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Kenyans enrôlés dans l’armée russe : Nairobi ouvre un dialogue avec Moscou.

Le gouvernement du Kenya a engagé une démarche diplomatique auprès de la Russie afin de résoudre la situation préoccupante de plusieurs ressortissants kenyans recrutés au sein de l’armée russe. Cette question constitue l’un des principaux enjeux de la visite officielle de deux jours effectuée à Moscou par le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi.

Selon le ministère kényan des Affaires étrangères, cette mission vise notamment à engager des discussions avec les autorités russes afin d’éviter de nouveaux cas de recrutements trompeurs et d’obtenir des clarifications sur la situation des ressortissants kenyans actuellement impliqués dans le conflit.

Les familles réclament des réponses

Cette initiative diplomatique intervient après plusieurs semaines d’inquiétude croissante au Nairobi, où des familles affirment être sans nouvelles de leurs proches partis en Russie pour des raisons professionnelles.

Au début du mois, plusieurs proches de ces ressortissants ont manifesté dans la capitale kenyane pour demander des explications aux autorités. Parmi eux figure Damaris, dont le mari, parti rejoindre l’armée russe, n’a plus donné signe de vie depuis novembre. Pour elle, la visite du ministre représente « le seul espoir » d’obtenir des informations.

Janet, une autre manifestante, dit également attendre des réponses concernant son frère. Selon elle, ce dernier avait quitté le Kenya dans l’espoir d’obtenir un emploi d’agent de sécurité, avant d’être contraint de rejoindre une unité militaire.

Une approche diplomatique privilégiée par Nairobi

Malgré la sensibilité du dossier, le ministre des Affaires étrangères Musalia Mudavadi a insisté sur la volonté de son gouvernement de privilégier le dialogue.

« Il ne s’agit pas d’une confrontation », a-t-il déclaré à la presse, soulignant que Nairobi souhaite trouver une solution par la voie diplomatique.

Au-delà de la question des ressortissants kenyans impliqués dans les opérations militaires, les discussions avec les autorités russes devraient également porter sur la mise en place d’un accord visant à mieux encadrer la présence des étudiants et travailleurs kenyans en Russie.

Des enjeux économiques également au programme

La visite pourrait également ouvrir la voie à un renforcement des relations économiques entre les deux pays. Le gouvernement kenyan souligne notamment le potentiel du marché russe pour plusieurs produits agricoles d’exportation, dont le café, le thé et les fleurs, secteurs clés de l’économie du Kenya.

Un phénomène qui concerne aussi d’autres pays africains

La situation des ressortissants africains impliqués dans les opérations militaires liées à la Russie suscite des préoccupations croissantes sur le continent.

Fin février, l’Afrique du Sud a ainsi annoncé le rapatriement de 15 de ses citoyens, sur 17 ayant sollicité l’aide de leur gouvernement en novembre 2025 après avoir été contraints de rejoindre des unités de mercenaires soutenant l’armée russe.

Ces événements mettent en lumière les risques liés aux recrutements à l’étranger dans un contexte international marqué par les conflits et les tensions géopolitiques.

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Kenya : le lenacapavir, une innovation majeure dans la prévention du VIH.

Le Kenya a entamé l’administration du lenacapavir, un traitement préventif contre le VIH présenté comme une avancée significative dans la lutte contre l’épidémie. Injectable seulement deux fois par an, ce médicament marque une rupture avec les protocoles classiques basés sur une prise quotidienne de comprimés.

Le ministre de la Santé, Aden Duale, a salué « un moment d’espoir » pour les familles kényanes, soulignant le potentiel de cette innovation pour améliorer l’adhésion aux traitements et réduire les nouvelles infections.

Une accessibilité renforcée grâce à un partenariat international

Le Kenya fait partie des neuf pays africains sélectionnés pour introduire ce traitement, déjà déployé dans plusieurs États du continent, notamment en Afrique australe. Cette initiative s’inscrit dans un effort global visant à élargir l’accès aux outils de prévention les plus efficaces.

Un accord conclu avec la société pharmaceutique Gilead Sciences a permis de réduire drastiquement le coût du traitement, désormais estimé à environ 50 euros par an, contre plus de 28 000 dollars aux États-Unis. Pour les bénéficiaires, il sera entièrement gratuit, grâce notamment à l’appui du Fonds mondial.

Les premières 21 000 doses ont déjà été livrées dans le pays, marquant le début concret de cette nouvelle stratégie de prévention.

Un levier stratégique face à une épidémie persistante

Avec environ 1,3 million de personnes vivant avec le VIH, en grande majorité âgées de 15 à 24 ans, le Kenya demeure fortement exposé à l’épidémie. Le lenacapavir apparaît ainsi comme un outil clé pour renforcer la protection des populations les plus vulnérables, en particulier les jeunes.

