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Nigeria : le retrait d’Uber bouleverse le marché des VTC.

Le départ annoncé d’Uber du Nigeria marque un tournant pour le secteur des transports numériques dans le pays. La plateforme américaine a décidé de mettre fin à ses activités sur le marché nigérian, une annonce qui a pris de nombreux chauffeurs de court et relance les interrogations sur les conditions d’exercice des entreprises numériques dans le pays.

Installé au Nigeria depuis 2014, Uber avait lancé ses services à Lagos avant de s’étendre progressivement à plusieurs grandes agglomérations. L’entreprise a également annoncé son retrait de l’Ouganda, dans le cadre d’une réévaluation de ses opérations sur certains marchés internationaux.

Des conducteurs surpris par l’annonce

La décision a suscité l’incompréhension parmi une partie des chauffeurs utilisant quotidiennement l’application. À Lagos, certains conducteurs affirment avoir découvert la nouvelle par les réseaux sociaux plutôt que par une communication directe de l’entreprise.

Cette situation a alimenté les inquiétudes de chauffeurs qui considéraient Uber comme une source régulière de revenus. Toutefois, plusieurs d’entre eux disposent également de comptes sur d’autres plateformes de VTC, ce qui pourrait leur permettre de limiter les conséquences immédiates de ce retrait.

Bolt et inDrive comme solutions alternatives

La concurrence déjà présente sur le marché pourrait faciliter la transition pour les conducteurs. Des plateformes telles que Bolt et inDrive permettent notamment aux chauffeurs de diversifier leurs sources de courses et de revenus.

Certains conducteurs utilisent d’ailleurs simultanément plusieurs applications afin de sélectionner les trajets les plus avantageux. Le retrait d’Uber ne signifie donc pas nécessairement la disparition de leur activité, mais pourrait modifier leurs habitudes et renforcer la concurrence entre les plateformes encore présentes.

La hausse des coûts pèse sur le secteur

Cette décision intervient dans un environnement économique particulièrement contraignant pour les professionnels du transport. La suppression de la subvention aux carburants au Nigeria a entraîné une forte augmentation des coûts de déplacement, tandis que la hausse générale des prix a réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Pour les chauffeurs de VTC, ces difficultés se traduisent notamment par une augmentation des dépenses liées au carburant et à l’entretien des véhicules. La rentabilité des courses constitue ainsi un enjeu majeur dans un secteur fortement dépendant de l’évolution des coûts de fonctionnement.

Uber avait auparavant souligné l’importance économique de ses activités au Nigeria. En 2023, la direction nationale de l’entreprise indiquait notamment que les chauffeurs utilisant sa plateforme généraient plusieurs milliards de nairas de revenus chaque année.

Une décision qui relance le débat sur l’attractivité du Nigeria

Au-delà des conséquences pour les chauffeurs, le retrait d’Uber suscite des interrogations sur l’environnement économique et réglementaire nigérian. Pour certains observateurs, le départ d’une entreprise internationale de cette envergure mérite d’être analysé à la lumière des conditions de marché, de la réglementation et du climat général des affaires.

La question est notamment de savoir si les réformes engagées par les autorités créent suffisamment de visibilité et de stabilité pour les entreprises opérant dans les secteurs numériques et des services.

Le départ d’Uber intervient ainsi à un moment où le Nigeria cherche à renforcer son attractivité économique tout en faisant face à d’importantes difficultés liées au coût de la vie et aux dépenses énergétiques.

Pour les chauffeurs, l’enjeu est désormais de s’adapter à un marché sans Uber, en s’appuyant sur les plateformes concurrentes. Pour les autorités et les acteurs économiques, cette décision pourrait surtout constituer un signal invitant à réexaminer les conditions qui déterminent la présence et la pérennité des entreprises internationales dans le pays.

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Corridor Dakar-Bamako : le fret se reporte vers Moussala

Les attaques répétées sur l’axe Kidira-Kayes-Bamako poussent une partie croissante des transporteurs vers la branche sud, par Kédougou, Saraya et Moussala. Cette solution maintient les marchandises et le carburant en mouvement, mais la route absorbe difficilement l’arrivée des grands convois.

Le tracé habituel relie la frontière sénégalaise de Kidira à Diboli, Kayes, Diéma, Kita puis Bamako. Il constitue la principale voie terrestre d’approvisionnement du Mali depuis le port de Dakar. Selon la Banque mondiale, environ 60 % du commerce extérieur malien emprunte ce corridor, fréquenté en temps normal par près de 1 000 poids lourds par jour.

