JOJ Dakar 2026 : les jeunes réfugiés trouvent dans le sport un chemin vers l’espoir.

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Au-delà de la compétition, les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar mettent en lumière le pouvoir du sport comme outil d’inclusion, de résilience et d’émancipation. Parmi les participants, de jeunes réfugiés venus du Kenya et de l’Ouganda vivent une expérience historique en prenant part, pour la première fois, à cette compétition sous les couleurs de l’équipe olympique des réfugiés.

Arno Yafunga, symbole d’une jeunesse qui refuse de renoncer

Âgé de 15 ans, Arno Yafunga est l’un des six membres de cette première équipe olympique des réfugiés aux JOJ. Originaire de la République démocratique du Congo, il a fui son pays avec sa famille en 2017 avant de trouver refuge au Kenya, où il a découvert le judo auprès de son père, Arnold, devenu son entraîneur.

Installé à Nairobi, le jeune judoka explique que la pratique de ce sport l’aide à éviter les mauvaises fréquentations et les situations dangereuses. Le judo lui offre ainsi un cadre, de la discipline et un moyen de surmonter les difficultés liées à son parcours.

À Dakar, Arno a marqué l’histoire en devenant le premier athlète de l’équipe olympique des réfugiés à entrer en compétition aux Jeux Olympiques de la Jeunesse. Engagé dans la catégorie des moins de 55 kg, il a réalisé un parcours remarqué avant de terminer à la cinquième place, après avoir disputé le combat pour la médaille de bronze.

Une équipe de six athlètes, un message universel

Composée de six jeunes âgés de 15 à 17 ans, l’équipe rassemble des athlètes vivant au Kenya et en Ouganda. Elle compte trois filles et trois garçons, engagés en athlétisme, en judo et en taekwondo. Sa création est le fruit d’une initiative du Comité international olympique (CIO), avec une gestion assurée par la Fondation olympique pour les réfugiés, en collaboration avec plusieurs partenaires sportifs et humanitaires.

Pour Arnold Yafunga, père et entraîneur d’Arno, cette participation porte un message essentiel : le statut de réfugié ne doit pas empêcher les jeunes de croire en leur avenir. Il encourage ainsi les jeunes sportifs déplacés à persévérer et à continuer de poursuivre leurs ambitions.

Dix ans après la première participation de l’équipe olympique des réfugiés aux Jeux de Rio en 2016, cette présence à Dakar constitue une nouvelle étape dans l’histoire du mouvement olympique. Elle rappelle que le sport peut dépasser les frontières et les parcours difficiles pour offrir aux jeunes des perspectives, de la reconnaissance et un sentiment d’appartenance.