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Guinée : une nouvelle équipe dirigeante au ministère de l’Économie et des Finances.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a procédé à une série de nominations stratégiques au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Ces décrets, lus à la télévision nationale le lundi 16 mars 2026, s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la gouvernance économique et de modernisation de l’administration publique en Guinée.

Un nouveau socle administratif pour piloter les réformes

Au cœur de cette réorganisation figure la nomination de Mamadou Touré au poste de secrétaire général. Économiste de formation, il aura la responsabilité de coordonner l’ensemble des services du département ministériel, dans un contexte marqué par des enjeux de réformes structurelles et de consolidation budgétaire.

À ses côtés, Nana Youssef Tèninké Diaré est désignée cheffe de cabinet. Spécialiste en gestion des ressources humaines, elle devra assurer la coordination stratégique du cabinet et accompagner la mise en œuvre des priorités ministérielles.

Un collège de conseillers aux profils diversifiés

Le dispositif est complété par une équipe de conseillers couvrant des domaines clés des politiques publiques. Thierno Amadou Bah est nommé conseiller principal, avec une expertise reconnue en finances publiques. Le volet juridique est confié à Abou Dioumessy, tandis qu’Ibrahima Camara prend en charge les questions de finances publiques.

La qualité de la dépense publique, enjeu central dans un contexte de rationalisation budgétaire, sera suivie par Émilie Bernadette Léno. Les questions fiscales reviennent à Adama Souaré, juriste fiscaliste, tandis que Kadiatou Dinah Sampil est nommée conseillère chargée de mission.

Des nominations clés dans les directions stratégiques

Au-delà du cabinet, plusieurs postes de direction ont été renouvelés afin de renforcer l’efficacité de l’appareil économique et financier de l’État.

Le Bureau de Stratégie et de Développement sera dirigé par le Dr Mamadou Saliou Diallo, assisté d’Ibrahima Lincoln Camara comme directeur général adjoint. Aboubacar Diakité est nommé directeur national des Financements, un poste crucial pour la mobilisation des ressources.

La direction générale du Budget est confiée à Mamadi Mariam Traoré, épaulée par Soua Doré en qualité de directrice générale adjointe. Le contrôle des marchés publics, levier essentiel de transparence, est placé sous la responsabilité de Mamy Traoré.

En matière de gestion du patrimoine de l’État et de promotion des investissements privés, Djénabou Boiro Diallo est appelée à diriger la structure dédiée. Le Fonds spécial d’investissement est désormais piloté par Ibrahima Kalil Gueye.

Par ailleurs, Aissatou Yariatou Camara prend la tête de la direction générale des Investissements publics et du système intégré de gestion, tandis que le suivi des programmes et des réformes des finances publiques est confié au Dr Mamadou Barry, nommé secrétaire exécutif de la cellule technique dédiée.

Une volonté affichée de renforcer la gouvernance économique

À travers ces nominations, les autorités guinéennes entendent structurer davantage l’action publique dans un secteur clé pour la stabilité macroéconomique. Le renforcement des équipes techniques et la diversification des profils témoignent d’une volonté de professionnalisation de l’administration financière.

Dans un contexte de transition, marqué par des attentes fortes en matière de transparence, de mobilisation des ressources et de maîtrise des dépenses publiques, cette nouvelle équipe est appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des réformes économiques du pays.

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Guinée : SAKOM met en lumière les figures féminines de l’engagement et du leadership.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’agence de communication SAKOM a donné le coup d’envoi de la deuxième édition de sa campagne « Portraits de Femmes Guinéennes ». Cette initiative vise à célébrer des parcours féminins remarquables et à souligner leur contribution au développement économique et social de la Guinée.

Une vitrine pour des parcours inspirants

Déployée tout au long du mois de mars, la campagne propose une série de portraits consacrés à des femmes issues d’horizons variés, allant de l’entrepreneuriat à l’administration publique, en passant par la santé, l’économie et les industries créatives.

À travers cette démarche, SAKOM entend valoriser les trajectoires individuelles, mettre en avant les engagements professionnels et sociétaux, et offrir des modèles inspirants aux jeunes générations. Dans un contexte où la question de la représentation féminine reste centrale, l’initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du leadership féminin.

