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Conakry : Mamadi Doumbouya inspecte le BATA et la décharge de Dar es Salam.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a effectué, samedi 29 août 2026, une visite de terrain à Conakry, marquée par deux étapes majeures : le camp Alpha Yaya Diallo et la décharge de Dar es Salam.

Au Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), le chef de l’État a été accueilli par les honneurs militaires avant de s’entretenir avec les responsables de cette unité commandée par le général de brigade Saa Alphonse Touré. La visite lui a permis de s’informer sur le moral des troupes ainsi que sur leurs conditions de vie et de travail.

La tournée s’est poursuivie à Dar es Salam, où le président s’est rendu auprès des familles touchées par le drame survenu sur le site. Il a également suivi l’évolution des opérations de fermeture et de libération de l’emprise de la décharge.

Selon les autorités, les populations concernées ont fait l’objet de mesures d’indemnisation afin de faciliter leur relogement. L’objectif est désormais d’assainir et de réaménager le site pour lui donner une nouvelle vocation.

À terme, un parc citoyen pourrait y être aménagé, dans le cadre de la politique d’assainissement et d’embellissement de Conakry. Une transformation destinée à faire de cet ancien site d’insalubrité un nouvel espace de vie pour les populations.

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Guinée : le chantier de reconstruction du CHU Ignace Deen entre dans une nouvelle phase.

Le processus de reconstruction du Centre hospitalier universitaire (CHU) Ignace Deen a franchi une nouvelle étape ce samedi avec le lancement des travaux de démolition des anciennes infrastructures de l’établissement. L’opération s’est déroulée sous la supervision de la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, et du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané.

Cette intervention marque le début d’une transformation majeure pour l’un des établissements hospitaliers historiques de la capitale guinéenne. Édifié au début du XXe siècle, le site d’Ignace Deen doit désormais laisser place à une infrastructure hospitalière répondant à des standards modernes.

Vers un CHU de référence sous-régionale

Le projet prévoit la reconstruction complète du CHU Ignace Deen afin d’en faire un établissement hospitalier moderne à vocation sous-régionale. Cette initiative s’inscrit dans les orientations des autorités guinéennes, qui souhaitent renforcer les capacités du système national de santé et améliorer la prise en charge des patients.

La démolition intervient après le transfert des différents services hospitaliers vers le site du Camp Camayenne. Cette réorganisation a permis de libérer progressivement les espaces nécessaires au démarrage du chantier.

Réduire les évacuations sanitaires à l’étranger

Au-delà de la modernisation des infrastructures, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à un objectif plus large : renforcer l’offre de soins disponible en Guinée et limiter le recours aux évacuations sanitaires vers l’étranger.

Le futur établissement doit ainsi contribuer à accroître les capacités nationales en matière de soins spécialisés et à améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Lors du lancement de cette nouvelle phase, les ministres Khaïté Sall et Mohamed Lamine Sy Savané ont réaffirmé leur engagement à accompagner la réalisation du projet.

Pour les autorités, la transformation du CHU Ignace Deen constitue ainsi l’un des chantiers structurants destinés à moderniser le système de santé guinéen et à renforcer durablement les infrastructures publiques du pays.

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Éliminatoires Mondial FIBA 2027 : La Guinée écrase le Cameroun et se relance.

Le Syli national de basketball a terminé sa quatrième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027 sur une belle victoire. Ce dimanche 30 août 2026, à Radès, en Tunisie, la Guinée a largement dominé le Cameroun sur le score de 90 à 67.

Dès le premier quart-temps, les Guinéens ont pris les commandes de la rencontre. Avec une défense solide et une attaque efficace, ils ont remporté le premier acte 28-13. Le Cameroun a réagi dans le deuxième quart-temps, mais le Syli a rejoint les vestiaires avec neuf points d’avance, 47-38.

Au retour de la pause, le Syli Basket a repris son rythme et accentué progressivement leur avance. La Guinée a finalement remporté les deux derniers quart-temps pour s’imposer avec 23 points d’écart.

Observer Les Étoiles

Sur le plan individuel, Shannon Evans a été le meilleur marqueur guinéen avec 19 points, devant Sekou Doumbouya (18 points) et Souley Boum (16 points). Ousmane Dramé a également contribué avec 13 points, tandis que Mamadi Diakité a inscrit 12 points.

