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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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Guinée : le FDSI et l’UNICEF présentent une analyse stratégique des ménages inscrits au Registre Social Unifié.

La Direction générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), placée sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, organisera le mercredi 8 juillet 2026 à Conakry un atelier consacré à la présentation du rapport d’analyse du profil socio-démographique et socio-économique des ménages inscrits au Registre Social Unifié (RSU). Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’UNICEF et réunira les principaux acteurs de la protection sociale en Guinée.

Prévu à partir de 9 heures à l’Hôtel Palm Camayenne, l’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de développement ainsi que des acteurs impliqués dans les politiques sociales. L’objectif est de partager les résultats de cette étude, d’en discuter les principaux enseignements et de renforcer la concertation autour de l’exploitation des données issues du Registre Social Unifié.

Un outil stratégique au service des politiques sociales

Le rapport d’analyse du RSU constitue un instrument d’aide à la décision destiné à améliorer la planification et l’efficacité des politiques publiques en matière de protection sociale. Il dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des ménages vulnérables enregistrés dans la base nationale.

Grâce aux données collectées, les décideurs disposent d’informations fiables pour mieux identifier les populations les plus exposées à la précarité, affiner le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Cette approche fondée sur des données probantes vise également à renforcer l’impact des interventions sociales, à améliorer la transparence dans la mise en œuvre des programmes d’assistance et à favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Renforcer la protection sociale grâce à des données fiables

Organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cet atelier traduit la volonté commune du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, du Fonds de Développement Social et de l’Indigence et de son partenaire de promouvoir un système de protection sociale davantage fondé sur l’analyse des données et les besoins réels des populations.

Les organisateurs estiment que le Registre Social Unifié constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des ménages vulnérables, dans un contexte où les enjeux liés à la pauvreté, à l’inclusion sociale et à la résilience des populations demeurent au cœur des priorités nationales.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à consolider les mécanismes de protection sociale, à développer des politiques publiques plus équitables et à favoriser un développement inclusif reposant sur une meilleure connaissance des réalités socio-économiques des ménages les plus fragiles.

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CEE 2026 : plus de 63 % de réussite au niveau national, des résultats équilibrés entre filles et garçons.

La Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et passerelles (DGECS-CP) a publié, ce lundi 6 juillet 2026, les résultats statistiques nationaux de l’Examen de fin d’études élémentaires (CEE), session 2026. Les chiffres officiels font état d’un taux de réussite national supérieur à 63 %, confirmant des performances globalement satisfaisantes et une quasi-parité entre les filles et les garçons.

Selon les données communiquées par la DGECS-CP, 497 970 candidats étaient inscrits à cette session, dont 338 392 garçons et 159 578 filles. Au total, 478 378 élèves ont effectivement pris part aux épreuves, soit 324 403 garçons et 153 975 filles, traduisant un fort taux de participation à cet examen qui marque la fin du cycle primaire.

À l’issue des délibérations, 302 948 candidats ont été déclarés admis, parmi lesquels 205 516 garçons et 97 432 filles, portant le taux de réussite national à un niveau supérieur à 63 %.

Des performances presque identiques dans l’enseignement général

Dans l’enseignement général (EG), 440 381 candidats ont composé, dont 295 591 garçons et 144 790 filles. Les résultats montrent que 280 047 élèves ont obtenu leur admission, répartis entre 188 108 garçons et 91 939 filles.

Le taux de réussite s’établit ainsi à 63,64 % chez les garçons contre 63,50 % chez les filles. Cet écart très faible confirme une égalité de performance entre les deux sexes, illustrant les progrès réalisés en matière d’accès et de réussite scolaire.

Des résultats également encourageants dans le Franco-Arabe

Les candidats de l’option Franco-Arabe (FA) affichent également des résultats globalement satisfaisants. Sur les 37 997 élèves ayant participé aux épreuves, dont 28 812 garçons et 9 185 filles, 22 901 ont été déclarés admis.

Dans cette filière, le taux de réussite atteint 60,42 % chez les garçons contre 59,80 % chez les filles, des niveaux qui témoignent, là encore, d’une faible différence entre les performances des candidats.

Une quasi-parité au niveau national

Toutes filières confondues, les statistiques nationales révèlent un taux de réussite de 63,35 % chez les garçons et de 63,28 % chez les filles. Ces résultats confirment que les performances scolaires sont pratiquement identiques entre les deux catégories de candidats, reflétant une évolution positive vers une plus grande équité dans le système éducatif.

La publication de ces statistiques marque une étape importante dans le déroulement des examens nationaux de la session 2026. Après les résultats du CEE, l’attention des candidats, des familles et des acteurs du secteur éducatif se tourne désormais vers les prochaines délibérations du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Baccalauréat unique, dont les résultats sont attendus dans les prochains jours.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya met fin à l’exportation de l’or brut après une période transitoire de 90 jours.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a décidé de durcir l’encadrement de la filière aurifère en interdisant l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. La mesure est contenue dans un décret présidentiel lu le vendredi 3 juillet 2026 à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), et marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier.

