1772650097740 715x375 1 360x320

Guinée : le journalisme en deuil après la disparition d’Abdoulaye Sankara, dit Abou Maco.

Le monde de la presse guinéenne pleure la perte d’Abdoulaye Sankara, affectueusement surnommé Abou Maco, dont le décès laisse un vide profond dans l’univers médiatique.

Une carrière marquée par l’excellence et l’engagement

Journaliste reconnu pour sa rigueur, sa passion pour la vérité et la finesse de ses analyses, Abdoulaye Sankara a su s’imposer comme une voix respectée et écoutée. Sa culture générale et son style unique faisaient de chacun de ses articles un modèle de précision et de clarté.

Ancien directeur adjoint du Bureau de presse de la Présidence de la République sous le président Alpha Condé, il a également collaboré avec de prestigieuses rédactions guinéennes telles que L’Indépendant, Le Diplomate, L’Observateur et La Vérité. Son engagement et son sens du devoir ont marqué durablement le journalisme guinéen.

Un homme apprécié au-delà du professionnalisme

Abou Maco était aussi reconnu pour sa chaleur humaine et son humour, notamment sur les réseaux sociaux où il partageait sa vision du monde avec accessibilité et légèreté. Son décès laisse une génération de journalistes orpheline d’un maître et d’un modèle.

Aujourd’hui, Abdoulaye Sankara s’en est allé, mais son héritage demeure. Sa plume s’est tue, mais son influence continuera d’inspirer les acteurs des médias guinéens pour les années à venir.

Adieu, Abou Maco, et merci pour ton engagement envers le journalisme et la vérité.

FB IMG 1773716508834 768x512 1 360x320

Conakry : un sommet régional pour désamorcer les tensions aux frontières du fleuve Mano.

Réunis ce lundi 16 mars 2026 au Palais Mohammed V de Conakry, les présidents Mamadi Doumbouya, Julius Maada Bio et Joseph Nyumah Boakai ont franchi une étape importante dans la gestion des différends frontaliers qui agitent l’espace du fleuve Mano. Cette rencontre tripartite, élargie à la Côte d’Ivoire, représentée par sa ministre des Affaires étrangères Nialé Kaba au nom du président Alassane Ouattara, marque un tournant vers une approche collective et apaisée.

Une réponse concertée aux tensions frontalières

Au cœur des discussions figuraient les incidents signalés ces derniers mois dans certaines zones frontalières entre la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Face à ces tensions, les chefs d’État ont privilégié une stratégie fondée sur le dialogue politique, la négociation bilatérale et le recours aux mécanismes régionaux de prévention et de règlement des conflits.

Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et le bon voisinage. Ils ont insisté sur la nécessité d’un règlement pacifique des différends, dans un contexte régional où la stabilité reste un enjeu majeur pour la sécurité et le développement.

Renforcement de la coopération sécuritaire sur le terrain

Au-delà des déclarations de principe, des mesures concrètes ont été actées. Les trois pays se sont engagés à intensifier leur coopération sécuritaire à travers l’organisation de patrouilles conjointes le long des frontières, le partage de renseignements et la mise en place de canaux de communication rapide entre les forces déployées.

Parallèlement, les services techniques en charge des questions frontalières ont reçu instruction d’accélérer les travaux de délimitation et de démarcation. L’objectif est de lever les zones d’ambiguïté susceptibles d’alimenter les tensions locales et de prévenir de nouveaux incidents.

Allègement du dispositif militaire guinéen : un signal d’apaisement

Dans la continuité de ces engagements, l’état-major général des armées de la Guinée a annoncé un allègement progressif du dispositif militaire le long des frontières à partir du 17 mars 2026. Cette décision, hautement symbolique, traduit une volonté de désescalade après plusieurs semaines de vigilance renforcée.