Cette victoire permet à la Guinée de terminer cette fenêtre avec deux victoires et une défaite, après son revers contre le Soudan du Sud (71-81) et son succès face au Cap-Vert (81-61). ([Africa Guinee][4])

Au classement du groupe E, le Cameroun reste en tête avec 16 points, tandis que la Guinée occupe désormais la deuxième place avec 15 points. Le Soudan du Sud suit avec 14 points.

Une victoire importante donc pour le Syli Basket, qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification pour la Coupe du monde FIBA 2027. La prochaine fenêtre des éliminatoires est prévue en février 2027.

Source : GuinéeNews

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COP17 sur la désertification : la Guinée défend ses priorités environnementales à Oulan-Bator.

La Guinée a pris part aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette rencontre internationale, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », a réuni les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la restauration des écosystèmes.

Les travaux de la COP17 se sont déroulés parallèlement à la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et à la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17). Ces différentes instances ont notamment permis d’examiner les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification et de réfléchir aux orientations à privilégier pour les prochaines années.

Une délégation guinéenne mobilisée autour des enjeux environnementaux

Pour porter la voix de la Guinée et défendre ses priorités dans les discussions internationales, le pays a dépêché une délégation composée de 18 participants. Celle-ci regroupait principalement des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La participation guinéenne s’est inscrite dans une approche visant à mieux articuler les impératifs de développement économique avec la préservation des ressources naturelles. Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans le cadre du programme Simandou 2040, qui entend accompagner la transformation économique du pays tout en accordant une place importante aux enjeux environnementaux.

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

Parmi les sujets défendus par la délégation guinéenne figure la lutte contre l’orpaillage clandestin. Cette activité constitue un enjeu environnemental majeur en raison de ses effets sur les sols, les ressources en eau et les écosystèmes, mais également de ses répercussions économiques et sociales.

À Oulan-Bator, la Guinée a ainsi participé à plusieurs rencontres bilatérales, aux échanges de haut niveau ainsi qu’aux travaux consacrés à la coopération contre l’exploitation minière illégale.

Le pays entend notamment renforcer les initiatives permettant de limiter la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau, tout en favorisant une réponse concertée à l’échelle régionale.

Le Fouta Djallon présenté comme une priorité nationale

La protection du Massif du Fouta Djallon a également occupé une place importante dans les échanges portés par la délégation guinéenne. Cet ensemble montagneux joue un rôle déterminant dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest, notamment en raison de son importance pour les ressources hydriques de plusieurs pays de la région.

La Guinée a plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour la préservation et la restauration de cet écosystème. Elle a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés, de faciliter l’accès aux technologies appropriées et d’associer davantage les communautés locales aux politiques de gestion et de restauration des terres.

Des partenariats pour accélérer la restauration des écosystèmes

La COP17 a également constitué une plateforme de dialogue pour la Guinée en matière de coopération internationale. La délégation a mis à profit les différentes rencontres organisées en marge des négociations pour rechercher de nouveaux partenariats et renforcer les appuis susceptibles d’accompagner les projets nationaux de restauration des terres et des écosystèmes.

Les discussions ont porté plus largement sur plusieurs enjeux : gestion durable des terres, adaptation aux sécheresses, financement climatique et environnemental, préservation des pâturages, participation des populations locales et préparation du cadre stratégique appelé à guider l’action internationale après 2030.

De l’engagement international à l’action nationale

Au terme des négociations, l’enjeu pour la Guinée consiste désormais à traduire les orientations retenues à l’échelle internationale en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités figurent l’adaptation des politiques nationales de gestion des terres aux nouvelles orientations internationales et la consolidation des mécanismes permettant de financer la restauration des zones dégradées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes, qui souhaitent faire de la transition écologique un élément du développement national.

À travers Simandou 2040, le gouvernement entend ainsi poursuivre une transformation économique susceptible de s’accompagner d’une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux. La restauration des terres, la protection des écosystèmes et la lutte contre leur dégradation apparaissent dès lors comme des composantes essentielles de cette ambition, avec pour objectif de concilier développement, résilience écologique et préservation des ressources pour les générations futures.

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Boké : 24 000 hectares mobilisés pour moderniser l’élevage guinéen.

