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Guinée : la Chambre des Mines et la CBG renforcent leur coopération en matière de santé.

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) poursuit ses initiatives en faveur du renforcement de la santé dans le secteur minier. Une délégation de l’organisation, conduite par son Directeur exécutif, François Phopho Kamano, a rencontré le 13 août la direction de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), représentée par Mamadou Aliou Barry, Conseiller chargé de mission et Directeur général par intérim.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme Santé de la Chambre des Mines de Guinée, avec un accent particulier sur la prévention et la prise en charge des maladies affectant les communautés et les travailleurs du secteur.

Des échanges autour du Programme Santé

À l’issue de la rencontre avec la direction de la CBG, la délégation de la CMG a tenu une séance de travail avec le comité médical de l’entreprise.

Les discussions ont notamment porté sur la préparation de la remise officielle d’un lot de produits de santé mobilisés auprès du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, avec l’appui du Programme national de lutte contre le VIH/Sida et les Hépatites ainsi que de la Pharmacie centrale de Guinée.

Les participants ont également examiné les modalités de distribution et de dispensation de ces produits, ainsi que les besoins en matière de formation des prestataires de santé et des pairs éducateurs.

Le suivi des indicateurs du programme a constitué un autre volet important des échanges, avec l’objectif de renforcer l’efficacité des actions de prévention et de prise en charge.

Vers un comité santé aux missions élargies

La rencontre a également permis d’aborder la prochaine création du Comité Santé de la Chambre des Mines de Guinée.

Cette nouvelle structure devrait prendre le relais du comité de pilotage consacré au programme VIH/Sida, tout en élargissant son champ d’intervention. Elle devrait notamment intégrer les questions liées aux maladies endémiques, à la santé communautaire ainsi qu’à la santé et à la sécurité au travail.

Cette évolution traduit la volonté de la Chambre des Mines d’inscrire les questions sanitaires dans une approche plus globale, couvrant à la fois les travailleurs du secteur minier et les communautés environnantes.

La santé, un enjeu pour le secteur minier

À travers cette démarche, la CMG entend renforcer la coordination entre les entreprises minières, les structures sanitaires et les autorités publiques afin d’améliorer les dispositifs de prévention et de prise en charge.

La CBG, acteur majeur de l’industrie bauxitique guinéenne, constitue ainsi l’un des partenaires mobilisés dans cette dynamique.

À l’issue des travaux, la Chambre des Mines de Guinée a salué la disponibilité de la direction de la CBG et la qualité des échanges avec son comité médical.

Cette collaboration ouvre ainsi la voie à une approche élargie de la santé dans le secteur minier, avec une attention particulière portée à la prévention, à la santé communautaire et à la sécurité au travail.

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Guinée : le gouvernement ordonne un inventaire général des contrats signés depuis le 5 septembre 2021.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de transmettre l’intégralité des contrats signés depuis le 5 septembre 2021 par leurs ministères respectifs ainsi que par les administrations, agences et organismes placés sous leur tutelle.

Cette instruction, rendue publique à travers une correspondance officielle adressée aux différents départements ministériels, marque une nouvelle étape dans la volonté affichée des autorités de renforcer le contrôle sur la gestion des affaires publiques.

Selon les termes de la note, les ministres sont invités à fournir un état complet des conventions et accords conclus depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), à la suite du coup d’État qui a renversé le président Alpha Condé. L’exercice concerne aussi bien les marchés publics que les contrats de prestation, les partenariats institutionnels ou encore les accords conclus avec des entreprises privées.

Une opération de transparence

Si le gouvernement n’a pas détaillé les motifs exacts de cette initiative, plusieurs observateurs y voient une volonté de disposer d’une photographie exhaustive des engagements contractuels de l’État durant les cinq années de transition.

Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD a fait de la lutte contre la corruption et de l’assainissement de la gestion publique l’un des axes majeurs de son discours politique. Plusieurs audits ont déjà été menés dans différents secteurs, notamment les finances publiques, les infrastructures et les entreprises d’État.

Cette nouvelle démarche pourrait ainsi permettre aux autorités de recenser les engagements financiers pris par les différents ministères, d’en mesurer les implications budgétaires et d’évaluer leur conformité avec les procédures administratives en vigueur.

