REFORME ECONOMIQUE 1200x800 1 360x320

DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT : LE PREMIER MINISTRE MET, EN PREMIER LIEU, L’ACCENT SUR LES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES ET POLITIQUES.

Conakry, le 25 mars 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury Bah, a présenté devant le Conseil National de la Transition la Déclaration de politique générale du Gouvernement.

La cérémonie, placée sous la présidence de l’Honorable Dr Dansa KOUROUMA, Président du CNT, a connu la présence des membres du Gouvernement, des représentations diplomatiques, des présidents des institutions républicaines, des faîtières, ainsi que des cadres de l’Administration publique.

Dans son discours d’ouverture, Dr Dansa KOUROUMA a rappelé que cet exercice républicain, progressivement consacré comme un moment essentiel de la vie institutionnelle, s’est imposé comme un instrument de transparence, de responsabilité et de dialogue entre pouvoirs.

Dans cette dynamique, le Premier ministre a, en préambule, rendu grâce au Tout-Puissant, le Très Miséricordieux, pour la paix qu’Il accorde à notre pays, pour la protection qu’Il continue d’assurer au peuple de Guinée et pour la sagesse qu’Il inspire à celles et ceux qui ont la responsabilité de servir la Nation.

Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a qualifié cet exercice comme s’inscrivant dans la continuité de la vision impulsée par le Président de la République.

Pour le Chef du Gouvernement cet exercice traduit une volonté claire : reconstruire durablement les bases de l’administration publique et restaurer la crédibilité de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’international.

Sur le plan institutionnel et politique, il a révélé que la Guinée a franchi une étape déterminante dans le rétablissement de son ordre constitutionnel et dans la consolidation de sa légitimité républicaine : « Notre pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, d’un Code électoral rénové, et d’un dispositif électoral modernisé, consolidé par l’enrôlement biométrique de 8 979 923 citoyens, aboutissant à un fichier électoral de 6 768 458 électeurs ».

Poursuivant, le Premier ministre a indiqué que le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, suivi de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, a permis le retour à un ordre institutionnel régulier, légitime et souverain, dans un cadre pacifique, reconnu par les missions d’observation régionales et internationales : « Cette évolution institutionnelle est traduite par une normalisation progressive de la position de la Guinée à l’international ».

Dans le même élan, il a souligné qu’après la suspension intervenue à la suite des événements du 5 septembre 2021, les organisations régionales et internationales ont progressivement levé les mesures restrictives prises à l’encontre de notre pays. Ainsi, la Francophonie a levé, en septembre 2024, la suspension de la Guinée. De même, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a progressivement levé les sanctions économiques et financières avant de procéder, en janvier 2026, à la levée des dernières mesures restrictives et à la pleine réintégration de la Guinée dans les instances décisionnelles de l’organisation.

Parallèlement, l’Union africaine a levé ses sanctions après la restauration de l’ordre constitutionnel issue des élections de 2025, ouvrant ainsi la voie au retour complet de la République de Guinée au sein des instances continentales.

Le Chef du Gouvernement a également relevé que, malgré les épreuves, une constante demeure : la volonté du peuple guinéen de préserver son unité, sa dignité et sa souveraineté. Dans cette perspective, les institutions ne doivent pas être appréhendées comme de simples constructions juridiques, mais comme l’expression d’un pacte profond entre un peuple et son avenir.

Source : Site Web Primature Guinée.
657676879 1352270646933305 8123196670215475301 n 360x320

Guinée : lancement imminent de la campagne agricole 2026-2027.

Un rendez-vous stratégique pour le secteur agricole
Le Ministère de l’Agriculture annonce le lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027, prévu du 7 au 8 avril 2026 à Koba, dans la préfecture de Boffa. Cet événement marquera le début d’une nouvelle saison agricole à l’échelle nationale.

Une ambition axée sur l’autosuffisance alimentaire
Placée sous le thème « Nourrir la Guinée avec ses propres ressources », cette campagne traduit la volonté des autorités de renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Elle s’inscrit dans un contexte où la production locale est appelée à jouer un rôle central face aux défis liés à la sécurité alimentaire et aux fluctuations des marchés internationaux.