Dans son communiqué, l’armée guinéenne a salué le calme et le sens du civisme des populations riveraines, tout en rendant hommage au professionnalisme des forces de défense et de sécurité. Elle a toutefois réaffirmé sa détermination à garantir la protection du territoire national, en appui aux initiatives diplomatiques engagées par les autorités.

Vers une relance de la coopération au sein de l’Union du fleuve Mano

Ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la paix dans la région. Les chefs d’État ont convenu de convoquer, dans un délai d’un mois, une réunion de Union du fleuve Mano afin de relancer les mécanismes de coopération en matière de sécurité et de développement.

Créée pour favoriser l’intégration et la stabilité entre pays voisins, cette organisation apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour accompagner les efforts de prévention des conflits et promouvoir un développement partagé.

Une désescalade progressive en perspective

Entre engagements politiques et mesures opérationnelles, le sommet de Conakry ouvre la voie à une décrispation progressive dans une zone historiquement sensible. En misant sur la concertation et la coopération, les États riverains du fleuve Mano entendent restaurer la confiance et poser les bases d’une stabilité durable.

651165304 1372253554936891 93939199842394922 n 360x320

Conakry accueille un sommet régional sur les tensions frontalières en Afrique de l’Ouest.

Les présidents Mamadi Doumbouya de la Guinée, Joseph Boakai du Liberia et Julius Maada Bio de la Sierra Leone se réunissent ce lundi à Conakry dans le cadre d’un sommet jugé déterminant pour tenter d’apaiser les tensions frontalières qui opposent ces trois pays d’Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents récents le long des frontières communes, notamment entre la Guinée et la Sierra Leone, ainsi qu’entre la Guinée et le Liberia, selon un communiqué publié par la présidence guinéenne.

Des tensions frontalières récurrentes dans une zone stratégique

Les différends frontaliers dans cette région ne sont pas nouveaux. Cependant, les tensions se sont accentuées ces derniers mois dans certaines zones sensibles riches en ressources naturelles.

En 2025, plusieurs incidents ont été signalés entre les forces de sécurité de la Guinée et celles de la Sierra Leone. Parallèlement, des frictions ont également été observées entre les autorités guinéennes et celles du Liberia, notamment autour de territoires contestés et de l’exploitation de ressources minières dans les zones frontalières.

Ces événements ont alimenté les inquiétudes quant à un risque d’escalade susceptible de fragiliser davantage la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO en médiateur, avec l’appui de la Côte d’Ivoire

Face à cette situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris l’initiative de faciliter le dialogue entre les trois États concernés.

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, participe à la rencontre en qualité de facilitateur et de témoin. Son implication vise à renforcer les efforts de médiation régionale et à favoriser la recherche d’un compromis durable entre les parties.

Des discussions centrées sur les frontières et la coopération sécuritaire

Les échanges devraient porter principalement sur la clarification de la délimitation des frontières, la gestion concertée des ressources naturelles situées dans les zones contestées, ainsi que le renforcement des mécanismes de coopération sécuritaire.

Les dirigeants espèrent parvenir à un accord-cadre susceptible de désamorcer les tensions et de restaurer la confiance entre les États voisins. La présence de la CEDEAO et l’implication de la Côte d’Ivoire sont perçues comme un signal fort en faveur d’une approche collective de résolution des différends.

Un rendez-vous décisif pour la stabilité régionale

Au-delà des questions frontalières, ce sommet est considéré par plusieurs observateurs comme une opportunité importante pour consolider la paix et la coopération dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires et économiques.

Le succès de cette rencontre dépendra toutefois de la capacité des dirigeants à privilégier le dialogue, à faire des concessions mutuelles et à traduire leurs engagements en mesures concrètes.

Dans un contexte régional déjà fragilisé, l’issue de ce sommet pourrait ainsi constituer un tournant pour la stabilité et la coopération entre ces trois pays voisins d’Afrique de l’Ouest.