Le Centre d’appui à l’élevage de Boké s’apprête à jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre du Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035. Implanté sur une vaste superficie de 24 000 hectares, le site doit contribuer au développement des capacités de production et à la modernisation de la filière bovine en Guinée.

En visite sur le terrain, le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, accompagné de partenaires venus du Sénégal, du Mali et du Brésil, a procédé à une évaluation des potentialités du domaine. L’objectif était notamment d’examiner les conditions de valorisation des terres disponibles pour la production fourragère et l’aménagement des infrastructures nécessaires au fonctionnement du centre.

Un site stratégique pour l’amélioration génétique

La superficie disponible constitue un atout important pour le développement d’un élevage plus structuré. Une partie du domaine devrait être consacrée à la production de fourrages destinés à assurer une alimentation adaptée au cheptel, un élément essentiel pour améliorer les performances des animaux en matière de croissance, de production de viande et de lait.

Le site doit également accueillir une base-vie et différentes infrastructures nécessaires à l’organisation des activités d’élevage. Cette approche vise à créer un environnement favorable au développement d’un modèle de production plus moderne et mieux adapté aux objectifs du programme national.

Vers une filière bovine plus productive

Le Programme national d’amélioration génétique bovine 2026-2035 ambitionne de renforcer progressivement la qualité du cheptel guinéen à travers l’introduction de races performantes, l’amélioration des pratiques d’élevage et le développement des compétences techniques.

Dans cette perspective, le Centre d’appui à l’élevage de Boké pourrait servir de plateforme pour accompagner la diffusion de nouvelles pratiques auprès des éleveurs et favoriser la constitution de noyaux reproducteurs performants.

La disponibilité de ressources fourragères produites localement constitue également un enjeu majeur. Une alimentation suffisante et de qualité doit permettre de mieux valoriser le potentiel génétique des animaux et de réduire les contraintes liées à l’approvisionnement en aliments pour bétail.

Une coopération régionale et internationale

La présence de partenaires sénégalais, maliens et brésiliens lors de la visite illustre par ailleurs la dimension partenariale du projet. La Guinée entend s’appuyer sur les expériences et les compétences développées dans d’autres pays pour accélérer la transformation de son secteur de l’élevage.

Cette coopération pourrait notamment porter sur l’amélioration génétique, la conduite des élevages, la production fourragère, la formation des techniciens et le transfert de savoir-faire.

Avec ses 24 000 hectares, le Centre d’appui à l’élevage de Boké apparaît ainsi comme l’un des sites structurants de la nouvelle politique guinéenne en matière d’élevage bovin. Sa mise en valeur devra permettre de renforcer la productivité du cheptel, de soutenir les éleveurs et, à terme, de contribuer au développement d’une filière animale plus organisée et économiquement performante.

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Finance climatique : la Guinée prépare une nouvelle stratégie autour de Simandou 2040 et du FEM9.

En marge de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a poursuivi ses consultations autour de la mobilisation des financements climatiques. Une rencontre avec l’expert Dr Saliou Gaye Ndoye a notamment permis d’examiner les moyens de mieux structurer les projets nationaux et de renforcer leur accès aux mécanismes internationaux de financement.

Au cœur des échanges : l’alignement de la finance climatique sur les priorités du programme national Simandou 2040, ainsi que la préparation du prochain cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9).

Mieux préparer les projets pour accéder aux financements

L’un des principaux enseignements de la rencontre porte sur la nécessité pour la Guinée de renforcer la préparation technique de ses projets. Pour accéder plus efficacement aux différents guichets de financement climatique, les spécialistes guinéens sont appelés à mieux maîtriser les différentes étapes qui précèdent la soumission des projets.

Cette phase préparatoire doit permettre de transformer les besoins identifiés sur le terrain en projets suffisamment structurés, techniquement solides et susceptibles de répondre aux critères des bailleurs et institutions financières internationales.

L’objectif est également de mieux anticiper les exigences liées à la mobilisation des ressources afin d’éviter que des projets prioritaires ne soient retardés par des insuffisances dans leur conception ou leur préparation.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité d’associer davantage le secteur privé à la stratégie guinéenne de financement climatique.