Selon les dispositions du texte, les opérateurs disposent d’un délai de trois mois à compter de la publication officielle du décret pour se conformer à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera formellement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie des autorités guinéennes visant à accroître la maîtrise de la chaîne de valeur des ressources minières, à renforcer la traçabilité de la production aurifère et à favoriser une meilleure valorisation des richesses nationales avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Un dispositif de sanctions renforcé

Le décret prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales à l’encontre des personnes physiques ou morales qui enfreindraient cette nouvelle réglementation.

Sur le plan administratif, les autorités pourront procéder à la suspension ou au retrait des autorisations d’exportation accordées aux opérateurs concernés. Le texte autorise également l’immobilisation, la consignation ainsi que la saisie des cargaisons d’or faisant l’objet d’une exportation irrégulière, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Le volet pénal du décret est tout aussi dissuasif. Toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette interdiction sera désormais considérée comme une infraction à la fois douanière et minière. Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la législation guinéenne.

Une réforme pour mieux valoriser les ressources minières

À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, lutter contre les circuits illicites d’exportation et améliorer les retombées économiques de l’exploitation aurifère pour l’État.

Premier secteur d’exportation du pays, les mines occupent une place stratégique dans l’économie guinéenne. Les autorités ambitionnent désormais de développer davantage la transformation locale des ressources, d’améliorer le contrôle des flux d’exportation et de garantir une exploitation plus transparente et plus bénéfique pour l’économie nationale.

L’interdiction de l’exportation de l’or brut constitue ainsi un nouveau levier de la politique de souveraineté économique engagée par les autorités de la transition, avec pour objectif de mieux préserver les intérêts de la Guinée dans la gestion de ses ressources naturelles.,

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Gbessia : les conseillers communaux de la GMD affichent leur soutien au nouveau maire Mamadou Saliou Fofana.

Quelques jours après son élection à la tête de la commune urbaine de Gbessia, le maire Mamadou Saliou Fofana a reçu, dimanche 5 juillet, une délégation des conseillers communaux de la Génération pour la Modernisation et le Développement (GMD), conduite par leur chef de file, Mory Diakité, ancien président de la délégation spéciale de la commune. Cette visite de courtoisie visait à féliciter le nouvel édile et à réaffirmer la volonté de la GMD de contribuer au développement de la collectivité, au-delà des appartenances politiques.

Au cours des échanges, les représentants de la GMD ont adressé leurs félicitations au maire nouvellement élu, tout en lui formulant leurs vœux de réussite dans l’exercice de son mandat. Ils ont également assuré de leur disponibilité à collaborer avec l’exécutif communal afin de répondre aux attentes des habitants de Gbessia.

Prenant la parole au nom de la délégation, le porte-parole de la GMD, M. Conté, a insisté sur la nécessité de privilégier l’intérêt général et de dépasser les clivages politiques pour faire avancer les projets de développement de la commune.

« Nous sommes appelés à travailler ensemble. Si le maire échoue dans sa mission, ce sont les 45 conseillers communaux qui auront échoué », a-t-il déclaré, soulignant que la responsabilité du développement local incombe à l’ensemble des élus municipaux.

En réponse, Mamadou Saliou Fofana a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de geste de responsabilité et d’ouverture. Selon lui, cette démarche traduit une volonté commune de placer l’intérêt des citoyens au-dessus des considérations partisanes.

Le maire a également rappelé les relations qu’il entretient avec les responsables de la GMD. Il a indiqué avoir, dans un premier temps, envisagé de porter les couleurs de cette formation politique avant de se présenter finalement sous la bannière du Mouvement des Alliés pour le Développement (MAD).

« Le MAD et la GMD, c’est la même famille », a-t-il affirmé, avant d’inviter l’ensemble des conseillers communaux à unir leurs efforts afin de relever les défis de développement auxquels la commune est confrontée.

« J’appelle tous les conseillers communaux à conjuguer leurs efforts pour le développement de Gbessia », a-t-il insisté.

Cette rencontre, marquée par un climat de cordialité, s’est achevée par une prière collective en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement de la commune. Un symbole d’unité qui intervient à un moment où les nouvelles autorités locales sont attendues sur la mise en œuvre de projets susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

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Guinée : MSHP Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

MSHP | Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

Conakry, le 2 juillet 2026 – Le Gouvernement, à travers les ministères du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de la Santé et de l’Hygiène Publique, ainsi que l’Institut National de la Statistique (INS), a procédé ce jeudi à la présentation officielle des résultats de la 6ᵉ Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI).

Réalisée entre 2024 et 2025 avec l’appui des partenaires au développement, cette enquête nationale constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Elle fournit des données fiables et actualisées sur la situation démographique, sanitaire et sociale de la Guinée.

Dans son allocution, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Khaïté SALL, a exprimé sa profonde satisfaction face aux résultats de l’EDS-VI. Les données révèlent une avancée notable : la mortalité infantile a reculé de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, tandis que la mortalité infanto-juvénile est passée de 111 % à 95 %.
« Ces avancées sont le fruit de choix politiques courageux, portés par le Chef de l’État et soutenus par nos partenaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ces données ne dormiront pas dans des tiroirs. Pour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, elles constituent un engagement sacré. Chaque décision, chaque budget, chaque déploiement de personnel devra désormais être guidé par une obsession unique : sauver des vies et améliorer la qualité des soins dans nos structures. »

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismael NABÉ, a abondé dans le même sens, soulignant que cette enquête permettra à la Guinée de mieux suivre ses engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les autres cadres auxquels le pays a souscrit.

