 cas de fièvre de la Vallée du Rift et 4 cas de Mpox (variole du singe) sur le territoire sénégalais.

La fièvre de la Vallée du Rift, une zoonose préoccupante

La fièvre de la Vallée du Rift est une maladie virale transmise principalement par les moustiques, touchant aussi bien les animaux d’élevage que les êtres humains. Le Sénégal, pays à forte activité pastorale, surveille de près l’évolution de la situation, notamment dans les zones rurales où les populations sont plus exposées. Les autorités sanitaires rappellent les risques liés à la consommation de viande mal cuite et de lait non pasteurisé, ainsi que l’importance de la protection contre les piqûres de moustiques.

Quatre cas de Mpox identifiés

Parallèlement, quatre cas de Mpox ont été notifiés. Cette maladie virale, généralement bénigne mais contagieuse, se transmet par contact étroit avec une personne infectée ou un animal porteur. Le ministère indique que les patients sont pris en charge et que des mesures de surveillance épidémiologique sont renforcées pour éviter toute propagation.

Appel à la vigilance

Les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance et au respect des consignes d’hygiène et de prévention. Des équipes médicales sont mobilisées pour la riposte, et un suivi rapproché est assuré dans les zones affectées.

Le ministère rassure toutefois que la situation est sous contrôle et que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour protéger les populations et contenir la propagation de ces deux maladies.

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ONU : le Président du Sénégal plaide pour la fin de la tragédie à Gaza.

À l’occasion de la conférence de haut niveau sur la question palestinienne, organisée en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République du Sénégal a prononcé un discours fort et sans équivoque, rappelant au monde l’urgence d’agir face à la tragédie qui frappe Gaza.

Dans son allocution, le Chef de l’État a dénoncé la situation humanitaire alarmante dans l’enclave palestinienne, qualifiant les violences de « nettoyage ethnique aux allures indescriptibles ». Il a insisté sur la responsabilité morale de la communauté internationale et sur le danger du silence : « Ne rien dire face à l’inhumanité équivaut à une complicité passive », a-t-il affirmé devant un parterre de diplomates et de chefs d’État.

Réaffirmant la position constante du Sénégal, il a appelé à des mesures concrètes et immédiates : mettre fin à l’occupation, instaurer un cessez-le-feu durable, garantir l’acheminement rapide de l’aide humanitaire et œuvrer à la concrétisation de la solution à deux États, qu’il a présentée comme la seule voie vers une paix, une justice et une sécurité durables pour les peuples israélien et palestinien.

En sa qualité de Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Président sénégalais a lancé un appel vibrant à la conscience universelle : « Défendre la Palestine, ce n’est pas choisir un camp, c’est défendre la vie, la justice et notre humanité commune. » Il a souligné que la question palestinienne ne concerne pas uniquement le Moyen-Orient, mais engage l’ensemble de la communauté internationale sur le terrain des valeurs fondamentales que sont le droit, la dignité et l’équité.

Le Président a également mis en lumière le rôle de l’Afrique dans le soutien à la Palestine. Il a rappelé que le Sénégal, à l’instar de nombreux pays africains, demeure engagé dans les efforts diplomatiques visant à promouvoir un règlement pacifique et durable. Selon lui, le continent africain a une responsabilité particulière pour défendre la justice et les droits humains, se basant sur son propre héritage de lutte contre la colonisation et pour l’indépendance nationale.

Les réactions à l’ONU ont été immédiates. Plusieurs délégations ont salué la fermeté et la clarté du message sénégalais, soulignant l’importance d’un leadership africain cohérent et constructif dans les dossiers internationaux. L’allocution s’inscrit dans un contexte où la crise à Gaza a atteint des niveaux critiques, avec des milliers de civils touchés, des infrastructures détruites et un accès limité à l’aide humanitaire.

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Sénégal : le Premier Ministre Ousmane Sonko reçoit une délégation du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement.

Le Premier Ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce mercredi à Dakar une importante délégation du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD), conduite par son Directeur général, M. Mohammed Saif Al Suwaidi.

Des échanges autour d’axes stratégiques

Au cœur des discussions, les deux parties ont examiné les perspectives de collaboration entre le Fonds et le Gouvernement du Sénégal, en lien avec les priorités de la nouvelle vision politique et économique portée par l’exécutif sénégalais.

Cette rencontre a permis de mettre en avant des secteurs stratégiques d’investissement, notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et le développement durable, considérés comme essentiels pour accompagner la transformation structurelle du pays.