Au-delà de son efficacité, le traitement présente un avantage majeur en termes de discrétion. Contrairement à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) quotidienne, il limite les visites fréquentes en centre de santé, un facteur déterminant pour de nombreux bénéficiaires.

Des témoignages comme ceux de Samson Mutua, premier bénéficiaire, ou de Peace Lawrence, travailleuse du sexe confrontée à des difficultés d’observance avec les traitements oraux, illustrent l’intérêt concret de cette innovation.

Une avancée dans un contexte de fragilisation des financements

Le lancement du lenacapavir intervient dans un contexte marqué par une réduction progressive de l’aide internationale dédiée à la lutte contre le VIH/sida en Afrique. Cette tendance fragilise les programmes de prévention et de prise en charge sur le continent.

Dans ce cadre, l’introduction de solutions innovantes, plus efficaces et plus adaptées aux réalités sociales, apparaît comme un levier essentiel pour maintenir les progrès réalisés ces dernières années et accélérer la lutte contre l’épidémie.

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Signature d’un Accord d’Exemption de Visa entre le Sénégal et le Kenya.

Le Gouvernement de la République du Sénégal et celui de la République du Kenya ont procédé, ce lundi à Nairobi, à la signature d’un accord d’exemption réciproque de visa entre les deux pays.

Cet accord, signé par les Ministres des Affaires étrangères des deux nations, marque une étape importante dans le renforcement de la coopération bilatérale et la promotion de la libre circulation des personnes entre Dakar et Nairobi.

Désormais, les ressortissants sénégalais et kényans pourront voyager sans visa pour des séjours de courte durée, conformément aux dispositions de l’accord. Cette mesure vise à faciliter les échanges humains, économiques, culturels et touristiques entre les deux pays frères.

Le Gouvernement du Sénégal salue cette avancée diplomatique majeure, qui traduit la volonté commune des deux Chefs d’État de consolider les relations d’amitié et de solidarité africaines, en droite ligne avec les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Par cet accord, le Sénégal et le Kenya réaffirment leur engagement à œuvrer pour une Afrique intégrée, prospère et ouverte, où la mobilité des citoyens devient un levier de développement partagé.

Fait à Nairobi, le 21 octobre 2025
Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

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Kenya : Raila Odinga, ancien Premier ministre, est décédé à l’âge de 80 ans en Inde.

Une figure majeure de la scène politique kenyane s’est éteinte. Raila Amolo Odinga, ancien Premier ministre du Kenya et porte-parole historique de l’opposition, est décédé ce mercredi matin à Kochi, Kerala, suite à un arrêt cardiaque. Il avait 80 ans.

 Parcours et héritage politique

Raila Odinga était une personnalité incontournable de la politique kenyane depuis plusieurs décennies. Né le 7 janvier 1945, il a été acteur clé dans la lutte pour la démocratie, particulièrement durant la transition vers le multipartisme dans les années 1990.

Malgré ses nombreuses tentatives, il n’a jamais remporté la présidence, se présentant à l’élection présidentielle à cinq occasions (1997, 2007, 2013, 2017, 2022) mais essuyant autant de défaites. Ces candidatures l’ont cependant toujours positionné comme un leader de l’opposition respecté, souvent critiqué, mais toujours écouté.


Les circonstances de sa mort

Raila Odinga se trouvait pour un traitement en Inde, plus précisément dans un hôpital ayurvédique à Koothattukulam, dans l’État du Kerala. Lors d’une promenade matinale dans les locaux de l’hôpital, il aurait soudainement eu des difficultés respiratoires, se serait effondré, et aurait été rapidement transporté d’urgence. Les secouristes n’ont malheureusement pas réussi à le réanimer.

Réactions & conséquences immédiates

  • Les hommages ont afflué du Kenya et au-delà. Le président William Ruto a exprimé sa profonde tristesse, tout comme de nombreux dirigeants africains.

  • Pour beaucoup, Odinga restera le symbole de la résistance politique, le défenseur de la justice électorale, de la réforme constitutionnelle (contribution majeure à la constitution de 2010) et du droit à une opposition forte.

  • Sur le plan politique, sa disparition soulève des interrogations sur l’avenir d’Azimio la Umoja, coalition politique à laquelle il était associé, et sur la succession de son rôle de voix critique au sein de l’opposition kenyane.