Selon les recommandations formulées au cours de la rencontre, cette implication doit s’accompagner d’un renforcement des cadres systémique, réglementaire et institutionnel. Il s’agit notamment de créer un environnement suffisamment favorable pour attirer les investissements privés vers les projets liés à la protection des terres, à la résilience climatique et au développement durable.

Pour la Guinée, l’enjeu consiste ainsi à ne pas limiter la finance climatique aux financements publics ou aux mécanismes de coopération internationale, mais à construire une approche capable de mobiliser plusieurs catégories d’acteurs autour des priorités nationales.

Le FEM9 au centre des préparatifs

La préparation du neuvième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9) constitue l’un des principaux chantiers identifiés.

La Guinée doit notamment anticiper les ressources qui pourraient lui être attribuées et définir en amont les secteurs et projets prioritaires susceptibles de bénéficier de ces financements. Cette anticipation doit permettre au pays de mieux orienter ses ressources et d’accroître l’impact des financements obtenus.

Dans cette perspective, l’évaluation des résultats du FEM8 apparaît comme une étape importante. Les ressources de ce précédent cycle étant désormais épuisées, le retour d’expérience doit permettre d’identifier les acquis, les difficultés rencontrées et les améliorations nécessaires avant l’ouverture du nouveau cycle.

Transformer les priorités en projets bancables

Au-delà des échanges techniques, la rencontre a souligné l’importance pour la Guinée de formaliser rapidement ses besoins sous la forme de demandes précises et de résultats attendus clairement définis.

Cette démarche doit permettre aux partenaires techniques et financiers de mieux cibler leur accompagnement et de proposer des solutions adaptées aux priorités du pays.

Elle doit également renforcer la capacité de la Guinée à défendre ses projets auprès des mécanismes internationaux de financement et à mieux positionner ses ambitions nationales dans les discussions sur la finance climatique.

Simandou 2040 comme cadre stratégique

La mobilisation des financements climatiques s’inscrit dans une réflexion plus large autour de Simandou 2040, programme présenté comme un cadre majeur de transformation économique et de développement de la Guinée.

L’enjeu consiste désormais à articuler les ambitions économiques du pays avec les impératifs de préservation des ressources naturelles, de résilience climatique et de gestion durable des terres.

À travers les consultations menées en marge de la COP17, Conakry cherche ainsi à renforcer ses capacités techniques et institutionnelles afin de mieux exploiter les opportunités offertes par la finance climatique internationale.

La préparation du FEM9 pourrait constituer, dans cette perspective, une nouvelle étape pour transformer les priorités environnementales de la Guinée en projets financés, structurés et capables de contribuer durablement aux objectifs de développement du pays.

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Modernisation de Conakry : Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA visite les chantiers de l’hôpital Ignace Deen, l’ancienne maison centrale de Coronthie et la cité chemins de fer

De l’hôpital Ignace Deen à l’ancienne Maison centrale de Coronthie, en passant par la Cité des Chemins de fer et le Camp Almamy Samory TOURÉ, le Chef de l’État a effectué ce mercredi 26 août 2026 une visite de terrain consacrée aux grands chantiers et espaces stratégiques de Conakry. Une tournée placée sous le signe du constat, de l’écoute et surtout de l’action.
Conakry est en train de changer de visage. Et pour s’en convaincre, il suffit désormais de regarder les chantiers qui redessinent progressivement certains des espaces les plus emblématiques de la capitale.
Ce mercredi, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a choisi de se rendre lui-même sur le terrain pour mesurer l’état d’avancement de plusieurs opérations de transformation engagées dans la capitale.
Pas de visite protocolaire. Pas de longs détours. S.E Mamadi DOUMBOUYA est allé directement à la rencontre des réalités du terrain, avec une préoccupation centrale : voir ce qui avance, comprendre ce qui bloque et donner les instructions nécessaires pour accélérer.

Première étape : l’hôpital national Ignace Deen.
Au cœur de Kaloum, cet établissement historique constitue l’un des symboles du système hospitalier guinéen. Mais ses infrastructures, héritées d’une autre époque, ne correspondent plus aux exigences d’une capitale moderne et à la croissance des besoins de la population.
Sur place, le Président Mamadi DOUMBOUYA s’est enquis de la situation du site, a écouté les responsables et pris connaissance des dispositions engagées pour sa transformation.
Des mesures ont permis la démolition des batiments concernés, étape préalable à la modernisation et à la reconstruction de cet espace hospitalier stratégique.
L’objectif est clair : faire émerger une infrastructure sanitaire moderne, fonctionnelle et capable de répondre durablement aux besoins des populations.
Car moderniser Conakry, ce n’est pas seulement construire des routes ou réaménager des espaces. C’est aussi offrir aux citoyens des infrastructures publiques dignes d’une capitale en pleine transformation.