Nènè Oumou Keita Diallo, une figure de référence

Parmi les personnalités mises à l’honneur figure Nènè Oumou Keita Diallo, actuelle directrice des finances et des opérations à la Fondation Howard G. Buffett. Forte de plus de 19 années d’expérience dans la gestion financière et stratégique d’organisations internationales, elle s’impose comme une référence dans son domaine.

Son parcours, marqué par la rigueur et l’expertise, lui vaut d’être régulièrement citée parmi les femmes guinéennes influentes, incarnant une nouvelle génération de cadres engagés dans la transformation des institutions.

Un plaidoyer pour un leadership équitable

Réagissant à cette reconnaissance, Nènè Oumou Keita Diallo a mis en avant une vision du leadership fondée sur l’équité et la durabilité des acquis.

Selon elle, « le véritable leadership ne consiste pas seulement à ouvrir des portes, mais à bâtir des systèmes de justice et d’équité qui les maintiennent ouvertes pour toutes ». Une déclaration qui résonne avec les enjeux actuels de gouvernance inclusive et de promotion de l’égalité des chances.

Elle est également connue du grand public comme l’épouse de Mouctar Diallo, ancien ministre de la Jeunesse et ex-président du parti Nouvelle Forces Démocratiques (NFD).

Une initiative au service de la reconnaissance du rôle des femmes

À travers « Portraits de Femmes Guinéennes », SAKOM ambitionne de renforcer la visibilité des contributions féminines dans les sphères économiques, sociales et institutionnelles. L’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large visant à promouvoir une reconnaissance accrue du rôle des femmes dans la construction du développement national.

En mettant en lumière ces trajectoires, la campagne participe à redéfinir les modèles de réussite et à encourager une plus grande inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

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Guinée : le Premier ministre Amadou Oury Bah ouvre une conférence sur les enjeux géopolitiques de l’Afrique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé samedi 14 mars 2026 une conférence scientifique consacrée aux mutations géopolitiques du continent africain à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry, située à Conakry.

Placée sous le thème « L’Afrique au cœur des recompositions géopolitiques contemporaines : souveraineté, sécurité collective et trajectoires de développement », cette rencontre académique a rassemblé enseignants-chercheurs, étudiants et experts venus de Guinée et de plusieurs pays partenaires.

Une rencontre scientifique au croisement de la recherche et des enjeux stratégiques

La conférence s’inscrit dans une dynamique de coopération scientifique entre plusieurs institutions académiques et de recherche. Elle est organisée conjointement par l’École doctorale en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, l’Académie des Sciences de Guinée et l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire basé à Paris.

Les travaux ont permis d’ouvrir un espace de réflexion sur les transformations géopolitiques actuelles, notamment les questions de souveraineté, de sécurité collective et de développement économique sur le continent africain.

L’université, moteur de transformation nationale

Dans son discours d’accueil, le recteur de l’université, Daniel Lamah, a souligné le rôle stratégique des institutions universitaires dans la production du savoir et la consolidation de la souveraineté scientifique des États africains.

Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, le Premier ministre Amadou Oury Bah a insisté sur l’importance des universités dans la construction et la transformation des sociétés contemporaines.

Selon lui, l’enseignement supérieur doit constituer un véritable espace de réflexion stratégique, capable d’éclairer les décisions publiques et d’accompagner les transformations économiques, politiques et sociales du continent.

Renforcer l’enseignement supérieur et valoriser le capital humain

Le chef du gouvernement a également réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes à renforcer les capacités des institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

Dans cette perspective, l’exécutif entend poursuivre les efforts visant à soutenir les enseignants, améliorer les conditions de recherche et valoriser le capital humain, considéré comme un levier essentiel pour le développement et le rayonnement de la Guinée en Afrique de l’Ouest.

Amadou Oury Bah a par ailleurs rappelé que le processus de refondation engagé depuis le Coup d’État du 5 septembre 2021 en Guinée vise notamment à redonner à l’université un rôle central dans la réflexion stratégique et la construction institutionnelle du pays.

Une visite des infrastructures universitaires

En marge de la conférence, le Premier ministre et la délégation qui l’accompagnait ont effectué une visite de plusieurs infrastructures de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry.

La délégation s’est notamment rendue à la Faculté des sciences sociales, à la Faculté des sciences juridiques et politiques ainsi qu’au bâtiment dit « Arabe », actuellement en cours de rénovation.

À cette occasion, les responsables universitaires ont présenté leur vision de développement, fondée sur la modernisation des infrastructures et la mise en œuvre de projets structurants destinés à renforcer l’attractivité et la capacité académique de l’établissement.

