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Décès de Hadja Andrée Touré : le député Elhadj Amadou Diarouga Diallo rend hommage à l’ancienne Première dame à l’ambassade de Guinée au Sénégal

Le député de la circonscription Afrique, Elhadj Amadou Diarouga Diallo, s’est rendu à l’ambassade de la République de Guinée au Sénégal pour signer le livre de condoléances ouvert à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame de Guinée et veuve du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

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𝐄𝐍 𝐌𝐄́𝐌𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐅𝐄𝐔𝐄 𝐇𝐀𝐃𝐉𝐀 𝐀𝐍𝐃𝐑𝐄́𝐄 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐄́
𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢, 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 Synergie des Guinéens pour la Mobilisation de la Diaspora-SGMD, 𝐣𝐞 𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐚̀ 𝐥’𝐀𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐋𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨𝐥𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐅𝐞𝐮𝐞 𝐇𝐚𝐝𝐣𝐚 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐞́𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐫𝐞́.
𝐄𝐧 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞, 𝐣’𝐚𝐢 𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐦𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨𝐥𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞́𝐦𝐮𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐌𝐚𝐧𝐝𝐣𝐨𝐮 𝐃𝐢𝐨𝐮𝐛𝐚𝐭𝐞́, 𝐀𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥, 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐉𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐥𝐥𝐮𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞 𝐦𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐞́𝐩𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞́𝐞, 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐏𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐀𝐥𝐥𝐚𝐡, 𝐥𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐭-𝐏𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭, 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐅𝐞𝐮𝐞 𝐇𝐚𝐝𝐣𝐚 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐞́𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐫𝐞́ 𝐒𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐟𝐢𝐧𝐢𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞, 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐒𝐨𝐧 𝐏𝐚𝐫𝐚𝐝𝐢𝐬 𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐬𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐥𝐚 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞.
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𝐇𝐨𝐧𝐨𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐄𝐥𝐡𝐚𝐝𝐣 𝐀𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐃𝐢𝐚𝐫𝐨𝐮𝐠𝐚 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨
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N’Zérékoré : le FDSI lance la construction de son futur siège régional

Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) poursuit sa politique de renforcement de sa présence sur le territoire national. Une semaine après l’inauguration de son nouveau siège régional de Kindia, l’institution a procédé, samedi 11 juillet, à la pose de la première pierre de son futur siège régional à N’Zérékoré.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, sous le leadership du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, visant à rapprocher les services sociaux des populations et à renforcer la prise en charge des couches les plus vulnérables.

WhatsApp Image 2026 07 13 at 16.39.161La cérémonie a réuni le Gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, le Colonel Moussa Condé, le Directeur général du FDSI, Lansana Diawara, ainsi que les autorités administratives, locales, coutumières et religieuses, les partenaires et les cadres de l’institution.

Dans son intervention, le Directeur général du FDSI a souligné que la construction de cette infrastructure permettra d’améliorer les conditions de travail des équipes régionales, de renforcer la coordination des interventions sociales et d’offrir des services de proximité plus efficaces aux personnes vulnérables et aux ménages en situation d’indigence dans la région forestière.

WhatsApp Image 2026 07 13 at 16.39.151La réalisation de ce siège régional s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de décentralisation engagée par le FDSI. Après Kindia, ce nouveau chantier illustre la volonté de l’institution de se doter d’infrastructures adaptées afin de répondre plus efficacement aux attentes des populations sur l’ensemble du territoire national.

À travers ces investissements, le FDSI confirme son engagement à faire du développement social un levier de justice sociale, d’équité et de solidarité nationale, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays.

Source : GuinéeNEWS

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Inclusion financière: La BCRG définit le cap de la prochaine décennie à Luanda.

Les 9 et 10 juillet 2026, l’élite des banques centrales africaines s’est réunie à Luanda pour la 15e Table ronde annuelle de l’Initiative africaine pour les politiques d’inclusion financière (AfPI). La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), représentée par son Premier Vice-Gouverneur, Elhadj Mohamed Lamine CONTE, a joué un rôle moteur dans ces travaux consacrés à l’avenir financier du continent.

Heure et calendriers

Le thème de cette édition, « Autonomiser l’avenir financier de l’Afrique : réfléchir, renforcer et avancer », marquait un tournant décisif. Pour les dirigeants présents, l’ère de la simple expansion du nombre de comptes bancaires touche à sa fin. Désormais, l’objectif est l’usage réel.