Quelques instants plus tard, le Chef de l’État s’est rendu sur le site de l’ancienne Maison centrale de Conakry.
Construite à l’époque coloniale, cette prison historique était devenue, au fil des décennies, une infrastructure en décalage avec l’évolution de la ville et les impératifs d’une capitale moderne.
Aujourd’hui, ses murs ont disparu.
La démolition de l’ancienne Maison centrale ouvre ainsi une nouvelle page pour cet espace stratégique situé au cœur de Kaloum. Sa démolition s’inscrit dans une vision plus large de réorganisation urbaine et de modernisation des infrastructures de la capitale.
Le constat du Président est sans ambiguïté : les opérations engagées doivent être conduites avec méthode, célérité et cohérence.

La tournée présidentielle s’est ensuite poursuivie à la Cité Chemin de fer, autre site majeur appelé à connaître une profonde transformation.
Le lieu porte encore les stigmates des bouleversements provoqués par l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Coronthie, survenue en décembre 2023.
Mais au-delà des traces du passé, c’est désormais l’avenir qui se dessine.
La reconfiguration de cet espace participe à une ambition plus vaste : réorganiser certains secteurs stratégiques de Conakry, améliorer le cadre de vie et créer des espaces adaptés aux nouvelles exigences urbaines.
À chaque étape, le Chef de l’État s’est attaché à obtenir des réponses précises et à apprécier directement la réalité des travaux.

Dernière étape de cette journée de terrain : le Camp Almamy Samory TOURÉ.
Changement de décor, mais pas de méthode.
En sa qualité de chef suprême des Armées, le Président Mamadi DOUMBOUYA a échangé avec la haute hiérarchie militaire ainsi que le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale.
Dans une atmosphère empreinte de convivialité, les échanges ont porté sur les réalités quotidiennes des forces de défense et les préoccupations liées à l’accomplissement de leur mission au service de la Nation.

De l’hôpital Ignace Deen à l’ancienne Maison centrale, de la Cité des Chemins de fer au Camp Almamy Samory TOURÉ, la journée présidentielle aura été avant tout une journée de terrain.
Une journée durant laquelle le Chef de l’État a observé, écouté, interrogé et instruit.
Son message aux équipes chargées des différents chantiers est clair : accélérer, lever les contraintes et faire aboutir les projets dans les meilleurs délais.
Car à Conakry, les transformations ne se mesurent plus seulement aux plans et aux annonces. Elles se lisent désormais dans le paysage : des murs qui tombent, des emprises qui se libèrent, des chantiers qui s’ouvrent et des espaces appelés à retrouver une nouvelle vocation.
Une nouvelle Conakry se dessine. Et le Président Mamadi DOUMBOUYA entend en suivre personnellement chaque étape.

Source : DCI-PRG

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COP17 : la Guinée plaide pour une restauration durable des terres africaines

En marge du segment ministériel de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) consacrée à la lutte contre la désertification, la Guinée a réaffirmé son ambition de contribuer à la restauration des terres africaines et d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.

Portée par les orientations du président de la République, Mamadi Doumbouya, la position guinéenne s’inscrit dans une approche qui place la protection des ressources naturelles au cœur des priorités de développement et de souveraineté du pays.

Le capital naturel au cœur de la stratégie nationale

Devant les représentants des États parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a défendu l’idée que la préservation des terres constitue à la fois un enjeu environnemental, économique et stratégique.

Cette vision est notamment articulée avec le Programme Simandou 2040, présenté comme un cadre destiné à transformer les ressources minières en moteur de diversification économique et de développement humain, tout en renforçant les exigences de protection de l’environnement.

Les autorités guinéennes mettent ainsi en avant la nécessité de concilier exploitation des ressources naturelles, restauration des écosystèmes et préservation des intérêts des générations futures.

