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Guinée : 940 nouvelles recrues officiellement intégrées à la Police nationale

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a procédé à l’intégration officielle de 940 nouveaux agents au sein de la Police nationale de Guinée, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo.

L’événement a réuni l’ensemble des responsables de l’institution policière, notamment l’Administrateur général de police, Djénaba Sory Camara, marquant une étape importante dans le processus de renforcement des effectifs et de modernisation des forces de sécurité.

Servir la Nation, un engagement avant tout moral

Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement des jeunes recrues, soulignant qu’elles ont choisi de servir la Nation avant même la formalisation administrative de leur statut. Un geste qu’il a présenté comme le reflet d’un profond sens du devoir et du patriotisme.

Rappelant la portée symbolique et institutionnelle du port de l’uniforme, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo a insisté sur les valeurs qui doivent guider l’action policière : loyauté, intégrité et sens du service public. Selon lui, l’uniforme représente avant tout un engagement moral envers la République et les citoyens.

Il a par ailleurs réaffirmé que la formation continue et la professionnalisation des forces de police demeurent au cœur des priorités du département, dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles.

Discipline et professionnalisme au cœur des attentes

De son côté, la Directrice générale de la Police nationale a indiqué que cette intégration répond à une attente forte et légitime en matière de sécurisation du territoire. Djénaba Sory Camara a invité les nouveaux agents à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à exercer leurs fonctions avec discipline, loyauté et sens du devoir.

Elle a également réaffirmé la détermination de la Direction générale à poursuivre, avec professionnalisme et dévouement, sa mission républicaine de protection des personnes et de leurs biens.

À travers cette intégration massive, les autorités entendent consolider les effectifs et adapter l’institution policière aux défis sécuritaires contemporains, dans un contexte où les attentes des populations en matière de sécurité demeurent élevées.

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Coopération institutionnelle : le CNT reçoit une délégation d’ONU Femmes.

La Première Vice-Présidente du Conseil national de la transition (CNT), accompagnée de plusieurs conseillères nationales, a reçu en audience, mardi 3 mars, une délégation du Bureau régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. La rencontre s’est tenue dans la salle Saïfoulaye Diallo du Palais du Peuple, à Conakry.

Cette visite de courtoisie et de travail s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les institutions guinéennes et l’agence onusienne en matière de promotion des droits des femmes et d’autonomisation des filles et des femmes.

Promouvoir l’égalité et réduire les inégalités de genre

Conduite par Dr Maxim Winato, la délégation séjourne en Guinée depuis le début de la semaine avec pour objectif d’appuyer les initiatives nationales visant à réduire les inégalités de genre. À travers ses programmes, ONU Femmes intervient notamment dans l’amélioration des cadres juridiques, le renforcement des capacités institutionnelles et l’évolution des normes sociales afin de favoriser une égalité effective entre les sexes.

Ces échanges interviennent dans un contexte où la question de la participation des femmes à la vie politique, économique et sociale demeure un enjeu majeur pour la consolidation de l’État de droit et du développement durable.

Engagement des autorités de la transition

Au nom du président du CNT, la Première Vice-Présidente a salué la démarche de l’agence onusienne et réaffirmé l’engagement des autorités de la transition en faveur de la valorisation de la femme guinéenne. Elle a présenté les efforts entrepris pour renforcer l’épanouissement des femmes et leur participation active aux processus décisionnels et au développement national.

La rencontre s’est conclue par la remise d’un présent symbolique au représentant d’ONU Femmes, suivie d’une photo de famille, marquant la volonté commune de consolider ce partenariat au service de l’égalité et de l’inclusion.

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Décès de l’Ayatollah Khamenei Guide suprême iranien : l’ambassade d’Iran ouvre un registre de condoléances à Conakry.

