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Modernisation de l’arbitrage : la Guinée forme ses arbitres à la technologie VAR.

Le football en Guinée poursuit sa transition vers les standards technologiques du football international. Depuis le 9 mars 2026, le Centre Technique National Chérif Souleymane accueille la phase pratique de formation des arbitres à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).

Organisée sous l’égide de la Fédération Guinéenne de Football (FGF), cette session vise à préparer les officiels de match aux exigences du football moderne, conformément aux normes établies par la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Une immersion technique au cœur de la formation

Prévue jusqu’au 13 mars 2026, cette phase pratique met l’accent sur l’apprentissage opérationnel de la technologie VAR. Les arbitres participants sont confrontés à des simulations de situations de match complexes, leur permettant de tester leur capacité d’analyse, leur rapidité de décision et leur maîtrise des protocoles de communication liés à l’assistance vidéo.

L’objectif est de familiariser les officiels avec l’utilisation concrète de cet outil technologique dans des conditions proches de celles d’une rencontre officielle.

Renforcer la crédibilité de l’arbitrage

Cette formation pratique intervient après une première étape consacrée aux enseignements théoriques, au cours de laquelle les arbitres ont étudié les principes fondamentaux de la VAR ainsi que le cadre réglementaire encadrant son utilisation dans les compétitions officielles.

À travers cette initiative, la Fédération guinéenne de football entend moderniser l’arbitrage national et renforcer les compétences de ses officiels. L’introduction progressive de la technologie VAR devrait contribuer à réduire les erreurs d’arbitrage, améliorer l’équité sportive et renforcer la crédibilité des compétitions nationales sur la scène continentale.

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Armée guinéenne : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations au ministère de la Défense.

Le président de la transition en Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé le 10 mars 2026 à une série de nominations au sein du Ministère de la Défense nationale de Guinée. Ces décisions, rendues publiques par décret à la télévision nationale, concernent plusieurs officiers supérieurs appelés à occuper des fonctions stratégiques au sein des Forces armées guinéennes.

Ces nominations s’inscrivent dans la dynamique de réorganisation et de renforcement de la chaîne de commandement militaire engagée par les autorités de la transition, dans un contexte marqué par la volonté de moderniser les institutions de défense et de consolider la gouvernance au sein de l’appareil sécuritaire.

Trois officiers supérieurs promus à des postes clés

Parmi les principales décisions annoncées, le Général de brigade Sénnah Camara est nommé Inspecteur général des Forces armées. Il aura notamment pour mission de veiller au contrôle, à l’évaluation et au bon fonctionnement des structures militaires.

Le poste d’Inspecteur général adjoint des armées est confié au Général de brigade Boubacar Barry, qui assistera l’inspecteur général dans l’exécution des missions d’inspection et de supervision des unités militaires.

Enfin, le Général de brigade Nfamara Oularé est nommé Secrétaire général de l’État-major général des armées. À ce titre, il sera chargé d’assurer la coordination administrative et le suivi des activités au sein de l’état-major.

Ces nouvelles nominations traduisent la volonté des autorités de renforcer l’efficacité opérationnelle et la structuration de l’appareil militaire dans le cadre du processus de réforme des forces de défense gui

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Droits des femmes : la Guinée participe à la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU.

La Guinée prend part à la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70), organisée au siège des Nations Unies à New York. La délégation guinéenne est conduite par la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Pauline Adeline Patricia Lamah.

Cette rencontre internationale rassemble des représentants des États membres, des organisations internationales ainsi que des acteurs de la société civile autour des enjeux liés aux droits des femmes, à l’égalité de genre et à l’autonomisation féminine à l’échelle mondiale.

Une participation au débat ministériel

La ministre guinéenne a pris part à l’ouverture du débat général du segment ministériel, un espace d’échanges permettant aux pays participants de présenter leurs priorités et leurs initiatives en matière de promotion des droits des femmes.

L’intervention officielle de la Guinée est prévue le 10 mars. À cette occasion, Pauline Adeline Patricia Lamah devrait mettre en lumière les réformes et les programmes engagés dans le pays pour améliorer l’accès à la justice et renforcer la protection des femmes et des filles.