Une politique de fermeté contre l’exploitation illégale

La lutte contre l’exploitation minière clandestine constitue également l’un des axes de cette politique environnementale. Les opérations de fermeture de plusieurs sites d’orpaillage illégal ont été présentées comme une illustration de la volonté des autorités de mieux protéger les sols, les cours d’eau et les espaces forestiers soumis à une forte pression.

Pour Conakry, le développement économique ne peut être durable s’il entraîne une dégradation irréversible du patrimoine naturel.

Le Fouta Djallon, un enjeu régional

La Guinée a également mis l’accent sur la protection du Massif du Fouta Djallon, considéré comme l’une des principales zones de sources des grands cours d’eau d’Afrique de l’Ouest.

La préservation des têtes de sources, la restauration des bassins versants et le renforcement de la résilience des communautés locales sont présentés comme des priorités dépassant les frontières nationales. La Guinée entend ainsi inscrire la protection du Fouta Djallon dans une approche régionale liée à la sécurité hydrique, alimentaire et à la stabilité des populations.

Cette dynamique s’appuie notamment sur la coopération au sein de l’Union du Fleuve Mano, avec la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, autour de la gestion durable des forêts et des paysages transfrontaliers.

Un appel à renforcer les financements internationaux

Au-delà des engagements nationaux, la Guinée a appelé à une mobilisation accrue de la communauté internationale. Elle plaide notamment pour un accès plus simple et plus important aux mécanismes de financement consacrés à la protection des terres et à la lutte contre la désertification, notamment à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Conakry défend également une meilleure coordination entre les trois grandes conventions environnementales issues du processus de Rio, consacrées à la biodiversité, au climat et à la lutte contre la désertification.

La participation des femmes, des jeunes et du secteur privé local figure également parmi les priorités mises en avant, avec l’objectif d’en faire des acteurs à part entière de la transition écologique et de la restauration des terres.

Vers une nouvelle approche de la gestion des terres

À travers sa participation à la COP17, la Guinée entend donc défendre une approche fondée sur la restauration des écosystèmes, la coopération régionale et l’accès aux financements internationaux.

Le pays réaffirme ainsi son soutien à la position commune africaine et entend faire de la protection des terres agricoles et des ressources naturelles un levier de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.

L’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions concrètes afin de préserver les terres productives et les ressources en eau indispensables aux générations futures.

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La Guinée réaffirme ses priorités pour renforcer son système de santé au Comité régional de l’OMS.

À l’occasion de la 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, la Guinée a réaffirmé ses ambitions en matière de financement de la santé et de développement des partenariats avec le secteur privé.

Représentant la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, le Conseiller principal du département a pris part aux panels ministériels consacrés aux principaux enjeux sanitaires du continent.

Vers un financement plus durable de la santé

Lors des échanges, la délégation guinéenne a insisté sur la nécessité de renforcer le financement national du secteur de la santé. Le pays entend notamment accroître la mobilisation des ressources domestiques et réduire progressivement la part des dépenses directement supportées par les ménages.

Cette orientation s’inscrit dans l’objectif de parvenir à une Couverture sanitaire universelle, en développant des mécanismes de financement plus durables et mieux adaptés aux besoins de la population.

Renforcer les partenariats avec le secteur privé

La Guinée a également mis en avant les réformes engagées pour améliorer la collaboration entre les pouvoirs publics, les établissements privés et les partenaires multilatéraux.

L’objectif est notamment de favoriser une meilleure harmonisation des protocoles de prise en charge, d’améliorer la qualité des services de santé et de renforcer la disponibilité des données sanitaires nécessaires au pilotage du secteur.

Cette approche vise à créer davantage de complémentarité entre les différents acteurs du système de santé et à améliorer l’efficacité des politiques publiques.

À travers ces interventions, la Guinée entend ainsi poursuivre la transformation de son système sanitaire autour de trois priorités : un financement plus pérenne, une meilleure qualité des soins et une gouvernance renforcée.

La participation guinéenne à cette session du Comité régional de l’OMS traduit par ailleurs la volonté de Conakry de poursuivre le dialogue avec l’organisation et ses partenaires afin de construire un système de santé plus moderne, accessible et durable.

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La Guinée mise sur la génétique brésilienne pour moderniser son élevage bovin.