La représentation diplomatique de la Iran en Conakry a annoncé, dans un communiqué officiel publié le 3 mars 2026, le décès de Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique. Une disparition que l’ambassade qualifie de « profonde tristesse » et qu’elle présente comme consécutive à une « agression aérienne » survenue le 28 février.

Une perte majeure pour le monde musulman

Dans sa note diplomatique, l’ambassade évoque une épreuve d’une grande ampleur pour la communauté musulmane, soulignant l’influence religieuse et politique du Guide suprême iranien, figure centrale du système institutionnel de la République islamique depuis plusieurs décennies.

Face à cette disparition, la mission diplomatique iranienne en Guinée a décidé d’organiser un hommage officiel afin de permettre aux autorités religieuses et aux fidèles de témoigner leur solidarité.

Un appel à la mobilisation des autorités religieuses

Les imams, les responsables de mosquées ainsi que l’ensemble des croyants sont invités à prendre part à ce moment de recueillement. L’ambassade entend ainsi associer la communauté religieuse locale à cet hommage, dans un esprit de communion et de solidarité.

Ouverture d’un livre de condoléances

Un registre de condoléances sera mis à disposition au siège de l’ambassade, situé à la Cité ministérielle, sur la Corniche Nord à Donka, selon le calendrier suivant :

  • Jeudi 5 mars 2026 : de 14h00 à 17h00

  • Vendredi 6 mars 2026 : de 08h00 à 12h00

Des circonstances dénoncées par Téhéran

Le communiqué, signé par les services diplomatiques iraniens, dénonce fermement les conditions de cette disparition, imputées à une opération militaire étrangère. Cette prise de position intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une recrudescence des affrontements et des rivalités géopolitiques au Moyen-Orient.

Au-delà de l’hommage, cette annonce souligne également les répercussions internationales de la disparition d’une figure majeure de la scène politique et religieuse iranienne.

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Crise au Moyen-Orient : des Guinéens bloqués en Inde après la paralysie du trafic aérien.

Des ressortissants guinéens se retrouvent actuellement immobilisés en Inde, conséquence directe des perturbations du trafic aérien liées aux tensions militaires entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Parmi eux figure Abdoul Aziz Sow, sélectionneur du Syli national de mini-football, contraint de prolonger son séjour dans un contexte incertain.

Des déplacements suspendus et des aéroports saturés

Initialement attendu à Conakry ce mercredi 4 mars, le technicien guinéen voit son retour compromis par la fermeture de plusieurs aéroports et la suspension de nombreux vols internationaux dans la région.

Contacté sur place, il décrit une situation particulièrement tendue dans les principaux hubs aériens indiens, notamment à l’Aéroport international Chhatrapati-Shivaji, où l’afflux de passagers et l’immobilisation des avions ont rapidement conduit à une saturation des infrastructures.

Selon son témoignage, l’engorgement ne se limite pas aux vols internationaux : les liaisons domestiques sont également affectées, compliquant davantage les déplacements internes pour les voyageurs en attente de solutions alternatives.

Une communauté en difficulté

Au-delà de sa propre situation, Abdoul Aziz Sow alerte sur les difficultés rencontrées par de nombreux compatriotes. Plusieurs ressortissants guinéens, notamment des commerçantes venues effectuer des achats en prévision du Ramadan, se retrouvent bloqués avec leurs bagages, sans perspective immédiate de retour.

D’autres voyageurs, présents en Inde pour des raisons médicales, font également face à une impasse, faute de vols disponibles. Cette situation alimente une inquiétude croissante au sein de la communauté guinéenne, confrontée à des conditions de séjour prolongé et imprévu.

Une attente suspendue à l’évolution du conflit

Dans ce contexte, marqué par l’incertitude autour de l’évolution de la crise au Moyen-Orient, aucune reprise du trafic aérien n’a encore été annoncée. Les voyageurs restent ainsi dans l’expectative, espérant un rétablissement rapide des liaisons internationales.

