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Guinée : Mamadi Doumbouya dépose sa déclaration de patrimoine à la Cour suprême.

Conformément aux exigences constitutionnelles en vigueur, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé ce jeudi 22 janvier 2026 au dépôt officiel de sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême de Guinée.

Dans un geste à forte portée institutionnelle, le Chef de l’État s’est personnellement rendu au siège de la plus haute juridiction du pays afin de s’acquitter de cette obligation légale. Cette démarche intervient cinq jours seulement après son investiture officielle, tenue le 17 janvier 2026, et s’inscrit dans le respect strict des principes de transparence et de responsabilité qui fondent l’exercice de la magistrature suprême.

Une exigence constitutionnelle encadrée par la loi

Le dépôt de la déclaration de patrimoine est prévu par l’article 60 de la Constitution, qui impose au Président de la République de déclarer l’ensemble de ses biens dans un délai maximal de dix jours suivant son entrée en fonction. Cette disposition vise à renforcer la probité dans la gestion des affaires publiques et à prévenir tout enrichissement illicite au sommet de l’État.

En se conformant à cette exigence dès les premiers jours de son mandat, le président Mamadi Doumbouya envoie un signal fort en faveur du respect de l’État de droit et du renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.

Confidentialité du contenu de la déclaration

À ce stade, aucune information n’a été communiquée sur le contenu de la déclaration déposée. La procédure est en effet couverte par la confidentialité prévue par la loi, la Cour suprême étant seule habilitée à en assurer la conservation et le contrôle, dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Cet acte marque ainsi l’une des premières étapes institutionnelles du nouveau mandat présidentiel, dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de gouvernance, de transparence et d’exemplarité au sommet de l’État.

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Guinée : la Transition s’achève, l’heure des choix s’ouvre pour la Cinquième République.

 Ce jeudi 22 janvier 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté la démission de son gouvernement au président Mamadi Doumbouya. Un acte institutionnel fort, intervenu cinq jours seulement après l’investiture solennelle du chef de l’État, qui marque la fin d’un cycle politique exceptionnel et l’entrée formelle dans l’ère du mandat septennal de la Cinquième République.

Au Palais Mohammed V, l’heure n’est plus à la gestion de l’urgence, mais à la consolidation d’un pouvoir désormais adossé à la légitimité des urnes. Cette séquence, hautement symbolique, ouvre un nouveau chapitre de la vie politique guinéenne, tout en posant une question centrale : assiste-t-on à une simple reconfiguration institutionnelle ou à une véritable refondation de l’exécutif ?

Après la Transition, l’exigence de cohérence politique

Durant la période transitoire, les ministres avaient pour mission principale de stabiliser le pays, conduire des réformes prioritaires et préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Ils étaient, pour l’essentiel, des gestionnaires de transition, évoluant dans un cadre d’exception, avec des marges d’action dictées par l’urgence et l’instabilité héritée du passé.

La donne a radicalement changé. Fort d’un plébiscite électoral – 86 % des suffrages en faveur du président Doumbouya – le pouvoir exécutif s’inscrit désormais dans une temporalité longue. Cette nouvelle légitimité démocratique impose une autre exigence : celle de la responsabilité politique, de la vision stratégique et de la redevabilité devant les citoyens.

Un moment de vérité pour le pouvoir exécutif

La formation du prochain gouvernement apparaît ainsi comme un test décisif pour le président Mamadi Doumbouya. Elle devra traduire, dans les faits, la promesse de refondation institutionnelle, de bonne gouvernance et de renouveau de l’action publique.

Au-delà du protocole et des symboles, c’est bien la capacité du nouveau pouvoir à rompre avec les pratiques du passé, à instaurer une gouvernance efficace et à répondre aux attentes sociales et économiques qui déterminera si cette transition vers la Cinquième République marque une simple continuité ou un véritable tournant historique pour la Guinée.

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Union africaine : la Guinée retrouve sa place après le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

La République de Guinée a franchi, ce jeudi 22 janvier 2026, une étape majeure de son parcours politique et diplomatique. À l’issue de la 1325ᵉ réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), le président de la Commission de l’organisation, Mahmoud Ali Youssouf, a annoncé que la Guinée remplissait désormais toutes les conditions requises pour réintégrer pleinement l’Union africaine.

