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Guinée : lancement du projet Kounki pour une pêche durable et résiliente.

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, vendredi 24 avril 2026, le projet Kounki à l’occasion d’un atelier national présidé par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie de développement durable des secteurs de la pêche et de l’aquaculture en Guinée.

Une mobilisation institutionnelle et des partenaires internationaux

La cérémonie s’est tenue en présence de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, qui a réaffirmé l’engagement de son département en faveur de la gestion durable des ressources naturelles.

Porté par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, le projet bénéficie du soutien de partenaires techniques et financiers de premier plan, notamment la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement. Cette collaboration illustre l’importance accordée à la gouvernance des ressources halieutiques dans un contexte de pression croissante sur les écosystèmes marins.

Un levier pour le développement des filières pêche et aquaculture

Le projet Kounki vise à promouvoir une exploitation durable des ressources halieutiques, tout en renforçant les chaînes de valeur liées à la pêche et à l’aquaculture. Il ambitionne également d’améliorer les conditions de vie des acteurs du secteur, en particulier dans les zones côtières où ces activités constituent une source essentielle de revenus et de sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, l’initiative met l’accent sur la préservation des écosystèmes, la modernisation des pratiques et le renforcement des capacités des communautés locales.

Une contribution à la vision Simandou 2040

Aligné sur les orientations du programme Simandou 2040, le projet Kounki s’inscrit dans une approche intégrée du développement, associant croissance économique, protection de l’environnement et inclusion sociale.

En renforçant la résilience des communautés côtières face aux défis climatiques et économiques, cette initiative entend contribuer durablement à la transformation des filières halieutiques en Guinée, tout en consolidant les bases d’un développement plus équilibré et durable.

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Conakry, ville créative de l’UNESCO : un programme déclaré d’utilité publique en Guinée.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officiellement déclaré d’utilité publique le programme « Conakry, ville créative de l’UNESCO en littérature », à travers un décret lu au journal de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne le 26 avril 2026.

Cette mesure couvre une période d’un an, allant du 23 avril 2026 au 23 avril 2027, et s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer le rôle de la culture dans le développement national.

Une initiative ancrée dans le réseau des villes créatives

Le programme s’intègre dans la dynamique du réseau des villes créatives de l’UNESCO, qui vise à promouvoir la culture et les industries créatives comme moteurs de croissance durable, d’inclusion sociale et de rayonnement international.

À travers cette reconnaissance, les autorités guinéennes entendent consolider la place de Conakry comme un centre de référence pour la création littéraire en Afrique de l’Ouest.

Mobilisation des acteurs du livre et des industries culturelles

Selon les dispositions du décret, les principaux acteurs de la chaîne du livre seront mobilisés tout au long de la période couverte. Éditeurs, auteurs, institutions culturelles et professionnels du secteur sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives innovantes.

L’objectif est de dynamiser les industries créatives liées à la littérature, tout en favorisant l’accès au livre, la production intellectuelle et la valorisation du patrimoine culturel.

La culture comme levier de développement

En déclarant ce programme d’utilité publique, les autorités guinéennes confirment leur ambition de faire de la culture un pilier stratégique du développement. Cette orientation s’inscrit dans une approche plus large visant à renforcer la souveraineté culturelle, stimuler l’économie créative et offrir de nouvelles opportunités aux acteurs du secteur.

À terme, cette initiative pourrait contribuer à structurer davantage l’écosystème du livre en Guinée et à accroître son influence sur la scène culturelle régionale et internationale.

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Conakry célèbre le livre : ouverture solennelle de la 18e édition des « 72 Heures du Livre ».

La capitale guinéenne a vibré, dans la nuit du jeudi 23 avril 2026, au rythme de la culture et du savoir, à l’occasion du lancement officiel de la 18e édition des « 72 Heures du Livre ». Organisée au lac Gbassikolo, cette cérémonie d’ouverture a rassemblé autorités publiques, diplomates, professionnels du livre et un large public, confirmant le statut de cet événement comme l’un des rendez-vous culturels majeurs du pays.