Pour ces ressortissants guinéens, l’urgence est désormais de pouvoir regagner leur pays dans les meilleurs délais, alors que la situation géopolitique continue de peser lourdement sur la mobilité internationale.

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Coopération culturelle : Conakry et Paris renforcent leur partenariat stratégique.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a reçu mercredi à Conakry l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération culturelle entre les deux pays.

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de relance et de structuration du partenariat culturel franco-guinéen, à un moment où les autorités guinéennes entendent faire des industries culturelles et créatives un levier de développement économique et de rayonnement international.

Autour de l’ambassadeur figuraient notamment les co-directrices du Centre culturel franco-guinéen (CCFG), Lucie Toua et Hadja Djariou Bah, ainsi que la directrice générale adjointe de l’Agence française de développement (AFD), Marie Dubuffet. Côté guinéen, plusieurs responsables du ministère ont pris part aux échanges, dont le chef de cabinet et les principaux cadres en charge des industries culturelles.

Des projets structurants à l’agenda

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers majeurs : la modernisation du Centre culturel franco-guinéen, la construction d’une médiathèque, la promotion du livre, la création d’une Maison des industries culturelles et créatives (ICC), la mise en place d’une École nationale du cirque ainsi que la rénovation et l’extension du Musée national de Guinée.

L’ambassadeur de France a salué la nomination du ministre et réaffirmé la volonté de son pays d’aligner son appui sur les priorités définies par les autorités guinéennes. Il a souligné l’importance du CCFG comme plateforme centrale de coopération culturelle et évoqué les efforts engagés pour réhabiliter et moderniser ses infrastructures, notamment à travers le développement de nouveaux espaces pédagogiques et l’acquisition d’équipements audiovisuels adaptés aux standards actuels.

Le livre et les industries créatives en priorité

Les responsables du CCFG ont rappelé le rôle du centre comme espace d’échanges entre artistes, entrepreneurs culturels et acteurs institutionnels des deux pays. Une attention particulière a été portée à la promotion du livre, dans un contexte où Conakry bénéficie du label de Ville créative de l’UNESCO pour la littérature.

La création d’une médiathèque et le renforcement des actions de soutien à la lecture figurent parmi les priorités exprimées par le ministre, qui souhaite donner une traduction concrète à cet engagement international.

L’AFD engagée sur plusieurs fronts

De son côté, l’Agence française de développement a confirmé son soutien au secteur culturel guinéen autour de trois axes principaux : l’appui au patrimoine à travers le financement du projet de rénovation et d’extension du Musée national ; la réalisation d’une étude de faisabilité pour la future Maison des ICC ; et l’accompagnement d’un projet structurant porté par Circus Baobab, intégré au dispositif de formation professionnelle dans le cadre du Programme décennal de l’éducation guinéenne.

Une volonté politique affirmée

En conclusion, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la qualité des échanges et réaffirmé la détermination de son département à faire aboutir ces projets structurants. Il a insisté sur le caractère prioritaire de la médiathèque, du Musée national, de la Maison des ICC et de l’École nationale du cirque, présentés comme des piliers d’une politique culturelle ambitieuse.

À travers cette rencontre, Conakry et Paris affichent leur volonté commune de consolider un partenariat culturel orienté vers la modernisation des infrastructures, le soutien à la création et l’émergence d’un écosystème culturel dynamique au service de la jeunesse guinéenne.

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Guinée : Pouvoir d’achat, contenu local, port – les annonces structurantes du président Mamadi Doumbouya

Dans un contexte de relance économique et de renforcement du rôle du secteur privé, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a présenté une série de mesures et orientations destinées à stimuler l’activité économique, protéger le pouvoir d’achat des citoyens, promouvoir la production locale et améliorer les conditions d’opération logistique au Port autonome de Conakry. Ces annonces s’inscrivent dans la dynamique de la vision nationale de développement à long terme, Simandou 2040, et dans un environnement politique marqué par la récente réintégration complète de la Guinée au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 

Préserver le pouvoir d’achat des ménages

À l’approche du mois de Ramadan et du carême chrétien, l’un des thèmes centraux abordés par le président Doumbouya a été la question du coût de la vie et du pouvoir d’achat. Face à la pression inflationniste sur les produits de première nécessité, il a lancé un appel aux opérateurs économiques pour stabiliser les prix des biens de consommation courante, dans un esprit de solidarité nationale et de responsabilité collective. 