Cette décision fait suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la tenue d’élections présidentielles, deux étapes déterminantes qui ont permis au pays de renouer avec l’ordre constitutionnel, conformément aux principes et instruments normatifs de l’UA.

Un signal fort de retour à la légalité constitutionnelle

« La Guinée a retrouvé les conditions nécessaires pour réintégrer pleinement l’Union africaine », a déclaré S.E. Mahmoud Ali Youssouf, invitant formellement le Conseil de paix et de sécurité à officialiser la levée de la suspension qui frappait le pays depuis plusieurs années.

La suspension de la Guinée avait été décidée à la suite de troubles politiques et de transitions jugées non conformes aux normes constitutionnelles de l’organisation panafricaine. Sa levée marque aujourd’hui la fin d’une période d’isolement diplomatique et le retour du pays au sein des instances décisionnelles africaines.

Des attentes claires en matière de gouvernance et de démocratie

Présidant la session, Y. Mahmoud Ali a rappelé que cette réintégration devait s’inscrire dans une dynamique durable.
« Il ne s’agit pas seulement de lever une suspension, mais de garantir que la Guinée poursuive son chemin vers une gouvernance transparente, inclusive et respectueuse de l’État de droit », a-t-elle souligné.

L’UA a ainsi insisté sur la nécessité de consolider les acquis démocratiques, de renforcer les institutions républicaines et de promouvoir la cohésion sociale afin de prévenir toute rechute politique.

La Guinée salue l’accompagnement de l’Union africaine

Au nom des autorités guinéennes, Dr Kouyaté a exprimé la gratitude du pays pour le soutien constant de l’UA tout au long du processus de transition. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée à jouer un rôle actif et responsable au sein de l’organisation continentale.

« Sous le leadership du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la Guinée fait son retour plein et entier au sein de l’Union africaine ce 22 janvier 2026 à Addis-Abéba. Nous revenons dans la maison que nous avons bâtie avec nos frères et sœurs africains dès les premières heures de la lutte pour la décolonisation », a-t-il déclaré.

Un accompagnement renouvelé de l’UA

Le président de la Commission de l’UA a, de son côté, réaffirmé la disponibilité de l’organisation à accompagner la Guinée dans la consolidation de la paix, de la stabilité politique et du développement durable. L’UA entend rester un partenaire clé dans la mise en œuvre de réformes politiques, institutionnelles et sociales, afin de renforcer durablement la gouvernance démocratique.

La fin de l’isolement et un nouveau départ continental

La levée de la suspension, qui doit être formellement entérinée dans les prochains jours par le Conseil de paix et de sécurité, consacre la reconnaissance par la communauté africaine des efforts fournis par la Guinée pour rétablir l’ordre constitutionnel, promouvoir le dialogue national et organiser des élections jugées inclusives.

Ce retour marque un nouveau départ diplomatique et politique pour la Guinée, désormais pleinement réintégrée dans la famille africaine et appelée à contribuer activement aux idéaux de paix, d’unité et de développement du continent.

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Guinée : Mamadi Doumbouya engage le pays dans un nouveau cycle de développement avec le programme SIMANDOU 2040.

Élu le 28 décembre 2025 à l’issue d’un scrutin présenté comme un tournant politique majeur, Mamadi Doumbouya a été porté à la magistrature suprême pour un mandat de sept ans. Cette victoire, selon ses soutiens, consacre le bilan de la transition conduite depuis septembre 2021 et valide une vision de transformation profonde de l’État et de l’économie guinéenne. Désormais investi, le chef de l’État a placé son septennat sous le signe de la rigueur, de l’action et de la planification stratégique à long terme.

Au cœur de cette nouvelle phase de gouvernance figure le Programme SIMANDOU 2040, conçu comme une boussole de développement à l’horizon 2040. Élaboré sous l’autorité du Comité stratégique de Simandou, dirigé par le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, ce programme ambitionne de doter la Guinée d’un cadre structuré, cohérent et souverain de développement socio-économique durable pour les quinze prochaines années.

Une vision nationale adossée à des leviers de financement identifiés

Présenté comme un programme de développement socio-économique durable et responsable, SIMANDOU 2040 couvre l’ensemble du territoire national et se veut aligné sur les aspirations des populations en matière de croissance inclusive, de création d’emplois, de justice sociale et de souveraineté économique. Les autorités insistent sur un point central : la crédibilité du programme repose sur l’identification claire de ses mécanismes de financement.