« Il s’agit probablement d’un exercice destiné à centraliser l’information et à disposer d’une visibilité globale sur les obligations contractuelles de l’État », analyse un spécialiste des politiques publiques à Conakry. « De nombreux contrats sont souvent dispersés entre les ministères et les agences sous tutelle, ce qui complique le suivi et l’évaluation des engagements de l’administration. »

Un examen des années de transition

L’initiative présente une particularité notable : elle couvre exclusivement la période ouverte par le changement de régime du 5 septembre 2021.

Contrairement aux audits précédents qui visaient parfois des actes de gestion remontant aux anciens gouvernements, cette revue concerne les contrats conclus sous la responsabilité de l’administration mise en place par les autorités de Conakry.

Ce choix pourrait témoigner d’une volonté de dresser un bilan de la gestion publique durant la période transitoire, alors que le pays s’apprête à entrer dans une phase décisive de son processus de retour à l’ordre constitutionnel.

La mesure intervient également au moment où les dépenses publiques connaissent une hausse importante liée à la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures, à la préparation d’échéances électorales et à l’accélération des investissements dans les secteurs stratégiques.

Des secteurs particulièrement concernés

Bien que la demande du Premier ministre s’adresse à l’ensemble des départements ministériels, certains secteurs pourraient faire l’objet d’une attention particulière.

Les mines, moteur de l’économie guinéenne, concentrent depuis plusieurs années une part importante des conventions conclues par l’État avec des partenaires nationaux et étrangers. Les infrastructures, l’énergie, les transports ou encore les télécommunications figurent également parmi les domaines où les engagements contractuels sont nombreux et souvent assortis d’importantes implications financières.

La centralisation de l’ensemble de ces contrats permettra aux autorités de disposer d’une base de données consolidée et d’identifier d’éventuels doublons, retards d’exécution ou engagements présentant des risques juridiques et budgétaires.

Vers de nouveaux audits ?

À Conakry, plusieurs analystes estiment que cette collecte pourrait constituer une étape préparatoire à des audits plus approfondis.

Dans de nombreux pays, les opérations de recensement contractuel servent de préalable à des vérifications portant sur la conformité des procédures d’attribution, le respect des obligations contractuelles ou encore la performance des projets financés sur fonds publics.

Le gouvernement n’a toutefois annoncé aucune mesure de contrôle spécifique à ce stade et n’a pas indiqué si cette opération pourrait déboucher sur des révisions ou des renégociations de contrats existants.

Pour l’heure, l’objectif affiché semble être avant tout de disposer d’une vision complète des engagements pris par les administrations depuis le début de la transition.

Un test de gouvernance

Au-delà de son aspect technique, la décision d’Amadou Oury Bah revêt une dimension politique. Elle place sous examen une période durant laquelle le pouvoir militaire a concentré entre ses mains l’essentiel des leviers de décision et de gestion.

Dans un pays où les questions de gouvernance et de transparence demeurent au cœur du débat public, la capacité des autorités à rendre compte de l’utilisation des ressources publiques constitue un enjeu majeur de crédibilité.

Reste désormais à savoir si cet inventaire débouchera sur de simples mesures administratives ou sur une véritable évaluation de la gestion contractuelle de l’État durant les années de transition. Une chose est certaine : en demandant à ses ministres d’ouvrir leurs archives contractuelles, le Premier ministre a lancé une opération dont les conclusions pourraient éclairer certains aspects encore méconnus de la gouvernance depuis le 5 septembre 2021.

Source : Les Nouvellesd’Afrique.

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Guinée : de retour de congé, Son Excellence Mamadi Doumbouya reprend immédiatement les dossiers de l’État.

À peine rentré à Conakry après quelques jours de congé annuel en Grèce, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rapidement repris son agenda institutionnel. Quelques heures seulement après son arrivée, le chef de l’État a présidé un Conseil extraordinaire des ministres élargi, donnant le coup d’envoi à une nouvelle séquence de travail gouvernemental.

Cette reprise intervient après une courte période de repos et traduit la volonté affichée de la présidence de maintenir le suivi des principaux dossiers nationaux sans délai.

Une reprise placée sous le signe des responsabilités institutionnelles

Le Conseil extraordinaire a notamment été marqué par la prestation de serment de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Devant le président de la République et les membres du gouvernement, la nouvelle ministre a officiellement pris ses fonctions conformément aux exigences institutionnelles. Cette cérémonie constitue une étape importante dans l’installation de la nouvelle responsable à la tête d’un département stratégique pour l’administration territoriale et la décentralisation.