Ouvrant la session stratégique sur le passage de l’accès à l’impact, Elhadj Mohamed Lamine CONTE a rappelé une vérité fondamentale :

Actualités régionales

« L’inclusion financière ne doit plus être appréciée uniquement à travers le nombre de comptes ouverts, mais à travers l’usage réel des services financiers, la confiance des citoyens et l’impact concret sur les ménages, les PME, les femmes et les jeunes. »

La Guinée, un modèle de progression dynamique

La BCRG a fait état d’un parcours probant : le taux d’accès aux comptes en Guinée est passé de 4 % en 2011 à environ 36 % en 2024.

Forte de cette dynamique, l’institution guinéenne place désormais la barre plus haut. La priorité est à la transformation économique durable, articulée autour de trois piliers :

  • Le numérique : levier principal de bancarisation.
  • L’interopérabilité : pour fluidifier les paiements.
  • La protection des utilisateurs : socle indispensable de la confiance.
  • BCRG Luanda

Une vision alignée sur le Programme Simandou 2040

La participation de la BCRG à Luanda s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse. En pleine mise à jour de sa Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF) sous l’égide du projet WARDIP, la Guinée se prépare à passer à la vitesse supérieure.

Parcs et jardins régionaux

L’institution intègre pleinement ces objectifs au sein du Programme Simandou 2040. Cette vision vise à créer une synergie entre les grandes infrastructures du pays et le quotidien des citoyens, notamment via :

  • L’intégration des travailleurs informels dans le circuit formel.
  • Le déploiement massif des QR codes marchands.
  • La mise en place de fonds de garantie et de lignes de crédit ciblées pour les PME et les entrepreneures.

Vers une finance africaine résiliente

Les travaux de l’AfPI ont abouti à un engagement collectif fort. Les dirigeants se sont accordés sur une nouvelle feuille de route : privilégier la santé financière des populations, renforcer la cybersécurité et orienter les systèmes financiers vers les secteurs productifs, particulièrement l’agriculture.

Avec cette participation, la BCRG confirme son rôle de leader institutionnel. Elle réaffirme sa volonté de transformer l’inclusion financière en un levier de croissance inclusive, garantissant à chaque Guinéen des services utiles, sûrs et durables.

Source : Guinéenews

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Dernier adieu à Hadja Andrée TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA lui rend un ultime hommage.

La Guinée a rendu, ce dimanche 12 juillet 2026, un hommage solennel à Hadja Andrée TOURÉ, ancienne Première Dame de la République et veuve du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou TOURÉ, décédée le 8 juillet 2026. Les obsèques de l’ancienne Première Dame ont réuni les plus hautes autorités du pays, le corps diplomatique, les représentants des institutions nationales et internationales, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que de nombreux citoyens venus saluer la mémoire de cette figure de l’histoire nationale.
Conformément au programme officiel, la dépouille de la défunte est arrivée, samedi soir, à l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ. Les cérémonies d’obsèques se sont déroulées ce dimanche. Elles ont débuté au Palais du Peuple par un symposium d’hommage retraçant le parcours de Hadja Andrée TOURÉ, qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la Guinée. Ce symposium, présidé par le Premier ministre, Amadou Oury BAH, s’est tenu en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, des conseillers à la Présidence et de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des ministres venus du Mali.
Tour à tour, la famille, les proches et les autorités ont rendu un vibrant hommage et salué la mémoire de celle qui a partagé les combats fondateurs de l’indépendance et accompagné les grandes étapes de la construction de l’État guinéen. Par la voix des enfants et des petits-enfants de feue Hadja Andrée TOURÉ, le Chef de l’État a reçu des remerciements appuyés pour avoir honoré la mémoire et l’héritage de feu Ahmed Sékou TOURÉ et apporté une assistance soutenue à la défunte.
Prenant la parole au nom du Chef de l’État pour prononcer le discours d’hommage de la Nation, le Premier ministre a déclaré qu’avec cette disparition, la Guinée perd une figure marquante de son histoire commune. Il a présenté, au nom du Chef de l’État et du peuple de Guinée, les condoléances les plus émues à la famille éplorée. Il a par ailleurs invité tous les Guinéens à renforcer la cohésion nationale, à assumer leur histoire dans toute sa globalité et à s’unir autour de la patrie, conformément aux orientations du Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA.
À l’issue de cette cérémonie, clôturée par une procession funèbre, la prière mortuaire a été célébrée à la Mosquée Fayçal de Conakry par le grand imam, Elhadj Mamadou Saliou CAMARA, en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, ainsi que de la haute hiérarchie militaire. La dépouille mortelle a ensuite pris la direction des Cases de Belle-Vue à travers un cortège funèbre qui a parcouru le trajet pour un dernier adieu du peuple de Guinée.
Aux Cases de Belle-Vue, résidence de la famille TOURÉ, les autorités civiles et militaires, les leaders religieux et coutumiers se sont retrouvés pour la cérémonie d’inhumation. Pour cette ultime étape, le Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, s’est déplacé en personne pour participer à l’inhumation de feue Hadja Andrée TOURÉ dans l’enceinte du domaine familial. Le Président Mamadi Doumbouya a donné le premier coup de pelle avant d’implorer la miséricorde divine en faveur de feue Hadja Andrée TOURÉ.
Dans une atmosphère de recueillement, les autorités ont renouvelé leurs condoléances à la famille biologique de la défunte ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée, en priant Dieu d’accueillir Hadja Andrée TOURÉ dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis éternel.