Cette circulation s’est fortement dégradée après les attaques coordonnées du 25 avril 2026. Des barrages dressés sur le territoire malien, des camions incendiés et l’immobilisation prolongée de chauffeurs ont ensuite perturbé la liaison entre Kayes et Bamako. L’Union des routiers du Sénégal recensait, en juillet, au moins 15 véhicules sénégalais brûlés et plusieurs centaines de camions abandonnés ou bloqués.

Les transporteurs qui poursuivent leurs activités passent désormais par Tambacounda, Kédougou, Saraya et Moussala, avant de rejoindre Kéniéba, Kita puis Bamako.

« Les gens partent, mais lentement », expliquait en juillet Daouda Lo, responsable de l’Union des routiers du Sénégal, en indiquant que cette voie bénéficiait d’une présence militaire.

Ce report est désormais confirmé par les organismes chargés de la circulation des marchandises. Le Conseil sénégalais des chargeurs parle d’une « réorientation massive » du trafic vers Kédougou-Saraya-Moussala, devenue en quelques semaines un important point de passage entre les deux pays.

Le prix du détour

Le 13 août, une mission réunissant le Conseil sénégalais des chargeurs et le Conseil malien des chargeurs a constaté une file de camions longue de 15 kilomètres au poste frontalier de Moussala. Les transporteurs y attendent parfois dans la brousse ou le long de la chaussée, faute de parking aménagé. La délégation a également relevé des difficultés d’hygiène et de sécurité routière, ainsi qu’un tronçon non bitumé de 10 kilomètres.

Cette situation intervient malgré les investissements engagés sur la branche sud. Lancé en novembre 2023, le programme de renforcement de la route Mako-Kédougou-Saraya-Moussala porte sur 136,4 kilomètres et représente 51 milliards de FCFA. Les travaux devaient améliorer la desserte du Mali, mais les aménagements frontaliers restent insuffisants pour recevoir un trafic aussi dense.

L’insécurité a également renchéri le transport. Des chauffeurs interrogés en juillet indiquaient que la rémunération de certains chargements, autrefois fixée autour de 1,4 million de FCFA, atteignait désormais 3,6 à 4 millions. Ce surcoût finit par se répercuter sur les importateurs et les consommateurs maliens.

Bamako maintient parallèlement les convois sous protection militaire. La Direction de l’information et des relations publiques des armées affirme que les FAMa ont escorté 15 589 camions-citernes entre le 1er juin et le 31 juillet, dont 7 417 chargés. Un nouveau convoi de 800 citernes est arrivé dans la capitale le 15 août, mais son itinéraire n’a pas été communiqué.

Moussala offre ainsi une possibilité de contournement, sans pouvoir remplacer durablement l’axe de Kayes dans ses conditions actuelles. La mission conjointe prépare une concertation à Bamako afin d’améliorer le passage frontalier, d’aménager les zones de stationnement et de coordonner l’action des services sénégalais et maliens.

Source : APANews.

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Sénégal : 200 nouveaux bus pour accélérer la modernisation du transport interurbain.

Le renouvellement du parc de transport interurbain au Sénégal franchit une nouvelle étape avec la réception de 200 nouveaux bus destinés aux opérateurs du secteur. L’opération est portée par un partenariat entre le Fonds de Développement des Transports terrestres (FDTT) et l’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), avec le concours financier de Coris Bank International Sénégal.

Un financement de 12 milliards de FCFA

Les véhicules, fabriqués par les constructeurs Yutong et TATA, ont été acquis grâce à un mécanisme associant plusieurs acteurs. L’AFTU intervient dans la structuration de la demande et l’accompagnement des professionnels du transport, tandis que le FDTT apporte une garantie de 400 millions de FCFA.

De son côté, Coris Bank International Sénégal a mobilisé une enveloppe de 12 milliards de FCFA pour financer l’acquisition des véhicules.

Ce dispositif doit permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement à des moyens de transport modernes, tout en favorisant le renouvellement progressif d’un parc vieillissant.

Vers une transformation du secteur

Au-delà de la mise à disposition des nouveaux bus, le programme ambitionne de contribuer à une transformation durable de la filière. Les partenaires prévoient notamment de développer progressivement des capacités locales d’assemblage et de maintenance, avec un accent particulier sur le transfert de compétences et de technologies.