Une mobilisation attendue de l’ensemble des acteurs
Les autorités invitent l’ensemble des parties prenantes du secteur à se mobiliser autour de cet objectif commun. Cadres techniques, agriculteurs, partenaires au développement et citoyens sont appelés à contribuer activement à la réussite de cette campagne, qui constitue un levier essentiel pour le développement rural.

Vers une agriculture durable et inclusive
Au-delà du lancement symbolique, cette initiative vise à impulser une dynamique durable, fondée sur la valorisation des ressources locales, l’amélioration des pratiques agricoles et le renforcement des capacités des acteurs. L’enjeu est de construire un modèle agricole résilient, capable de soutenir la croissance économique et d’améliorer les conditions de vie des populations rurales.

SECTEUR PRIVE scaled 2550x1434 1 360x320

Dialogue stratégique entre l’État et le secteur privé : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA reçoit les forces vives de l’économie nationale.

Dans la continuité de l’inauguration du nouveau siège de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), symbole fort de la souveraineté monétaire nationale, le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a réaffirmé sa volonté de placer le secteur privé au cœur de la transformation économique du pays.
Ce mercredi 25 mars 2026, le Chef de l’État a accordé une audience aux acteurs du secteur privé guinéen, en présence du Ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, du ministre Directeur de cabinet la présidence, Djiba DIAKITÉ, de plusieurs membres du gouvernement ainsi que des hautes autorités de la chaîne de commandement militaire et paramilitaire. Une rencontre de haut niveau, marquée par une forte portée stratégique. Le Chef de l’État a ainsi confié la Banque Centrale, symbole de notre souveraineté monétaire, aux acteurs du secteur privé. À travers cet acte fort, il a partagé avec eux sa vision d’un développement socio-économique durable et responsable, fondé sur le vivre-ensemble et orienté vers une transformation en profondeur de l’économie guinéenne, en cohérence avec le programme hautement stratégique Simandou 2040.
Au cours des échanges, plusieurs questions majeures d’ordre économique ont été également abordées avec franchise et responsabilité. Le Président de la République a invité les opérateurs économiques à s’adapter aux réformes engagées afin de mieux répondre aux attentes des populations. Il a insisté sur la nécessité d’aligner les pratiques du secteur privé avec les nouvelles orientations économiques du pays, notamment celles portées par le programme Simandou 2040, véritable levier de transformation structurelle.
Cette rencontre illustre l’importance que le Chef de l’État accorde à un dialogue constructif avec les forces vives de l’économie nationale. En effet, le secteur privé est perçu comme un pilier essentiel de la croissance, de la création de richesses et du développement durable en Guinée.

Au-delà des échanges techniques, cette audience s’inscrit dans une dynamique globale visant à bâtir un environnement des affaires sain et attractif. Le Président Mamadi DOUMBOUYA a réaffirmé son engagement à promouvoir un climat fondé sur la confiance, la transparence et une collaboration équilibrée entre l’État et les investisseurs privés.
Dans une atmosphère conviviale et empreinte de responsabilité, les échanges ont permis de renforcer les bases d’un partenariat public-privé solide. Un partenariat jugé indispensable pour relever les défis économiques actuels et futurs, notamment en matière de création d’emplois, de diversification de l’économie et d’amélioration des conditions de vie des populations.

À l’issue de cette rencontre, les acteurs du secteur privé se sont dits confiants et rassurés. Ils ont salué les efforts engagés par le Président de la République et exprimé leur adhésion à sa vision ambitieuse de développement socio-économique durable et responsable.
Cette initiative du Chef de l’État augure ainsi de nouvelles perspectives prometteuses pour l’économie guinéenne, fondées sur le vivre-ensemble, l’inclusion et une transformation profonde au service de la nation.

Source : Site Web Présidence de la Guinée.

Messenger creation 731B7020 13D0 44AC BCAE 92BBDBEF2943 360x320

Guinée : les Ballets Africains signent un retour spectaculaire avec “Mansa Moussa”.

