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Bambeto : le gouvernement lance un complexe académique intégré à forte portée sociale.

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mercredi à Bambeto, dans le secteur Kabadoudouya, les travaux du futur Complexe Académique Intégré de Bambeto, un projet éducatif présenté comme l’un des symboles de la politique de modernisation du système scolaire engagée par les autorités de la Transition.

La cérémonie de pose de la première pierre a été présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Diami Diallo, ainsi que le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah.

Un projet éducatif structurant pour Bambeto

Porté par la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui place le capital humain au cœur de la transformation nationale, ce projet vise à renforcer durablement l’accès à une éducation moderne et de qualité dans une zone urbaine marquée par une forte croissance démographique.

Le futur complexe a été conçu comme un espace intégré d’apprentissage, de formation et d’épanouissement. Il comprendra un collège et un lycée de 18 salles de classe équipées de laboratoires numériques, une bibliothèque moderne, des salles polyvalentes, une cantine scolaire et une infirmerie.

Le projet prévoit également la construction d’un bloc primaire de neuf salles adaptées, ainsi que des infrastructures administratives et sanitaires répondant aux standards modernes. À ces équipements s’ajouteront deux villas de fonction pour les responsables, trente-six logements destinés aux enseignants et un terrain multisports dédié au football, au basketball et au volleyball.

Le suivi technique des travaux sera assuré par le Service national des infrastructures et équipements scolaires (SNIES).

Répondre à une forte demande sociale

Pour le ministre Alpha Bacar Barry, cette réalisation vient répondre à un besoin longtemps exprimé par les habitants de Bambeto, confrontés à une insuffisance d’infrastructures éducatives publiques.

Selon lui, ce complexe représente une première historique pour cette partie de la capitale et contribuera à réduire la pression exercée sur les établissements privés, tout en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves.

Le ministre a souligné que ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du système éducatif guinéen, avec l’ambition de bâtir une école plus moderne, inclusive et adaptée aux exigences contemporaines.

Amadou Oury Bah plaide pour une école au service de la cohésion nationale

Dans son intervention, le Premier ministre Amadou Oury Bah a donné une dimension sociale et républicaine à cette initiative, qu’il considère comme un instrument de justice territoriale et de réconciliation nationale.

Revenant sur les difficultés et fractures ayant marqué certaines zones urbaines du pays, le chef du gouvernement a rappelé que l’école demeure l’un des principaux leviers de stabilité sociale, d’égalité des chances et de construction citoyenne.

Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place un système éducatif cohérent, capable d’assurer des passerelles entre l’enseignement général, l’enseignement technique et la formation professionnelle, afin d’offrir des perspectives concrètes à la jeunesse guinéenne.

Une ambition éducative au cœur de la transformation nationale

Au-delà de sa dimension infrastructurelle, le Complexe Académique Intégré de Bambeto illustre la volonté des autorités de faire de l’éducation un pilier central du développement national.

À travers ce projet, le gouvernement entend promouvoir une vision d’une Guinée plus inclusive, où l’accès équitable à l’éducation devient un droit effectif pour tous les citoyens, indépendamment de leur origine sociale ou territoriale.

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Conakry face à l’épreuve des premières pluies : le gouvernement en alerte sur l’assainissement.

Une visite de terrain pour évaluer l’urgence
Au lendemain des premières précipitations ayant remis en lumière les difficultés chroniques d’insalubrité dans la capitale, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu, mardi 5 mai 2026, au ministère en charge de l’Assainissement. Cette visite avait pour objectif de dresser un état des lieux précis du secteur, sous la conduite du ministre Aboubacar Camara, et d’évaluer les mesures déjà engagées face à une situation qui se dégrade à chaque saison des pluies.