Cette orientation s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente signé en Chine et traduit la volonté de faire du renouvellement du parc un outil de professionnalisation et d’industrialisation progressive du transport.

Sécurité et qualité de service au cœur des objectifs

L’arrivée de ces 200 bus doit également contribuer à améliorer les conditions de transport des usagers. Le programme vise notamment à renforcer la sécurité, le confort des passagers et la qualité des services proposés sur les liaisons interurbaines.

Pour les autorités et les professionnels concernés, cette première livraison constitue ainsi une étape dans un programme plus vaste de modernisation du transport terrestre.

À terme, le renouvellement du parc devrait permettre de renforcer la compétitivité des opérateurs, tout en favorisant l’émergence d’un secteur mieux structuré, plus moderne et davantage intégré aux ambitions industrielles du Sénégal.

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Gabon : 312 millions d’euros pour moderniser le Transgabonais.

Un financement de 312 millions d’euros vient d’être accordé à la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) pour accélérer la modernisation du principal axe ferroviaire du Gabon.

L’accord, conclu entre Proparco, la Société financière internationale (IFC) et SETRAG, doit financer la deuxième phase du programme de modernisation et de sécurisation du chemin de fer gabonais.

Longue de 648 kilomètres, la ligne relie le port d’Owendo, sur la façade atlantique, à Franceville, dans l’est du pays. Sa modernisation vise notamment à améliorer la sécurité, renforcer l’efficacité du transport ferroviaire et réduire les coûts logistiques.

Le projet doit également soutenir le transport du manganèse et d’autres ressources minières vers les marchés régionaux et internationaux. Les autorités gabonaises ambitionnent ainsi de renforcer le poids du secteur minier dans l’économie nationale, avec un objectif de 25 % du PIB à l’horizon 2030, contre environ 6 % actuellement.

Les travaux sont déjà engagés : 457 kilomètres de voies ont été renouvelés avec des traverses en béton, tandis que 186 kilomètres ont été équipés de nouveaux rails.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de développement des corridors ferroviaires et portuaires africains. Du corridor de Lobito au projet Liberty entre la Guinée et le Liberia, ces infrastructures sont appelées à jouer un rôle majeur dans l’acheminement des minerais, la réduction des coûts de transport et l’intégration économique du continent.

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Guinée : le gouvernement veut relancer le Conakry Express et moderniser le transport ferroviaire.

Le gouvernement guinéen entend donner une nouvelle vie au Conakry Express, dont le fonctionnement est aujourd’hui fortement perturbé par la vétusté du matériel roulant et le coût élevé de sa maintenance. L’annonce a été faite lundi 27 juillet 2026 par le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry.

Longtemps considéré comme une alternative importante à la circulation routière et aux embouteillages qui affectent régulièrement la capitale, le train de banlieue fonctionne désormais de manière sporadique. Une situation qui, selon les autorités, s’explique principalement par le vieillissement des équipements et le poids financier de leur entretien.

Un service fragilisé par la vétusté des équipements

Face aux journalistes, Ousmane Gaoual Diallo a reconnu les difficultés auxquelles le Conakry Express est confronté. Le ministre estime que le modèle actuel n’est plus viable à long terme, compte tenu des dépenses nécessaires pour maintenir en service un matériel roulant vieillissant.

« Effectivement, le Conakry Express est à l’arrêt ou fonctionne de manière très sporadique parce que c’est un très vieux train. Le coût d’entretien est très élevé et la rentabilité n’est pas au rendez-vous. On ne peut pas continuer à subventionner indéfiniment un train qu’il faudra finalement abandonner », a déclaré le ministre.

Pour le gouvernement, la question ne se limite donc plus à assurer la maintenance du matériel existant. Elle implique désormais une transformation plus profonde du transport ferroviaire urbain, avec l’ambition de disposer d’une infrastructure adaptée aux besoins croissants de mobilité de la population de Conakry.

Vers une refonte du réseau ferroviaire urbain

Les autorités guinéennes indiquent avoir engagé des démarches pour mobiliser les financements nécessaires à la modernisation du réseau. Le projet envisagé repose notamment sur le renouvellement du matériel roulant, la réhabilitation de la ligne existante et le développement de nouvelles compétences dans les métiers du rail.