La renaissance d’une institution culturelle majeure
Après plus de trente ans d’absence sur le devant de la scène, les Ballets Africains de Guinée ont effectué un retour remarqué à l’occasion d’une soirée de gala organisée le 26 mars. Cet événement marque la relance d’une formation emblématique, longtemps considérée comme l’un des piliers du rayonnement culturel guinéen à l’international.

Une première saluée par un public conquis
Dans une salle comble, portée par une forte attente, la troupe a présenté pour la première fois son nouveau spectacle intitulé Mansa Moussa. Dès les premières séquences, la performance a captivé l’audience par son intensité, mêlant puissance rythmique et précision chorégraphique. Les percussions, au cœur de la mise en scène, ont accompagné une prestation marquée par l’engagement physique et artistique des danseurs. Le spectacle se distingue par une écriture scénique ambitieuse, associant les codes traditionnels des danses africaines à une mise en scène contemporaine. La synergie entre musiciens et danseurs a contribué à créer une expérience immersive, traduisant à la fois la richesse du patrimoine culturel et une volonté de renouvellement artistique.

La figure de Mansa Moussa comme fil conducteur
En choisissant de mettre en lumière Mansa Moussa, figure emblématique de l’histoire africaine, la troupe propose une lecture artistique de la grandeur des civilisations ouest-africaines. La performance s’inscrit ainsi dans une démarche de valorisation de l’héritage historique, tout en offrant une narration scénique accessible à un public international. Au-delà de l’événement, ce retour s’inscrit dans une ambition plus large : repositionner les Ballets Africains sur les grandes scènes mondiales. Le spectacle “Mansa Moussa” a été conçu dans cette perspective, avec des représentations envisagées dans des pôles culturels majeurs tels que Broadway ou Dubaï.

Un levier de diplomatie culturelle
Présent lors de la soirée, le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a souligné la portée stratégique de cette relance. Il a réaffirmé la volonté des autorités de faire des Ballets Africains de Guinée des ambassadeurs de la culture africaine à l’échelle internationale. La représentation s’est achevée sous les applaudissements d’un public largement acquis à la cause de cette renaissance. Au-delà du succès artistique, cet événement symbolise le retour d’un acteur majeur de la culture guinéenne et ouvre la voie à une nouvelle dynamique de valorisation du patrimoine national.

656002331 1350873493739687 7626186538090693745 n 360x320

Bassin du Niger : la Guinée renforce sa coopération régionale pour une gestion durable de l’eau.

Une rencontre stratégique autour des enjeux hydriques et agricoles
La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a reçu, le 25 mars 2026, une mission de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), conduite par son secrétaire exécutif, Kocou Armand Houanye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation régionale visant à renforcer la coopération autour de la gestion des ressources en eau.

Accélérer les investissements pour un développement intégré
Au cœur des échanges : la nécessité de consolider les partenariats entre l’ABN, les autorités nationales et les bailleurs de fonds, afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants liés à l’eau. L’objectif est de promouvoir un développement intégré, durable et résilient dans l’ensemble du Bassin du Niger, un espace stratégique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et centrale.

Une tournée régionale pour mobiliser les États membres
Le secrétaire exécutif de l’ABN a rappelé que cette mission s’inscrit dans une tournée couvrant les neuf pays membres de l’organisation : la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun et le Tchad. Il a, à cette occasion, plaidé pour un engagement politique renforcé en faveur de projets structurants, notamment le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC).

Des priorités axées sur la sécurité alimentaire et la résilience climatique
Les discussions ont également porté sur les défis liés à la gestion durable des ressources hydriques, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. Les initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer la résilience des systèmes agricoles ont été au centre des préoccupations exprimées par les différentes parties.

Un engagement réaffirmé des autorités guinéennes
La ministre de l’Agriculture a salué cette démarche et réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes, sous le leadership du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, en faveur de l’intégration régionale.