Source : presidence.gov.gn

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Guinée : lors de l’hommage national à Hadja Andrée Touré, sa famille plaide pour qu’un établissement public porte son nom.

La Guinée a rendu un dernier hommage à Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame et veuve du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré, décédée le 8 juillet 2026 à l’âge de 92 ans. Une cérémonie officielle s’est tenue, dimanche 12 juillet, au Palais du Peuple de Conakry, en présence des autorités nationales, des membres du gouvernement, de responsables politiques, de proches et de nombreuses personnalités venues saluer la mémoire d’une figure marquante de l’histoire contemporaine du pays.

Avant son inhumation à la Case de Bellevue, sa résidence privée, plusieurs hommages ont retracé son parcours, mettant en lumière son engagement politique, son implication dans les actions sociales et éducatives, ainsi que son attachement à la mémoire de la Guinée indépendante.

La famille sollicite un geste de reconnaissance de l’État

Prenant la parole au nom de la famille, Aly Badra Doukouré a salué la mémoire de l’ancienne Première dame tout en rappelant son rôle aux côtés des acteurs de l’indépendance guinéenne.

Profitant de cette cérémonie de recueillement, il a adressé une requête au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, afin que le nom de Hadja Andrée Touré soit attribué à une infrastructure publique en hommage à son engagement.

« Nous soumettons à la haute attention du président Mamadi Doumbouya qu’il veuille bien attribuer le nom de Hadja Andrée Touré à un centre actuellement en activité, en reconnaissance de son engagement exemplaire », a-t-il déclaré.

Pour la famille, une telle initiative constituerait un témoignage durable de reconnaissance envers une personnalité ayant accompagné l’une des périodes fondatrices de l’histoire nationale.

Une figure engagée en faveur de la réconciliation nationale

Dans son intervention, Aly Badra Doukouré a également insisté sur les efforts déployés par la défunte pour favoriser le rapprochement entre les Guinéens, dans un contexte marqué par les blessures héritées de l’histoire politique du pays.

Selon lui, Hadja Andrée Touré a consacré une partie importante de sa vie à promouvoir le dialogue et l’apaisement.

« Elle a œuvré sans relâche à la cicatrisation des plaies profondes qui ont nourri les oppositions au sein de la nation guinéenne », a-t-il affirmé.

Le représentant de la famille a enfin inscrit l’ancienne Première dame parmi les grandes figures ayant marqué l’histoire du pays, évoquant son héritage aux côtés de personnalités telles que Jeanne Martin Cissé, Hadja Mafory Bangoura, ainsi que de plusieurs héros de la résistance guinéenne, dont Almamy Samory Touré, Zegbela Togba, Kissi Kaba Keita, Dinah Salifou, Bocar Biro Barry et Alpha Yaya Diallo.

Le PDG-RDA plaide pour la levée de la sanction administrative

Au cours de la cérémonie, la famille politique de la défunte a également pris la parole.

S’exprimant en son nom, Elhadj Hassane Keita a rendu hommage à Hadja Andrée Touré, qu’il a présentée comme une personnalité intimement liée à l’histoire politique de la Guinée et au parcours du Parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA).

Selon lui, l’ancienne Première dame a consacré une grande partie de son existence au rayonnement de cette formation politique.

Profitant de cette tribune, il a adressé un plaidoyer au chef de l’État afin qu’il procède à la levée de la sanction administrative qui frappe actuellement le PDG-RDA.

« Le plaidoyer soumis au Président de la République est de solliciter la levée de la sanction administrative du PDG-RDA, pour lequel Hadja Andrée Touré a consacré sa vie durant et a œuvré pour son plein rayonnement », a déclaré Elhadj Hassane Keita.