Plusieurs échanges seraient ainsi en cours avec des partenaires techniques et financiers. Parmi les pistes actuellement examinées figure une proposition de financement du Royaume-Uni.

Selon Ousmane Gaoual Diallo, cette offre prévoit l’acquisition d’un nouveau train et de wagons modernes, la reconstruction de la ligne ferroviaire ainsi que la création d’une école spécialisée dans les métiers du chemin de fer.

« Nous avons reçu une offre de financement britannique pour acheter un nouveau train avec de nouveaux wagons, reconstruire la ligne et créer une école de chemin de fer. Cette offre est actuellement en examen au ministère des Finances », a expliqué le ministre.

Le projet présente ainsi une double ambition : améliorer les conditions de mobilité dans la capitale et renforcer durablement les capacités nationales dans le domaine ferroviaire. La création d’une école spécialisée pourrait notamment contribuer à former des techniciens et des professionnels capables d’assurer l’exploitation et la maintenance des futures infrastructures.

Un financement encore soumis à validation

À ce stade, la proposition britannique doit toutefois franchir plusieurs étapes administratives avant une éventuelle mise en œuvre. Le ministre des Transports a indiqué que le projet a reçu un avis favorable de son département et qu’il est désormais soumis à l’examen du ministère des Finances.

« Nous l’avons déjà approuvée à notre niveau et nous espérons qu’elle recevra également l’accord du ministère des Finances », a précisé Ousmane Gaoual Diallo.

Une validation financière permettrait d’engager le processus de concrétisation du projet. Toutefois, les autorités reconnaissent que le renouvellement d’un système ferroviaire constitue un chantier de long terme, nécessitant notamment des études, des procédures de financement, des travaux d’infrastructure et la livraison des équipements.

Les usagers appelés à patienter

La relance du Conakry Express apparaît ainsi comme un projet stratégique pour améliorer la mobilité urbaine dans la capitale guinéenne, où la croissance démographique et l’augmentation du trafic routier accentuent les difficultés de déplacement.

Mais avant une reprise durable du service, plusieurs étapes restent encore à franchir. En attendant la concrétisation du projet de modernisation, les usagers devront donc composer avec un service ferroviaire limité.

Pour le gouvernement, l’objectif est désormais de passer d’une logique de maintenance coûteuse d’un matériel vieillissant à une véritable politique de modernisation du transport ferroviaire. Si le financement envisagé est validé, la Guinée pourrait ainsi engager une nouvelle étape dans le développement de son réseau ferroviaire urbain et offrir, à terme, une alternative plus fiable et plus durable au transport routier à Conakry.

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Guinée : le gouvernement lance les premiers taxis d’un programme de renouvellement de 2 000 véhicules.

Le gouvernement guinéen poursuit sa politique de modernisation du transport urbain avec la mise à disposition des premiers véhicules du programme de renouvellement du parc automobile. Sur les 2 000 taxis urbains annoncés par les autorités, une première tranche de 300 véhicules a été officiellement présentée au public samedi dernier, marquant le lancement d’une nouvelle étape dans la transformation du secteur des transports.

Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté, lundi 27 juillet 2026, des précisions sur les modalités d’acquisition de ces nouveaux véhicules. Le dispositif, conçu en partenariat avec un opérateur privé, vise à faciliter l’accès aux taxis tout en réduisant le coût d’acquisition grâce à l’accompagnement financier et logistique de l’État.

Selon le ministre, ce partenariat permet au gouvernement de soutenir l’importation des véhicules et de proposer des prix plus accessibles aux futurs acquéreurs.

« Nous avons identifié un partenaire privé avec lequel nous avons mobilisé des ressources. Nous importons les véhicules et l’État accompagne l’importateur afin de permettre une entrée avec des coûts raisonnables. Ces véhicules sont vendus à moins de 150 millions de francs guinéens », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo.

Un apport initial compris entre 15 et 16 millions de francs guinéens

L’un des principaux objectifs du programme est de permettre aux professionnels du transport, mais également aux particuliers, notamment aux jeunes souhaitant se lancer dans le secteur, d’acquérir leur propre outil de travail.

Pour cela, le gouvernement prévoit un mécanisme de paiement progressif. Le futur propriétaire devra effectuer un apport initial estimé entre 15 et 16 millions de francs guinéens, avant de s’acquitter du solde par mensualités.