Un partenariat à renforcer

Le Fonds d’Abu Dhabi, déjà actif dans plusieurs projets en Afrique, a exprimé sa volonté de consolider son partenariat avec le Sénégal en finançant des initiatives à fort impact social et économique. De son côté, le Premier Ministre a insisté sur l’importance d’orienter les investissements vers des projets inclusifs et créateurs d’emplois, en phase avec les besoins des populations.

Une dynamique nouvelle

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une diplomatie économique proactive menée par le Sénégal, visant à mobiliser des partenaires financiers internationaux au service du développement. Elle traduit également la volonté du gouvernement d’aligner les coopérations avec la nouvelle Vision nationale, centrée sur la souveraineté, la transparence et l’efficacité des investissements.

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Signature d’une Convention de Partenariat entre la Guinée et le Sénégal dans le domaine agricole.

Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale, la République de Guinée et la République du Sénégal ont franchi une nouvelle étape en scellant un accord stratégique dans le secteur agricole.

En marge du Forum du Système Alimentaire Africain, tenu à Dakar du 31 août au 4 septembre 2024, Madame Mariama Ciré Sylla, Ministre de l’Agriculture de la République de Guinée, et Monsieur Mabouba Diagne, Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage de la République du Sénégal, ont procédé à la signature d’une Convention de Partenariat.

Cet accord vise à renforcer la coopération technique et économique entre les deux pays, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l’élevage, de l’agro-industrie et de la recherche agricole. Il traduit une volonté commune de mettre en place des initiatives conjointes pour améliorer la productivité, favoriser l’innovation et répondre aux défis climatiques et alimentaires qui touchent la sous-région ouest-africaine.

Les deux parties ont salué la portée de ce partenariat qui, au-delà des échanges d’expertise, ouvre la voie à des projets structurants capables de contribuer à la souveraineté alimentaire et au développement durable dans leurs pays respectifs.

Le Forum de Dakar aura ainsi servi de cadre propice pour renforcer les liens de coopération et réaffirmer l’engagement des États africains à travailler ensemble pour transformer durablement leurs systèmes alimentaires.

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Sénégal : Le président Diomaye ouvre le Forum africain sur les systèmes alimentaires à Diamniadio

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a procédé, ce lundi à Diamniadio, à l’ouverture officielle du Forum africain sur les systèmes alimentaires (AFS), un rendez-vous stratégique qui place l’Afrique au cœur des discussions mondiales sur l’avenir de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable.

Un espace de réflexion et d’action

Organisé en partenariat avec plusieurs institutions internationales et régionales, ce forum réunit des chefs d’État, décideurs politiques, experts, chercheurs, investisseurs et organisations de la société civile. Ensemble, ils doivent réfléchir aux moyens de transformer les systèmes alimentaires africains, en tenant compte des réalités du continent et des urgences liées au climat, à la croissance démographique et aux inégalités sociales.

L’Afrique face au défi de la sécurité alimentaire

Lors de son allocution, le président Diomaye a souligné que l’Afrique, malgré ses immenses potentialités agricoles, reste confrontée à une forte dépendance aux importations alimentaires et à la vulnérabilité face aux chocs extérieurs, notamment les crises géopolitiques et climatiques. Il a insisté sur la nécessité d’investir dans l’innovation, la mécanisation, la valorisation des produits locaux et l’accompagnement des petits producteurs, considérés comme la clé d’une sécurité alimentaire durable.

Une plateforme pour des partenariats concrets

Le Forum de Diamniadio ambitionne également d’attirer de nouveaux partenariats financiers et technologiques. Plusieurs panels et ateliers sont prévus autour de thématiques comme l’accès au financement, la résilience climatique, la nutrition, l’emploi des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur agricoles, ou encore la digitalisation des pratiques agricoles.

Un signal fort depuis le Sénégal

En accueillant cette édition, le Sénégal affirme son rôle de hub régional pour l’innovation et la coopération agricole. Les conclusions de ce forum devraient alimenter les futures politiques publiques et programmes d’investissement à l’échelle continentale, avec l’objectif de bâtir un système alimentaire africain autosuffisant, durable et inclusif.

👉 Le Forum africain sur les systèmes alimentaires se poursuivra pendant plusieurs jours à Diamniadio, avec l’espoir de dégager des engagements concrets et mesurables pour transformer durablement l’agriculture africaine.

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« Sénégal : l’Assemblée renforce la bonne gouvernance avec de nouvelles lois sur les lanceurs d’alerte et l’accès à l’information ».