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Coopération sanitaire : le Sénégal et les États-Unis concluent un accord de 54 milliards de FCFA.

Le Sénégal et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sanitaire avec la signature, le 13 mars à Dakar, d’un protocole d’accord bilatéral d’une valeur de 90 millions de dollars, soit environ 54 milliards de francs CFA.

D’une durée de cinq ans, ce partenariat stratégique vise à renforcer la souveraineté sanitaire du Sénégal à travers des investissements ciblés dans plusieurs domaines prioritaires de la santé publique.

Un partenariat renforcé pour consolider le système de santé

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, cet accord marque une étape importante dans la coopération sanitaire entre les deux pays, qui dure depuis plus de deux décennies. L’objectif est de soutenir le renforcement du système de santé sénégalais, de prévenir la propagation des maladies infectieuses et d’améliorer les indicateurs sanitaires à l’échelle nationale.

Ce nouveau cadre de collaboration repose sur une vision commune des deux gouvernements : sauver des vies, garantir un financement durable du secteur de la santé et soutenir les priorités sanitaires nationales. Parmi les axes d’intervention figurent notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.

Un financement partagé entre Washington et Dakar

Dans le cadre de ce protocole d’accord, le Département d’État américain, avec l’appui du Congrès, prévoit de mobiliser jusqu’à 63 millions de dollars, soit environ 37,8 milliards de francs CFA, sur une période de cinq ans. Ces fonds serviront à soutenir plusieurs programmes de santé, des initiatives de santé numérique ainsi que des actions d’assistance technique.

De son côté, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à cofinancer le partenariat à hauteur de 27,3 millions de dollars supplémentaires, soit près de 16,3 milliards de francs CFA. Cet engagement vise à renforcer la responsabilité nationale dans la prise en charge des services de santé essentiels, notamment en matière d’approvisionnement en produits médicaux, de ressources humaines et de développement des solutions numériques.

Au total, l’État sénégalais prévoit d’investir 71,4 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de francs CFA, dans le secteur de la santé au cours des cinq prochaines années.

Une transition progressive vers une plus grande autonomie

Selon les autorités américaines, le partenariat maintiendra intégralement, durant la première année, le financement des agents de santé communautaires et des produits médicaux. Une transition progressive est toutefois prévue sur cinq ans afin de transférer progressivement certaines responsabilités aux autorités sénégalaises, notamment en matière d’approvisionnement et de financement des ressources humaines de santé.

Les autorités diplomatiques américaines ont également précisé que cet accord n’entraîne ni une réduction de l’engagement financier des États-Unis ni un transfert immédiat de l’ensemble des programmes actuellement financés. Par ailleurs, il ne prévoit aucun accès aux données médicales privées des patients, lesquelles restent protégées par la législation sénégalaise.

Un partenariat stratégique pour la santé mondiale

Au-delà du renforcement du système sanitaire sénégalais, ce partenariat s’inscrit également dans une logique de coopération internationale en matière de santé publique. Les autorités américaines soulignent qu’un système de santé plus résilient au Sénégal contribue également à limiter les risques de propagation des épidémies à l’échelle mondiale.

Ce nouvel accord illustre ainsi la volonté des deux pays de consolider leurs efforts communs pour améliorer durablement la santé des populations et renforcer la capacité de réponse face aux crises sanitaires futures.

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Guinée : le Conseil supérieur de défense nationale réuni autour du président Mamadi Doumbouya.

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a présidé jeudi 12 mars 2026 une réunion exceptionnelle du Conseil supérieur de défense nationale de Guinée au Palais Mohammed V.

Cette rencontre de haut niveau a été consacrée aux questions liées à la sécurité nationale et à la préservation de la stabilité du pays.

Une réunion de haut niveau autour des enjeux sécuritaires

Plusieurs responsables civils et militaires ont pris part aux travaux, parmi lesquels le président du Conseil national de la transition de Guinée, Dansa Kourouma, le Premier ministre Amadou Oury Bah, ainsi que le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara.

Le directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, des membres du gouvernement et plusieurs responsables de la haute hiérarchie militaire et paramilitaire étaient également présents.

Selon la présidence, les discussions ont porté sur le renforcement de la vigilance et de la coordination entre les différentes institutions chargées de la sécurité nationale.

