Le pétrole est devenu en l’espace de quelques années un moteur majeur des exportations sénégalaises. En 2025, les ventes de pétrole brut ont généré 1 528 milliards de FCFA, contre 464,6 milliards de FCFA en 2024, soit une progression de plus de 1 000 milliards de FCFA en un an, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette forte hausse s’inscrit dans le contexte de la montée en puissance du champ offshore de Sangomar et du démarrage des premières exportations de gaz naturel liquéfié (GNL).
La progression des hydrocarbures a contribué à la forte croissance des exportations nationales. Celles-ci ont atteint 5 805,6 milliards de FCFA en 2025, contre 3 909,1 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 48,5 %.
Le pétrole brut représente ainsi une part croissante des échanges extérieurs du pays, renforçant la place du Sénégal sur le marché international de l’énergie.
Les cargaisons de brut sénégalais ont notamment été acheminées vers plusieurs grandes économies. Les Pays-Bas arrivent en tête des destinations avec 32 % des exportations pétrolières, suivis de la Chine (25,3 %), de l’Italie (14,7 %), de l’Espagne (13,6 %) et des États-Unis (7,4 %).
Cette dynamique est directement liée à la montée en régime du champ pétrolier de Sangomar, dont l’exploitation a démarré en juin 2024.
En 2025, le site a produit 36,1 millions de barils, dépassant les prévisions initiales grâce aux performances enregistrées par les installations et les puits.
La tendance s’est poursuivie en 2026. Au cours du premier semestre, la production de Sangomar a atteint 17,9 millions de barils, soit plus de la moitié de l’objectif annuel fixé à 31,6 millions de barils.
Depuis le début de l’exploitation du champ, 70,9 millions de barils ont été extraits, dont 70,47 millions ont déjà été commercialisés sur les marchés internationaux.
Au-delà de l’impact sur les exportations, le développement des hydrocarbures ouvre de nouvelles perspectives pour les finances publiques sénégalaises.
Selon les projections officielles, les revenus issus du pétrole et du gaz devraient générer 703,2 milliards de FCFA de recettes budgétaires entre 2027 et 2029.
Ces ressources pourraient ainsi contribuer au financement des investissements publics et au développement économique du pays, tout en renforçant sa capacité à financer ses priorités nationales.
Avec la montée en puissance de Sangomar et le développement de la production gazière, le Sénégal entre progressivement dans une nouvelle phase de son économie. Le défi sera désormais de transformer cette manne énergétique en croissance durable, en emplois et en investissements structurants, tout en veillant à une gestion transparente et responsable des revenus tirés des hydrocarbures.

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