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Kabiné Komara distingué pour son engagement en faveur de la gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest.

L’ancien Premier ministre guinéen et ancien Haut-Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Kabiné Komara, sera honoré lors de la première édition du Forum régional de l’eau en Afrique de l’Ouest (FREAO), prévue les 24 et 25 septembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

L’annonce a été faite par le Centre de Gestion des Ressources en Eau de la Commission de la CEDEAO (CGRE-CEDEAO), dans une lettre datée du 14 septembre 2026 et signée par son directeur, Kouakou Alexis Kouassi.

Un hommage à près de trois décennies d’engagement

Selon le document adressé à Kabiné Komara, cette distinction vise à reconnaître sa contribution au développement de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) en Afrique de l’Ouest.

Le CGRE-CEDEAO met notamment en avant son leadership et son engagement dans la mise en œuvre et la consolidation des mécanismes régionaux de gestion des ressources hydriques, sur une période allant de 1998 à 2026.

La distinction prendra la forme d’un Trophée d’Excellence, qui sera remis lors d’un dîner de gala organisé en marge du forum.

Une cérémonie prévue à Abidjan

La cérémonie de remise du trophée est prévue le jeudi 24 septembre 2026 à partir de 19h30, à l’hôtel Radisson Blu d’Abidjan.

L’événement réunira notamment des ministres chargés de l’eau issus des espaces de la CEDEAO, de l’UEMOA et du CILSS, ainsi que des partenaires techniques et financiers et plusieurs acteurs engagés dans le secteur de l’eau en Afrique de l’Ouest.

À travers cette distinction, le CGRE-CEDEAO entend également mettre en lumière les personnalités ayant contribué au développement de la coopération régionale autour de la gestion des ressources en eau.

Le FREAO consacré à la gouvernance des ressources hydriques

Prévu pour sa première édition les 24 et 25 septembre, le Forum régional de l’eau en Afrique de l’Ouest s’inscrit dans les initiatives visant à renforcer la concertation entre les pays de la région sur la gestion des ressources hydriques, notamment celles partagées entre plusieurs États.

La question de l’eau constitue un enjeu majeur pour l’Afrique de l’Ouest, où plusieurs bassins fluviaux traversent les frontières nationales. La coopération entre les États riverains est ainsi essentielle pour favoriser une utilisation durable et coordonnée de ces ressources.

Un parcours marqué par la coopération régionale

Kabiné Komara a notamment occupé les fonctions de Premier ministre de la Guinée avant de devenir Haut-Commissaire de l’OMVS. Cette organisation regroupe la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal autour de la gestion et de la mise en valeur des ressources du bassin du fleuve Sénégal.

Son parcours dans les institutions nationales et régionales l’a ainsi conduit à participer aux initiatives consacrées à la coopération et à la gestion intégrée des ressources en eau en Afrique de l’Ouest.

La distinction qui lui sera remise à Abidjan vient ainsi marquer, selon le CGRE-CEDEAO, plusieurs années d’implication dans les efforts visant à renforcer la gouvernance régionale de l’eau.

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Le baptême continental de Romuald Wadagni : l’eau comme première vitrine.

Pour sa première participation à un grand rendez-vous continental depuis son investiture le 24 mai dernier, le président béninois Romuald Wadagni a pris part, ce mardi 15 juillet à N’Djamena, à la cérémonie d’ouverture du Forum africain de l’Eau, aux côtés de plusieurs chefs d’État africains, parmi lesquels Mahamat Idriss Déby Itno (Tchad), Félix Tshisekedi (République démocratique du Congo), Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon) et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie). Cette première apparition sur la scène continentale intervient dans le cadre d’un forum organisé conjointement par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale autour du thème « De la vision à l’action », consacré au financement des infrastructures hydrauliques, à la sécurité de l’eau et à la résilience climatique.

Pour Romuald Wadagni, cette participation dépasse la seule dimension protocolaire. Elle constitue une première séquence diplomatique majeure et offre au Bénin l’occasion de présenter les résultats d’une décennie de réformes dans le secteur de l’eau, tout en exposant les priorités du nouveau mandat présidentiel dans un domaine devenu stratégique pour le développement du continent.

Une première séquence diplomatique d’envergure

Pour le président béninois, cette participation marque sa première présence dans une enceinte continentale réunissant chefs d’État africains, institutions financières internationales et partenaires du développement. Après une première phase de son mandat consacrée à la mise en place du gouvernement et à des échanges diplomatiques dans la sous-région, Romuald Wadagni profite de cette tribune pour inscrire le Bénin dans les grands débats africains sur les infrastructures, le financement du développement et la résilience climatique.

Le choix du Forum africain de l’Eau pour inaugurer cette séquence continentale n’est pas anodin. Ancien ministre des Finances, Romuald Wadagni a bâti sa réputation sur sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires au financement des politiques publiques et à dialoguer avec les institutions financières internationales. À N’Djamena, le chef de l’État retrouve un terrain qu’il connaît bien : celui des grands défis du développement, où les questions de gouvernance, de financement et d’investissement occupent une place centrale.