Une cérémonie marquée par les appels à préserver sa mémoire

Au-delà des hommages rendus à l’ancienne Première dame, cette cérémonie nationale a été l’occasion pour ses proches et plusieurs responsables politiques de souligner l’importance de préserver son héritage au sein de la mémoire collective guinéenne.

Les différentes interventions ont rappelé le rôle qu’elle a joué dans la vie politique et sociale du pays, ainsi que son engagement en faveur de l’unité nationale, de la solidarité et de la transmission de l’histoire aux générations futures.

Les requêtes formulées à l’occasion de cet hommage témoignent de la volonté de ses proches de voir son nom et son parcours continuer d’occuper une place durable dans le patrimoine historique de la Guinée.

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Guinée : l’Enquête agricole annuelle 2025-2026 dévoile une nouvelle cartographie du secteur agricole national.

La Guinée dispose désormais d’un nouvel outil stratégique pour orienter ses politiques agricoles. Présenté jeudi 9 juillet 2026 à Conakry, le rapport de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026 dresse un état des lieux détaillé du secteur agricole et fournit aux décideurs publics des données actualisées sur les exploitations, les ménages agricoles et les réalités du monde rural.

Réalisée par l’Agence nationale des statistiques agricoles et alimentaires (ANASA), cette étude de grande ampleur vise à renforcer la disponibilité des données statistiques fiables, indispensables à la planification des politiques publiques et à l’accompagnement des producteurs.

La cérémonie de présentation a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge de l’Agriculture et de l’Élevage ainsi que du Commerce, des représentants des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Banque mondiale et la FAO, ainsi que de nombreux acteurs du secteur agricole.

Une enquête nationale menée sur six mois

Pour parvenir à ces résultats, l’ANASA a mobilisé d’importants moyens humains et techniques. Au total, 230 agents enquêteurs ont été déployés sur le terrain à travers les 33 préfectures du pays afin de collecter les informations auprès des exploitations agricoles.

Après six mois d’investigations, l’enquête a permis d’établir une photographie précise du paysage agricole guinéen.

Les principales données recueillies font état de :

  • 1 172 574 ménages agricoles identifiés sur l’ensemble du territoire ;
  • 15 294 ménages échantillonnés pour l’étude approfondie ;
  • 8 344 182 personnes recensées au sein de ces ménages agricoles.

Cette opération s’appuie sur la base de sondage issue du Recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNAE 2020-2022). Les données produites ont ensuite été soumises à un processus de validation technique conduit par l’Institut national de la statistique (INS).

Des données essentielles pour transformer l’agriculture guinéenne

Au-delà de la collecte statistique, cette enquête ambitionne de devenir un véritable outil d’aide à la décision pour les autorités publiques et les partenaires au développement.

Le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué la publication de ce rapport, soulignant son importance dans un contexte où l’agriculture occupe une place centrale dans les ambitions économiques du pays.

Selon lui, cet outil moderne de collecte de données a été entièrement financé par la Banque mondiale à travers le Projet de développement de l’agriculture commerciale de Guinée (PDACG) et le Projet de développement de l’agriculture et de l’élevage (PHASAOC), avec l’appui technique de la FAO.

« Ces données statistiques détaillées arrivent à un moment crucial, marqué par la validation du nouveau cadre de partenariat 2027-2033 en soutien au programme national Simandou 2040, où l’agriculture se positionne comme un pilier de la diversification économique et de la création d’emplois », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que ces informations serviront à orienter la mise en œuvre de la deuxième phase du PDACG, dotée d’une enveloppe de 116 millions de dollars, tout en appelant à accélérer la modernisation des exploitations agricoles, la sécurisation des espaces de production et le développement de l’agrobusiness privé.

L’agriculture, premier pilier du programme Simandou 2040

Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ces nouvelles statistiques constituent un levier indispensable pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du programme Simandou 2040, dont l’agriculture et l’agro-industrie représentent l’un des principaux piliers.

Le secrétaire général du ministère, Oumar Barry, a insisté sur le rôle stratégique des données dans la planification des politiques publiques.

« Une bonne planification découle impérativement de statistiques fiables », a-t-il rappelé, estimant que ce rapport doit devenir un véritable outil opérationnel pour orienter les interventions sur le terrain.

Selon lui, les résultats de l’enquête permettront notamment de mieux cibler les besoins des producteurs, de renforcer les capacités techniques des acteurs locaux et d’accélérer la mécanisation agricole, particulièrement dans les zones rurales les plus éloignées.