Au-delà de cet acte solennel, la réunion a également permis d’examiner plusieurs dossiers liés aux priorités du gouvernement et de définir les orientations nécessaires à la poursuite de l’action publique.

Le 2 octobre déjà au centre des préparatifs

Parmi les échéances évoquées figure la prochaine célébration de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre 2026.

La Guinée commémorera à cette occasion le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 2 octobre 1958.

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ».

Cette thématique entend établir un lien entre la mémoire de l’indépendance et les perspectives d’avenir du pays, avec une attention particulière accordée à la jeunesse guinéenne.

La jeunesse au cœur du message

À travers ce thème, les autorités souhaitent mettre en avant le rôle des jeunes dans la transformation économique et sociale du pays. Éducation, entrepreneuriat, innovation, création d’emplois et participation à la vie nationale figurent parmi les enjeux associés à cette orientation.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur de la prochaine fête nationale intervient également dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer les dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle et du développement des compétences.

Une transition immédiate entre repos et action

Le retour du chef de l’État aura donc été suivi d’une reprise rapide des activités officielles. Du retour à Conakry à la présidence du Conseil extraordinaire des ministres, Mamadi Doumbouya a retrouvé en quelques heures les principaux dossiers de l’agenda gouvernemental.

Cette reprise intervient alors que plusieurs chantiers restent prioritaires pour les autorités, notamment les réformes institutionnelles, le développement des infrastructures, la transformation économique et la préparation des prochaines échéances nationales.

Après quelques jours de congé, le président guinéen renoue ainsi avec le rythme de l’action gouvernementale, dans une période où les attentes restent importantes autour de la mise en œuvre des projets et des engagements annoncés par les autorités.

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Guinée : le général Bienvenu Lamah nommé inspecteur technique

Dans un décret lu à la télévision nationale ce dimanche 16 août 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a nommé le général de brigade Bienvenu Lamah, matricule 19044G, au poste d’inspecteur technique de la Gendarmerie nationale.
Cette nomination intervient après l’acquittement de l’officier général par  le tribunal criminel de Dixinn dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009.
À travers cette nouvelle responsabilité, le général Bienvenu Lamah bénéficie une nouvelle fois de la confiance du chef de l’État et retrouve ainsi une position importante au sein de la Gendarmerie nationale.
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Transition énergétique : Mamadi Doumbouya fixe le cadre d’action de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie

Dans un décret rendu public ce samedi 15 août 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement défini le statut, les attributions ainsi que l’organisation administrative de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME). Cette décision marque un tournant stratégique pour la gestion et l’optimisation des ressources énergétiques en Guinée.
Un statut juridique d’autonomie sous tutelle ministérielle
L’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME) est désormais structurée sous la forme d’un établissement public administratif (EPA). À ce titre, elle bénéficie de la personnalité morale et d’une autonomie financière. Sur le plan institutionnel, l’AME évoluera sous une double tutelle :

  • Tutelle technique : Le Ministère en charge de l’Énergie.
  • Tutelle financière : Le Ministère en charge des Finances.

Une feuille de route axée sur l’efficacité et la régulation
Au cœur de ce décret, l’AME se voit confier la mise en œuvre globale de la politique gouvernementale en matière d’efficacité énergétique. Ses missions s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :

  • Réglementation et certification : Définir les normes, performances et exigences minimales d’étiquetage, tout en gérant l’attribution, le recouvrement et le retrait des labels et certificats de performance énergétique.
  • Contrôle et audits : Assurer la conformité des installations, équipements et bâtiments publics ou privés, et promouvoir ou superviser les audits énergétiques obligatoires et volontaires.
  • Gestion des données : Collecter, analyser et diffuser les indicateurs et bilans énergétiques nationaux.
  • Incitations et finance verte : Proposer des régimes de subventions, des mesures fiscales adaptées, et participer à la politique tarifaire. L’agence est également chargée de canaliser les financements climatiques, fonds verts et mécanismes carbone.
  • Accompagnement et sensibilisation : Appuyer les collectivités, entreprises et institutions dans leurs projets d’efficacité énergétique, former les acteurs du secteur et développer le marché des sociétés de services énergétiques.

Conformément aux dispositions finales du décret, les détails spécifiques de l’organisation interne de l’AME seront élaborés par le Directeur général puis soumis à l’approbation du Conseil d’administration.