Cette première participation traduit également la volonté du Bénin de consolider son image d’État réformateur. Depuis plusieurs années, le pays met en avant une approche fondée sur la planification, la modernisation des infrastructures et la recherche de partenariats durables avec les bailleurs de fonds et le secteur privé. Le Forum offre ainsi une tribune pour valoriser cette trajectoire devant les principaux décideurs africains et internationaux.

Au-delà de la symbolique, cette présence répond enfin à une logique de diplomatie économique. Les grands rendez-vous continentaux sont devenus des espaces où se construisent autant les partenariats politiques que les futurs financements des projets structurants. Dans un contexte de concurrence accrue pour l’accès aux ressources concessionnelles et aux financements climatiques, le positionnement du Bénin dans ces enceintes revêt une importance stratégique.

Le Bénin met en avant une décennie de réformes

Cette première sortie continentale est également l’occasion pour Cotonou de mettre en lumière les résultats obtenus dans un secteur qui a connu une profonde transformation au cours de la dernière décennie.

Depuis 2016, plus de 630 milliards de FCFA ont été investis afin d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Ces investissements ont permis de porter le taux de desserte en milieu urbain de 53 % à 77 %, grâce notamment au renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable dans plusieurs villes du pays. La création de la Société béninoise des infrastructures de l’eau (SoBIE SA) est venue compléter cette réforme en assurant une gestion plus intégrée des infrastructures.

Les progrès sont tout aussi significatifs en milieu rural, où le taux de desserte atteint désormais 84 %. Cette évolution repose notamment sur la création de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, le déploiement de 161 systèmes d’approvisionnement multi-villages et le raccordement de plus de trois millions de nouveaux bénéficiaires depuis 2016.

À ces réalisations s’ajoutent un mécanisme de subvention facilitant les branchements domestiques, le renforcement du contrôle de la qualité de l’eau ainsi que la poursuite de plusieurs programmes d’extension des réseaux.

Cap sur l’accès universel

Fort de ces acquis, le gouvernement béninois entend accélérer la marche vers un accès universel, permanent et équitable à l’eau potable.
Le projet de société porté par Romuald Wadagni prévoit notamment le lancement du programme national « Eau pour tous », l’alimentation systématique des écoles et des centres de santé en eau potable, le développement de nouvelles capacités de stockage, la réduction des pertes sur les réseaux – avec un objectif de les ramener de 32 % à 15 % – ainsi que la construction de 314 nouveaux systèmes d’approvisionnement multi-villages. Le programme prévoit également de renforcer la participation des entreprises béninoises aux marchés publics du secteur.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, ces investissements visent à soutenir le développement agricole, renforcer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique et accompagner la croissance économique du pays.

Le Bénin veut peser dans les débats africains

La participation de Romuald Wadagni au Forum africain de l’Eau traduit ainsi la volonté du Bénin de contribuer activement aux réflexions sur les grands défis du continent. Alors que les besoins de financement restent considérables, les échanges de N’Djamena doivent permettre de renforcer les partenariats entre États, banques de développement, secteur privé et bailleurs internationaux afin d’accélérer la réalisation des infrastructures hydrauliques.

Pour le président béninois, ce premier rendez-vous continental marque l’ouverture d’une nouvelle séquence diplomatique. En choisissant le Forum africain de l’Eau comme première grande tribune africaine de son mandat, Romuald Wadagni inscrit son action dans une vision où le financement des infrastructures, la résilience climatique et le développement durable constituent désormais des piliers de la projection internationale du Bénin.

Source : FinancialAfrik

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Quatre chefs d’État au Forum africain de l’eau à N’Djaména.

Quatre chefs d’État africains participent au Forum africain de l’eau, ouvert mercredi à N’Djaména, une rencontre coorganisée par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale pour accélérer les initiatives en faveur de l’accès à l’eau sur le continent.

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a été le premier à arriver dans la capitale tchadienne dans la soirée du 14 juillet, suivi de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Venus prendre part au Forum africain de l’ea, les deux dirigeants ont été accueillis par le Premier ministre tchadien, Allamaye Halina.

Dans la matinée du 15 juillet, le président béninois Romuald Wadagni et le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, ont à leur tour rejoint N’Djaména. Il s’agit de la première visite officielle du chef de l’État béninois au Tchad.

Placée sous le thème « De la Vision à l’Action », cette rencontre se tient les 15 et 16 juillet. Elle est coorganisée par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale.

Le Forum africain de l’eau constitue la première étape continentale de Water Forward, une initiative mondiale lancée le 15 avril 2026 à Washington par le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, avec pour objectif de contribuer à sécuriser l’accès à l’eau pour un milliard de personnes d’ici à 2030.

Source : APANews.