Il a également souligné que les données mettent en évidence les disparités persistantes dans l’accès aux équipements agricoles, appelant à un accompagnement plus efficace des communautés rurales.

L’ANASA présente une « boussole » pour les décideurs

Le directeur général de l’ANASA, Sidiki Cissé, a présenté cette enquête comme une nouvelle référence pour la gouvernance agricole en Guinée.

Selon lui, le rapport apporte une meilleure compréhension des forces et des faiblesses du secteur, en permettant aux autorités d’identifier les besoins prioritaires et les opportunités de développement.

« L’Enquête agricole annuelle 2025-2026 est l’outil dont les décideurs avaient besoin pour identifier précisément ce qui va et ce qui ne va pas dans l’agriculture guinéenne », a-t-il expliqué.

Pour le responsable de l’ANASA, ces données constituent désormais un repère essentiel pour les ministères, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs souhaitant accompagner la transformation du secteur agricole.

Les exploitations familiales au cœur des politiques publiques

Représentant le Premier ministre à cette cérémonie, le ministre Directeur de cabinet à la Primature, Daouda Kamissoko, a rappelé que derrière ces chiffres se trouvent des millions de Guinéens dont la vie quotidienne dépend de l’agriculture familiale.

Selon lui, ces exploitations constituent le socle de la production nationale, contribuent à la sécurité alimentaire, créent des emplois et jouent un rôle majeur dans la stabilité économique et sociale du pays.

Il estime que les résultats de l’enquête permettront au gouvernement de mieux comprendre les réalités des exploitations agricoles, leur niveau de production, leurs besoins de financement ainsi que les spécificités propres à chaque zone agricole.

Ces informations devront notamment servir à orienter les investissements publics, renforcer les chaînes de valeur agricoles, améliorer les mécanismes d’accompagnement des producteurs et favoriser l’innovation afin d’accroître durablement la productivité du secteur.

Vers une agriculture davantage pilotée par la donnée

Avec la publication de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026, la Guinée entend renforcer une approche de développement agricole fondée sur des données fiables et actualisées.

Dans la perspective de Simandou 2040, les autorités misent sur une meilleure connaissance du monde rural pour accélérer la modernisation agricole, développer l’agro-industrie et faire du secteur un véritable moteur de diversification économique et de création d’emplois.

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Guinée : le Registre social unifié s’impose comme un pilier de la politique nationale de protection sociale.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de protection sociale. Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) a organisé un atelier de restitution du rapport d’analyse des données du Registre social unifié (RSU), un outil stratégique destiné à mieux identifier les ménages vulnérables et à améliorer le ciblage des politiques publiques.

La rencontre, présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur de la protection sociale. Elle a permis de présenter les principaux enseignements issus des données collectées et d’échanger sur les perspectives de consolidation du dispositif.

Un instrument au service d’une protection sociale plus équitable

Au cours de son intervention, le Premier ministre a souligné le rôle central que doit jouer le Registre social unifié dans la construction d’un système de protection sociale plus efficace, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des populations les plus fragiles.

Selon lui, le RSU constitue un levier essentiel pour bâtir un État plus juste et garantir une meilleure répartition des aides sociales.

Le chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer l’interconnexion entre les différentes bases de données administratives afin d’améliorer l’identification des bénéficiaires et la coordination des interventions publiques.

À terme, cette démarche doit conduire à la mise en place d’un Numéro d’identification unique, présenté comme un outil indispensable pour assurer la traçabilité des programmes sociaux, éviter les doublons et renforcer la redevabilité de l’État envers les citoyens.

Des données qui révèlent l’ampleur de la vulnérabilité

Les résultats du rapport mettent en évidence l’importance des défis sociaux auxquels la Guinée reste confrontée.

Selon les données présentées lors de l’atelier, près de neuf ménages sur dix comptant au moins un enfant de moins de cinq ans vivent dans une situation de vulnérabilité. Un constat qui souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et d’améliorer le ciblage des interventions destinées aux populations les plus exposées.

Pour les autorités comme pour les partenaires au développement, la disponibilité de données fiables constitue désormais une condition essentielle à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du terrain.

Un partenariat engagé depuis plusieurs années

Le développement du Registre social unifié bénéficie depuis plusieurs années de l’appui technique et financier de l’UNICEF.

Depuis 2017, l’agence des Nations unies accompagne le gouvernement guinéen dans la mise en place de cet outil, avec pour objectif de doter le pays d’un système moderne de gestion des données sociales.