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Son Excellence Mamadi Doumbouya : un mandat marqué par les réformes, les grands chantiers et une pause au sommet de l’État

À la tête de la Guinée depuis septembre 2021, S.E Mamadi Doumbouya a engagé une transformation profonde de l’appareil d’État, entre réformes institutionnelles, grands projets économiques et volonté affichée de moderniser les infrastructures. Après plusieurs années marquées par un agenda politique et gouvernemental particulièrement dense, le président guinéen s’est récemment accordé un congé annuel, une parenthèse qui intervient dans un contexte où son action reste au centre de l’attention nationale.

Une présidence marquée par la refondation de l’État

Depuis son arrivée au pouvoir à la suite du changement politique de septembre 2021, S.E Mamadi Doumbouya a placé la refondation de l’État au cœur de son projet. La transition a notamment été accompagnée d’une réorganisation de plusieurs institutions publiques, d’un renforcement du contrôle de l’action administrative et d’un discours centré sur la modernisation de la gouvernance.

Le processus a également conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la mise en place de nouvelles institutions, marquant l’entrée du pays dans une nouvelle séquence politique.

Parallèlement, les autorités ont mis l’accent sur la réalisation d’infrastructures et sur la transformation de secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie nationale.

Simandou 2040, un projet structurant

L’un des principaux axes de l’action présidentielle reste le programme Simandou 2040, présenté comme une stratégie de transformation économique et sociale à long terme.

Au-delà de l’exploitation du minerai de fer de Simandou, le programme entend favoriser le développement des infrastructures, des transports, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie et de la formation.

La construction et la modernisation d’infrastructures liées au projet, notamment dans les domaines portuaire, ferroviaire et industriel, constituent ainsi un volet majeur de la politique économique engagée sous Mamadi Doumbouya.

L’ambition affichée est de faire des ressources minières un levier de développement dépassant la seule activité extractive, en favorisant davantage de retombées économiques sur le territoire national.

Des investissements dans les infrastructures et les services publics

Depuis plusieurs années, le gouvernement a également multiplié les projets dans les secteurs des infrastructures routières, de l’énergie, de l’eau, de la santé et de l’éducation.

Cette politique répond à un constat ancien : malgré l’importance de ses ressources naturelles, la Guinée demeure confrontée à d’importants déficits en matière d’infrastructures et d’accès aux services essentiels.

Le développement du réseau électrique, la construction et la réhabilitation d’axes routiers ainsi que les investissements dans les équipements publics figurent parmi les priorités régulièrement mises en avant par les autorités.

Guinée : Inauguration du projet intégré Simandou, un tournant historique pour le pays | Sahel Matin

Une politique économique davantage tournée vers la transformation locale

L’administration de S.E Mamadi Doumbouya insiste également sur la nécessité de renforcer la transformation locale des ressources guinéennes.

Dans le secteur minier, cette orientation s’accompagne d’une volonté de développer davantage les activités de transformation, de renforcer la réglementation et d’accroître les retombées économiques pour l’État.

La politique menée autour de l’or, de la bauxite et surtout du fer de Simandou s’inscrit dans cette logique : faire évoluer la Guinée d’une économie essentiellement exportatrice de matières premières vers une économie produisant davantage de valeur sur place.

Simandou 2040 : la Guinée offre un modèle africain pour une mondialisation réinventée | Financial Afrik

Une présidence qui reste toutefois confrontée à des défis

Le bilan de ces dernières années ne peut cependant être dissocié des difficultés auxquelles le pays reste confronté.

La question de l’emploi, particulièrement pour les jeunes, la diversification économique, l’accès à l’électricité, les infrastructures, le coût de la vie et l’amélioration des services publics demeurent des enjeux importants.

À cela s’ajoutent les interrogations liées au processus politique et institutionnel, notamment autour de la transition et de l’organisation des élections. Ces questions continuent d’alimenter le débat public et constituent un enjeu majeur pour la consolidation de la nouvelle architecture politique du pays.

Après plusieurs années d’activité, un congé annuel

C’est dans ce contexte que le président Mamadi Doumbouya s’est récemment accordé un congé annuel.

Son absence temporaire a suscité une attention particulière, notamment en raison de la communication institutionnelle qui l’a accompagnée. Le Cabinet civil de la Présidence a finalement annoncé son retour à Conakry ce vendredi 14 août 2026.

Cette période de repos intervient après plusieurs années d’exercice du pouvoir marquées par un agenda particulièrement chargé : déplacements officiels, suivi des grands projets, réunions gouvernementales, dossiers économiques et décisions institutionnelles.