Une ouverture entre solennité et performances artistiques

La soirée a débuté par une interprétation solennelle de l’hymne national, portée par Soul Bang’s, accompagné des prytanées militaires. L’ambiance s’est ensuite enrichie de prestations artistiques animées par Kandia Kouyaté et ses collaborateurs, offrant au public un moment mêlant tradition et modernité.

Un événement « mythique » au service du savoir

Prenant la parole, la commissaire générale, Aïcha Kaporo Soumah, a salué la mobilisation des autorités et partenaires, avant de rappeler la longévité et la portée de cette initiative culturelle. Soulignant que « 18 ans, ce n’est pas 18 jours », elle a qualifié les « 72 Heures du Livre » d’événement « mythique » dans le paysage culturel guinéen.

Elle a également mis en avant le thème de cette édition, consacré à la jeunesse et au numérique, qu’elle considère comme un levier de transformation capable de démocratiser l’accès au savoir et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations. Un hommage appuyé a été rendu au fondateur de l’événement, Sansy Kaba Diakité, pour son engagement en faveur de la promotion du livre.

Conakry, une ville engagée pour la culture et la lecture

De son côté, la gouverneure de la ville de Conakry, M’mahawa Sylla, a exprimé sa fierté d’accueillir cette nouvelle édition dans une capitale dont le rayonnement culturel ne cesse de s’affirmer. Elle a rappelé que Conakry, désignée capitale mondiale du livre en 2017, figure désormais parmi les villes créatives de l’UNESCO dans le domaine de la littérature.

Insistant sur le rôle du livre comme vecteur de connaissance et d’ouverture, elle a réaffirmé l’ambition de positionner Conakry comme une référence africaine en matière de promotion de la lecture.

Le numérique, un levier pour élargir l’accès au savoir

Représentant le système des Nations Unies, le coordinateur résident a souligné la portée symbolique de cet événement, organisé le 23 avril, date de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Il a évoqué les défis persistants liés à l’accès au livre, notamment dans les zones reculées, tout en mettant en avant les opportunités offertes par le numérique pour élargir la diffusion du savoir.

Selon lui, les nouvelles technologies ne supplantent pas le livre, mais en renforcent au contraire l’impact, à condition d’accompagner cette transition par des investissements adaptés.

La jeunesse au cœur de la stratégie nationale

Président d’honneur de cette édition, Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence, a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans le développement du pays. Il a rappelé qu’un investissement durable dans l’éducation, la culture et le savoir constitue un préalable essentiel à toute transformation structurelle.

Il a, à ce titre, évoqué les initiatives gouvernementales telles que le programme Simandou 2040 et Simandou Académie, qui placent le capital humain au cœur des priorités nationales.

À travers cette nouvelle édition, les « 72 Heures du Livre » confirment leur vocation : faire du livre un instrument de transmission, d’émancipation et de développement, au service des générations présentes et futures.

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Simandou Academy : le Chef de l’État S.E Mamadi DOUMBOUYA préside la cérémonie officielle de remise du Grand Prix littéraire du Président de la République.