L’UNICEF considère que l’efficacité des politiques de protection sociale repose avant tout sur des informations régulièrement actualisées, permettant d’identifier avec précision les personnes les plus vulnérables et de leur apporter des réponses adaptées.

Le RSU au cœur des ambitions de Simandou 2040

À l’heure où la Guinée met en œuvre le Programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale tout en renforçant le développement humain, les autorités entendent faire du Registre social unifié un outil de référence pour accompagner les politiques sociales.

L’objectif est de veiller à ce que les bénéfices des réformes économiques et des investissements structurants profitent également aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les ménages en situation de précarité.

En réaffirmant son engagement aux côtés du gouvernement et du FDSI, l’UNICEF souligne sa volonté de contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale inclusif, afin qu’aucun enfant, aucune femme et aucune famille vulnérable ne soient laissés de côté dans la dynamique de développement engagée par la Guinée.

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Décès de Hadja Andrée Touré : le président de la HAC salue la mémoire d’une « figure monumentale » de l’histoire guinéenne.

Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rendu un hommage appuyé à Hadja Andrée Touré, décédée mercredi 8 juillet 2026 au Royaume du Maroc à l’âge de 93 ans. Dans un message empreint d’émotion, il a salué la mémoire de l’ancienne Première dame, qu’il présente comme l’une des grandes figures de l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison de son parcours, de son engagement et de la place qu’elle a occupée aux côtés du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

Alors que de nombreux hommages continuent d’affluer depuis l’annonce de son décès, le président de l’institution chargée de la régulation des médias a souligné l’héritage laissé par celle qui demeure, selon lui, une personnalité profondément liée à la mémoire nationale.

« Une figure monumentale » de la République

Dans son message de condoléances, Boubacar Yacine Diallo affirme avoir appris la disparition de Hadja Andrée Touré « avec une profonde émotion et une immense tristesse ».

Il décrit l’ancienne Première dame comme une « figure monumentale de notre histoire nationale » et une « éternelle Première Dame de la République de Guinée », saluant le rôle qu’elle a joué durant les premières décennies de l’indépendance.

Selon lui, son parcours reste indissociable de celui du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, dont elle a partagé les responsabilités publiques durant une période déterminante de la construction de l’État.

Une présence marquante aux premières heures de l’indépendance

Évoquant les premières années de la Guinée indépendante, le président de la HAC estime que Hadja Andrée Touré a accompagné cette période fondatrice avec « grâce, élégance et patriotisme ».

À ses yeux, elle a incarné la dignité attachée à la fonction de Première dame, tout en contribuant, par sa présence et son engagement, à l’image des institutions naissantes de la République.

Cet hommage s’inscrit dans la reconnaissance du rôle historique joué par les personnalités qui ont marqué les débuts de l’État guinéen après l’accession du pays à l’indépendance en 1958.

Un hommage à son courage et à sa résilience

Boubacar Yacine Diallo met également en avant la force de caractère de la défunte face aux épreuves qui ont jalonné son existence.

Il souligne qu’elle a fait preuve d’une résilience remarquable et d’une grande dignité, traversant les difficultés de son parcours avec sérénité, sans céder, selon ses mots, à « la haine ni à la rancœur ».

Pour le président de la HAC, cette attitude témoigne d’une profonde élévation morale et constitue l’un des traits marquants de son héritage personnel.

Une femme engagée au service des plus vulnérables

Au-delà de son rôle institutionnel, Boubacar Yacine Diallo rappelle l’engagement social de Hadja Andrée Touré en faveur des populations les plus fragiles.

Il salue une « femme de cœur » qui aurait consacré une part importante de son existence à l’accompagnement des personnes vulnérables, en particulier des femmes et des enfants, faisant de la solidarité une dimension essentielle de son action.

La réhabilitation saluée comme un acte de justice

Le président de la HAC a également évoqué la réhabilitation de l’ancienne Première dame intervenue sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya.

Selon lui, cette initiative a permis de rétablir l’honneur de Hadja Andrée Touré et de lui restituer la place qui lui revient dans l’histoire nationale. Il considère cette démarche comme une reconnaissance de son rôle et de sa contribution à la mémoire collective de la Guinée.

Des condoléances à la nation guinéenne

En conclusion de son message, Boubacar Yacine Diallo a adressé ses condoléances à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Il a conclu son hommage par une pensée empreinte de solennité, exprimant le souhait que « la terre de Guinée, qu’elle a tant aimée et servie, lui soit légère ».