Elle a notamment insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des projets structurants, tout en alertant sur les risques liés à la prolifération non encadrée des forages, susceptibles de fragiliser les ressources en eau. Elle a également plaidé pour le développement d’infrastructures rurales durables, indispensables au désenclavement des zones agricoles.

Vers une meilleure articulation avec les priorités nationales
Enfin, la ministre a souligné l’importance d’un alignement des initiatives régionales avec les grandes orientations nationales, notamment le programme Simandou 2040, qui place l’agriculture au cœur de la stratégie de développement du pays.

À travers cette dynamique de coopération, les acteurs régionaux entendent renforcer les bases d’une sécurité alimentaire durable et d’une meilleure résilience climatique à l’échelle du Bassin du Niger.

657089393 1437114871445148 238111222274420740 n 360x320

Guinée : un nouveau siège pour la Banque centrale, symbole de souveraineté monétaire.

Une inauguration à forte portée stratégique
Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé, le 25 mars 2026 à Kaloum, à l’inauguration du nouveau siège de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). À travers cette infrastructure de nouvelle génération, les autorités entendent affirmer leur ambition de renforcer la souveraineté monétaire du pays et de moderniser en profondeur son système financier.

Un outil au cœur de la transformation institutionnelle
L’édifice incarne une avancée significative dans la consolidation des institutions économiques nationales. Dans un contexte de refondation engagé par les autorités de la transition, ce nouveau siège vise à doter la Banque centrale de moyens à la hauteur des exigences contemporaines en matière de régulation financière, de stabilité monétaire et de gouvernance.

Une infrastructure moderne répondant aux standards internationaux
Conçu comme un immeuble de type R+12 avec trois niveaux de sous-sol, le bâtiment se distingue par une architecture contemporaine alliant sécurité, fonctionnalité et performance technique. Il développe près de 30 000 m² de bureaux modulables, offrant un environnement de travail adapté aux besoins des différents services de l’institution. Son revêtement extérieur, en matériaux composites de type Alucobond, garantit à la fois durabilité et résistance aux contraintes climatiques.

657357680 1437114784778490 7178311064886805199 n

Des espaces dédiés aux fonctions institutionnelles et à la représentation
Au-delà de ses fonctions administratives, le nouveau siège intègre plusieurs espaces de représentation, dont une salle de conférence, un amphithéâtre et une terrasse aménagée. Ces installations sont destinées à accueillir réunions officielles, rencontres internationales et événements institutionnels, renforçant ainsi le rôle de la BCRG sur la scène financière régionale.

Un cadre de travail repensé pour le personnel
L’infrastructure comprend également des équipements dédiés au bien-être du personnel et des visiteurs, notamment des restaurants, des espaces de recueillement, une salle de sport et des installations de détente. Ces aménagements traduisent une volonté d’améliorer les conditions de travail et de renforcer l’attractivité de l’institution.

Une vision de long terme pour la stabilité économique
Pour le gouverneur de la BCRG, Karamo Kaba, ce nouveau siège s’inscrit dans une dynamique de refondation monétaire et institutionnelle. Il symbolise l’engagement des autorités à bâtir un système financier solide, capable de soutenir durablement le développement économique du pays et de répondre aux attentes des générations présentes et futures.

656516007 1541979714601043 8859424519864877733 n 360x320

Guinée : la HAC ordonne la fermeture immédiate de Kaback TV.

Une sanction radicale pour des manquements jugés graves
La Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de fermer la chaîne de télévision privée Kaback TV, ainsi que l’ensemble de ses plateformes numériques. Cette décision a été prise à l’issue d’une séance plénière ordinaire tenue le 25 mars 2026.

Des accusations portant sur la diffusion de contenus sensibles
Dans sa décision N°006/HAC/P/26, l’organe de régulation évoque plusieurs manquements graves. Il reproche notamment à la chaîne « la diffusion d’images et de propos non recoupés susceptibles de troubler l’ordre public », pointant un manquement aux exigences de rigueur et de vérification de l’information.