Frontiere Liberia 360x320

Tensions à la frontière Guinée–Liberia : Monrovia appelle au calme après un échange de tirs.

Le gouvernement du Liberia a appelé, jeudi, les populations vivant le long de la frontière avec la Guinée à faire preuve de calme et de retenue, au lendemain d’un incident armé ayant fait un blessé. Les autorités libériennes affirment travailler activement à une désescalade rapide de la situation, alors qu’une enquête a été ouverte et que des discussions diplomatiques sont en préparation.

Un incident armé dans la zone frontalière de Foya

Selon le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Matthew Piah, un échange de tirs s’est produit mercredi dans la zone frontalière du district de Foya District, situé dans le nord du pays, à proximité de la frontière guinéenne.

Au cours de cet incident, un citoyen libérien a été blessé. Les circonstances exactes de l’affrontement restent toutefois à déterminer. Les autorités ont indiqué qu’une enquête est actuellement en cours afin d’établir les responsabilités et de reconstituer précisément le déroulement des faits.

Appel à la retenue des populations locales

Face au risque d’escalade, le gouvernement libérien a lancé un appel à la retenue à l’attention des habitants des communautés frontalières.

« Le gouvernement du Liberia réitère son appel aux citoyens, en particulier ceux vivant dans les communautés proches de la frontière, à rester calmes et à respecter la loi », a déclaré le ministre Jerolinmek Matthew Piah lors d’un point de presse.

Dans le même temps, des forces de sécurité ont été déployées dans le district de Foya District afin de stabiliser la zone et de prévenir tout nouvel incident.

Une mission diplomatique attendue à Conakry

Dans une démarche visant à apaiser rapidement les tensions, le gouvernement libérien a annoncé l’envoi imminent d’une délégation officielle en Conakry. Cette mission, attendue dans les prochaines 24 heures, aura pour objectif d’engager un dialogue direct avec les autorités guinéennes afin de clarifier la situation et de prévenir toute détérioration des relations bilatérales.

Un contexte régional déjà sensible

Cet épisode survient dans un climat régional marqué par plusieurs tensions frontalières en Afrique de l’Ouest. Fin février, la Guinée et la Sierra Leone s’étaient mutuellement accusées d’incursions militaires dans leur zone frontalière commune, ravivant les inquiétudes quant à la stabilité sécuritaire dans la région.

Dans ce contexte, les autorités libériennes affirment privilégier la voie du dialogue et de la coopération diplomatique afin d’éviter toute escalade et de préserver la stabilité le long de cette frontière stratégique.

FB IMG 1770418687586 360x320

Journée internationale des droits des femmes : Mamadi Doumbouya rend hommage aux Guinéennes.

Un message présidentiel à l’occasion du 8 mars

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars 2026 autour du thème « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles », le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a adressé un message d’hommage aux femmes du pays ainsi qu’à celles d’Afrique et du reste du monde.

Dans sa déclaration, le chef de l’État a salué la contribution essentielle des femmes à la vie sociale, économique et familiale. Il les a notamment décrites comme « le cœur battant des familles » et « la force silencieuse des communautés », soulignant leur courage, leur résilience et leur engagement quotidien dans la construction de la société.

La promotion des droits des femmes au cœur de l’action publique

Le président guinéen a également rappelé l’engagement qu’il avait pris lors de son investiture, le 17 janvier 2026, affirmant que son mandat serait aussi celui des femmes. Il a réitéré sa volonté de faire de la promotion des droits des femmes une priorité de l’action publique.

Selon lui, aucune nation ne peut prétendre à un développement durable sans garantir pleinement les droits des femmes et des filles, ni sans mettre en œuvre des politiques concrètes favorisant l’égalité et la justice sociale.

Un appel à poursuivre les efforts collectifs

S’adressant aux femmes présentes dans les villes, les villages, les marchés, les écoles, les administrations et les foyers, Mamadi Doumbouya a souligné que la Nation reconnaît leur rôle et compte sur leur contribution pour bâtir un pays plus juste et prospère.