Parallèlement, l’État a mis en place des mesures de facilitation logistique visant à réduire les coûts liés à l’importation de marchandises essentielles. Parmi ces mesures figure notamment la suppression temporaire des pénalités portuaires (surestaries) et l’ouverture du Port autonome de Conakry en continu (24 h/24, 7 j/7). L’objectif affiché est de fluidifier les importations, diminuer les charges supportées par les importateurs et, indirectement, atténuer les hausses de prix que subissent les consommateurs. 

Renforcer le contenu local, soutenir la production nationale

Le président Doumbouya a également mis en avant une ambition affirmée de renforcer le contenu local dans l’économie guinéenne, particulièrement dans les secteurs agricoles et agro-industriels. Dans son allocution, il a encouragé les acteurs économiques à produire, transformer et commercialiser davantage de produits locaux, dans l’objectif de :

  • Améliorer la sécurité alimentaire, en réduisant la dépendance aux importations ;

  • Créer de la valeur ajoutée sur le territoire national, via des chaînes de transformation intégrées ;

  • Favoriser l’emploi local, notamment pour les jeunes et les entrepreneurs nationaux. 

Cette orientation s’inscrit dans une vision économique plus large qui vise à consolider l’indépendance productive du pays, tout en attirant des investissements productifs et durables. 

Alléger les coûts logistiques au port

Le fonctionnement du principal port guinéen constitue un enjeu majeur pour la compétitivité du pays, tant pour le commerce extérieur que pour l’approvisionnement interne. Les mesures adoptées par le gouvernement – notamment la suspension des pénalités portuaires et l’extension des horaires d’activité du port – visent à désengorger le trafic des marchandises, à réduire les délais et les coûts logistiques, et à améliorer la capacité du port à servir les besoins économiques nationaux. 

Ces mesures interviennent alors que des initiatives régionales viennent renforcer l’importance du Port autonome de Conakry dans la sous-région. Par exemple, des accords logistiques bilatéraux avec des pays voisins, comme le Mali, visent à diversifier les corridors commerciaux et à élargir l’utilisation des infrastructures portuaires guinéennes. 

Vers une économie inclusive et résiliente

Les annonces du président Doumbouya traduisent une volonté de conjuguer croissance économique, protection sociale et renforcement du tissu productif national. En mettant l’accent sur la stabilité des prix, l’intégration du contenu local, et l’amélioration de l’environnement logistique, les autorités guinéennes affirment leur engagement à soutenir à la fois les opérateurs économiques et les citoyens, tout en préparant le terrain pour une transformation structurelle de l’économie. 

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de consolidation économique, politique et institutionnelle pour la Guinée, qui se donne pour objectif de promouvoir une croissance inclusive et durable au bénéfice de l’ensemble de la population.

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Guinée : vers le recrutement de 35 000 nouveaux fonctionnaires sous la Ve République

La Guinée s’apprête à franchir une étape majeure dans la réforme de son administration publique. Sous l’impulsion des autorités de la Ve République, un vaste programme de recrutement de 35 000 nouveaux fonctionnaires est à l’étude, avec pour objectif de renforcer les capacités de l’État et d’améliorer durablement la qualité des services publics.

Un programme structurant pour l’administration publique

Porté par le Ministère du Travail et de la Fonction Publique, ce projet de recrutement s’inscrit dans une vision globale de modernisation de l’administration guinéenne. Il vise à répondre aux déficits structurels en ressources humaines, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé et les services administratifs déconcentrés.