Des instructions pour renforcer la vigilance et la coordination

Au cours de la réunion, Mamadi Doumbouya a donné des orientations aux responsables des forces de défense et de sécurité afin de mobiliser l’ensemble des dispositifs destinés à garantir la protection des populations et la sécurité des biens sur l’ensemble du territoire national.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer la discipline, la coordination et la réactivité des unités engagées dans les missions de sécurité.

Consolider la stabilité nationale

Cette réunion intervient dans un contexte où les autorités de transition affirment leur volonté de consolider les dispositifs de sécurité et de préserver la stabilité institutionnelle et sociale du pays.

À travers cette concertation au sommet de l’appareil sécuritaire, les autorités entendent maintenir un niveau élevé de vigilance afin de prévenir toute menace susceptible d’affecter la sécurité nationale.

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Guinée : un décret présidentiel redéfinit l’organisation des ministères.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a signé un décret fixant la nouvelle architecture organisationnelle de plusieurs départements ministériels en Guinée. Le texte, rendu public jeudi 12 mars à la télévision nationale, précise la structure administrative, technique et consultative des principaux ministères du gouvernement.

Cette réforme vise à clarifier les responsabilités des différentes entités administratives et à renforcer l’efficacité du fonctionnement de l’appareil d’État.

Une architecture administrative harmonisée

Le décret établit une organisation standardisée pour les ministères concernés. Chaque département est désormais structuré autour de plusieurs composantes clés : un secrétariat général, un cabinet ministériel, des services d’appui, des directions nationales ou générales, des services rattachés, des organismes publics autonomes ainsi que des organes consultatifs.

Cette architecture vise à améliorer la coordination entre les différentes structures administratives et à renforcer la mise en œuvre des politiques publiques.

Le ministère de la Justice structuré autour de l’accès au droit et de la réforme judiciaire

Au sein du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de Guinée, la nouvelle organisation prévoit plusieurs directions nationales chargées notamment de la législation, des affaires criminelles et civiles, de l’administration pénitentiaire, de la promotion des droits humains ou encore de l’accès à la justice.

Parmi les structures prévues figurent également des organismes spécialisés tels que le Centre de formation judiciaire, le Fonds d’aide juridictionnelle ou encore l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués.

Le ministère s’appuie également sur plusieurs organes consultatifs, dont le Conseil supérieur de la magistrature et la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires, liée à l’OHADA.

L’administration du territoire renforcée pour la décentralisation

Le décret précise également l’organisation du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de Guinée. Celui-ci comprend plusieurs directions nationales dédiées notamment à l’administration du territoire, aux collectivités locales et aux libertés publiques.

Le ministère supervise également plusieurs directions générales stratégiques, dont la Direction Générale des Élections de Guinée, la Direction générale des affaires politiques ainsi que la Direction générale de la promotion de la citoyenneté et de la paix.

Plusieurs organismes publics autonomes relèvent également de ce département, notamment l’Agence nationale de financement des collectivités locales et l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires.

Sécurité et protection civile : une organisation renforcée

La nouvelle architecture administrative concerne également le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile de Guinée. Le décret y prévoit plusieurs directions générales majeures, notamment la Direction générale de la Police nationale, la Direction générale de la Protection civile et la Direction générale du renseignement intérieur.

Le dispositif inclut également des structures spécialisées telles que l’Office central anti-drogue, l’Office de répression des délits économiques et financiers ou encore le Bureau national de liaison avec AFRIPOL.

Plusieurs organismes autonomes complètent ce dispositif, dont l’Autorité nationale de la cybercriminalité et des documents sécurisés, l’Office national d’identification ou encore l’École nationale de la police et de la protection civile.

Une réforme administrative élargie à plusieurs ministères

Le décret présidentiel ne se limite pas à ces trois départements. Il définit également la structure organisationnelle d’autres ministères, notamment ceux chargés des Affaires étrangères, de l’Économie et des Finances, de la Modernisation de l’administration ainsi que de l’Emploi et du Travail.

Selon les autorités, cette réforme vise à doter l’administration publique d’une organisation plus cohérente et mieux adaptée aux priorités de gouvernance et de développement du pays.

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Élections du 24 mai en Guinée : la DGE renforce la mobilisation citoyenne.

À l’approche des élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain en Guinée, la Direction Générale des Élections (DGE) intensifie ses initiatives pour encourager une participation citoyenne plus large au processus électoral.