Ce jeudi 23 avril 2026, à l’occasion de la Journée internationale du livre, Conakry a vibré au rythme d’un moment historique : la remise officielle du tout premier Grand Prix Littéraire du Président de la République. Une cérémonie à la fois solennelle et symbolique, qui marque un tournant décisif dans la reconnaissance des arts et des lettres en Guinée conformément au programme Simandou 2040 dans son pilier 2 : Éducation et Culture. Cette vision est portée par S.E le Président Mamadi DOUMBOUYA pour le rayonnement intellectuel et artistique de la Guinée. « À travers Simandou Academy, le Chef de l’État a affirmé son engagement à former les cadres guinéens et les générations futures, un élément clé pour garantir notre souveraineté.
Introduite auprès du Chef de l’État par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat Moussa Moise SYLLA, la rencontre s’est tenue en présence de hautes personnalités, dont le ministre secrétaire général de la
Présidence, le général Amara CAMARA, le ministre directeur de cabinet de la Présidence Djiba DIAKITÉ, le
conseiller personnel du Chef de l’État Thierno Mamadou BAH, ainsi que la gouverneure de la ville de Conakry M’Mahawa SYLLA. À leurs côtés, une délégation de près de 40 acteurs du monde culturel: écrivains, éditeurs et passionnés du livre ainsi des partenaires, réunis autour d’une même ambition : hisser la littérature guinéenne à la hauteur de son potentiel. Car, au-delà d’une simple distinction, ce Grand Prix porte une charge historique forte. Pendant plus de trente ans, écrivains et éditeurs ont espéré sa concrétisation.
Aujourd’hui, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, cette attente devient réalité. Une consécration saluée avecémotion par le Commissaire général des 72 Heures du Livre Sansy Kaba DIAKITÉ, qui a rappelé les avancées majeures enregistrées sous cette gouvernance, notamment la reconnaissance de Conakry par l’UNESCO comme ville créative littéraire, positionnant désormais la capitale guinéenne comme un pôle culturel de référence en Afrique.
Dans son allocution, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat Moussa Moise SYLLA n’a pas manqué de souligner la portée de cet accomplissement : « Ce prix est la plus haute distinction littéraire de notre pays. » Une affirmation qui résonne comme un signal fort envoyé à toute une génération d’auteurs.
Le moment le plus attendu fut sans doute la proclamation des résultats. Quatre (4) écrivains ont été distingués, recevant leurs prix des mains du Chef de l’État lui-même un geste hautement symbolique, traduisant l’engagement personnel du Président en faveur de la culture.
Le Grand Prix Littéraire du Président de la République a été décerné au doyen Lamine Kapi KAMARA pour son œuvre « Nottougol ou l’épreuve de la virginité », un roman dense et engagé qui explore les réalités sociales et les pratiques traditionnelles, notamment l’excision, à travers le destin croisé de deux jumelles. Une œuvre puissante, à l’image d’un auteur dont la plume, depuis plus de trois décennies, éclaire les consciences. Le deuxième prix est revenu à Raymond BAMANE auteur de l’œuvre littéraire « Les Lumières de Lampedusa », une
œuvre qui plonge au cœur des défis migratoirescontemporains, tandis que le troisième prix a été attribué à l’honorable Yamoussa SIDIBÉ pour « Les écumes de la rancœur », un récit poignant ancré dans l’histoire de la traite négrière en Guinée.
Un prix spécial a également distingué l’œuvre « Les soupirs de la vérité » du Commandant Moriba Dantily KEITA, écrivain et officier de l’armée guinéenne (GFS). Un texte puissant qui interroge la mémoire africaine, les blessures de la colonisation et appelle à une prise de conscience collective.
Au-delà des distinctions, chaque lauréat a été honoré d’une récompense exceptionnelle, assortie du titre d’ambassadeur
du livre et de la littérature guinéenne, une manière forte d’inscrire ces voix dans une dynamique de rayonnement national et international. Le montant total s’élève à 500 millions de francs guinéens.
Moment fort également de la cérémonie : la remise d’une médaille au Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA, décernée par la Panafricaine des écrivains, en reconnaissance de son engagement constant pour la promotion de la lecture et de la culture. Une distinction que le Chef de l’État a accueillie avec humilité, réaffirmant sa volonté de faire du livre un levier central de transformation sociale.
« À partir d’aujourd’hui, Conakry est plus que jamais la meilleure capitale du livre », a-t-il déclaré, inscrivant ainsi la culture au cœur du projet national. Pour les acteurs du livre, cette initiative marque un avant et un après. Elle consacre des années d’efforts, mais ouvre surtout une nouvelle ère : celle d’une littérature reconnue, soutenue et valorisée au plus haut niveau de l’État.
Désormais inscrit dans la durée, le Grand Prix Littéraire du Président de la République sera organisé chaque année,
avec une ambition claire : faire de la Guinée une véritable plaque tournante du livre en Afrique.
Une dynamique est lancée. Et cette fois, elle s’écrit.

