Erevan, 28 octobre 2026 – La Guinée et la Guinée-Bissau renforcent leur coopération environnementale. En marge de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), organisée à Erevan, en Arménie, les deux pays ont signé, mercredi 28 octobre, un protocole d’accord consacré à la protection de la biodiversité et à la gestion durable des ressources naturelles.
Cet accord, conclu entre le ministère guinéen de l’Environnement et du Développement durable et le ministère bissau-guinéen de l’Environnement et de l’Action climatique, vise à développer une approche commune face aux défis environnementaux qui concernent les deux territoires.
Les domaines de coopération identifiés comprennent notamment la préservation des écosystèmes, la conservation de la faune et de la flore, la gestion durable des ressources naturelles ainsi que la recherche de financements destinés aux initiatives environnementales.
Le ministre guinéen de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a souligné la nécessité d’une coopération dépassant les frontières nationales. Selon lui, les espèces animales, les oiseaux et les cours d’eau évoluent dans des écosystèmes interconnectés, qui nécessitent une gestion concertée entre les États.
« La biodiversité, qu’il s’agisse des animaux, des oiseaux ou des cours d’eau, n’a pas de frontière », a-t-il notamment déclaré, en appelant les deux pays à unir leurs efforts.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale déjà évoquée lors des échanges entre les autorités environnementales guinéennes et bissau-guinéennes, notamment autour de la gestion des espaces naturels et marins partagés. Elle rejoint également les objectifs de la COP17, qui se tient du 19 au 30 octobre 2026 et constitue une étape importante dans l’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.
À travers ce protocole, Conakry et Bissau entendent ainsi renforcer leur coordination face aux pressions qui pèsent sur les ressources naturelles et explorer des mécanismes de financement capables de soutenir leurs actions communes de conservation.
Au-delà de la signature, l’enjeu sera désormais de traduire cet engagement en projets concrets, avec une coordination durable entre les administrations concernées et une implication des communautés locales dans la préservation des écosystèmes.

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