Une perte au-delà du Kenya

Raila Odinga ne se limitait pas à la politique nationale : il était aussi un acteur de la scène africaine, reconnu pour ses positions sur la démocratie, les droits de l’homme, et la participation citoyenne. Sa mort est considérée comme une perte pour la démocratie africaine et pour tous ceux qui voyaient en lui une voix pour la réforme et l’amélioration institutionnelle.

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Mondiaux d’athlétisme : la Kényane Faith Cherotich décroche l’or sur 3 000 m steeple.

La Kényane Faith Cherotich a marqué l’histoire des championnats du monde d’athlétisme en remportant la médaille d’or sur le 3 000 mètres steeple, confirmant ainsi la suprématie du Kenya dans cette discipline exigeante.

Dans une finale palpitante, Cherotich a su imposer son rythme et dominer ses concurrentes, franchissant la ligne en tête avec autorité. À seulement [âge à préciser] ans, elle s’impose comme l’une des figures montantes de l’athlétisme mondial.

« C’est un rêve devenu réalité. Je dédie cette victoire à mon pays et à tous ceux qui m’ont soutenue », a-t-elle confié après la course, le sourire aux lèvres et le drapeau kényan sur les épaules.

Ce nouveau sacre renforce le statut du Kenya comme terre de champions sur le steeple, une discipline où ses athlètes brillent depuis plusieurs décennies.

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Kenya : un avatar donne vie à la langue des signes grâce à l’intelligence artificielle

Une innovation technologique signée du Kenya révolutionne la communication avec les personnes sourdes ou malentendantes. Un avatar numérique, nommé Ava, traduit en temps réel la parole et le texte en langue des signes kenyane, offrant une solution inédite pour combler la pénurie d’interprètes.

Une technologie inclusive, pensée pour tous

Cette avancée est le fruit du travail d’une start-up kenyane, Signvrse, qui a développé une application baptisée Terp 360. L’avatar utilise des méthodes sophistiquées de capture de mouvement et de l’intelligence artificielle pour interpréter automatiquement les paroles et les textes en langue des signes. L’utilisateur tape une phrase ou parle dans le micro, et Ava la reproduit en signant, en temps réel. Un véritable pont entre communautés, partagé ensuite facilement via messagerie ou réseaux sociaux.

Terp 360 s’adapte même aux particularités linguistiques locales, notamment aux variations dialectales et à l’argot très présent dans certaines régions du Kenya. L’outil s’annonce comme une solution utile dans des contextes tels que l’éducation, les soins médicaux ou l’administration.

Une reconnaissance qui propulse l’initiative

La plateforme a reçu un fort soutien, notamment à travers l’entrée de Signvrse dans un programme d’accélération mené par Google.org. Ce dispositif offre à l’équipe un accompagnement technique spécialisé, des ressources de cloud computing et une mise en réseau stratégique, lui permettant d’étendre la portée de sa solution, d’améliorer la précision de l’avatar et d’envisager le support d’autres langues des signes africaines.

Une réponse concrète à un besoin criant

Au Kenya, des centaines de milliers de personnes sont confrontées à des barrières de communication, notamment dans les secteurs critiques comme l’éducation ou la justice. Reconnaissance officielle ou non, la langue des signes fait face à une grave pénurie d’interprètes. Terp 360 répond à ce défi, en offrant une alternative numérique accessible, efficace et scalable pour rendre l’information publique plus inclusive.

 

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Kenya : fin des visas pour les Africains et Caribéens, un pas vers une intégration renforcée.

Le Kenya marque un tournant diplomatique et économique en annonçant la suppression des visas pour les ressortissants africains et caribéens. Cette décision, saluée par de nombreux observateurs, vise à favoriser la libre circulation des personnes, stimuler le commerce intra-africain et renforcer les liens culturels et économiques avec les nations caribéennes.

Une ouverture stratégique

Cette mesure s’inscrit dans la vision du Kenya de devenir un hub régional pour le tourisme, l’investissement et les affaires. En supprimant les barrières administratives, le pays espère attirer davantage de visiteurs, d’entrepreneurs et d’investisseurs, tout en dynamisant ses secteurs clés comme l’hôtellerie, la technologie et l’agriculture.

Intégration continentale et coopération Sud-Sud

Cette initiative est également perçue comme un geste fort en faveur de l’intégration africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’ouverture aux pays caribéens souligne une volonté de renforcer les relations Sud-Sud, notamment dans les domaines du commerce, de l’éducation et du tourisme.

Un impact attendu sur le tourisme et les échanges

Le Kenya, destination prisée pour ses safaris et son littoral, espère une augmentation significative du flux touristique grâce à cette mesure. Elle devrait aussi faciliter les échanges d’affaires et encourager les diasporas à investir davantage dans le pays.