Source : Site web Présidence de la Guinée.

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Législatives en Guinée : la Cour suprême tranche les contentieux et redessine le paysage électoral.

Le processus électoral en Guinée franchit un tournant décisif. Dans la nuit du 23 avril 2026, la Cour suprême de Guinée a rendu ses décisions définitives sur les recours liés aux candidatures aux élections législatives prévues le 31 mai prochain. Ces arrêts mettent fin au contentieux électoral et entraînent une recomposition partielle du paysage politique, entre réintégrations de formations et rejets de nombreuses contestations.

Plusieurs partis réhabilités dans la course

Saisie à la suite des décisions initiales de la Direction Générale des Élections, la haute juridiction a revu certaines exclusions, notamment sur la liste nationale à la proportionnelle. Plusieurs partis politiques ont ainsi été réintégrés après validation de leurs dossiers de candidature.

Parmi les formations concernées figurent le Notre Intérêt Commun (NIC), le Rassemblement pour la République (RPR), les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), l’Union pour le Développement des Intérêts Républicains (UDIR), l’Union pour la Nouvelle Guinée (UNG), La Nouvelle Guinée (NG) ainsi que l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR).

Dans les circonscriptions uninominales, la Cour a également procédé à des ajustements. Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) est rétabli dans plusieurs zones, notamment à Ratoma et Lambanyi, tandis que le parti Avenir Guinée Nouvelle (AGN) retrouve ses candidatures dans certaines communes, dont Sonfonia et Lambanyi.

Des recours rejetés pour non-respect des délais

Parallèlement, la Cour suprême a déclaré irrecevables plusieurs recours introduits hors des délais légaux. Les requêtes portées par Samuel Kourouma, Mohamed Keita, Théophile Maomou, Lamarana Petty Diallo et Assie Facinet Camara ont ainsi été rejetées pour forclusion, conformément aux règles encadrant le contentieux électoral.

Des contestations écartées sur le fond

Au-delà des questions de procédure, la juridiction a également examiné le fond de plusieurs dossiers. Les demandes introduites par divers candidats et acteurs politiques, notamment Issaéb Kpogomou, Ismaël Baldé, Alsény Bangoura, Mamadou Oury Diallo, Baila Ly, Yacine Gallo et Kerfalla Sano, n’ont pas été retenues, faute d’arguments jugés suffisants.

Des litiges internes aux partis tranchés

La Cour suprême s’est également prononcée sur des différends liés à la composition des listes électorales. À Ratoma, la requête visant à invalider la candidature du parti FIDEL a été rejetée. À Beyla, une tentative d’exclusion de certains candidats a été jugée irrecevable.

Dans le même esprit, la demande du Bloc Libéral visant à substituer un candidat à un autre n’a pas abouti, la Cour estimant que les conditions requises n’étaient pas réunies.

Clôture du contentieux et publication imminente des listes

Avec ces décisions, la Cour suprême met un terme définitif aux contentieux liés aux candidatures. Selon son premier président, Fodé Bangoura, les listes définitives seront publiées sans délai et transmises à la Direction Générale des Élections pour mise en œuvre.

Cette étape ouvre ainsi la voie à la phase finale du processus électoral, dans un contexte marqué par des ajustements juridiques significatifs et une recomposition partielle des forces en présence.

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La Guinée se dote d’un Commandement des opérations spéciales pour renforcer ses capacités militaires.

Par un décret lu à la télévision nationale le mercredi 22 avril 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du Commandement des opérations spéciales (COS), une nouvelle structure stratégique au sein des forces armées guinéennes. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation de l’appareil sécuritaire et de renforcement de la capacité opérationnelle face aux menaces contemporaines.