Le chef de l’État a enfin appelé à poursuivre les efforts collectifs en faveur de l’égalité et de l’inclusion, afin de construire une Guinée plus forte, plus équitable et résolument tournée vers l’avenir.

FB IMG 1772668596714 750x563 1 360x320

Guinée : 940 nouvelles recrues officiellement intégrées à la Police nationale

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a procédé à l’intégration officielle de 940 nouveaux agents au sein de la Police nationale de Guinée, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo.

L’événement a réuni l’ensemble des responsables de l’institution policière, notamment l’Administrateur général de police, Djénaba Sory Camara, marquant une étape importante dans le processus de renforcement des effectifs et de modernisation des forces de sécurité.

Servir la Nation, un engagement avant tout moral

Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement des jeunes recrues, soulignant qu’elles ont choisi de servir la Nation avant même la formalisation administrative de leur statut. Un geste qu’il a présenté comme le reflet d’un profond sens du devoir et du patriotisme.

Rappelant la portée symbolique et institutionnelle du port de l’uniforme, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo a insisté sur les valeurs qui doivent guider l’action policière : loyauté, intégrité et sens du service public. Selon lui, l’uniforme représente avant tout un engagement moral envers la République et les citoyens.

Il a par ailleurs réaffirmé que la formation continue et la professionnalisation des forces de police demeurent au cœur des priorités du département, dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles.

Discipline et professionnalisme au cœur des attentes

De son côté, la Directrice générale de la Police nationale a indiqué que cette intégration répond à une attente forte et légitime en matière de sécurisation du territoire. Djénaba Sory Camara a invité les nouveaux agents à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à exercer leurs fonctions avec discipline, loyauté et sens du devoir.

Elle a également réaffirmé la détermination de la Direction générale à poursuivre, avec professionnalisme et dévouement, sa mission républicaine de protection des personnes et de leurs biens.

À travers cette intégration massive, les autorités entendent consolider les effectifs et adapter l’institution policière aux défis sécuritaires contemporains, dans un contexte où les attentes des populations en matière de sécurité demeurent élevées.

B4624113 3be5 4d2c bfbf 316fa6c8c64c 1200x847 1 360x320

Coopération institutionnelle : le CNT reçoit une délégation d’ONU Femmes.

La Première Vice-Présidente du Conseil national de la transition (CNT), accompagnée de plusieurs conseillères nationales, a reçu en audience, mardi 3 mars, une délégation du Bureau régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. La rencontre s’est tenue dans la salle Saïfoulaye Diallo du Palais du Peuple, à Conakry.

Cette visite de courtoisie et de travail s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les institutions guinéennes et l’agence onusienne en matière de promotion des droits des femmes et d’autonomisation des filles et des femmes.

Promouvoir l’égalité et réduire les inégalités de genre

Conduite par Dr Maxim Winato, la délégation séjourne en Guinée depuis le début de la semaine avec pour objectif d’appuyer les initiatives nationales visant à réduire les inégalités de genre. À travers ses programmes, ONU Femmes intervient notamment dans l’amélioration des cadres juridiques, le renforcement des capacités institutionnelles et l’évolution des normes sociales afin de favoriser une égalité effective entre les sexes.

Ces échanges interviennent dans un contexte où la question de la participation des femmes à la vie politique, économique et sociale demeure un enjeu majeur pour la consolidation de l’État de droit et du développement durable.

Engagement des autorités de la transition

Au nom du président du CNT, la Première Vice-Présidente a salué la démarche de l’agence onusienne et réaffirmé l’engagement des autorités de la transition en faveur de la valorisation de la femme guinéenne. Elle a présenté les efforts entrepris pour renforcer l’épanouissement des femmes et leur participation active aux processus décisionnels et au développement national.