Un conflit d’intérêts au cœur de la décision
La HAC met également en avant une « violation avérée des règles relatives au conflit d’intérêts ». Selon l’institution, la situation administrative du concessionnaire de Kaback TV serait incompatible avec les principes de neutralité, d’impartialité et de séparation entre fonctions publiques et activités privées dans le secteur audiovisuel.

Une atteinte aux principes éthiques du secteur des médias
Pour le régulateur, ces manquements portent atteinte à l’éthique, à la transparence et au bon fonctionnement du paysage médiatique guinéen. La décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer la crédibilité et la responsabilité des acteurs de l’information.

Fermeture immédiate et publication officielle
En conséquence, la HAC a ordonné « la fermeture immédiate » de Kaback TV et de ses plateformes numériques, une mesure entrée en vigueur dès la signature de la décision. Le texte précise par ailleurs que celle-ci sera enregistrée et publiée au Journal officiel de la République.

Un signal fort dans un contexte de régulation accrue
À travers cette sanction, la HAC entend rappeler l’exigence de respect strict des règles encadrant l’exercice des activités médiatiques en Guinée. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités quant à la régulation de l’information et à la préservation de l’ordre public.

FB IMG 1774508177018 750x500 1 360x320

Guinée : Amadou Oury Bah trace les priorités du gouvernement de la 5ᵉ République.

Une déclaration fondatrice dans un contexte de transition
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présenté, mercredi 25 mars, sa déclaration de politique générale devant le Conseil national de la transition (CNT). Cet exercice institutionnel majeur intervient dans un contexte de transition politique et vise à définir les grandes orientations du premier gouvernement de la 5ᵉ République, à la suite de l’adoption de la Constitution de 2025.

Une gouvernance placée sous le signe de la responsabilité et de la transparence
Devant les membres du gouvernement, les institutions républicaines et le corps diplomatique, le chef du gouvernement a exposé une vision articulée autour d’une gouvernance « plus responsable et plus transparente ». S’inscrivant dans le cadre de la nouvelle architecture institutionnelle, il a affirmé sa volonté de conduire l’action publique selon les principes de responsabilité, de transparence et d’engagement au service de la Nation.

Moderniser l’administration et renforcer la performance de l’État
Au cœur de son intervention, le Premier ministre a insisté sur l’impératif de modernisation de l’administration publique. L’ambition affichée est de bâtir des institutions plus efficaces, capables de répondre aux attentes des populations. Cette orientation passe notamment par des réformes structurelles visant à améliorer la gestion publique, à renforcer la redevabilité et à optimiser l’action de l’État.

Des défis économiques et sociaux reconnus
Évoquant la situation économique et sociale, Amadou Oury Bah a reconnu l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté. Il a plaidé pour des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens, en particulier en matière d’amélioration des conditions de vie. Dans cette perspective, il a mis en avant la nécessité de promouvoir une croissance durable et inclusive, susceptible de soutenir le développement à long terme.

Une vision de transformation progressive
Au-delà des mesures immédiates, le chef du gouvernement a esquissé une stratégie de transformation fondée sur des réformes de fond et un développement progressif. Cette approche vise à inscrire l’action gouvernementale dans la durée, en consolidant les bases institutionnelles et économiques du pays.

Une feuille de route sans vote d’investiture, mais sous attente de résultats
Conformément au cadre institutionnel de la transition, cette déclaration n’a pas donné lieu à un vote d’investiture. Elle ouvre néanmoins la voie à des échanges avec les conseillers nationaux. Dans ce contexte, l’exécutif est désormais attendu sur la mise en œuvre effective de ses engagements, alors que les attentes des populations demeurent élevées.

612078937 1314950074000573 6623521062790991966 n 360x320

Guinée : le CNT convoque une plénière décisive autour du discours de politique générale du gouvernement.

Le Conseil National de la Transition (CNT) tiendra ce mercredi 25 mars 2026, à 15 heures, une séance plénière majeure à l’hémicycle du Palais du Peuple de Conakry. Au cœur de cette rencontre : la présentation du discours de politique générale par le Premier ministre, chef du gouvernement.

