C’est un virage historique et hautement stratégique que vient d’amorcer la République de Guinée. Sous l’impulsion du Président de la République, le Chef de l’État Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, le pays s’engage de manière irréversible dans l’industrialisation et la transformation locale de ses ressources minières, en mettant officiellement fin à l’exportation de son or brut.
Vendredi 19 juin 2026, le Palais présidentiel a été le théâtre d’une rencontre décisive. Le Chef de l’État a réuni autour d’une même table les plus hauts responsables sécuritaires et économiques du pays (notamment les ministres de la Présidence, des Mines, de la Sécurité, ainsi que le haut commandement de la gendarmerie et la direction des douanes) face aux acteurs majeurs du secteur aurifère : compagnies industrielles, semi-industrielles, artisans et responsables des comptoirs d’achat.
Le message délivré par le Président de la République a été d’une clarté absolue : la Guinée ne sera plus le simple fournisseur de matières premières des usines du reste du monde.
De la bauxite à l’or : une vision globale de transformation
Cette réforme majeure n’est pas un fait isolé, mais la suite logique d’une doctrine économique amorcée dès le 8 avril 2022. À cette époque, le Président Doumbouya avait sommé les compagnies minières de respecter leurs engagements en construisant des infrastructures de transformation de la bauxite. Un pari qui porte aujourd’hui ses fruits avec la construction en cours de trois raffineries d’alumine sur le territoire guinéen.
Désormais, c’est au secteur aurifère de basculer dans cette nouvelle ère. L’ambition nationale est de créer la richesse, former les compétences et générer l’emploi directement en Guinée.
La « Nimba Gold Refinery » : le fleuron de la souveraineté aurifère
Pour soutenir cette ambition, la Guinée s’appuie sur une infrastructure industrielle de pointe : la Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air (Conakry). Cette usine ultramoderne incarne le pivot de cette politique de transformation locale.
Dotée de technologies de dernière génération, la raffinerie affiche des caractéristiques techniques impressionnantes :
- Une capacité industrielle hors norme : Le complexe peut traiter 2 000 kg d’or par jour, une capacité pouvant s’étendre à 4 000 kg en fonctionnement continu (24h/24), pour un traitement mensuel estimé à 520 tonnes.
- Une technologie de pointe : Les lignes de production bénéficient d’une automatisation avancée limitant les pertes, de processus de récupération des métaux secondaires (comme l’argent) et d’un système de traçabilité numérique intégrale des lots.
- Des standards mondiaux : L’usine produit des lingots d’or certifiés aux normes internationales tout en intégrant des systèmes de contrôle environnemental rigoureux pour minimiser les émissions toxiques.
Un levier économique pour les générations futures
Cette mutation industrielle s’inscrit en droite ligne avec les ambitions du programme national Simandou 2040, pensé pour propulser la Guinée au rang de puissance industrielle émergente.
En retenant la valeur ajoutée de l’or sur son sol, l’État guinéen ne vise pas seulement l’indépendance industrielle. Les retombées attendues touchent directement le quotidien des populations et la solidité de l’État : création de milliers d’emplois directs et indirects, stricte application du contenu local pour les sous-traitants, maximisation des recettes fiscales, et constitution de réserves d’or stratégiques et souveraines pour le pays.
En fermant définitivement la porte à l’exportation de son or brut, la Guinée prouve qu’elle a choisi de prendre son destin économique en main. Sous la direction du Général Mamadi Doumbouya, le cap vers une industrialisation nationale et irréversible est désormais solidement fixé.

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