L’identité juridique au cœur des discussions

En marge des travaux de la session, la ministre a également participé à un dialogue de haut niveau organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les échanges ont porté sur la question de l’identité juridique et son rôle déterminant dans l’accès aux droits fondamentaux.

Les discussions ont notamment souligné l’importance de l’enregistrement des naissances et de l’accès à l’état civil, considérés comme des conditions essentielles pour garantir la reconnaissance juridique des individus et assurer la protection effective des droits des femmes et des filles.

La participation de la Guinée à cette session internationale s’inscrit dans la dynamique de coopération multilatérale visant à renforcer les politiques publiques en faveur de l’égalité de genre et de la protection des droits humains.

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Inclusion numérique : Orange Guinée lance l’édition 2026 du programme Hello Women

Orange Guinée a annoncé le lancement de l’édition 2026 de son programme « Hello Women », une initiative destinée à renforcer l’accès des jeunes filles et des femmes guinéennes aux métiers scientifiques, techniques et du numérique. Le programme a été officiellement lancé le 9 mars 2026 en Guinée.

À travers cette initiative, l’opérateur télécom entend contribuer à réduire les inégalités de genre dans les secteurs technologiques, encore largement dominés par les hommes, tout en favorisant l’insertion professionnelle des femmes dans les métiers d’avenir.

Un programme axé sur la sensibilisation et la formation

Le dispositif « Hello Women » repose sur plusieurs activités visant à faire découvrir les opportunités offertes par les filières technologiques. Il prévoit notamment des sessions de sensibilisation aux métiers techniques et du numérique, ainsi que des rencontres avec des professionnelles d’Orange qui partageront leurs parcours et leurs expériences au sein de l’entreprise.

Les participantes auront également l’occasion de bénéficier de stages, d’immersions professionnelles et de visites des installations techniques de l’opérateur, afin de mieux appréhender les réalités du secteur.

Renforcer l’employabilité dans les métiers du numérique

Le programme prévoit en outre des formations courtes destinées à renforcer les compétences numériques des participantes. Ces modules, dispensés au sein de l’Orange Digital Center, porteront notamment sur des domaines clés tels que le codage, le cloud computing, la cybersécurité ou encore la gestion des données.

Dans le même esprit, un hackathon exclusivement féminin sera organisé afin de stimuler l’innovation et encourager l’entrepreneuriat technologique autour de solutions concrètes répondant aux défis de la société guinéenne.

Accompagner les femmes vers des carrières durables

À travers le programme « Hello Women », Orange Guinée ambitionne d’accompagner les femmes tout au long de leur parcours, depuis la découverte des métiers technologiques jusqu’à l’accès à une première expérience professionnelle, voire à une reconversion vers les filières techniques.

L’entreprise souligne que la promotion d’une plus grande présence féminine dans les secteurs scientifiques et numériques constitue un levier essentiel pour le développement de l’innovation et de l’économie numérique en Guinée. Selon l’opérateur, la transformation technologique et économique ne peut se concevoir sans une participation accrue des femmes.

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Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe la répartition des sièges pour les législatives du 24 mai.

Dans un décret rendu public le 9 mars 2026 à la télévision nationale, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a officiellement fixé le nombre de députés par circonscription électorale en vue des élections législatives prévues le 24 mai prochain en Guinée. Ce texte précise l’architecture de la future Assemblée nationale ainsi que les modalités de représentation territoriale.

147 députés au total

Conformément à l’article 151 du Code électoral, le nombre total de parlementaires est établi à 147 députés. Parmi eux, 98 seront élus au scrutin majoritaire à un tour, soit selon un système uninominal (un député par circonscription), soit plurinominal dans certaines zones à forte densité démographique. Le reste des sièges sera attribué selon le mécanisme de représentation proportionnelle de liste nationale.

Cette configuration vise à concilier représentation territoriale et équilibre politique au sein de l’hémicycle.