Trois leviers structurants ont ainsi été retenus :

  1. Le méga projet minier Simandou, pilier économique du programme ;

  2. La mise en place d’un Fonds souverain, destiné à canaliser et sécuriser les revenus stratégiques ;

  3. La notation financière inaugurale B+, considérée comme un signal de crédibilité envoyé aux marchés et aux partenaires internationaux.

Selon les concepteurs du programme, cette architecture vise à rompre avec les cycles de dépendance budgétaire et à inscrire l’action publique dans une logique de soutenabilité financière.

Le méga projet Simandou, colonne vertébrale du programme

Projet minier parmi les plus importants au monde, Simandou constitue la pierre angulaire de SIMANDOU 2040. Il repose sur quatre grandes composantes intégrées, conçues pour maximiser les retombées économiques nationales.

Les mines. Le gisement de Simandou est structuré autour de deux ensembles de blocs. Les blocs 1 et 2 sont exploités par un consortium incluant Baowu et Winning Consortium Simandou (WCS). Les blocs 3 et 4 sont portés par Rio Tinto et Chinalco. Cette configuration reflète la volonté des autorités de diversifier les partenariats tout en renforçant la position de l’État guinéen dans la gouvernance du projet.

Les infrastructures ferroviaires. Le projet prévoit la construction d’une ligne ferroviaire de plus de 650 kilomètres à double voie, destinée à relier les zones minières au littoral. Cette infrastructure stratégique sera la propriété de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), une entité présentée comme un instrument clé de souveraineté et d’intégration territoriale.

Au-delà de l’exploitation minière, les autorités affirment que ces infrastructures seront pensées comme des catalyseurs de développement, favorisant l’industrialisation, la mobilité intérieure et l’émergence de pôles économiques le long du corridor.

Une ambition de transformation structurelle

À travers SIMANDOU 2040, le pouvoir exécutif entend inscrire la Guinée dans une trajectoire de transformation structurelle, en s’appuyant sur ses ressources naturelles pour financer l’éducation, la santé, les infrastructures, l’industrialisation et la diversification économique. Le discours officiel met en avant une rupture avec la simple logique extractive au profit d’un modèle fondé sur la valeur ajoutée, la planification et la redistribution.

Si la réussite de ce programme dépendra de sa mise en œuvre effective, de la qualité de la gouvernance et de la capacité de l’État à préserver l’intérêt national, SIMANDOU 2040 marque d’ores et déjà une inflexion stratégique majeure. Pour les autorités, le septennat qui s’ouvre doit être celui de la consolidation : transformer une vision politique en résultats tangibles pour les populations et inscrire durablement la Guinée sur la voie d’un développement maîtrisé et souverain.

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Guinée : après l’investiture, les grands chantiers du mandat de Mamadi Doumbouya.

Lors de sa prestation de serment, quelques jours après la prise du pouvoir le 21 septembre 2021, le président Mamadi Doumbouya s’était engagé à instaurer un nouveau pacte de confiance entre l’État et les citoyens. Il promettait alors une Guinée ambitieuse, solidaire et respectée, fondée sur la performance, la justice sociale et la refondation des institutions.

Quatre années plus tard, cet engagement initial s’est transformé en un mandat populaire, porté par l’espoir d’une population en quête de stabilité et de renouveau. Désormais investi pour conduire la destinée nationale, le Chef de l’État se retrouve face à une équation complexe : par où commencer lorsque tout apparaît prioritaire et que les attentes sont immenses ?

Le capital humain, socle de la refondation nationale

Au cœur de ce nouveau mandat, le développement du capital humain s’impose comme une priorité stratégique. Santé, éducation et formation constituent les piliers d’une transformation durable. Le président est attendu sur sa capacité à investir davantage dans ces secteurs afin de bâtir une génération compétente, innovante et responsable.

Les effets positifs observés ces dernières années, souvent qualifiés d’« effet Doumbouya », ont permis à de nombreux jeunes d’accéder à des formations qualifiantes et à des responsabilités accrues dans l’administration et le secteur productif. Toutefois, ces avancées demeurent insuffisantes face à la croissance démographique et aux besoins structurels du pays. La consolidation de ces acquis et leur extension à l’ensemble du territoire constituent désormais un impératif.

