La Guinée vient d’écrire une nouvelle page de son histoire minière et économique. Ce mercredi, les partenaires du Projet Simandou ont procédé à la signature officielle des documents contractuels relatifs au transport maritime du minerai de fer, marquant une avancée majeure vers l’opérationnalisation du plus grand projet intégré « Mines–Infrastructures » du monde.
La cérémonie solennelle s’est tenue au Petit Palais de la Présidence, sous la présidence de M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République et Président du Comité stratégique de Simandou, en présence du Général Amara Camara, Ministre Secrétaire Général de la Présidence, ainsi que de plusieurs hauts responsables guinéens et représentants des consortiums partenaires.
Ces nouveaux accords scellent un partenariat stratégique entre Rio Tinto/Simfer, Winning Consortium Simandou (WCS), Baowu, et l’État guinéen. Ils concernent la création et la gouvernance des sociétés chargées du transport maritime du minerai de fer extrait du massif de Simandou, depuis les installations portuaires en développement jusqu’aux marchés internationaux.
Selon le Comité stratégique, cette signature marque « une étape décisive dans la mise en œuvre concrète du projet Simandou », dont les travaux d’infrastructures ferroviaires et portuaires sont déjà bien avancés. Elle témoigne également de la volonté de la Guinée de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur minière, du gisement à l’exportation, tout en garantissant une participation équitable de l’État.
Le Projet Simandou, véritable pilier du développement économique national, ambitionne de transformer la Guinée en un acteur clé du marché mondial du minerai de fer. Avec des réserves estimées parmi les plus importantes au monde, il combine exploitation minière, construction d’un chemin de fer de 650 km et création d’un port minéralier sur la côte atlantique.
Pour les autorités guinéennes, cette nouvelle avancée illustre la vision du Président Mamadi Doumbouya d’un partenariat équilibré, axé sur la souveraineté économique et la durabilité. Le projet devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects, renforcer les capacités nationales dans les secteurs des infrastructures et de la logistique, et accroître considérablement les recettes publiques.
« Simandou n’est pas seulement un projet minier, c’est un levier de transformation nationale et régionale », a déclaré M. Djiba Diakité à l’issue de la cérémonie.
Avec la signature de ces accords maritimes, la Guinée se rapproche encore un peu plus du moment historique où le minerai de fer de Simandou sera exporté, concrétisant ainsi des décennies d’efforts, de négociations et d’ambitions pour faire de ce méga-projet un moteur de prospérité durable.

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