Une structure interarmées sous autorité militaire centrale

Selon les dispositions du décret, le COS est institué comme un commandement opérationnel interarmées et interservices. Dépourvu de personnalité juridique propre, il est placé sous l’autorité du chef d’état-major général des armées et agit conformément aux orientations stratégiques définies par le chef de l’État.

Cette organisation traduit une approche intégrée de la gestion des opérations spéciales, visant à améliorer la coordination entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité.

Des missions axées sur les opérations d’élite et la lutte contre les menaces asymétriques

Le Commandement des opérations spéciales a pour vocation principale de coordonner et d’employer les unités d’élite placées sous son autorité. À ce titre, il est chargé de planifier, préparer et conduire des opérations spéciales, notamment celles présentant un enjeu stratégique élevé.

Le décret précise également que le COS contribuera au renforcement des capacités d’anticipation et de réaction des forces armées, en particulier dans la lutte contre le terrorisme et les menaces asymétriques. Il devra, en outre, travailler en étroite collaboration avec les services compétents en matière de renseignement opérationnel.

Une composition élargie aux principales forces de sécurité

Le COS repose sur une architecture interarmées et interservices, intégrant des éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale.

Parmi les unités concernées figurent notamment le Groupement des forces spéciales, le Bataillon des troupes aéroportées, le Groupement des forces d’intervention rapide, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale, les fusiliers commandos de l’air et de la marine, ainsi que le Groupement d’intervention de la police nationale.

Cette diversité reflète la volonté des autorités de mutualiser les compétences et les expertises au sein d’un dispositif unifié.

Une organisation structurée et encadrée

Le Commandement des opérations spéciales est organisé autour d’un commandant, assisté d’un commandant adjoint, d’un état-major opérationnel, d’unités spéciales intégrées et de structures de soutien.

Le commandant, nommé par décret, doit être un officier général ou un officier supérieur du grade de colonel, titulaire du brevet de l’École de guerre et justifiant d’une expérience significative dans le domaine des opérations spéciales.

L’état-major opérationnel est chargé de la planification et de la conduite des missions, tandis que les unités intégrées assurent leur exécution sur le terrain. Les structures de soutien garantissent, pour leur part, l’appui logistique, technique et administratif.

Le Commandement des opérations spéciales est constitué d’éléments issus de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, ainsi que de la gendarmerie et de la police nationale.

Parmi les unités concernées figurent notamment :

  • le groupement des forces spéciales (GFS),
  • le bataillon des troupes aéroportées (BATA),
  • le groupement des forces d’intervention rapide (GFIR),
  • le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN),
  • les fusiliers commandos de l’air,
  • les fusiliers marins commandos,
  • ainsi que le groupement d’intervention de la police nationale (GIPPN).

Un outil de coordination sans remise en cause des structures existantes

Le décret insiste sur le principe de non-substitution : le COS n’a pas vocation à se substituer aux forces existantes, mais à en optimiser l’emploi. Il s’agit d’un mécanisme de coordination destiné à renforcer l’efficacité globale des unités d’élite, sans altérer leurs prérogatives respectives.

Modalités de mise en œuvre

Le personnel du COS sera mis à disposition par les ministères en charge de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile. Le commandement aura la responsabilité de leur sélection, de leur formation, de leur entraînement et de leur engagement opérationnel.

Des arrêtés du ministre de la Défense viendront préciser les modalités pratiques d’organisation et de fonctionnement de cette nouvelle structure, tandis que les départements concernés sont chargés de l’application du décret.

Avec la création du COS, la Guinée franchit ainsi une nouvelle étape dans la structuration de so

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Olympiades des Métiers 2026 : au-delà de la compétition, une plateforme d’apprentissage et d’opportunités.