Selon les autorités, ce recrutement se ferait de manière progressive et planifiée, afin de garantir à la fois la soutenabilité budgétaire et l’efficacité opérationnelle. L’ambition affichée est claire : doter l’État de compétences qualifiées, mieux réparties sur l’ensemble du territoire national.

Une réforme alignée sur les standards de gouvernance moderne

Au-delà du volume des recrutements, le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme de la fonction publique. Le gouvernement entend renforcer les principes de performance, de transparence et de gestion axée sur les résultats, en cohérence avec les standards internationaux de gouvernance publique.

La modernisation envisagée repose notamment sur :

  • la digitalisation des procédures administratives ;

  • l’amélioration de la gestion des carrières et des compétences ;

  • l’introduction d’outils innovants pour optimiser l’organisation et le suivi des services publics.

Cette approche vise à rompre avec une administration perçue comme lourde et peu efficace, au profit d’un appareil d’État plus agile, orienté vers le service au citoyen.

Un impact socio-économique attendu

Sur le plan social, ce programme représente une opportunité significative pour l’emploi, en particulier pour les jeunes diplômés en quête d’insertion professionnelle. L’intégration de nouveaux fonctionnaires pourrait également contribuer à réduire les disparités régionales, en renforçant la présence de l’État dans les zones les plus enclavées.

D’un point de vue économique, le recrutement massif de fonctionnaires, s’il est bien encadré, peut soutenir la consommation intérieure et renforcer la stabilité sociale, tout en posant les bases d’un service public plus performant, facteur clé de développement.

Un enjeu de mise en œuvre

La réussite de ce projet dépendra toutefois de plusieurs facteurs clés : la transparence des processus de recrutement, l’adéquation entre profils recrutés et besoins réels, ainsi que la capacité de l’État à accompagner ces nouvelles recrues par la formation et l’évaluation continue.

En définitive, le recrutement envisagé de 35 000 nouveaux fonctionnaires apparaît comme un levier stratégique pour la transformation de l’administration guinéenne. S’il est conduit avec rigueur et vision, il pourrait marquer un tournant décisif dans la construction d’un État plus efficace, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.

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La CEDEAO entérine le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée et lève toutes les sanctions.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement pris acte du rétablissement de l’ordre constitutionnel en République de Guinée, mettant ainsi un terme au processus de transition politique engagé à la suite des événements de 2021. Cette décision marque une étape majeure dans la normalisation institutionnelle du pays au sein de l’espace communautaire ouest-africain.

La reconnaissance de cette normalité constitutionnelle intervient à la suite de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, suivie de l’investiture du nouveau chef de l’État, le 17 janvier 2026. Ces échéances ont scellé la fin de la transition et ouvert une nouvelle séquence politique pour la Guinée.

Une transition menée à son terme selon la feuille de route convenue

Dans son communiqué final, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO rappelle les fondements juridiques de sa décision, notamment les protocoles communautaires relatifs aux changements anticonstitutionnels de gouvernement. L’organisation revient sur les différentes étapes du dialogue engagé avec les autorités guinéennes lors des sommets extraordinaires de septembre 2021 et février 2023, ainsi que lors de la session ordinaire de juillet 2023.

La CEDEAO souligne que la feuille de route de 24 mois, issue du compromis d’octobre 2022 entre les experts de la Commission et les autorités de Conakry, a été intégralement respectée. Ce calendrier avait pour piliers le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Le déroulement de ces consultations a été jugé satisfaisant par les missions d’observation internationales, notamment celles de la CEDEAO et de l’Union africaine.

Levée immédiate des sanctions et réintégration régionale

Sous l’impulsion du président en exercice de la Conférence, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, et après concertation avec l’ensemble des chefs d’État membres, la CEDEAO a décidé de lever immédiatement l’ensemble des sanctions imposées à la République de Guinée et aux acteurs de la transition. Cette décision consacre la réintégration pleine et entière du pays dans les instances de décision de l’organisation ainsi que dans les programmes d’intégration régionale.