Gestion des déchets : un défi structurel persistant
Au cœur des échanges, la problématique de la gestion des déchets, considérée comme l’un des principaux points de fragilité du système urbain de Conakry. Les autorités ont notamment évoqué la fermeture progressive de la décharge de Daresalam, longtemps critiquée pour ses impacts environnementaux, ainsi que la mise en service d’un site de transfert à Manéah. Cette infrastructure vise à améliorer la chaîne de collecte et de traitement des ordures, dans une logique de modernisation du dispositif existant.

Prévenir les inondations : une course contre la montre
À l’approche de la pleine saison des pluies, l’accent est mis sur le curage des caniveaux, une opération jugée prioritaire pour limiter les risques d’inondations. Chaque année, plusieurs quartiers de la capitale sont affectés par la montée des eaux, aggravée par l’obstruction des réseaux d’évacuation par les déchets solides.

Sur le terrain, les premiers signes sont déjà visibles : routes submergées, amas d’ordures transportés par les eaux de ruissellement et nuisances olfactives persistantes. Autant d’indicateurs qui illustrent les limites du système actuel et l’ampleur des efforts à fournir.

Vers une réforme du secteur ?
Face à ces défis, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer les moyens alloués à l’assainissement et d’explorer des solutions durables. Parmi les pistes envisagées figurent la réduction des déchets plastiques, l’optimisation de la collecte et une meilleure mobilisation des ressources techniques et financières.

Reste désormais à traduire ces orientations en actions concrètes et visibles pour les populations, premières affectées par une insalubrité devenue récurrente dans la capitale guinéenne.

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Élections 2026 : la HAC durcit les règles d’accès aux médias.

Un rappel strict du cadre réglementaire en période électorale
À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, la Haute Autorité de la Communication (HAC) renforce son dispositif de régulation. Dans un communiqué publié ce mardi, l’institution a rappelé aux acteurs politiques et aux professionnels des médias les règles encadrant les interventions médiatiques durant la période électorale, dans un contexte marqué par des enjeux de transparence et de stabilité.

Seuls les candidats officiels autorisés à s’exprimer
Selon la HAC, seuls les candidats validés par les juridictions compétentes, notamment la Cour suprême et la Direction générale des élections (DGE), ainsi que leurs suppléants, sont habilités à intervenir dans les médias au nom de leurs listes. Cette disposition s’applique à l’ensemble des canaux de diffusion, qu’il s’agisse des radios, des télévisions ou des plateformes numériques, publiques comme privées.

L’objectif affiché est de garantir l’équité entre les candidats et d’éviter toute prise de parole non encadrée susceptible d’influencer indûment l’opinion publique.

Encadrement renforcé des contenus et responsabilité des médias
L’organe de régulation, dirigé par Boubacar Yacine Diallo, interdit par ailleurs l’accès aux débats politiques, interviews et autres espaces d’expression médiatique à toute personne ne disposant pas du statut officiel de candidat ou de suppléant. Cette mesure vise à prévenir les dérives, notamment le trafic d’influence et les tensions pouvant perturber le climat électoral.

Dans le même esprit, la HAC appelle les responsables des médias à faire preuve d’une vigilance accrue. Les directeurs de l’information et les animateurs sont désormais tenus de vérifier systématiquement l’identité et la qualité des intervenants avant toute diffusion.

Des sanctions prévues en cas de manquement
Le régulateur prévient que tout non-respect de ces dispositions exposera les contrevenants à des sanctions immédiates, conformément à la réglementation en vigueur. Celles-ci pourraient concerner aussi bien les candidats que les organes de presse.

À travers cette mise au point, la HAC entend instaurer un cadre médiatique rigoureux, propice à une campagne électorale apaisée, équitable et conforme aux principes démocratiques.

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Gouvernance : la Guinée renforce la culture de performance au sommet de l’État.

Des contrats annuels pour structurer l’action gouvernementale
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé à la signature de contrats annuels de performance avec l’ensemble des membres du gouvernement, à l’occasion d’un Conseil interministériel. Cette démarche marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de renforcer l’efficacité de l’action publique et d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens.