Ce jeudi 12 mars 2026, l’institution électorale a signé plusieurs conventions de collaboration avec différentes plateformes d’acteurs nationaux, notamment des organisations de la société civile, des associations de presse et des représentants du secteur cinématographique. L’objectif est de renforcer les actions d’information, de sensibilisation et de mobilisation des citoyens à l’approche de ces scrutins.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées lors de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 et vise à consolider l’inclusivité du processus électoral guinéen.

Impliquer davantage les acteurs nationaux dans le processus électoral

S’exprimant lors de la cérémonie, la directrice générale de la Direction Générale des Élections, Djenabou Touré, a souligné que ces accords visent à associer davantage les acteurs de la vie nationale aux efforts de sensibilisation et d’information des populations.

Selon elle, les partenaires impliqués interviendront dans plusieurs domaines liés au processus électoral, notamment la communication, la diffusion d’informations pratiques sur les modalités de vote et la mobilisation des citoyens.

La responsable a également indiqué que ces collaborations devraient s’inscrire dans la durée et accompagner l’institution électorale jusqu’aux prochaines échéances, y compris les futures élections sénatoriales.

La société civile appelée à jouer un rôle clé

Présent à la rencontre, Ange Gabriel Haba, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), a rappelé l’importance du rôle traditionnellement joué par les organisations citoyennes dans les processus électoraux.

Selon lui, la société civile contribue depuis plusieurs années à la sensibilisation des populations et à la promotion d’une participation responsable des électeurs. Il a assuré que les organisations membres du CNOSCG accompagneront les autorités électorales dans leurs efforts pour encourager un vote pacifique et informé.

Les médias mobilisés pour l’information des citoyens

Les représentants des médias ont également réaffirmé leur engagement à soutenir les actions d’information du public. Porte-parole des associations de presse présentes, Grégoire Ankou a indiqué que les professionnels de l’information joueront pleinement leur rôle dans l’accompagnement du processus électoral.

Selon lui, les médias contribueront notamment à expliquer aux populations les enjeux des élections, les procédures de vote ainsi que les modalités pratiques du scrutin, afin de permettre aux électeurs de participer en toute connaissance de cause.

Vers des élections plus inclusives et apaisées

À travers ces conventions, la Direction Générale des Élections entend consolider ses partenariats avec les principaux acteurs de la vie nationale. L’implication de la société civile, des médias et des professionnels du secteur culturel vise à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.

Pour les autorités électorales, cette dynamique collaborative devrait favoriser une participation plus large des citoyens et contribuer à l’organisation d’élections crédibles, transparentes et apaisées sur l’ensemble du territoire guinéen.

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Journée internationale des droits des femmes : AGL Guinée et Conakry Terminal célèbrent leurs collaboratrices.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les entreprises AGL Guinée et Conakry Terminal ont organisé une rupture collective du jeûne en l’honneur de leurs collaboratrices. L’événement s’est tenu dans un complexe hôtelier de la capitale guinéenne, réunissant des employées issues de plusieurs services et directions du groupe.

Cette initiative s’inscrivait à la fois dans l’esprit de solidarité du mois de Ramadan et dans la dynamique de célébration du 8 mars, journée dédiée à la promotion des droits et du leadership des femmes.

Mettre en lumière le rôle des femmes dans le secteur portuaire et logistique

La rencontre avait pour objectif de rendre hommage à l’engagement des femmes qui contribuent quotidiennement à la performance et au dynamisme des activités portuaires et logistiques en Guinée.

Collaboratrices administratives, techniciennes et responsables de services ont ainsi partagé un moment d’échanges et de convivialité, favorisant la cohésion interne et le partage d’expériences professionnelles.

Au-delà de la dimension symbolique, cette rencontre a également permis de souligner la place croissante des femmes dans un secteur traditionnellement dominé par les hommes, notamment dans les métiers liés à la logistique et aux opérations portuaires.

Un engagement affirmé en faveur de l’épanouissement professionnel des femmes

Lors de la rencontre, le directeur de AGL Guinée, Ibrahima Diallo, a salué la contribution déterminante des collaboratrices au développement des activités du groupe.

Selon lui, leur professionnalisme, leur capacité d’adaptation et leur engagement constituent des atouts essentiels pour la performance de l’entreprise. Il a également réaffirmé la volonté du groupe de continuer à promouvoir un environnement de travail favorable à l’épanouissement et à la progression professionnelle des femmes.

