Guinée : le gouvernement lance les premiers taxis d’un programme de renouvellement de 2 000 véhicules.

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Le gouvernement guinéen poursuit sa politique de modernisation du transport urbain avec la mise à disposition des premiers véhicules du programme de renouvellement du parc automobile. Sur les 2 000 taxis urbains annoncés par les autorités, une première tranche de 300 véhicules a été officiellement présentée au public samedi dernier, marquant le lancement d’une nouvelle étape dans la transformation du secteur des transports.

Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté, lundi 27 juillet 2026, des précisions sur les modalités d’acquisition de ces nouveaux véhicules. Le dispositif, conçu en partenariat avec un opérateur privé, vise à faciliter l’accès aux taxis tout en réduisant le coût d’acquisition grâce à l’accompagnement financier et logistique de l’État.

Selon le ministre, ce partenariat permet au gouvernement de soutenir l’importation des véhicules et de proposer des prix plus accessibles aux futurs acquéreurs.

« Nous avons identifié un partenaire privé avec lequel nous avons mobilisé des ressources. Nous importons les véhicules et l’État accompagne l’importateur afin de permettre une entrée avec des coûts raisonnables. Ces véhicules sont vendus à moins de 150 millions de francs guinéens », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo.

Un apport initial compris entre 15 et 16 millions de francs guinéens

L’un des principaux objectifs du programme est de permettre aux professionnels du transport, mais également aux particuliers, notamment aux jeunes souhaitant se lancer dans le secteur, d’acquérir leur propre outil de travail.

Pour cela, le gouvernement prévoit un mécanisme de paiement progressif. Le futur propriétaire devra effectuer un apport initial estimé entre 15 et 16 millions de francs guinéens, avant de s’acquitter du solde par mensualités.

« Nous avons fixé le prix de manière à ce qu’une personne puisse pratiquement accéder à une voiture pour un montant comparable à celui d’une moto. L’objectif est de permettre à ceux qui veulent développer leur activité d’avoir un outil de travail durable », a souligné le ministre des Transports.

Le remboursement pourra s’effectuer sur une période minimale de 24 mois. Cette durée pourra toutefois être étendue jusqu’à 36 mois, soit trois années, selon les modalités convenues avec le propriétaire du véhicule. À l’issue du remboursement, l’acquéreur deviendra pleinement propriétaire de son taxi.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, ce mécanisme doit permettre aux bénéficiaires de disposer progressivement d’un patrimoine tout en développant une activité génératrice de revenus.

Un système de suivi pour renforcer la sécurité et la maintenance

Au-delà du renouvellement du parc automobile, le programme prévoit également un dispositif de suivi destiné à améliorer la gestion et la sécurité des véhicules mis en circulation.

Les autorités annoncent notamment la mise en place d’un système permettant de contrôler les taxis à distance, de vérifier leur situation en matière d’assurance et de suivre le respect des opérations de maintenance recommandées par les constructeurs.

Cette approche vise à garantir la durabilité des véhicules et à renforcer la régularité des contrôles dans un secteur marqué par le vieillissement du parc automobile et les difficultés liées à la gestion des transports urbains.

Le ministère affirme par ailleurs avoir simplifié les procédures administratives afin de faciliter l’accès au programme et d’accélérer la mise en circulation des nouveaux taxis.

Vers une transformation du transport urbain en Guinée

Avec ce programme de 2 000 taxis urbains, dont les 300 premiers véhicules sont désormais disponibles, le gouvernement entend engager une modernisation progressive du transport public en Guinée.

Au-delà de l’amélioration des conditions de mobilité, cette initiative ambitionne également de créer de nouvelles opportunités économiques pour les professionnels du secteur et les jeunes désireux d’entreprendre dans le transport.

Le dispositif devra désormais démontrer sa capacité à répondre aux besoins croissants de mobilité urbaine, tout en garantissant un accès équitable aux véhicules et un suivi efficace de leur exploitation. À terme, le renouvellement du parc pourrait ainsi contribuer à améliorer la qualité du service de transport et à structurer davantage un secteur essentiel à l’économie et à la vie quotidienne des populations.