Un cadre renforcé de redevabilité et d’engagement
Ces contrats s’inscrivent dans la continuité des lettres de mission récemment adressées aux ministres, en consolidant les exigences de résultats assignées à chaque département. Ils traduisent une orientation claire vers une gouvernance plus rigoureuse, fondée sur la responsabilité et la transparence dans la conduite des politiques publiques.

Des outils de pilotage axés sur les résultats
Véritables instruments de gestion stratégique, ces contrats définissent des objectifs précis, accompagnés d’indicateurs mesurables. Ils permettent un suivi régulier de l’action gouvernementale et offrent un cadre d’évaluation structuré des performances. Cette approche vise à instaurer une culture de gestion axée sur les résultats, encore peu ancrée dans de nombreuses administrations publiques de la sous-région.

Une exigence de résultats à l’horizon 2026
À travers cet engagement formalisé, chaque membre du gouvernement est désormais tenu de produire des résultats concrets, en cohérence avec les priorités nationales. Les contrats de performance serviront de base à l’évaluation annuelle des ministres à la fin de l’année 2026, renforçant ainsi la dynamique de redevabilité et d’efficacité au sein de l’appareil d’État.

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Santé : lancement de la plateforme “KAYIDI”, un pas décisif vers la digitalisation des agréments.

Une réforme numérique au service de la transparence et de l’efficacité
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son administration avec le lancement, le lundi 4 mai 2026, de la phase pilote de la plateforme numérique “KAYIDI”. Portée par la ministre Khaïté Sall, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de digitalisation du système de santé, visant à simplifier et sécuriser les procédures administratives.

Une gestion dématérialisée des demandes d’agrément
Développée par Netsen Group, entreprise spécialisée dans les solutions numériques, la plateforme permet aux professionnels de santé et aux promoteurs d’établissements sanitaires d’effectuer l’ensemble de leurs démarches en ligne. Les utilisateurs peuvent ainsi créer un compte sécurisé, soumettre leurs demandes d’agrément, téléverser les documents requis et suivre en temps réel l’évolution de leur dossier.

À l’issue du processus, chaque dossier validé donne lieu à la délivrance d’un certificat d’agrément sécurisé, dont l’authenticité est garantie par un système de vérification via QR code. Ce dispositif vise à renforcer la traçabilité et à lutter contre les fraudes.

Un outil structurant pour le pilotage du secteur
Au-delà de la simplification des procédures, la plateforme “KAYIDI” ambitionne de constituer une base de données centralisée et fiable sur les acteurs du secteur de la santé. Cette capacité de collecte et de traitement de l’information devrait permettre d’améliorer la prise de décision, d’accélérer le traitement des dossiers et de renforcer la transparence administrative.

La ministre de la Santé a salué une avancée majeure, estimant que cet outil contribuera à instaurer un climat de confiance entre l’administration et les usagers, tout en répondant aux exigences de modernisation de l’action publique.

Vers une transformation durable du système de santé
Avec le lancement de “KAYIDI”, les autorités guinéennes affichent leur volonté de faire du numérique un levier central de transformation du secteur sanitaire. Cette initiative marque ainsi une étape importante vers une administration plus performante, accessible et adaptée aux besoins des professionnels comme des citoyens.

La plateforme est désormais accessible en ligne, offrant un point d’entrée unique pour l’ensemble des démarches liées aux agréments sanitaires en Guinée. www.kayidi.sante.gov.gn

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Éducation : la Guinée accélère la modernisation de l’enseignement scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Une réforme pédagogique orientée vers les compétences du XXIe siècle
La transformation du système éducatif guinéen franchit une nouvelle étape avec le déploiement d’un programme national de renforcement des compétences pratiques et numériques au profit de 190 enseignants en STEM (mathématiques, physique, chimie, biologie). Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation visant à adapter l’enseignement aux exigences d’une économie de plus en plus tournée vers la science, la technologie et l’innovation.