La soirée a été ponctuée de témoignages et de moments d’échanges, illustrant les valeurs de solidarité, de respect et de cohésion partagées à la fois par la célébration du Ramadan et par la Journée internationale des droits des femmes.

Des entreprises engagées dans la responsabilité sociétale

À travers cette initiative, AGL Guinée et Conakry Terminal réaffirment leur engagement en faveur de la promotion du leadership féminin, de l’égalité des chances et du développement de parcours professionnels inclusifs.

Acteur majeur de la logistique, du transport et du transit en Guinée, AGL Guinée accompagne les flux commerciaux et les opérations portuaires à l’échelle nationale et sous-régionale.

Sa filiale Conakry Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port Autonome de Conakry, joue un rôle stratégique dans la fluidité des échanges commerciaux du pays.

Engagées dans une démarche de responsabilité sociétale, les deux entreprises multiplient chaque année les initiatives solidaires et les actions en faveur du développement social et économique des communautés locales.

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Guinée : plus de 40 permis d’exploitation de carrières retirés par le ministère des Mines

Le Ministère des Mines et de la Géologie de Guinée a annoncé le retrait immédiat de plus de quarante permis d’exploitation de carrières. La décision a été rendue publique le 10 mars 2026 à la télévision nationale, dans le cadre d’une opération de réorganisation du cadastre minier en Guinée.

Selon les autorités, cette mesure vise principalement des sociétés locales et internationales dont les titres d’exploitation étaient arrivés à expiration depuis plusieurs années. L’objectif affiché est de mettre fin à l’occupation inactive de certains périmètres miniers et de rétablir une gestion plus rigoureuse des autorisations d’exploitation.

Une décision appuyée sur le cadre légal

Pour justifier cette opération de « nettoyage » administratif, le ministère s’appuie sur plusieurs dispositions du cadre réglementaire encadrant les activités minières dans le pays. L’arrêté invoque notamment plusieurs articles du Code minier, ainsi que les dispositions du décret de 2014 relatif à la gestion des titres miniers.

Les autorités font également référence à la loi adoptée en 2021 fixant les conditions d’exercice des activités de carrières, ainsi qu’à la loi de 2022 sur le contenu local, qui vise à renforcer la participation nationale dans le secteur extractif.

Les sociétés suivantes perdent leurs droits d’exploitation sur cette roche :

I. Exploitation de Dolérite
Les sociétés suivantes perdent leurs droits d’exploitation sur cette roche :
 * Car Bel Air Mining S.A. (Permis expiré le 24-04-2018)
 * Car International d’Exploitation (Permis expiré le 02-05-2018)
 * Chine-Afrique Business S.A.R.L. (Permis expiré le 23-07-2020)
 * Chine-Haoqiang Mining S.A.R.L. (Permis expiré le 15-11-2020)
 * Shanghai P.U. Zen S.A.R.L. (Deux permis expirés en 2021 et 2022)
 * DCE Construction S.A.R.L. (Deux permis expirés en 2019 et 2020)
 * Société Soumaoro Construction (Soumaco) (Permis expiré le 03-08-2019)
 * Chine 666 Mining Limited S.A.R.L. (Permis expiré le 05-09-2021)
 * Oming Bird Guinea Corporation (Permis expiré le 03-02-2021)
 * Société Cissé S.A.R.L. (Permis expiré le 04-06-2020)
II. Exploitation de Granite
Le granite est la substance la plus touchée par cette vague de retraits, impliquant des acteurs majeurs :
 * Simfer S.A. (Permis expiré le 07-10-2017)
 * Guiter Mining / Guiter S.A. : Cinq titres retirés, dont les dates d’expiration s’étalent de 2020 à 2023.
 * Tudor S.A.R.L. & Tudor S.A.R.L.U. (Titres expirés le 18-03-2021)
 * Guinea Crown Mining Company (S.A. et S.A.R.L.) : Deux permis expirés en février 2021.
 * Société Brasserau Construction (Permis expiré le 24-02-2018)
 * Car Granite d’Industrie et de Commerce (Permis expiré le 02-06-2017)
* Interd’Exploitation Carrière (S.I.E.C.) (Permis expiré le 02-05-2018)
 * Sacko Ingénierie et Construction (Permis expiré le 28-12-2017)
 * Société Guinéen-Brentoche S.A.R.L. (Permis expiré le 18-05-2019)
 * Granitor S.A.R.L. (Permis expiré le 11-09-2020)
 * Sté de Gestion et de Construction Guinéenne (Permis expiré le 19-04-2023)
 * Société Mac Investissement S.A.R.L. (Permis expiré le 19-12-2021)
 * Société Manquepas Agro-Mining S.A.R.L. (Permis expiré le 26-01-2023)
 * Société Guinéenne de Logistique et de Mines (Permis expiré le 24-08-2023)
 * Société FEBI ITC S.A.R.L. (Permis expiré le 06-07-2022)
 * Société Awassou Investment S.A. (Permis expiré le 24-08-2023)
 * Société Carrière de l’Émergence S.A. (Permis expiré le 12-01-2019)
 * Société MAG S.A.R.L. (Permis expiré le 27-10-2018)
III. Sable et Latérite
Le secteur du sable et de la latérite n’est pas épargné :
 * China Road and Bridge Corporation (CRBC) : Retrait d’un permis de latérite expiré le 09-12-2021.
 * Société Sakon Construction S.A.R.L. (Latérite, expiré le 24-04-2023)
 * Société Agacete S.A.R.L. (Sable, expiré le 05-04-2022)
 * Société Guinée Original Co. Ltd S.A.R.L. (Sable, expiré le 04-08-2022)