Transformation économique et valorisation des ressources nationales

La refondation passe également par une transformation structurelle de l’économie. La valorisation des produits agricoles, le développement des chaînes de transformation locale et la réduction de la dépendance aux importations figurent parmi les leviers majeurs de création de richesse et d’emplois.

Le soutien au secteur privé national est appelé à jouer un rôle central, notamment à travers des programmes ciblés en faveur des villes secondaires. L’objectif est d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en faisant émerger des champions locaux capables de porter la compétitivité du pays.

Rigueur budgétaire et gouvernance économique

Sur le plan macroéconomique, la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une attente forte. L’optimisation des procédures administratives, l’amélioration du suivi des paiements, le renforcement de la mobilisation des recettes et la poursuite des réformes de gouvernance constituent des axes structurants du mandat.

La lutte contre la fraude financière, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’inscrit également dans cette dynamique. En renforçant les mécanismes de contrôle et de transparence, la Guinée ambitionne de se positionner comme un modèle de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Jeunesse, femmes et stabilité : les piliers de l’avenir

Les politiques sociales restent étroitement liées à la jeunesse et aux femmes, considérées comme des acteurs centraux du développement. Formation, insertion professionnelle, entrepreneuriat et créativité constituent les principaux leviers pour transformer ce potentiel démographique en moteur de croissance.

Enfin, la stabilité et la sécurité demeurent des conditions essentielles à la réussite de l’ensemble de ces réformes. Sans un climat apaisé et sécurisé, aucun développement durable ne peut s’enraciner.

Un mandat sous le signe des choix stratégiques

À l’ouverture de ce nouveau chapitre, le président Mamadi Doumbouya fait face à des attentes élevées et à des défis multiples. Le succès de son mandat dépendra de sa capacité à hiérarchiser les urgences, à maintenir le cap des réformes engagées et à traduire les engagements politiques en résultats tangibles pour les populations.

La Guinée entre ainsi dans une phase décisive, où la refondation annoncée devra s’incarner dans des politiques cohérentes, inclusives et durables, à la hauteur des espoirs placés en ce nouveau départ.

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Guinée : Femmes et jeunesse au cœur du projet national, la vision présidentielle en action.

Dans les marchés, les exploitations agricoles, les foyers et les quartiers populaires de Guinée, les femmes et les jeunes constituent depuis des décennies la colonne vertébrale silencieuse de l’économie et de la cohésion sociale. Longtemps reléguée au second plan du débat public, cette réalité s’est progressivement imposée au centre du discours politique porté par le président Mamadi Doumbouya. Depuis le 5 septembre 2021, son action s’est accompagnée d’une orientation claire : revaloriser le rôle des femmes et structurer l’encadrement de la jeunesse comme leviers de stabilité et de développement.

Cette vision a trouvé son expression la plus solennelle lors de l’investiture présidentielle du 17 janvier 2026. À cette occasion, le chef de l’État a dédié son mandat aux femmes et à la jeunesse, qu’il a présentées comme des forces motrices de l’économie nationale, de la paix sociale et de la continuité républicaine. Un message fort, inscrit dans une trajectoire politique construite durant la transition et appelée à se consolider dans la durée.

Une inflexion politique amorcée dès la transition

Dès les premiers mois de gouvernance, les autorités ont affiché la volonté de repositionner les femmes au sein de l’appareil d’État, de l’économie locale et de la vie communautaire. La promotion de la présence féminine dans l’administration publique, l’accès accru aux postes de responsabilité et l’encouragement à l’auto-organisation économique — notamment à travers les coopératives et groupements d’intérêt économique — ont progressivement renforcé la visibilité sociale des femmes.

Si ces avancées demeurent inégalement réparties selon les secteurs et les territoires, elles traduisent néanmoins une inflexion politique assumée. L’objectif affiché est de rompre avec une marginalisation historique des femmes dans les circuits décisionnels, en reconnaissant leur rôle comme une composante structurante du développement national.

Autonomisation économique et reconnaissance sociale

Sur le plan économique, l’appui aux activités génératrices de revenus portées par des femmes — en particulier dans l’agriculture, la transformation artisanale et le petit commerce — a contribué à consolider les bases d’une autonomie financière plus large. Cette approche s’appuie sur une réalité profondément ancrée dans la société guinéenne : celle de femmes qui assurent, au quotidien, la survie des ménages et la stabilité des communautés, souvent dans des conditions de grande précarité.