L’Assemblée nationale a adopté deux textes majeurs consacrés à la protection des lanceurs d’alerte et à l’accès à l’information publique. Ces nouvelles lois s’inscrivent dans une dynamique de transparence et de renforcement de la démocratie, en offrant aux citoyens et aux institutions des outils concrets pour lutter contre la corruption et promouvoir la redevabilité.

La loi sur les lanceurs d’alerte vise à protéger toute personne qui, de bonne foi, signale des pratiques illégales, frauduleuses ou contraires à l’intérêt général. Elle garantit la confidentialité, met en place des mécanismes de signalement sécurisés et interdit toute forme de représailles à l’encontre des dénonciateurs.

De son côté, la loi relative à l’accès à l’information consacre le droit de tout citoyen à obtenir des données détenues par l’administration publique, sauf exceptions liées à la sécurité nationale ou à la vie privée. Elle impose aux institutions une obligation de transparence et encourage la diffusion proactive d’informations d’intérêt public.

Pour les observateurs, ces avancées constituent un tournant dans la promotion de la bonne gouvernance, en renforçant la confiance entre l’État et les citoyens. Elles devraient aussi améliorer le climat des affaires en garantissant un cadre plus clair et plus prévisible pour les investisseurs.

Le gouvernement et la société civile sont désormais appelés à œuvrer de concert pour assurer l’application effective de ces réformes et en faire de véritables leviers de modernisation démocratique.

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Sénégal : un cas de Mpox détecté à Dakar, mesures renforcées pour éviter la propagation.

Les autorités sanitaires sénégalaises ont annoncé la confirmation d’un premier cas de Mpox, également connu sous le nom de variole du singe, dans la capitale Dakar. L’information a été rendue publique par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui a assuré que le patient identifié est actuellement pris en charge dans une structure sanitaire spécialisée. Son état est jugé stable et ne présente pas, à ce stade, de complications graves.

Un plan de riposte immédiatement activé

Dès la détection de ce cas, les équipes médicales ont enclenché le protocole de riposte habituel. Cela comprend l’isolement du patient, l’identification et le suivi rigoureux de toutes les personnes ayant été en contact direct ou indirect avec lui. Ces mesures visent à contenir rapidement la propagation éventuelle du virus.

Le ministère a également renforcé la surveillance épidémiologique dans la capitale et dans les régions, afin de détecter précocement tout nouveau cas suspect. Des formations spécifiques ont été rappelées aux personnels de santé pour améliorer la capacité de diagnostic et de prise en charge.

Qu’est-ce que le Mpox ?

Le Mpox est une maladie virale rare mais connue, qui se transmet principalement :

  • par contact direct avec une personne infectée (lésions cutanées, fluides corporels),

  • par des objets ou surfaces contaminés,

  • ou encore par des contacts rapprochés prolongés, notamment lors de rapports sexuels.

Les symptômes incluent généralement de la fièvre, des ganglions enflés, des douleurs musculaires, suivis d’éruptions cutanées pouvant s’étendre à plusieurs parties du corps. Bien que la maladie puisse être douloureuse et invalidante, la plupart des cas sont bénins et guérissent en deux à quatre semaines. Les formes graves demeurent rares, mais touchent davantage les personnes immunodéprimées.

Le Sénégal sur ses gardes

Le ministère de la Santé appelle les populations à rester vigilantes sans céder à la panique. Il insiste sur l’importance de consulter rapidement un médecin en cas de symptômes suspects, tout en respectant les règles d’hygiène élémentaires : lavage fréquent des mains, limitation des contacts rapprochés avec des personnes malades, et prudence dans les échanges physiques.

Cette alerte sanitaire intervient dans un contexte où plusieurs pays africains et européens ont également signalé des cas sporadiques ces derniers mois. Pour Dakar, il s’agit surtout d’éviter une propagation communautaire.

Un enjeu régional et international

La détection de ce cas rappelle la nécessité pour les pays de la sous-région de renforcer la coopération sanitaire, notamment à travers le partage d’informations, la surveillance transfrontalière et la mise en commun de ressources médicales. Le Sénégal, qui dispose déjà d’une expertise reconnue dans la gestion d’épidémies (Ebola, COVID-19, dengue), mise sur ses structures de veille sanitaire pour contenir efficacement le Mpox.

Le ministère de la Santé a enfin rappelé que la vaccination contre le Mpox, bien qu’existante, reste pour l’instant limitée et ciblée dans certains pays. Au Sénégal, la prévention repose donc principalement sur la sensibilisation et la réactivité du système de santé.