« Nous avons fixé le prix de manière à ce qu’une personne puisse pratiquement accéder à une voiture pour un montant comparable à celui d’une moto. L’objectif est de permettre à ceux qui veulent développer leur activité d’avoir un outil de travail durable », a souligné le ministre des Transports.

Le remboursement pourra s’effectuer sur une période minimale de 24 mois. Cette durée pourra toutefois être étendue jusqu’à 36 mois, soit trois années, selon les modalités convenues avec le propriétaire du véhicule. À l’issue du remboursement, l’acquéreur deviendra pleinement propriétaire de son taxi.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, ce mécanisme doit permettre aux bénéficiaires de disposer progressivement d’un patrimoine tout en développant une activité génératrice de revenus.

Un système de suivi pour renforcer la sécurité et la maintenance

Au-delà du renouvellement du parc automobile, le programme prévoit également un dispositif de suivi destiné à améliorer la gestion et la sécurité des véhicules mis en circulation.

Les autorités annoncent notamment la mise en place d’un système permettant de contrôler les taxis à distance, de vérifier leur situation en matière d’assurance et de suivre le respect des opérations de maintenance recommandées par les constructeurs.

Cette approche vise à garantir la durabilité des véhicules et à renforcer la régularité des contrôles dans un secteur marqué par le vieillissement du parc automobile et les difficultés liées à la gestion des transports urbains.

Le ministère affirme par ailleurs avoir simplifié les procédures administratives afin de faciliter l’accès au programme et d’accélérer la mise en circulation des nouveaux taxis.

Vers une transformation du transport urbain en Guinée

Avec ce programme de 2 000 taxis urbains, dont les 300 premiers véhicules sont désormais disponibles, le gouvernement entend engager une modernisation progressive du transport public en Guinée.

Au-delà de l’amélioration des conditions de mobilité, cette initiative ambitionne également de créer de nouvelles opportunités économiques pour les professionnels du secteur et les jeunes désireux d’entreprendre dans le transport.

Le dispositif devra désormais démontrer sa capacité à répondre aux besoins croissants de mobilité urbaine, tout en garantissant un accès équitable aux véhicules et un suivi efficace de leur exploitation. À terme, le renouvellement du parc pourrait ainsi contribuer à améliorer la qualité du service de transport et à structurer davantage un secteur essentiel à l’économie et à la vie quotidienne des populations.

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Mobilité urbaine : Ousmane Gaoual Diallo annonce le déploiement de 300 taxis et l’acquisition prochaine de 200 bus.

Le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du transport urbain à Conakry. Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé le lancement du programme « Un taxi, un emploi », qui prévoit la mise à disposition de 300 taxis au profit de jeunes entrepreneurs. Il a également confirmé l’acquisition prochaine de 200 nouveaux bus destinés à renforcer le transport collectif dans la capitale.

Invité de l’émission Guinée Today, diffusée ce lundi 20 juillet sur Télé 24, le ministre est revenu sur les différents projets engagés par son département pour améliorer la mobilité urbaine.

S’agissant des bus urbains, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que le processus d’acquisition suit son cours. Selon lui, une procédure d’appel d’offres est en cours afin de sélectionner l’opérateur qui assurera leur exploitation.

« Les bus sont déjà là. Nous avons lancé un appel d’offres et l’ouverture des plis est prévue à la fin de ce mois de juillet. Ensuite, ces bus seront attribués à une société qui en assurera l’exploitation », a-t-il déclaré.

Le ministre a également annoncé la création d’une ligne de financement pour l’acquisition de 200 bus supplémentaires, destinés à renforcer l’offre de transport public à Conakry.
« Nous venons de créer la ligne financière pour l’acquisition de 200 bus qui devraient arriver rapidement », a-t-il précisé.
300 taxis pour favoriser l’emploi des jeunes

Au-delà du transport collectif, le ministère des Transports mise sur le renouvellement du parc de taxis. Le lancement officiel du programme « Un taxi, un emploi » est annoncé pour ce mercredi, avec une première phase portant sur 300 véhicules.
« Nous lançons l’opération Un taxi, un emploi. Trois cents taxis seront mis à la disposition des jeunes afin qu’ils puissent les rembourser à travers de petites mensualités », a expliqué le ministre.