En Guinée, les Olympiades des Métiers 2026 ne se limitent pas à une confrontation de talents entre apprenants issus des écoles professionnelles. L’événement s’impose désormais comme un espace structurant d’apprentissage, de partage d’expériences et de création d’opportunités pour la jeunesse en formation.

Panels thématiques, masterclass animées par des experts, sessions d’entretiens et espaces de réseautage viennent enrichir cette initiative, en la positionnant comme un véritable carrefour de développement des compétences. À travers ces activités, les organisateurs entendent offrir aux participants une immersion concrète dans les réalités du monde professionnel, tout en favorisant les échanges entre formateurs, apprenants et acteurs économiques.

Une immersion ministérielle au cœur des activités

Dans cette dynamique, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, s’est rendu au Palais du Peuple pour s’imprégner du déroulement des activités.

Au cours de sa visite, il est allé à la rencontre des apprenants engagés dans une masterclass, prenant le temps d’échanger avec eux sur leurs parcours, leurs ambitions et les compétences acquises dans le cadre de cette initiative. Cette immersion témoigne de l’attention particulière accordée par les autorités au développement du capital humain et à la valorisation de la formation technique et professionnelle.

Valoriser les talents et rapprocher formation et emploi

Au-delà de la compétition, les Olympiades des Métiers traduisent une ambition plus large : faire de cet événement un levier stratégique de professionnalisation des jeunes et d’adéquation entre formation et besoins du marché du travail.

En mettant en relation directe les apprenants avec des experts et des recruteurs potentiels, cette plateforme contribue à réduire le fossé entre les compétences acquises en formation et les exigences du monde de l’emploi. Elle participe ainsi à la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux défis du développement économique du pays.

À travers cette approche intégrée, les Olympiades des Métiers confirment leur rôle de catalyseur dans la transformation du système de formation professionnelle en Guinée.

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Conakry et Bissau resserrent leurs liens autour d’une mémoire partagée et d’ambitions communes.

En visite de travail et d’amitié à Conakry, le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Ilídio Té Vieira, a été reçu en audience ce mercredi 22 avril 2026 au Palais Mohammed V par le Président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de relance et de consolidation des relations bilatérales entre les deux pays, unies par une histoire commune et des enjeux de développement convergents.

Une reconnaissance appuyée du rôle historique de la Guinée

Au cœur des échanges, la mémoire de la lutte pour l’indépendance de la Guinée-Bissau a occupé une place centrale. Porteur d’un message du Président bissau-guinéen, Ilídio Té Vieira a tenu à exprimer la profonde gratitude de son pays envers la Guinée, dont l’engagement a été déterminant dans le processus de libération.

« La Guinée a joué un rôle très important pour la libération de notre pays. C’est une contribution que nous ne pouvons pas oublier. Le peuple guinéen a consenti d’importants sacrifices, allant jusqu’au don de son sang », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi un devoir de mémoire et de reconnaissance au nom de la nation bissau-guinéenne.

Le chef du gouvernement a également salué le leadership du Président Mamadi Doumbouya, tout en lui adressant ses félicitations pour son accession à la magistrature suprême.

Une coopération bilatérale appelée à se densifier

Conduisant une importante délégation gouvernementale, Ilídio Té Vieira a été introduit auprès du Chef de l’État guinéen par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre Conakry et Bissau, avec une volonté affirmée de structurer davantage les partenariats dans plusieurs secteurs clés.

Parmi les domaines identifiés figurent notamment les ressources naturelles, l’énergie, l’éducation, la culture et le sport. La Guinée-Bissau manifeste un intérêt particulier pour l გამოცდილ de la Guinée dans la valorisation de ses richesses minières, en particulier autour du projet stratégique de Simandou, considéré comme l’un des plus grands gisements de fer au monde.

« Nous sommes venus avec une forte délégation pour travailler avec nos homologues guinéens sur des secteurs prioritaires. L’objectif est de partager les expériences et de renforcer notre coopération dans une logique gagnant-gagnant », a précisé le Premier ministre bissau-guinéen.