Pour la présidence, ce congé relève d’une démarche normale dans l’exercice de la fonction. Il rappelle également qu’au-delà de l’intensité de la charge présidentielle, le chef de l’État doit pouvoir disposer de périodes de repos après plusieurs années d’activité.

Une pause qui ouvre une nouvelle séquence

Le retour de S.E Mamadi Doumbouya à Conakry intervient alors que plusieurs dossiers structurants restent sur la table. La poursuite de Simandou 2040, la modernisation des infrastructures, l’amélioration des conditions de vie et la consolidation du processus institutionnel devraient continuer à occuper une place centrale dans l’agenda gouvernemental.

Après près de cinq années depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’État aborde ainsi une nouvelle phase de sa présidence avec un bilan marqué à la fois par des investissements importants et par des défis encore considérables.

Son récent congé apparaît, dans ce contexte, comme une parenthèse dans un parcours présidentiel caractérisé par une forte mobilisation autour de la refondation, de la transformation économique et de la modernisation de la Guinée.

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Boké : lancement des travaux du Musée régional et du Centre culturel.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a procédé mercredi à Boké à la pose de la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional, marquant une nouvelle étape dans la politique de valorisation du patrimoine culturel guinéen.

La cérémonie a réuni les autorités administratives, militaires et religieuses de la région, ainsi que les représentants des collectivités locales et des communautés.

Préserver la mémoire historique de Boké

Le maire de la commune urbaine, Bassekou Amirou Dramé, a salué un projet destiné à renforcer la préservation et la transmission du patrimoine local. Il souhaite voir le futur musée devenir un espace consacré à la culture, à l’éducation et à la recherche.

Le gouverneur de Boké, le général Aboubacar Diakité, a pour sa part insisté sur la nécessité de sauvegarder une histoire encore largement transmise par voie orale. Il a notamment cité les masques traditionnels, les instruments de musique, les tenues anciennes et les archives liées à la résistance.

La région dispose également d’un patrimoine historique associé à la traite négrière, avec notamment le Fortin, la rue René-Caillé et le chemin du non-retour.

Un projet inscrit dans Simandou 2040

Pour Moussa Moïse Sylla, la construction de ces infrastructures s’inscrit dans la politique de valorisation du patrimoine portée par le président Mamadi Doumbouya, notamment à travers le programme Simandou 2040.

Le ministre a rappelé que l’identité de Boké ne se limite pas à son potentiel minier. La région possède une histoire et une diversité culturelle incarnées notamment par les peuples Baga, Nalou et Landouma, le masque D’mba, ainsi que des figures historiques telles que le roi Dina Salifou et les résistants de la région.

Le projet prévoit également un important travail de recherche, de documentation et de numérisation du patrimoine, avec la participation de chercheurs, historiens et étudiants jusque dans les communautés rurales.

Un centre dédié à la création et à la formation

Le futur musée sera chargé de préserver et de valoriser la mémoire collective de Boké. Le centre culturel, de son côté, offrira aux artistes et artisans un espace moderne destiné à la création, à la formation et au développement de leurs activités.

À travers ces deux infrastructures, les autorités ambitionnent ainsi de faire du patrimoine culturel un levier d’éducation, de création d’emplois et de développement local, tout en renforçant la transmission de l’histoire de Boké aux générations futures.

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Eco : la BCRG défend le maintien du franc guinéen et appelle à la prudence.

Le débat sur l’avenir monétaire de la Guinée se poursuit alors que le projet de monnaie unique de la CEDEAO, l’Eco, continue d’être discuté à l’échelle régionale. Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba, s’est prononcé en faveur du maintien du franc guinéen, estimant que les conditions nécessaires à l’adoption d’une monnaie commune ne sont pas encore réunies.

S’exprimant mardi 11 août 2026 lors d’une conférence de presse consacrée notamment au nouveau programme économique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), le gouverneur a soutenu la décision des autorités guinéennes de conserver, pour le moment, la monnaie nationale.

Selon lui, une adhésion précipitée à l’Eco pourrait exposer la Guinée à plusieurs contraintes économiques et institutionnelles.

Des critères de convergence encore difficiles à respecter

Le principal argument avancé concerne les critères de convergence macroéconomique fixés dans le cadre du projet de monnaie unique ouest-africaine. Ces exigences visent notamment à garantir une certaine stabilité des finances publiques, de l’inflation et des principaux équilibres économiques avant l’intégration des États dans une même union monétaire.