En s’adressant directement à ces actrices de terrain dans ses messages publics, le président a choisi de reconnaître leur rôle social non plus comme une donnée informelle, mais comme un pilier à part entière de l’économie nationale. Cette reconnaissance symbolique s’accompagne d’une volonté de structuration, afin de transformer des initiatives de subsistance en activités productives durables.

Protection des femmes et avenir des jeunes filles

La protection des filles et des femmes occupe également une place croissante dans l’agenda public. Les campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, le renforcement progressif des dispositifs d’accompagnement des victimes et l’implication accrue des autorités locales témoignent d’une volonté de rompre avec la banalisation de certaines pratiques, longtemps tolérées au nom de traditions mal interprétées.

L’éducation des jeunes filles est, dans ce cadre, présentée comme un levier central de transformation sociale à long terme. Maintenir les filles dans le système scolaire, lutter contre les abandons précoces et favoriser l’accès à la formation qualifiante constituent autant de priorités mises en avant. Une fille instruite devient une actrice économique, une mère mieux informée et une citoyenne plus apte à participer à la vie publique.

La jeunesse, moteur de transformation productive

Autre pilier du discours présidentiel, la jeunesse est envisagée dans une logique complémentaire à celle des femmes. Le pari assumé consiste à canaliser son énergie vers l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et l’innovation locale. Les initiatives de soutien aux porteurs de projets, les cadres de dialogue entre investisseurs et jeunes entrepreneurs, ainsi que la valorisation de l’économie productive visent à rompre avec une culture de l’attente et de la dépendance.

L’ambition est de favoriser l’émergence d’une jeunesse autonome, responsable et créatrice de valeur. Toutefois, la portée réelle de ces dispositifs dépendra de leur capacité à s’inscrire dans la durée et à produire des effets mesurables en matière d’emploi et de cohésion sociale.

Un soutien politique à forte charge symbolique

Dans ce paysage, la relation entre le président et une partie significative des organisations féminines guinéennes revêt une dimension particulière. Leur mobilisation en amont de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, leur plaidoyer public et leur engagement matériel dans le processus électoral ont contribué à donner à ce scrutin une tonalité singulière.

Ce soutien, qui n’efface pas la diversité des opinions féminines dans le pays, s’est construit autour de gestes concrets posés durant la transition. La dédicace du mandat aux femmes peut ainsi être lue comme un acte de reconnaissance politique et sociale, dans un contexte où la parole donnée conserve une forte valeur symbolique.

Une vision fondée sur la complémentarité sociale

L’architecture de cette orientation repose sur une articulation entre reconnaissance sociale, inclusion institutionnelle et autonomisation économique. Les femmes y sont envisagées comme socle de la stabilité familiale et communautaire, tandis que la jeunesse est appelée à incarner le renouvellement productif et l’innovation. L’une garantit la continuité, l’autre porte la transformation.

En consacrant son mandat aux femmes et à la jeunesse, le président inscrit son action dans une lecture pragmatique de la société guinéenne, où une large part de la population repose sur ces deux forces longtemps sous-représentées dans les cercles de décision. La transition a servi de laboratoire politique ; le mandat qui s’ouvre marque une phase de consolidation.

Si les engagements annoncés se traduisent par des politiques cohérentes, inclusives et durables, la Guinée pourrait voir émerger un modèle de développement fondé sur celles et ceux qui, hier encore, étaient perçus comme périphériques, mais qui se trouvent désormais placés au cœur du récit national.

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Emploi et chômage en Guinée : les autorités corrigent les perceptions et livrent des chiffres actualisés.

La Guinée affiche des indicateurs du marché du travail nettement éloignés des estimations alarmistes souvent relayées dans le débat public. Selon les données officielles du Ministère du Travail et de la Fonction publique, le taux d’activité nationale est actuellement estimé à 54,2 %, tandis que le taux d’emploi s’établit à 51,6 %.

Ces statistiques ont été rendues publiques ce jeudi 15 janvier 2026, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry, en présence du secrétaire général du ministère et du directeur national de l’Observatoire national du travail.