Combler le déficit de pratiques expérimentales
Au cœur de cette réforme figure une priorité clairement identifiée : corriger le manque d’approches pratiques dans l’enseignement des sciences. Longtemps dominé par des méthodes théoriques, le système éducatif évolue désormais vers des pédagogies actives, fondées sur l’expérimentation, l’observation et la résolution de problèmes. À travers des modules intensifs, les enseignants sont formés à intégrer ces méthodes en classe, en cohérence avec les standards internationaux.

L’intelligence artificielle, levier de transformation pédagogique
L’introduction de l’intelligence artificielle constitue l’un des axes majeurs de cette réforme. Bien au-delà d’une simple sensibilisation, les enseignants bénéficient d’une immersion dans les usages concrets de l’IA appliquée à l’éducation : personnalisation des apprentissages, automatisation de certaines évaluations, conception de contenus interactifs et suivi individualisé des élèves. Cette évolution redéfinit le rôle de l’enseignant, désormais appelé à concevoir et piloter des environnements d’apprentissage enrichis par la technologie.

Une vision stratégique portée par les autorités éducatives
Cette dynamique s’inscrit dans la vision défendue par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, pour qui la qualité du système éducatif repose avant tout sur celle de ses enseignants. L’intégration des innovations scientifiques et technologiques apparaît ainsi comme un levier central pour bâtir une école en phase avec les réalités contemporaines.

Vers une mutation durable du système éducatif
Au-delà de la formation de ces 190 enseignants, cette initiative traduit une ambition plus large : celle de refonder en profondeur les pratiques pédagogiques en Guinée. L’objectif est de former un corps enseignant capable de préparer les élèves non seulement à la réussite académique, mais aussi à leur insertion dans un monde professionnel en constante mutation. À travers cette réforme, la Guinée amorce ainsi une transition vers une école plus moderne, plus performante et résolument tournée vers les défis scientifiques et numériques du XXIe siècle.

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Hadj 2026 : des kits médicaux pour renforcer la prise en charge des pèlerins guinéens.

Un dispositif sanitaire inédit au départ du premier convoi
À l’occasion du lancement des opérations du Hadj 2026, le gouvernement guinéen a renforcé son dispositif d’accompagnement sanitaire des pèlerins. Ce lundi 4 mai 2026, à Conakry, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a procédé à la remise officielle de trousses médicales au premier groupe de fidèles en partance pour les lieux saints.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre Secrétaire général des Affaires religieuses, El hadj Karamo Diawara, marquant une coordination étroite entre les deux départements dans l’encadrement du pèlerinage.

Des kits pour prévenir et gérer les pathologies courantes
Les trousses remises aux pèlerins contiennent notamment des antipaludiques, des anti-inflammatoires et des traitements destinés à faire face aux affections les plus fréquentes. Ce dispositif vise à garantir une prise en charge rapide et de proximité, dans un contexte où les conditions climatiques et l’affluence peuvent exposer les fidèles à divers risques sanitaires.

L’objectif est d’assurer le bon déroulement du séjour des pèlerins en Terre Sainte, en limitant les complications médicales et en renforçant leur sécurité sanitaire.

Une approche intégrée de l’accompagnement des pèlerins
Selon le ministère des Affaires religieuses, cette initiative vient compléter un ensemble de mesures déjà mises en place, notamment la campagne de vaccination des pèlerins, organisée cette année dans leurs régions d’origine. Une approche décentralisée visant à améliorer l’accessibilité et l’efficacité des services.

Le ministre Karamo Diawara a salué la qualité de la collaboration interinstitutionnelle, essentielle pour garantir une organisation optimale du Hadj.

Une priorité accordée à la santé des citoyens
La ministre de la Santé a souligné le caractère inédit de cette initiative en Guinée, qu’elle inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’accès aux soins et la protection des populations. Elle a rappelé que cette démarche s’inscrit dans les orientations stratégiques visant à améliorer durablement la prise en charge sanitaire.

À cette occasion, elle a également appelé les équipes médicales mobilisées à faire preuve de disponibilité et de réactivité, afin de répondre efficacement aux besoins des pèlerins tout au long de leur séjour.