Félicitations au peuple guinéen et attentes pour l’avenir

La Conférence a salué la maturité démocratique du peuple guinéen et félicité le président Mamady Doumbouya pour son élection. Elle l’invite désormais à œuvrer activement au renforcement de la cohésion sociale, à la consolidation de la paix et à la promotion d’une croissance inclusive, bénéfique à l’ensemble de la population.

Tout en exprimant sa reconnaissance aux Nations unies et aux partenaires bilatéraux pour leur accompagnement du processus de transition, la CEDEAO appelle les nouvelles autorités guinéennes à maintenir un dialogue national inclusif et à renforcer l’État de droit, notamment dans la perspective des prochaines élections législatives. L’organisation régionale assure enfin qu’elle continuera de suivre avec attention l’évolution de la situation politique, institutionnelle et sociale en Guinée.

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Coopération Guinée–Union européenne : 2026 annoncée comme une année charnière.

L’Union européenne ambitionne de faire de l’année 2026 un tournant décisif de son partenariat avec la Guinée. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Conakry, l’ambassadeur de l’Union européenne a présenté un portefeuille de projets structurants destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations, renforcer la connectivité régionale et soutenir la transformation économique du pays.

S’inscrivant dans une logique de partenariat à long terme, ces interventions couvrent des secteurs clés tels que l’assainissement urbain, la sécurité routière, les infrastructures de transport et l’énergie.

Assainissement urbain : un centre de stockage des déchets à Zagope

L’amélioration de l’assainissement dans le Grand Conakry figure parmi les priorités annoncées. En partenariat avec le ministère en charge de l’Assainissement, l’Union européenne appuie la réalisation d’un centre de stockage temporaire des déchets à Zagope, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2026.

Ce centre permettra de désengorger la décharge non réglementée de Dar-es-Salam, aujourd’hui saturée, et d’organiser plus efficacement la collecte et le transfert des déchets à partir des zones de tri et de transit implantées dans les quartiers. À terme, le projet vise une amélioration notable de l’hygiène urbaine, de la santé publique et du cadre de vie des habitants de la capitale.

Sécurité routière : vers la création d’un centre national de référence

Autre axe majeur de la coopération : la sécurité routière. L’Union européenne prévoit de soutenir la construction et l’équipement d’un centre national de sécurité routière, accompagné d’une assistance technique complète.

Cette structure aura pour mission de coordonner l’action des centres de contrôle technique, d’harmoniser les normes applicables aux véhicules et de contribuer à la réduction des accidents de la circulation. Un enjeu crucial dans un pays où l’insécurité routière engendre chaque année de lourdes pertes humaines, mais aussi des coûts élevés pour le système de santé et des impacts environnementaux liés à la circulation de véhicules vétustes et fortement polluants.

Infrastructures et intégration régionale : un axe stratégique vers la Guinée-Bissau

Sur le plan des infrastructures de transport, l’ambassadeur de l’UE a mis en lumière un projet routier stratégique reliant la région de Boké à la frontière avec la Guinée-Bissau. Le programme prévoit la construction d’un tronçon de route de 42 kilomètres, ainsi que d’un pont d’environ 300 mètres sur la rivière Kogon, destiné à remplacer un bac aujourd’hui hors service.

Cette infrastructure est appelée à faciliter les échanges commerciaux, améliorer la mobilité des populations et renforcer l’intégration économique entre les deux pays. Le projet s’inscrit dans le cadre de Global Gateway, l’initiative européenne de connectivité mondiale visant à promouvoir des infrastructures durables, résilientes et de qualité dans les pays partenaires.