Dr Karamo Kaba estime que peu de pays de la région remplissent actuellement l’ensemble de ces critères. Il affirme que la Guinée en respecte plusieurs, mais reste notamment confrontée aux exigences liées au déficit public.

Pour le gouverneur, cette situation montre que le calendrier d’une éventuelle mise en circulation de l’Eco doit être abordé avec prudence. Une monnaie commune, souligne-t-il, ne peut fonctionner durablement sans une convergence suffisamment solide entre les économies participantes.

La nécessité d’un mécanisme de solidarité

Au-delà des critères économiques, le gouverneur de la BCRG insiste sur la nécessité de prévoir des mécanismes de transfert entre les États membres.

Dans une union monétaire, les pays ne disposent plus de la même liberté pour ajuster leur politique monétaire ou leur taux de change en fonction de leur situation économique. Des mécanismes de solidarité financière seraient donc nécessaires pour accompagner les pays confrontés à des déficits ou à des chocs économiques spécifiques.

Cette question constitue, selon lui, l’une des conditions essentielles à la viabilité d’une future monnaie commune ouest-africaine.

La gouvernance de la future banque centrale en question

La question de la gouvernance monétaire régionale constitue également un point majeur des réserves exprimées par le gouverneur.

Dr Karamo Kaba estime que l’adoption de l’Eco entraînerait pour la Guinée un transfert de compétences de sa banque centrale nationale vers une institution supranationale. Il s’interroge notamment sur le poids réel dont disposerait Conakry dans les décisions d’une éventuelle banque centrale commune.

Le gouverneur souligne, à cet égard, le poids économique et démographique du Nigeria au sein de la CEDEAO. Selon son analyse, la répartition du pouvoir au sein d’une future institution monétaire régionale pourrait accorder une influence importante à Abuja.

Cette perspective soulève, à ses yeux, la question de l’équilibre entre intégration régionale et préservation de la souveraineté monétaire des États.

Conserver le franc guinéen pour le moment

Pour Dr Karamo Kaba, ces différents éléments plaident en faveur d’une approche progressive. Le maintien du franc guinéen permettrait à la Guinée de conserver la maîtrise de sa politique monétaire tout en poursuivant les discussions régionales sur les conditions nécessaires à une éventuelle monnaie commune.

Cette position ne signifie pas un rejet définitif du projet de l’Eco, mais plutôt une volonté de privilégier la prudence et la préparation avant toute décision d’adhésion.

Le débat reste ainsi ouvert entre les impératifs d’intégration économique régionale et la volonté de préserver une autonomie monétaire nationale, deux enjeux qui devraient continuer à alimenter les discussions sur l’avenir économique de la Guinée et de la CEDEAO.

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Guinée : Amadou Oury Bah félicite les 26 lauréats admis dans les grandes écoles africaines de statistique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu en audience les 26 candidats guinéens admis dans plusieurs grandes écoles africaines spécialisées en statistique et en démographie, à la suite du concours d’entrée organisé par l’Institut national de la statistique.

Cette performance marque une progression notable pour la formation de compétences nationales dans les domaines de la statistique, de la démographie et de l’analyse des données. Parmi les 26 admis, 21 sont issus des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba, témoignant des résultats obtenus par cette filière dans la préparation des jeunes aux formations scientifiques de haut niveau.

Les statistiques au service de la gouvernance

Lors de la rencontre, Amadou Oury Bah a félicité les lauréats pour leurs résultats et les a encouragés à poursuivre leur parcours avec rigueur et détermination.

Le chef du Gouvernement a également souligné l’importance stratégique de la statistique dans la conduite des politiques publiques. Selon lui, la disponibilité de données fiables et de qualité constitue un outil essentiel pour anticiper les évolutions, planifier les investissements et orienter efficacement les décisions de l’État.

Cette rencontre met ainsi en lumière l’importance accordée au développement des compétences scientifiques et techniques en Guinée. La formation de statisticiens et de démographes qualifiés doit notamment contribuer à améliorer la production et l’analyse des données nécessaires à la planification du développement national.

À travers cette réussite, les 26 lauréats représentent une nouvelle génération de compétences appelées à jouer un rôle dans la modernisation de l’administration publique et dans l’amélioration de la gouvernance fondée sur les données.