Par cet hommage, le président de la Haute Autorité de la communication rejoint les nombreuses personnalités politiques et institutionnelles qui saluent la mémoire de Hadja Andrée Touré, dont la disparition marque la fin d’un chapitre important de l’histoire contemporaine de la Guinée.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya impose le raffinage local de l’or avant toute exportation.

Le président de la transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier. Par un décret signé le mercredi 8 juillet 2026, le chef de l’État instaure une nouvelle réglementation de l’exportation de l’or, rendant désormais obligatoire le raffinage sur le territoire national de toute production aurifère destinée aux marchés internationaux.

Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique minière du pays. Elle vise à accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, renforcer le contrôle de la filière et améliorer les retombées économiques d’un secteur qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne.

Le raffinage local devient une obligation

Selon le décret, lu à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), aucun volume d’or extrait en Guinée ne pourra désormais être exporté sans avoir été préalablement traité dans une raffinerie agréée par l’État.

L’or destiné à l’exportation devra obligatoirement être présenté sous forme de lingots raffinés, certifiés et, lorsque cela est requis, numérotés. Chaque expédition devra être accompagnée de plusieurs documents officiels, notamment un certificat d’analyse, un certificat d’origine ainsi qu’une autorisation d’exportation délivrée par les autorités compétentes.

Le texte établit également une distinction claire entre l’or brut et l’or raffiné. Est considéré comme or brut tout métal extrait sous forme de minerai, de concentré, de doré ou d’alliage dont le degré de pureté est inférieur à 95,5 %. À l’inverse, l’or raffiné correspond à un métal présentant une pureté comprise entre 95 % et 99,99 %, certifiée par une raffinerie officiellement autorisée en Guinée.

Une réforme destinée à mieux valoriser les ressources nationales

À travers cette réforme, les autorités entendent favoriser la transformation locale des matières premières plutôt que leur exportation à l’état brut, une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique engagée par le gouvernement.

En encourageant le développement d’une industrie nationale du raffinage, l’exécutif ambitionne de créer davantage de valeur sur le territoire, de stimuler les investissements dans les infrastructures minières et de renforcer les recettes fiscales liées à l’exploitation de l’or.

Une chaîne d’exportation placée sous haute surveillance

Le décret redéfinit l’ensemble du dispositif de contrôle de la filière aurifère en précisant les responsabilités des différents intervenants.

Du côté des opérateurs économiques, seules les sociétés minières industrielles et semi-industrielles, les exploitants artisanaux agréés ainsi que les comptoirs d’achat autorisés pourront intervenir dans le circuit officiel.

Sur le plan institutionnel, plusieurs administrations seront chargées du contrôle et du suivi des opérations. Il s’agit notamment de l’Office guinéen d’expertise de l’or, du diamant et autres matières précieuses (OGE), de la Direction générale des douanes, de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), du Laboratoire national de la géologie ainsi que de la Brigade anti-fraude des matières précieuses.

Les autorités expliquent que cette nouvelle organisation doit permettre d’améliorer la traçabilité de l’or, de renforcer la transparence des transactions, d’assurer un meilleur rapatriement des devises issues des exportations et d’aligner la filière sur les standards internationaux de gouvernance.

Des exportations strictement encadrées

Le nouveau dispositif limite les opérations d’exportation aux sociétés minières industrielles, aux entreprises semi-industrielles, aux comptoirs agréés ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée dans le cadre de ses missions.

Chaque demande d’autorisation devra être accompagnée d’un dossier complet comprenant notamment le certificat d’origine, le certificat d’analyse délivré par la raffinerie, l’attestation de conformité établie par l’OGE, la facture commerciale, le contrat de vente ou d’achat, la déclaration en douane, la preuve de domiciliation bancaire, un engagement formel de rapatriement des devises ainsi que l’autorisation délivrée par le ministre en charge des Mines.

Une plateforme numérique pour assurer la traçabilité de l’or

L’une des principales innovations introduites par le décret réside dans la création d’une plateforme nationale de traçabilité de l’or.

Placée sous la supervision du ministère des Mines et de la Géologie, cette plateforme centralisera l’enregistrement des producteurs, la déclaration des volumes extraits, le suivi des mouvements d’or brut et la délivrance des certificats d’origine.

Le gouvernement entend ainsi disposer d’un système numérique permettant de suivre chaque étape du parcours de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Des exigences renforcées en matière de conformité

Le décret impose à l’ensemble des acteurs de la filière le respect des principes internationaux de diligence raisonnable.