Une répartition par régions et par circonscriptions

Le décret détaille également la distribution des sièges à travers les différentes régions administratives du pays. Les zones les plus peuplées, notamment certaines préfectures des régions de Kankan, Kindia ou encore Nzérékoré, disposent de plusieurs sièges en raison de leur poids démographique.

Dans la capitale, Conakry, la représentation parlementaire est répartie entre les différentes communes et nouvelles collectivités urbaines, telles que Kaloum, Dixinn, Ratoma, Matoto ou encore Gbéssia.

Par ailleurs, la diaspora guinéenne bénéficiera également d’une représentation spécifique. Trois sièges sont ainsi prévus pour les Guinéens établis à l’étranger, répartis entre les circonscriptions des ambassades en Europe, Asie et Amérique.

Une étape clé dans le processus électoral

La publication de ce décret constitue une étape importante dans la préparation des élections législatives, qui s’inscrivent dans le calendrier de la transition politique en Guinée. Elle intervient alors que les autorités électorales poursuivent l’organisation technique du scrutin, notamment avec l’ouverture prochaine du dépôt des candidatures.

L’objectif affiché par les autorités est de garantir une représentation équilibrée des territoires tout en assurant le bon déroulement d’un scrutin déterminant pour la recomposition des institutions nationales.

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Élections du 24 mai 2026 : ouverture du dépôt des candidatures du 20 au 29 mars.

La Direction Générale des Élections de Guinée (DGE) a annoncé l’ouverture officielle de la période de dépôt des candidatures pour les élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026. Selon l’institution, les dossiers pourront être déposés du 20 au 29 mars 2026, entre 9 heures et 18 heures.

Cette étape marque une phase déterminante du processus électoral en cours dans le pays, en permettant aux partis politiques, aux listes de candidats indépendants ainsi qu’aux candidats individuels de formaliser leur participation au scrutin.

Des modalités de dépôt selon le type de scrutin

Pour les élections législatives organisées au scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle, les dossiers doivent être déposés directement au siège de la DGE, situé dans le quartier Cameroun, dans la commune de Dixinn, à Conakry.

En ce qui concerne les scrutins législatifs majoritaires, qu’ils soient uninominal ou plurinominal, les candidatures seront reçues au niveau des directions communales des élections dans la capitale et auprès des directions préfectorales des élections dans les différentes préfectures du pays.

Pour les Guinéens établis à l’étranger, concernés par le scrutin majoritaire uninominal, les dossiers pourront être soumis soit via une plateforme numérique dédiée, soit directement au siège de la Direction générale des élections à Dixinn.

Les élections communales également concernées

S’agissant des élections communales organisées au scrutin de liste à la représentation proportionnelle, les dossiers de candidature devront être déposés auprès des chefs des services des élections dans les communes urbaines, les communes rurales ainsi que dans celles situées au chef-lieu des préfectures.

La DGE a par ailleurs invité les candidats et leurs mandataires à veiller à la complétude des dossiers et au strict respect des délais fixés, afin d’éviter tout rejet administratif. Cette phase administrative constitue une étape clé pour garantir la régularité et la transparence du processus électoral en Guinée.

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Youssouf Soumah nommé Directeur général du Trésor.

Un décret présidentiel diffusé sur les médias d’État a annoncé un réaménagement au sommet de l’administration financière en Guinée.

À la faveur de cette décision, Youssouf Soumah, jusque-là administrateur de l’Agence des dépôts du Trésor, est nommé Directeur général du Trésor public.

Il succède à Kabinet Traoré, qui prend désormais la tête de l’Agence des dépôts du Trésor, dans le cadre d’une permutation entre les deux responsables.

Un poste clé dans la gestion des finances de l’État

La Direction générale du Trésor public occupe une place stratégique dans l’architecture financière de l’État. Elle est chargée notamment de la gestion de la trésorerie publique, de la centralisation des ressources de l’État ainsi que de l’exécution des opérations financières et comptables du gouvernement.

Le directeur général du Trésor joue ainsi un rôle central dans la régulation des flux financiers publics et dans la mise en œuvre de la politique budgétaire.