La rencontre s’est conclue par la remise d’un présent symbolique au représentant d’ONU Femmes, suivie d’une photo de famille, marquant la volonté commune de consolider ce partenariat au service de l’égalité et de l’inclusion.

Image 360x320

Décès de l’Ayatollah Khamenei Guide suprême iranien : l’ambassade d’Iran ouvre un registre de condoléances à Conakry.

La représentation diplomatique de la Iran en Conakry a annoncé, dans un communiqué officiel publié le 3 mars 2026, le décès de Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique. Une disparition que l’ambassade qualifie de « profonde tristesse » et qu’elle présente comme consécutive à une « agression aérienne » survenue le 28 février.

Une perte majeure pour le monde musulman

Dans sa note diplomatique, l’ambassade évoque une épreuve d’une grande ampleur pour la communauté musulmane, soulignant l’influence religieuse et politique du Guide suprême iranien, figure centrale du système institutionnel de la République islamique depuis plusieurs décennies.

Face à cette disparition, la mission diplomatique iranienne en Guinée a décidé d’organiser un hommage officiel afin de permettre aux autorités religieuses et aux fidèles de témoigner leur solidarité.

Un appel à la mobilisation des autorités religieuses

Les imams, les responsables de mosquées ainsi que l’ensemble des croyants sont invités à prendre part à ce moment de recueillement. L’ambassade entend ainsi associer la communauté religieuse locale à cet hommage, dans un esprit de communion et de solidarité.

Ouverture d’un livre de condoléances

Un registre de condoléances sera mis à disposition au siège de l’ambassade, situé à la Cité ministérielle, sur la Corniche Nord à Donka, selon le calendrier suivant :

  • Jeudi 5 mars 2026 : de 14h00 à 17h00

  • Vendredi 6 mars 2026 : de 08h00 à 12h00

Des circonstances dénoncées par Téhéran

Le communiqué, signé par les services diplomatiques iraniens, dénonce fermement les conditions de cette disparition, imputées à une opération militaire étrangère. Cette prise de position intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une recrudescence des affrontements et des rivalités géopolitiques au Moyen-Orient.

Au-delà de l’hommage, cette annonce souligne également les répercussions internationales de la disparition d’une figure majeure de la scène politique et religieuse iranienne.

20260301151108 62418512 360x320

Crise au Moyen-Orient : des Guinéens bloqués en Inde après la paralysie du trafic aérien.

Des ressortissants guinéens se retrouvent actuellement immobilisés en Inde, conséquence directe des perturbations du trafic aérien liées aux tensions militaires entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Parmi eux figure Abdoul Aziz Sow, sélectionneur du Syli national de mini-football, contraint de prolonger son séjour dans un contexte incertain.

Des déplacements suspendus et des aéroports saturés

Initialement attendu à Conakry ce mercredi 4 mars, le technicien guinéen voit son retour compromis par la fermeture de plusieurs aéroports et la suspension de nombreux vols internationaux dans la région.

Contacté sur place, il décrit une situation particulièrement tendue dans les principaux hubs aériens indiens, notamment à l’Aéroport international Chhatrapati-Shivaji, où l’afflux de passagers et l’immobilisation des avions ont rapidement conduit à une saturation des infrastructures.

Selon son témoignage, l’engorgement ne se limite pas aux vols internationaux : les liaisons domestiques sont également affectées, compliquant davantage les déplacements internes pour les voyageurs en attente de solutions alternatives.

Une communauté en difficulté

Au-delà de sa propre situation, Abdoul Aziz Sow alerte sur les difficultés rencontrées par de nombreux compatriotes. Plusieurs ressortissants guinéens, notamment des commerçantes venues effectuer des achats en prévision du Ramadan, se retrouvent bloqués avec leurs bagages, sans perspective immédiate de retour.

D’autres voyageurs, présents en Inde pour des raisons médicales, font également face à une impasse, faute de vols disponibles. Cette situation alimente une inquiétude croissante au sein de la communauté guinéenne, confrontée à des conditions de séjour prolongé et imprévu.