Un taux de chômage bien inférieur aux idées reçues

D’après les chiffres croisés de l’Institut national de la statistique (INS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage global en Guinée se situe entre 4,8 % et 5,2 %.

Pour Aboubacar Kourouma, secrétaire général du ministère du Travail, ces chiffres appellent à une remise en question du discours dominant :

« Il existe un faux narratif autour du chômage en Guinée. On évoque souvent des taux de 70 ou 80 %, ce qui est totalement erroné. Ce type de discours ne reflète pas la réalité du pays et contribue surtout à décourager les populations. »

Les autorités soulignent que ces données sont établies conformément aux standards internationaux en matière de mesure de l’emploi, incluant le secteur informel, qui demeure prédominant dans l’économie guinéenne.

Jeunes et inactivité : un défi structurel

S’agissant de la situation des jeunes âgés de 15 à 24 ans, le directeur national de l’Observatoire national du travail, Alsény Niaré, a indiqué que le taux de chômage des jeunes est estimé à 7,3 %.

Toutefois, il a attiré l’attention sur un phénomène préoccupant :
près de 34 % des jeunes sont classés dans la catégorie NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), une situation largement liée aux tâches domestiques, à la précarité sociale et à l’accès limité à la formation qualifiante.

Cette réalité pose un défi majeur en matière de politiques publiques, notamment en ce qui concerne l’insertion professionnelle, l’éducation technique et la formation professionnelle.

Fonction publique : un rajeunissement en cours

Concernant l’administration publique, les autorités mettent en avant une dynamique de renouvellement générationnel.
Selon le ministère, l’âge moyen des nouveaux fonctionnaires recrutés en 2024 est de 34 ans, contre 45 ans pour l’ensemble des agents actuellement en activité.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser l’administration, renforcer ses compétences et améliorer la qualité du service public.

Vers une meilleure lecture du marché du travail

À travers cette communication, le gouvernement entend rétablir une lecture plus objective de la situation de l’emploi en Guinée, tout en reconnaissant les défis persistants liés à la jeunesse, à l’informalité et à la qualité des emplois. Les autorités appellent ainsi à un débat fondé sur des données fiables, afin d’orienter efficacement les réformes économiques et sociales à venir.

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Apprentissage et autonomisation des femmes : la Fondation Orange Guinée investit dans les compétences des métiers de demain.

Engagée de longue date en faveur de l’éducation, de l’employabilité des jeunes et de l’autonomisation économique des femmes, la Fondation Orange Guinée franchit une nouvelle étape stratégique. Avec l’appui de l’Agence française de développement et de la Fondation Orange Groupe, elle déploie un programme structurant destiné à renforcer les compétences autour des métiers de demain, dans une logique d’inclusion sociale et de développement durable.

Mis en œuvre sur la période janvier 2026 – second semestre 2028, ce programme ambitionne d’accélérer et de consolider des initiatives de formation innovantes, en ciblant prioritairement les femmes et les jeunes en situation d’insertion professionnelle. Il s’inscrit dans une vision globale visant à répondre aux défis de l’emploi, de la transition écologique et de la transformation numérique en Guinée.

Un investissement stratégique au service de l’inclusion

Doté d’un financement global de 163 000 euros, cofinancé par l’AFD et la Fondation Orange Groupe, le programme permettra à la Fondation Orange Guinée de renforcer la montée en puissance de ses FabLabs solidaires, notamment à Conakry et Coyah. Ces espaces d’apprentissage et d’innovation constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour l’acquisition de compétences pratiques, la créativité et l’entrepreneuriat local.

À travers ce dispositif, la Fondation entend offrir des formations qualifiantes, adaptées aux réalités du marché du travail, tout en favorisant l’égalité des chances et l’autonomie économique des bénéficiaires.

Deux programmes phares au cœur du dispositif

Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi : créativité, écologie et insertion

Déployé au sein du SankuLab de Conakry, le programme Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi se distingue par son approche innovante, à la croisée de l’art, de la décoration intérieure et du recyclage. Il valorise une démarche écoresponsable fondée sur l’utilisation de matériaux recyclés tels que le carton, le cuir, le tissu ou le bois, combinée à des techniques de peinture artistique.