La Guinée entend franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son élevage bovin. Le ministère de l’Élevage a annoncé l’introduction prochaine de 5 000 bovins de races améliorées en provenance du Brésil, dans le cadre du Programme national d’amélioration génétique bovine Horizon 2026-2035.

Un premier contingent de 2 500 animaux est attendu, avant l’arrivée d’un second lot de même importance. L’objectif est de constituer progressivement un noyau génétique performant afin d’accroître la production de viande et de lait et d’améliorer durablement les capacités du cheptel national.

Une stratégie qui dépasse l’importation de bovins

Le projet a été présenté lors d’une rencontre réunissant des représentants du gouvernement, des éleveurs, des établissements financiers, des compagnies d’assurance ainsi que des partenaires techniques guinéens et brésiliens.

Pour le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, l’enjeu n’est pas simplement d’augmenter le nombre d’animaux disponibles. Il s’agit surtout d’introduire une génétique plus performante et de créer les conditions nécessaires à sa diffusion dans les élevages guinéens.

Les animaux seront confiés à des éleveurs et entrepreneurs locaux, qui devraient bénéficier d’un accompagnement technique, vétérinaire et zootechnique, ainsi que de solutions de financement.

Vers un élevage plus productif

À travers Horizon 2026-2035, les autorités souhaitent progressivement faire évoluer le secteur vers un modèle plus moderne et plus intensif. Cette transformation repose sur plusieurs piliers : amélioration génétique, alimentation animale, santé vétérinaire, formation, financement et développement des infrastructures de transformation.

L’accès au crédit constitue notamment un enjeu majeur. Le gouvernement entend faciliter le financement des éleveurs et des jeunes entrepreneurs afin de leur permettre d’acquérir des animaux et de développer leurs exploitations. Le secteur des assurances est également appelé à accompagner cette dynamique en contribuant à réduire les risques liés aux investissements.

L’alimentation du bétail devra parallèlement être adaptée au potentiel productif des nouvelles races. Dans cette perspective, le développement de cultures destinées à l’alimentation animale, notamment le maïs et le sorgho, apparaît comme une condition importante de la réussite du programme.

Le Brésil comme partenaire technique

La coopération avec le Brésil ne devrait pas se limiter à la fourniture des animaux. Les partenaires brésiliens doivent également apporter leur expertise en matière de sélection génétique, de conduite des élevages et de suivi sanitaire.

Les bovins destinés à la Guinée feront notamment l’objet de contrôles sanitaires et d’une période de quarantaine avant leur expédition. Après leur arrivée, un accompagnement technique est prévu afin d’aider les producteurs guinéens à adapter les pratiques d’élevage aux caractéristiques de ces animaux.

Le choix du Brésil est également lié à la capacité de certaines races à évoluer dans des environnements caractérisés par des températures élevées, une caractéristique jugée compatible avec les conditions climatiques guinéennes.

L’objectif : diffuser la génétique améliorée localement

À terme, le programme prévoit de renforcer les compétences des techniciens guinéens et de développer des techniques telles que l’insémination artificielle et le transfert d’embryons.

L’ambition est ainsi de passer progressivement de l’importation de reproducteurs à une véritable reproduction locale et à une diffusion de la génétique améliorée au sein du cheptel national.

Cette approche pourrait permettre d’augmenter durablement les performances des exploitations, à condition que les animaux bénéficient d’une alimentation adaptée, d’un suivi vétérinaire régulier et de conditions d’élevage appropriées.

Construire une véritable chaîne de valeur

Pour les autorités, la modernisation de l’élevage doit également profiter à l’ensemble de la filière. L’arrivée des nouveaux reproducteurs pourrait stimuler plusieurs activités liées à la production d’aliments pour bétail, aux services vétérinaires, à la collecte et à la transformation du lait, à la transformation de la viande ainsi qu’à la valorisation du cuir.

Le programme Horizon 2026-2035 s’inscrit ainsi dans une ambition plus large : faire de l’élevage un secteur économique davantage structuré, capable de générer des emplois, d’améliorer les revenus des producteurs et de contribuer à la réduction de la dépendance aux importations de produits d’origine animale.

L’introduction des 5 000 bovins brésiliens constitue donc une première étape d’une stratégie qui entend transformer progressivement la filière bovine guinéenne en misant sur la génétique, la productivité, le financement et l’accompagnement technique.