Une attente suspendue à l’évolution du conflit

Dans ce contexte, marqué par l’incertitude autour de l’évolution de la crise au Moyen-Orient, aucune reprise du trafic aérien n’a encore été annoncée. Les voyageurs restent ainsi dans l’expectative, espérant un rétablissement rapide des liaisons internationales.

Pour ces ressortissants guinéens, l’urgence est désormais de pouvoir regagner leur pays dans les meilleurs délais, alors que la situation géopolitique continue de peser lourdement sur la mobilité internationale.

628934038 1215917367392854 165281646153298087 n 360x320

Coopération culturelle : Conakry et Paris renforcent leur partenariat stratégique.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a reçu mercredi à Conakry l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération culturelle entre les deux pays.

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de relance et de structuration du partenariat culturel franco-guinéen, à un moment où les autorités guinéennes entendent faire des industries culturelles et créatives un levier de développement économique et de rayonnement international.

Autour de l’ambassadeur figuraient notamment les co-directrices du Centre culturel franco-guinéen (CCFG), Lucie Toua et Hadja Djariou Bah, ainsi que la directrice générale adjointe de l’Agence française de développement (AFD), Marie Dubuffet. Côté guinéen, plusieurs responsables du ministère ont pris part aux échanges, dont le chef de cabinet et les principaux cadres en charge des industries culturelles.

Des projets structurants à l’agenda

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers majeurs : la modernisation du Centre culturel franco-guinéen, la construction d’une médiathèque, la promotion du livre, la création d’une Maison des industries culturelles et créatives (ICC), la mise en place d’une École nationale du cirque ainsi que la rénovation et l’extension du Musée national de Guinée.

L’ambassadeur de France a salué la nomination du ministre et réaffirmé la volonté de son pays d’aligner son appui sur les priorités définies par les autorités guinéennes. Il a souligné l’importance du CCFG comme plateforme centrale de coopération culturelle et évoqué les efforts engagés pour réhabiliter et moderniser ses infrastructures, notamment à travers le développement de nouveaux espaces pédagogiques et l’acquisition d’équipements audiovisuels adaptés aux standards actuels.

Le livre et les industries créatives en priorité

Les responsables du CCFG ont rappelé le rôle du centre comme espace d’échanges entre artistes, entrepreneurs culturels et acteurs institutionnels des deux pays. Une attention particulière a été portée à la promotion du livre, dans un contexte où Conakry bénéficie du label de Ville créative de l’UNESCO pour la littérature.

La création d’une médiathèque et le renforcement des actions de soutien à la lecture figurent parmi les priorités exprimées par le ministre, qui souhaite donner une traduction concrète à cet engagement international.

L’AFD engagée sur plusieurs fronts

De son côté, l’Agence française de développement a confirmé son soutien au secteur culturel guinéen autour de trois axes principaux : l’appui au patrimoine à travers le financement du projet de rénovation et d’extension du Musée national ; la réalisation d’une étude de faisabilité pour la future Maison des ICC ; et l’accompagnement d’un projet structurant porté par Circus Baobab, intégré au dispositif de formation professionnelle dans le cadre du Programme décennal de l’éducation guinéenne.

Une volonté politique affirmée

En conclusion, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la qualité des échanges et réaffirmé la détermination de son département à faire aboutir ces projets structurants. Il a insisté sur le caractère prioritaire de la médiathèque, du Musée national, de la Maison des ICC et de l’École nationale du cirque, présentés comme des piliers d’une politique culturelle ambitieuse.

À travers cette rencontre, Conakry et Paris affichent leur volonté commune de consolider un partenariat culturel orienté vers la modernisation des infrastructures, le soutien à la création et l’émergence d’un écosystème culturel dynamique au service de la jeunesse guinéenne.