Vers une coopération Sud-Sud renforcée

Au-delà des échanges sectoriels, les deux parties ont insisté sur la nécessité de bâtir une coopération Sud-Sud plus structurée, capable de soutenir durablement le développement économique et la stabilité régionale. Cette approche repose sur une meilleure coordination des politiques publiques et un partage accru d’expertises entre États voisins.

De son côté, le Président Mamadi Doumbouya a mis en avant les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur du renforcement de l’intégration sous-régionale et a instruit le Premier ministre Amadou Oury Bah de travailler en étroite collaboration avec son homologue bissau-guinéen afin de traduire ces orientations en actions concrètes.

Cette visite officielle marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation des relations entre Conakry et Bissau, fondées à la fois sur une histoire partagée et une ambition commune de développement.

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Guinée – CPI : Conakry réaffirme son engagement dans le procès du 28 septembre 2009.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne.

Le principe de complémentarité au cœur des échanges

Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus.

Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne.

Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne

La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.

Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation.

Une coopération internationale sous surveillance

En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national.

À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la Guinée.

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Guinée : la Cour suprême se prépare aux enjeux du contentieux électoral.

À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Cour suprême de Guinée a lancé, lundi 20 avril, un atelier stratégique de renforcement des capacités à l’intention de ses magistrats et greffiers. L’objectif affiché est de mieux anticiper et gérer les contentieux électoraux, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus électoral.

Un rôle central dans la consolidation de l’État de droit

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a insisté sur la responsabilité majeure de l’institution en période électorale. Il a souligné la nécessité d’harmoniser les pratiques et d’anticiper les litiges, afin de garantir des décisions rendues avec rigueur, impartialité et célérité.

En tant que juridiction de dernier ressort, la Cour suprême joue un rôle déterminant dans la préservation de la confiance des citoyens et la stabilité institutionnelle.

Une initiative saluée par le ministère de la Justice

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, Ibrahima Sory II Tounkara, a qualifié l’initiative de démarche « anticipatrice », rappelant que la gestion efficace du contentieux électoral constitue un pilier fondamental de la légitimité démocratique.

Il a réaffirmé l’engagement des autorités, sous la conduite du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, à organiser des élections apaisées, transparentes et crédibles.

Des défis techniques et opérationnels à relever

Les échanges ont mis en évidence la complexité croissante du contentieux électoral, marqué par l’évolution des modes de preuve, la multiplication des contestations et la circulation rapide d’informations, parfois erronées.

Dans ce contexte, magistrats et greffiers ont été appelés à renforcer leur maîtrise des normes électorales, à garantir la fiabilité des procédures et à assurer une traçabilité rigoureuse des dossiers, malgré des délais souvent contraints.

Un atelier soutenu par des partenaires techniques

Cet atelier, prévu sur deux jours, bénéficie de l’appui du cabinet Global Expertise Guinée, en partenariat avec International Partnership for Integrity.

Au nom des formateurs, Mountaga Sylla a rappelé que le contentieux électoral constitue un élément central de la souveraineté de l’État, soulignant l’importance de décisions juridictionnelles cohérentes et motivées.

Une préparation globale du processus électoral

Les travaux couvrent l’ensemble des étapes du processus électoral, du pré-scrutin à la proclamation des résultats, en passant par la validation des candidatures et la campagne électorale. Ils s’appuient sur le nouveau code électoral adopté en septembre 2025, avec des études de cas pratiques destinées à renforcer l’efficacité opérationnelle des participants.

Consolider la confiance et prévenir les crises

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé sur l’importance de la crédibilité du juge électoral, fondée à la fois sur sa compétence technique et sur la confiance qu’il inspire.

À travers cette initiative, la Cour suprême de Guinée entend affirmer son rôle de régulateur démocratique, en contribuant à prévenir les crises électorales et à consolider la paix sociale dans le pays.