Selon lui, les bénéficiaires devront verser un apport initial d’environ 20 millions de francs guinéens, avant de rembourser progressivement le coût du véhicule.
« Vous versez ce montant et vous repartez avec un véhicule neuf, sorti d’usine, pour exercer l’activité de taxi. Ensuite, vous remboursez par petites mensualités », a-t-il indiqué.

Le coût réel d’un véhicule est estimé à 154 millions de francs guinéens. Toutefois, l’État prévoit une importante subvention afin de rendre le dispositif accessible aux jeunes conducteurs et de favoriser le renouvellement du parc automobile.

Un objectif de 2 500 taxis

À terme, le gouvernement ambitionne d’importer 2 500 taxis dans le cadre de ce programme.
« L’objectif est d’importer 2 500 véhicules taxis afin de contribuer au renouvellement du parc automobile et d’offrir une alternative aux motos-taxis, tout en améliorant les solutions de mobilité pour nos concitoyens », a souligné Ousmane Gaoual Diallo.

Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de son département de soutenir les initiatives privées dans le secteur des transports, notamment les plateformes numériques de réservation de taxis.
« Nous encourageons également les initiatives privées, avec des taxis fonctionnant à travers des applications mobiles. Nous avons agréé plusieurs opérateurs depuis le début de l’année et nous poursuivrons cet accompagnement », a-t-il ajouté.

Ces annonces s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser les transports urbains, en lien avec les ambitions du programme Simandou 2040, qui prévoit d’importants investissements dans les infrastructures et les services publics.

Source : Guinée360.

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Port autonome de Conakry : Le ministre des Transports mise sur les ports périphériques pour désengorger la principale plateforme portuaire du pays.

Le ministre des Transports et porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a reconnu les difficultés persistantes auxquelles est confronté le Port autonome de Conakry, après son classement parmi les plateformes portuaires les moins performantes au niveau international.

Invité à réagir à cette situation ce lundi 20 juillet 2026 sur les antennes de Télé 24, le ministre n’a pas éludé les critiques. Il a reconnu l’existence de dysfonctionnements structurels, tout en affirmant que des mesures sont progressivement mises en œuvre pour améliorer la fluidité du trafic maritime et réduire les délais d’attente des navires.

« C’est une accumulation de mauvaises pratiques, d’une faiblesse dans les investissements et d’un manque d’anticipation dans la politique publique du secteur », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.

Cette reconnaissance intervient alors que les performances du port constituent un enjeu majeur pour l’économie guinéenne. Principal point d’entrée et de sortie des marchandises du pays, le Port autonome de Conakry joue un rôle central dans l’approvisionnement du marché national et dans les échanges commerciaux.

Des délais d’attente en baisse, selon le Gouvernement

Malgré les difficultés persistantes, le ministre assure qu’une amélioration est déjà perceptible sur le terrain.

Selon lui, le temps d’attente des navires en rade, qui pouvait auparavant atteindre un mois, voire un mois et demi, aurait été ramené à environ cinq à six jours.

Cette évolution, si elle se confirme dans la durée, constituerait un premier signal positif pour les opérateurs économiques, confrontés depuis plusieurs mois aux conséquences de la congestion portuaire et à l’augmentation des coûts logistiques.

Le défi reste toutefois de parvenir à fluidifier durablement les opérations, alors que la croissance du trafic continue de mettre à rude épreuve les capacités actuelles de la plateforme portuaire.

Le Gouvernement veut s’appuyer sur les ports périphériques

Pour réduire la pression exercée sur le Port autonome de Conakry, l’exécutif entend désormais miser davantage sur les infrastructures portuaires situées en périphérie de la capitale.

Le plan envisagé repose notamment sur le développement des plateformes de Dubréka, Moribaya et Kamsar, qui pourraient progressivement accueillir une partie des opérations de traitement et de distribution des marchandises.

L’objectif est de favoriser le transbordement en amont et de limiter l’afflux de conteneurs vers le port de Conakry.

« Ça va réduire le coût du transfert des conteneurs en utilisant de petites barges pouvant transporter de 40 à 200 conteneurs pour les acheminer d’ici vers Dubréka, Moribaya et Kamsar, afin que ces endroits soient les lieux où l’on va dépoter, dédouaner et disperser la marchandise », a expliqué le ministre.

Cette stratégie de déconcentration logistique vise également à rapprocher les activités de stockage et de distribution des zones périphériques, afin de réduire la pression sur la capitale et d’améliorer la circulation des marchandises.