Énergie : des investissements massifs pour renforcer l’accès à l’électricité

Dans le secteur énergétique, l’Union européenne, en collaboration avec la Banque européenne d’investissement et d’autres partenaires financiers tels que l’Agence française de développement, prévoit de mobiliser des centaines de millions d’euros.

Ces financements visent à renforcer la production, le transport et la distribution d’électricité, avec pour objectif d’améliorer l’accès à une énergie fiable et abordable, condition essentielle au développement industriel, à la création d’emplois et à la compétitivité de l’économie guinéenne.

Un partenariat orienté vers des résultats concrets

À travers ces projets, l’Union européenne affirme sa volonté d’accompagner la Guinée dans des réformes structurelles et des investissements à fort impact social et économique. Pour la délégation européenne, l’année 2026 doit marquer une montée en puissance de cette coopération, avec des résultats visibles pour les populations et un ancrage renforcé de la Guinée dans les dynamiques régionales et internationales de développement.

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Mémoire et héritage : le ministère de la Culture reçoit des afro-descendants du Prince Abdourahamane.

Le ministère de la Culture et de l’Artisanat a accueilli, ce lundi, une délégation d’afro-descendants du Prince Abdourahamane, actuellement en séjour en Guinée, dans le cadre d’une démarche de reconnexion mémorielle et de valorisation du patrimoine historique. L’audience s’est tenue dans la salle de réunion du ministère, sous la conduite de la Secrétaire générale, Ramatoulaye Camara, en présence du chef de cabinet, Thierno Hamidou Bah, du conseiller principal Elhadji Mamadou Aliou Barry, ainsi que des représentants de l’ONG Le Prince.

Un projet de réhabilitation mémorielle au cœur des échanges

Cette rencontre visait à examiner les modalités d’accompagnement institutionnel du ministère dans la mise en œuvre d’un projet porté par l’ONG Le Prince, consacré à la réhabilitation et à la transmission de la mémoire du Prince Abdourahamane. L’initiative s’inscrit en droite ligne des missions du département en matière de sauvegarde du patrimoine culturel, de promotion de l’histoire nationale et de dialogue avec les diasporas africaines.

Au cours des échanges, les membres de la délégation ont présenté leur démarche, centrée sur le retour symbolique vers la terre d’origine de leur aïeul et sur la reconnexion avec les racines historiques et culturelles de la Guinée. Ils ont notamment exprimé leur volonté de se rendre à Timbo, haut lieu de l’histoire guinéenne et espace étroitement lié à la mémoire du Prince Abdourahamane, afin de renforcer les liens avec les communautés locales et de construire des relations durables fondées sur une histoire partagée.

Un appel à l’accompagnement de l’État guinéen

Dans cette perspective, l’ONG Le Prince a sollicité l’appui de l’État guinéen, tant sur le plan institutionnel que technique et financier, pour la concrétisation d’un projet visant à valoriser, préserver et transmettre cet héritage mémoriel aux générations futures. Les porteurs du projet ont souligné l’importance de faire de cette initiative un espace de dialogue interculturel, de recherche historique et de coopération académique.

La mémoire comme levier de coopération et de rapprochement

En réponse, la Secrétaire générale du ministère de la Culture et de l’Artisanat a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de son département à accompagner ce type d’initiatives. Elle a insisté sur le fait que la mémoire ne doit pas être appréhendée uniquement comme un retour vers le passé, mais également comme un outil de rapprochement entre les peuples, de construction de passerelles culturelles et de coopération durable.

L’audience s’est tenue dans un climat d’écoute, de respect mutuel et de collaboration constructive. Elle ouvre la voie à une réflexion conjointe sur les mécanismes concrets par lesquels l’État guinéen pourrait soutenir efficacement ce projet mémoriel. En conclusion, Ramatoulaye Camara a salué la démarche de la délégation et exprimé la reconnaissance des autorités guinéennes pour la confiance accordée à la Guinée dans cette initiative de portée historique et symbolique.