En complément, des formations gratuites en couture et broderie sont proposées à des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans, sans emploi. L’objectif est de former 125 bénéficiaires, avec un taux attendu de 30 % de sorties positives vers l’emploi ou l’auto-emploi, contribuant ainsi à une insertion professionnelle durable.

Le FabLab de Coyah : former aux métiers verts

Le FabLab de Coyah constitue le second pilier du programme. Spécialisé dans les métiers dits “verts”, il est mis en œuvre en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFP-E).

Ce dispositif vise à former plus de 125 femmes à travers des parcours qualifiants axés sur l’employabilité, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique, tout en accompagnant la transition vers des activités respectueuses de l’environnement.

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Boké : l’axe Dabis–Kébou en chantier pour renforcer la mobilité transfrontalière avec la Guinée-Bissau.

Dans la région administrative de Boké, les travaux d’aménagement routier entre Dabis et Kébou progressent de manière significative. Ce projet d’infrastructure, jugé stratégique par les autorités, vise à finaliser un corridor essentiel reliant la Guinée à la Guinée-Bissau, tout en améliorant durablement les conditions de circulation dans le Kakandé.

Inscrit dans la politique nationale de modernisation des infrastructures de transport, ce chantier ambitionne de désenclaver plusieurs localités rurales, de fluidifier les échanges commerciaux et de faciliter les déplacements des personnes et des biens entre les deux pays voisins. À terme, cet axe routier devrait jouer un rôle clé dans la dynamisation de l’économie locale, notamment pour les activités agricoles, minières et commerciales fortement présentes dans la région de Boké.

Selon des sources techniques impliquées dans le projet, les travaux portent à la fois sur le reprofilage de la chaussée, le renforcement de la structure routière, l’aménagement des ouvrages de drainage et la sécurisation de certains points sensibles, particulièrement en période hivernale. L’objectif est de garantir une route praticable en toute saison, réduisant ainsi les coupures fréquentes observées par le passé.

Au-delà de son impact local, l’axe Dabis–Kébou s’inscrit dans une vision plus large d’intégration sous-régionale. Il constitue un maillon important des corridors transfrontaliers visant à renforcer la coopération économique et sociale entre la Guinée et la Guinée-Bissau. Les populations riveraines, longtemps confrontées à l’isolement et à des difficultés d’accès aux services de base, expriment déjà l’espoir de voir leurs conditions de vie s’améliorer grâce à cette infrastructure.

Les autorités locales et les services techniques suivent de près l’évolution du chantier, appelant à la poursuite des travaux dans le respect des normes de qualité et des délais fixés. Une fois achevé, ce tronçon routier devrait contribuer à renforcer la connectivité régionale, la sécurité des déplacements et la circulation des échanges, confirmant ainsi le rôle stratégique de Boké comme zone de convergence économique et frontalière.

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Investiture présidentielle : les administrateurs territoriaux mobilisés pour la cérémonie du 17 janvier à Conakry

À l’approche de l’investiture du Président de la République, Mamadi Doumbouya, les autorités guinéennes renforcent les dispositions organisationnelles. Tous les administrateurs territoriaux du pays ont été officiellement convoqués à Conakry pour prendre part à cette cérémonie majeure de la vie institutionnelle nationale.

Dans une correspondance officielle émise par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), les gouverneurs de régions, préfets, sous-préfets ainsi que les présidents des délégations spéciales sont instruits de rallier la capitale au plus tard quarante-huit heures avant la date prévue de l’événement. Cette mesure vise à garantir une participation complète et ordonnée de l’ensemble de l’administration territoriale à cette cérémonie solennelle.

Outre leur présence institutionnelle, les responsables locaux sont également invités à se rendre au Camp Alpha Yaya Diallo, où ils devront procéder au retrait des tenues de parade spécialement prévues pour l’investiture. Cette étape s’inscrit dans le souci d’uniformité, de discipline et de solennité attaché à l’événement.

La cérémonie d’investiture est programmée pour le 17 janvier 2026 au Stade Général Lansana Conté, à Conakry. Elle marquera officiellement l’entrée en fonction du Président élu et constituera un moment clé de la transition institutionnelle vers la Cinquième République.

Par cette mobilisation générale de l’administration territoriale, les autorités entendent assurer une organisation rigoureuse et symboliser l’adhésion de l’ensemble des structures déconcentrées de l’État à ce rendez-vous historique pour la nation guinéenne.