Un accompagnement renforcé pour un Hadj sécurisé
À travers cette action, les autorités guinéennes entendent améliorer les conditions de participation au Hadj, en intégrant davantage la dimension sanitaire dans l’organisation du pèlerinage. Une démarche qui traduit une volonté de moderniser l’encadrement des fidèles et de garantir un séjour sécurisé, dans le respect des exigences de santé publique.

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Conakry accueille le WADME 2026 : le droit minier et énergétique au cœur des enjeux de développement.

Une rencontre stratégique au croisement du droit, de l’énergie et des investissements
La capitale guinéenne abrite, depuis le 1er mai 2026, la quatrième édition du Week-end africain du droit minier et de l’énergie (WADME). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de personnalités du secteur juridique et minier.

Pendant trois jours, Conakry se positionne comme un espace panafricain de réflexion et d’échanges autour des enjeux liés à la gouvernance des ressources naturelles et énergétiques.

Des thématiques au cœur des transformations économiques africaines
Les travaux réunissent experts, juristes, décideurs publics et acteurs économiques autour de problématiques structurantes. Les discussions portent notamment sur la gouvernance des ressources minières et énergétiques, les opérations de fusions-acquisitions dans les industries extractives, la régulation du marché électrique ouest-africain, ainsi que les implications fiscales et sociales des projets miniers.

L’intelligence artificielle dans la transformation des métiers du droit et la place de l’Afrique dans la Zone de libre-échange continentale figurent également parmi les axes majeurs abordés.

Un appel au renforcement de la sécurité juridique
Dans son allocution, le président du comité d’organisation, Sékou Traoré, a salué la forte mobilisation des participants et insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité juridique dans les secteurs stratégiques. Selon lui, la stabilité du cadre normatif constitue un levier essentiel pour accompagner le développement économique du continent.

De son côté, le représentant de l’Institut de formation et d’expertise juridique, Momoya Sylla, a rappelé le rôle central des juristes africains dans les négociations relatives à l’exploitation des ressources naturelles, soulignant la vocation du WADME comme cadre de production de solutions concrètes.

Une dynamique panafricaine autour des enjeux extractifs
Le bâtonnier Mamadou Souaré Diop a, pour sa part, mis en avant la dimension interdisciplinaire du forum et la participation de délégations venues de plusieurs pays africains, renforçant ainsi sa portée continentale.

Intervenant au nom du gouvernement, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, est revenu sur les réformes engagées depuis 2021 dans le secteur extractif, évoquant notamment le projet Simandou 2040, la création de la Nimba Mining Company et la digitalisation du cadastre minier. Il a également insisté sur les efforts de transformation locale et de renforcement des capacités.

La Guinée met en avant la solidité de son cadre juridique
Présidant la cérémonie, le Garde des Sceaux a souligné le rôle du WADME comme vitrine du cadre juridique guinéen. Selon lui, cette initiative contribue à renforcer la confiance des investisseurs internationaux en mettant en avant la stabilité et la lisibilité du dispositif légal du pays.

Il a insisté sur la capacité de la Guinée à accompagner les grands projets structurants grâce à un environnement juridique en constante évolution.

Un levier pour l’attractivité et le développement durable
À travers cette quatrième édition, la Guinée entend consolider sa position dans les débats africains sur la gouvernance des ressources naturelles. Le WADME s’impose ainsi comme un cadre de dialogue entre experts et décideurs, destiné à renforcer la crédibilité du système juridique et à favoriser l’attraction d’investissements au service du développement durable.

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Kankan : la filière coton relancée pour dynamiser l’économie agricole.

Une nouvelle impulsion pour un secteur stratégique
La campagne agricole 2026-2027 s’ouvre à Kankan sous le signe de la relance du coton. En déplacement dans la région le 2 mai 2026, la ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a officiellement lancé cette dynamique, entourée de plusieurs responsables institutionnels et d’acteurs du monde rural.