Une congestion liée aussi à la croissance économique

Pour Ousmane Gaoual Diallo, les difficultés actuelles du Port autonome de Conakry ne peuvent toutefois pas être dissociées de l’évolution de l’économie guinéenne.

Le ministre estime que l’augmentation de la demande et le développement de plusieurs secteurs industriels ont contribué à une hausse importante du trafic portuaire.

Il cite notamment la progression de la consommation de clinker par les cimenteries locales, qui aurait contribué à accroître significativement les volumes traités par le port.

Selon les chiffres avancés par le ministre, le trafic du Port autonome de Conakry aurait ainsi progressé de 47 % en six mois, une hausse qui aurait largement dépassé les capacités d’absorption des infrastructures existantes.

« S’il n’y avait pas de croissance importante, s’il n’y avait pas d’investissements massifs dans ce pays, on n’aurait jamais connu cette congestion », a-t-il soutenu.

Le ministre assume ainsi le paradoxe d’une économie en expansion confrontée à des infrastructures qui peinent encore à suivre le rythme de la demande.

« Nous préférons avoir les conséquences de la croissance que les conséquences de l’absence de croissance et de la pauvreté », a-t-il ajouté.

Les opérateurs économiques attendent des résultats concrets

Si le Gouvernement met en avant les premières améliorations et les projets de décongestion, la situation du Port autonome de Conakry demeure un sujet de préoccupation pour les acteurs économiques.

La congestion portuaire, les délais d’attente et les coûts liés au transport et au stockage ont des répercussions directes sur les entreprises et, in fine, sur les prix des marchandises.

La mise en œuvre effective des solutions annoncées sera donc déterminante. Le développement des ports périphériques, la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la gouvernance portuaire devront permettre de transformer les annonces en résultats durables.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est désormais clair : réduire les délais, maîtriser les coûts et garantir une meilleure fluidité des échanges. Autant de conditions indispensables pour accompagner la croissance économique du pays et renforcer la compétitivité de la Guinée dans la région.

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Interview de M. Idrissa Naby DIALLO, Le Directeur National du transport terrestre en Guinée

Sahel Matin a reçu, à travers son journaliste M. CISSÉ, M. Idrissa Naby Diallo, Directeur national du transport terrestre en Guinée.

À l’issue de cet entretien, M. Diallo a déclaré avoir accepté sa nomination à ce poste sans sourciller ni hésiter, affirmant croire avec conviction en la vision de la refondation engagée par le Président de la Ve République, Son Excellence Mamadi Doumbouya.

 



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Sénégal : le Cetud renforce le transport urbain face à la grève des transporteurs.

Le Conseil exécutif des Transports urbains durables (Cetud) a annoncé la mise en place de mesures exceptionnelles pour assurer la continuité du service public de transport dans la région de Dakar, en réaction à la grève des transporteurs prévue du 30 mars au 1er avril 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Une offre de transport renforcée et prolongée

Sous l’impulsion du ministère des Transports terrestres et aériens, le Cetud a décidé de renforcer l’offre de transport urbain, avec notamment une prolongation des horaires d’exploitation jusqu’à 22 heures sur les principales lignes du réseau.

Cette mesure vise à limiter l’impact du mouvement social sur les déplacements quotidiens des populations, dans un contexte de forte dépendance au transport collectif dans la capitale sénégalaise.

Une mobilisation des principaux opérateurs

Dans un communiqué publié lundi, le Cetud indique que l’ensemble des opérateurs du réseau urbain est mobilisé. Sont notamment concernés :

  • Dakar Dem Dikk ;
  • Association de financement des transports urbains ;
  • Dakar Mobilité, en charge du Bus Rapid Transit (BRT).

Selon les autorités, ces acteurs sont engagés à répondre aux besoins de mobilité des usagers malgré les perturbations annoncées.

Un service globalement maintenu malgré des perturbations

Concernant le réseau exploité par les opérateurs affiliés à l’AFTU, environ 98 % du service est assuré, même si des perturbations ponctuelles ont été signalées dans certaines gares routières.

Dispositif sécuritaire et appel au dialogue

Afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel, les forces de défense et de sécurité ont été déployées. Le Cetud appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier le dialogue et la concertation, dans l’intérêt des populations.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté des autorités de préserver la continuité du service public et de limiter les conséquences socio-économiques de la grève sur les activités quotidiennes à Dakar.