Projets Guinée
 * Société Moncy S.A.R.L. (Sable, expiré le 12-07-2023)
 Ce coup de balai montre la détermination des autorités de la transition à mettre fin à « l’occupation passive » de titres miniers. En libérant ces périmètres, le gouvernement ouvre la voie à de nouveaux investisseurs capables de respecter les cahiers des charges et les délais légaux.

Un signal envoyé aux investisseurs

À travers cette opération, les autorités de transition entendent mettre fin à la détention inactive de titres miniers et réaffirmer leur volonté d’assainir la gouvernance du secteur extractif.

En libérant ces périmètres, le gouvernement souhaite également ouvrir la voie à de nouveaux investisseurs capables de respecter les cahiers des charges, les obligations contractuelles et les délais légaux, dans un secteur stratégique pour l’économie guinéenne.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya renforce son cabinet civil.

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé le 6 mars à une nouvelle série de nominations au sein de la Présidence de la République. Rendues publiques par décret, ces décisions concernent plusieurs conseillers appelés à intégrer ou à renforcer le cabinet civil du chef de l’État.

Ces désignations s’inscrivent dans une dynamique de réorganisation de l’équipe présidentielle, visant à consolider l’accompagnement stratégique du chef de l’État dans la conduite des politiques publiques durant la période de transition.

Plusieurs profils expérimentés au sein du cabinet

Parmi les personnalités nommées figure Moussa Cissé, désigné conseiller chargé de l’emploi, du travail et de la protection civile. L’ancienne ministre de l’Action sociale, Charlotte Daffé, rejoint également la présidence en qualité de conseillère chargée de l’assainissement et de l’environnement.

Autre nomination notable, celle de Maïmouna Diakhaby, désormais conseillère chargée de la stratégie de croissance et du développement économique.

Dans le domaine juridique, la fonction de conseiller est confiée à Alpha Oumar Camara. Les relations avec les institutions de la République seront, quant à elles, suivies par Antoine Akoye Sovogui.

Les questions liées aux infrastructures et aux transports sont désormais placées sous la responsabilité de Yaya Sow, tandis que le secteur de l’énergie sera suivi par Aly Seydouba Soumah.

Par ailleurs, Thierno Mamadou Bah est nommé conseiller personnel du président de la République.

Des conseillers chargés de mission pour compléter l’équipe

Le décret présidentiel prévoit également la nomination de plusieurs conseillers chargés de mission. Il s’agit de Mamadou Dian Diallo, du Tidiane Traoré, de Balla Koivogui, de Ahmed Badara Aly Diallo, de Kemoko Camara et de Mohammed Fiman Camara.

Une réorganisation après un déplacement présidentiel

Ces nominations interviennent peu après le retour du président Mamadi Doumbouya d’un déplacement à l’étranger, marqué notamment par sa participation au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

À travers ce réaménagement, les autorités entendent renforcer l’appareil de conseil de la présidence afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes engagées et de soutenir l’action gouvernementale dans différents secteurs stratégiques.