Le rôle de l’Agence des dépôts du Trésor

De son côté, l’Agence des dépôts du Trésor assure la gestion et la sécurisation des fonds publics déposés au Trésor. Elle intervient également dans certaines opérations financières réalisées pour le compte de l’État et de plusieurs organismes publics.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a détaillé les motivations précises de cette permutation entre les deux hauts responsables de l’administration financière.

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Guinée : le gouvernement prononce la dissolution de plusieurs partis politiques.

Une décision officielle du ministère de l’Administration du territoire

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé la dissolution de plusieurs partis politiques en Guinée. La décision a été rendue publique à travers un arrêté officiel diffusé sur les médias d’État.

Selon les autorités, ces formations politiques ne respecteraient pas les dispositions légales encadrant le fonctionnement des partis dans le pays. En conséquence, elles sont désormais déclarées non autorisées à exercer des activités politiques sur le territoire national.

Deux formations majeures parmi les partis concernés

Parmi les organisations visées figurent deux acteurs importants de la vie politique guinéenne : le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC), ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Alpha Condé, ainsi que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par l’opposant Cellou Dalein Diallo.

Au total, quarante partis politiques sont concernés par cette mesure administrative. Parmi eux figurent également l’Union des Forces Républicaines (UFR), le Parti Démocratique de Guinée – Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) ou encore l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), ainsi que plusieurs autres formations politiques.

Une mesure prise dans un contexte politique sensible

Cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en Guinée, alors que le pays se prépare à organiser des élections législatives prévues dans les prochains mois.

Pour les autorités, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un processus de mise en conformité des partis politiques avec les exigences juridiques en vigueur, visant à assainir et à restructurer le paysage politique national.

Elle marque néanmoins un tournant important dans la vie politique du pays, compte tenu du nombre de formations concernées et du poids historique de certains partis désormais dissous.

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Recherche scientifique : la Guinée présente sa vision à Lomé lors des Journées du CAMES.

Diaka Sidibé prend part à un rendez-vous académique majeur en Afrique

La ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Diaka Sidibé, est arrivée dimanche 8 mars 2026 à Lomé, au Togo, pour participer à la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), une rencontre de référence pour la coopération universitaire et la recherche sur le continent.

La ministre, qui assure également la présidence du Conseil des ministres du CAMES, a été accueillie à son arrivée à l’aéroport international de Lomé par le ministre délégué togolais chargé de l’Enseignement supérieur, en présence du consul honoraire de la République de Guinée au Togo, Ibrahima Kane.

Une réflexion continentale sur l’avenir de la recherche

Cette édition des Journées scientifiques se tient sous la présidence du chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, autour du thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».

L’événement réunit chercheurs, responsables universitaires et décideurs politiques afin de réfléchir aux moyens de renforcer la coopération scientifique et de mieux structurer les politiques de recherche au sein de l’espace CAMES.

Une conférence ministérielle sur les perspectives de la recherche

Au programme de cette rencontre figure notamment une conférence ministérielle prévue le 9 mars. À cette occasion, Diaka Sidibé interviendra dans un panel consacré aux perspectives de développement de la recherche scientifique dans les pays membres du CAMES.

Les travaux devraient également permettre de présenter la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES, ainsi que ses principaux axes. Ce document stratégique a été élaboré lors d’une réunion tenue à Bamako, au Mali, du 19 au 23 janvier 2026.

La Guinée met en avant ses réformes en matière d’innovation

La délégation guinéenne profitera de cette tribune pour partager l’expérience du pays dans la mise en place d’un cadre réglementaire consacré au développement de la recherche scientifique et de l’innovation.

À travers cette participation, les autorités guinéennes entendent renforcer leur contribution aux dynamiques de coopération académique en Afrique et promouvoir une politique de recherche capable de soutenir durablement le développement économique et social du continent.

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Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant

Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040.

Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes.

Une réponse aux défis hérités du passé

Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement.

Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie.

Un projet de société fondé sur cinq piliers

Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays.

Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption.

Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles.

Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes.

Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations.

Un cadre institutionnel à consolider

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure.

Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution.

Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État.

« Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers.

L’exemple des trajectoires asiatiques

Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

Un appel à la mobilisation nationale

Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme.

Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique durable.