Cette initiative marque le retour du coton au cœur des priorités agricoles nationales, avec l’ambition de repositionner la Guinée parmi les principaux producteurs de la sous-région. Au-delà de l’enjeu productif, c’est tout un écosystème économique local qui est concerné, incluant des milliers d’emplois et des sources de revenus pour les populations rurales.

Des mesures concrètes pour moderniser la production
Pour accompagner cette relance, les autorités ont annoncé un ensemble de réformes visant à renforcer la compétitivité de la filière. Celles-ci portent notamment sur l’amélioration de l’accès aux intrants et aux équipements subventionnés, le développement des circuits de distribution, ainsi que le renforcement des infrastructures de collecte.

Par ailleurs, un appui progressif à la mécanisation est envisagé, dans le but d’augmenter les rendements et de moderniser les pratiques agricoles. L’objectif est de structurer une filière performante, capable de générer davantage de valeur ajoutée.

Le coton au cœur de la stratégie Simandou 2040
Cette relance s’inscrit dans la vision portée par le programme Simandou 2040, qui fait de l’agriculture un pilier du développement économique national. Dans cette perspective, le coton est identifié comme un levier clé pour stimuler la croissance dans la région de Kankan.

Les autorités ont ainsi appelé les producteurs à s’approprier pleinement cette dynamique, tout en invitant les partenaires techniques et financiers à soutenir les efforts engagés.

Vers une chaîne de valeur intégrée et durable
À travers cette initiative, la Guinée affirme sa volonté de renforcer la transformation locale des produits agricoles et de développer une chaîne de valeur intégrée. L’enjeu est désormais de passer d’une logique de production brute à une économie agricole créatrice de richesse, durable et compétitive.

Le coton apparaît ainsi comme un moteur potentiel de développement territorial, susceptible de contribuer à la diversification de l’économie et au renforcement de la souveraineté agricole du pays.

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Guinée : Élections du 31 mai le gouvernement encadre les campagnes pour garantir un climat apaisé.

Des instructions fermes pour prévenir les tensions électorales
À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation anticipe les enjeux liés à la période de campagne. Dans une lettre circulaire adressée aux autorités administratives locales, le ministre Ibrahim Kalil Condé a fixé un cadre strict destiné à assurer un déroulement serein et maîtrisé des activités politiques sur l’ensemble du territoire.

Cette démarche vise à prévenir les risques de tensions, dans un contexte où les périodes électorales sont souvent sensibles et susceptibles de cristalliser des rivalités politiques.

Six principes pour encadrer les campagnes électorales
Au cœur des directives ministérielles figurent six principes fondamentaux destinés à garantir l’équité et la stabilité. Les autorités déconcentrées — gouverneurs, préfets, sous-préfets et secrétaires généraux des communes — sont notamment appelées à veiller au respect de la liberté et de l’égalité entre les candidats, à encadrer strictement les zones de campagne, et à assurer le maintien de l’ordre public.

Le ministre insiste également sur la nécessité de faire respecter les règles régissant la propagande électorale, afin d’éviter les dérives susceptibles d’altérer la transparence du processus.

Neutralité de l’administration et vigilance accrue
Par ailleurs, une attention particulière est portée à la neutralité de l’administration publique, considérée comme un pilier essentiel de la crédibilité électorale. Les autorités locales sont invitées à faire preuve de vigilance, en prévenant toute forme d’irrégularité et en sanctionnant les manquements constatés.

Cette exigence s’inscrit dans une volonté de renforcer la confiance des citoyens et des acteurs politiques dans les institutions en charge de l’organisation des élections.

Vers un scrutin transparent et apaisé
À travers ces mesures, le gouvernement entend poser les bases d’un processus électoral transparent, équitable et pacifique. L’objectif affiché est clair : garantir un environnement propice à l’expression démocratique, tout en préservant la stabilité sociale dans une période décisive pour la vie politique nationale.