Les opérateurs devront notamment se conformer aux exigences relatives à la traçabilité des minerais, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, aucune activité liée à l’achat, à la collecte, au transport, au traitement, au raffinage ou à l’exportation de l’or ne pourra être exercée sans agrément, licence ou autorisation délivrés conformément à la réglementation nationale.

Les raffineries guinéennes désormais prioritaires

En application de l’article 139 du Code minier, le décret instaure une obligation d’approvisionnement prioritaire des raffineries agréées implantées sur le territoire guinéen.

Les modalités de cette priorité seront définies par arrêté du ministre en charge des Mines, après avis conforme du Conseil des ministres.

Le texte précise toutefois que les sociétés minières et les comptoirs agréés demeurent propriétaires de leur production aurifère. Les raffineries interviennent uniquement comme prestataires de transformation, sauf disposition contractuelle contraire entre les parties.

Des sanctions sévères contre les contrevenants

Le nouveau cadre réglementaire prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales destiné à garantir le respect de ces nouvelles obligations.

Les contrevenants pourront notamment faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait de leurs autorisations, de la saisie des quantités d’or concernées ainsi que de la suspension de leurs autorisations d’exportation.

Le décret prévoit également que toute exportation d’or brut réalisée en violation de ces dispositions entraînera la confiscation de la marchandise au profit de l’État, sans préjudice des poursuites prévues par le Code minier, le Code des douanes et les autres textes applicables.

Une transition de trois mois avant l’entrée en vigueur complète

Afin de permettre aux opérateurs de s’adapter à cette nouvelle réglementation, le gouvernement instaure une période transitoire de 90 jours.

Durant cette phase, les exportations d’or brut continueront de s’effectuer selon les règles actuellement en vigueur. À l’issue de ce délai, le raffinage local deviendra une condition obligatoire pour toute exportation.

Le décret abroge enfin les dispositions antérieures incompatibles avec ce nouveau dispositif, notamment le décret D-2026-0212-PRG-SGG du 3 juillet 2026 relatif à la réglementation de la filière aurifère nationale.

Avec cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de transformer en profondeur la gouvernance de l’industrie aurifère. Au-delà du renforcement des mécanismes de contrôle, l’objectif est de faire de la transformation locale un levier de création de valeur, d’industrialisation et de souveraineté économique, dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux tirer profit de leurs ressources minières.

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Guinée : le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya rend hommage à Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré.

Le président , S.E Mamadi Doumbouya, a exprimé sa profonde émotion à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Disparue au Royaume du Maroc, celle qui fut Première dame de Guinée laisse derrière elle une empreinte étroitement liée à l’histoire politique du pays.

Dans un message de condoléances, le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qui, au-delà de son statut d’épouse du premier président de la République, a accompagné l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire nationale.

« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que j’ai appris le décès de Madame Hadja Andrée Touré », a déclaré Mamadi Doumbouya, adressant ses pensées à la famille de la défunte ainsi qu’à ses proches.

Une figure associée aux premières années de l’indépendance

Le président guinéen a rappelé le rôle discret mais significatif joué par Hadja Andrée Touré aux côtés d’Ahmed Sékou Touré durant les premières décennies de l’indépendance de la Guinée.

Selon lui, elle a été un témoin privilégié des grandes étapes de la construction de l’État guinéen et a traversé les épreuves de l’histoire nationale avec dignité, constance et un profond attachement à son pays.

Le chef de l’État a également souligné sa résilience face aux événements qui ont marqué son parcours, estimant que sa disparition représente la perte d’une personnalité intimement liée à la mémoire collective de la nation.

Un hommage à une femme de courage

Dans son message, S.E Mamadi Doumbouya a rendu hommage à une femme qu’il décrit comme un symbole de courage, de fidélité et de résilience.

Il a estimé que son souvenir continuera d’occuper une place importante dans l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison du rôle qu’elle a joué aux côtés de son époux durant une période fondatrice pour le pays.

Le président de la République a présenté, au nom de l’État guinéen et en son nom personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par cette disparition.

Des prières pour la défunte

Concluant son message, le président a formulé des prières pour le repos de l’âme de Hadja Andrée Touré.

Il a imploré le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis, tout en souhaitant à sa famille la force, la patience et le réconfort nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une personnalité qui demeurait l’un des derniers témoins directs des premières années de la Guinée indépendante, une période qui continue de façonner la mémoire politique et historique du pays.