Un rendez-vous institutionnel aux enjeux stratégiques

Selon un communiqué officiel, cette session s’inscrit dans le cadre du fonctionnement régulier des institutions de transition. Elle revêt toutefois une importance particulière en raison de la portée du discours attendu.

Le chef du gouvernement devrait y décliner les grandes orientations de l’action publique pour les mois à venir, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de réformes, de gouvernance et de relance économique en Guinée.

Une mobilisation des hautes autorités de l’État

Outre les conseillers nationaux, plusieurs hautes personnalités sont attendues à cette plénière. Parmi elles figurent les présidents des institutions républicaines, ainsi que des responsables de la présidence, dont le ministre secrétaire général et le directeur de cabinet.

Le conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions devrait également prendre part à cette séance.

Une forte représentation gouvernementale et diplomatique

Le gouvernement sera largement représenté, avec la présence annoncée de plusieurs ministres clés, notamment ceux en charge de la Justice, de la Défense nationale, de la Sécurité et de la Protection civile, du Plan et de la Coopération internationale, ainsi que des Affaires étrangères.

La ministre de l’Économie et des Finances, le ministre de l’Administration du territoire et le secrétaire général du gouvernement figurent également parmi les participants.

À ces autorités s’ajouteront le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, la gouverneure de la ville de Conakry, ainsi que les chefs de missions diplomatiques, consulaires et les représentants des organisations internationales accréditées dans le pays.

Enfin, les anciens membres du Comité Transitoire de Redressement National (CTRN) et du CNT de 2010, ainsi que des représentants de la presse publique et privée, sont également attendus.

À travers cette plénière, les autorités entendent poser les bases d’une nouvelle phase de l’action gouvernementale, dans un contexte où les enjeux politiques, économiques et institutionnels restent particulièrement élevés.

658334247 1350591133767923 7480864362309702050 n 360x320

Guinée : lancement de la deuxième phase du projet AGRIFARM pour renforcer l’agriculture familiale.

La ministre de l’Agriculture de la Guinée, Aminata Kaba, a présidé ce mardi 24 mars 2026 l’atelier de lancement de la mission de formulation de la deuxième phase du projet AGRIFARM (Agriculture Familiale, Résilience et Marchés).

Une mobilisation des partenaires autour d’une vision commune

La rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et partenaires techniques, dont le ministre de l’Élevage, la représentation du Fonds international de développement agricole (FIDA), le système des Nations Unies, ainsi que des experts et cadres du secteur agricole.

L’objectif principal de cet atelier était de poser les bases d’une vision partagée pour cette nouvelle phase du projet, à travers la présentation de la mission de formulation, la définition de la méthodologie et du calendrier, ainsi que la collecte des contributions des différentes parties prenantes.

Un engagement renouvelé pour une agriculture résiliente

Au cours des échanges, les partenaires ont réaffirmé leur engagement à accompagner la Guinée dans le développement d’une agriculture plus résiliente, capable de générer des revenus durables pour les producteurs.

Dans son discours d’ouverture, la ministre Aminata Kaba a appelé à une mobilisation collective pour renforcer le secteur agricole, en cohérence avec la vision portée par le président Mamadi Doumbouya, qui place l’agriculture au cœur du programme Simandou 2040.

Des priorités axées sur la résilience et l’inclusion

La deuxième phase du projet AGRIFARM s’articulera autour de plusieurs axes stratégiques :

  • le renforcement de la résilience face aux changements climatiques
  • l’amélioration de l’accès aux marchés pour les producteurs
  • la promotion de l’inclusion des jeunes et des femmes
  • l’optimisation des mécanismes de coordination et de suivi-évaluation
  • la durabilité des infrastructures agricoles

La ministre a également salué l’appui constant des partenaires, notamment le Fonds international de développement agricole et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), dans la transformation du secteur agricole guinéen.

À travers ce projet, les autorités ambitionnent de consolider les bases d’une agriculture moderne, inclusive et résiliente, capable de contribuer pleinement au développement économique du pays.