« Les statistiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles deviennent des politiques publiques. Les rapports n’ont de valeur que s’ils conduisent à des décisions concrètes. Les indicateurs ne sont utiles que s’ils améliorent effectivement la vie des populations. La publication de l’EDS-VI marque donc le début d’une nouvelle étape où chaque ministère, chaque collectivité locale, chaque partenaire et chaque chercheur devra s’approprier ces résultats pour mieux agir », a-t-il affirmé.

Cette enquête d’envergure a couvert plus de 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.
Au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a salué cette avancée. Il a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables et actualisées constitue le socle de la bonne gouvernance, de la transparence et de la prise de décisions fondées sur des faits probants.
« Le Gouvernement veillera à ce que les résultats soient immédiatement exploités pour anticiper les mesures futures en matière de santé, d’éducation et de protection sociale ; planifier les investissements publics structurants dans le domaine sanitaire ; et renforcer l’alignement des politiques sectorielles sur les priorités nationales du développement humain », a-t-il précisé.

L’aboutissement de cette 6ᵉ enquête, après celle de 2018, s’inscrit pleinement dans le 5ᵉ pilier Santé et Bien-être du programme stratégique Simandou 2040.

Source : sante.gov.gn

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Guinée–Tchad : Conakry et N’Djamena renforcent leur partenariat diplomatique.

Le président Mamadi Doumbouya invité au Forum africain de N’Djamena consacré aux enjeux de l’eau

Les relations entre la Guinée et le Tchad franchissent une nouvelle étape. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a reçu ce jeudi à Conakry son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin, porteur d’un message officiel du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, destiné au président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, rapporte la télévision nationale.

Cette visite de haut niveau illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération politique et diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre plusieurs États africains autour de priorités communes de développement et d’intégration.

Une invitation officielle au Forum africain de N’Djamena

Au centre des échanges figure l’invitation adressée au chef de l’État guinéen à participer au Forum africain de N’Djamena, prévu les 15 et 16 juillet 2026.

Cette rencontre internationale sera consacrée à la gestion durable des ressources en eau, un enjeu stratégique pour le continent africain face aux défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au développement économique.

Selon le ministre d’État tchadien, le forum est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, ainsi que diverses institutions techniques et financières engagées dans la promotion du développement durable en Afrique.

L’objectif est de favoriser une réflexion commune sur les politiques de gestion de l’eau et leur rôle dans la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé publique et la résilience des États africains.

Des relations politiques placées sous le signe de la confiance

À cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a mis en avant la qualité des relations entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Mamadi Doumbouya, estimant que cette proximité contribue au renforcement du partenariat entre Conakry et N’Djamena.

Le responsable tchadien a également salué les progrès enregistrés par la Guinée en matière de stabilité, de consolidation de la paix et de développement, félicitant les autorités guinéennes pour les réformes engagées.

Conakry salue un geste de fraternité

De son côté, Dr Morissanda Kouyaté a rappelé que les deux chefs d’État avaient déjà échangé à plusieurs reprises, notamment lors de leur rencontre à Nairobi, où ils avaient abordé les perspectives de coopération bilatérale ainsi que plusieurs dossiers relatifs aux enjeux africains et internationaux.

Le chef de la diplomatie guinéenne a qualifié le message transmis par le président tchadien de « signe de considération et de fraternité », y voyant une illustration de la solidité des liens qui unissent les deux pays.

Vers un partenariat renforcé autour des défis africains

Cette visite confirme la volonté commune de la Guinée et du Tchad de consolider leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le développement durable, l’intégration africaine et les grands défis auxquels le continent est confronté.

À travers ce rapprochement diplomatique, Conakry et N’Djamena entendent poursuivre un dialogue politique étroit et développer des initiatives conjointes au service de la stabilité régionale et du développement de l’Afrique.

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Dakar : l’artiste Sayon Camara reçue en audience à l’Ambassade de Guinée

Une rencontre de courtoisie autour des préparatifs de la fête de l’indépendance du 2 octobre 2026

L’icône de la musique guinéenne, Sayon Camara, accompagnée de sa délégation, a effectué ce mardi 30 juin une visite de courtoisie à l’Ambassade de Guinée au Sénégal, où elle a été reçue par l’ambassadeur, Son Excellence Mandjou Djoubaté.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs des festivités commémorant la fête de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre 2026 à Dakar. À cette occasion, les échanges ont porté sur l’organisation artistique et culturelle de l’événement, qui ambitionne de mettre en valeur le patrimoine musical guinéen et de renforcer les liens entre la diaspora et la représentation diplomatique.

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Selon les informations issues de l’audience, le choix de l’artiste Sayon Camara a été retenu pour assurer l’animation culturelle de cette célébration, dans une volonté d’offrir au public une programmation à la fois festive et représentative de la richesse artistique guinéenne.

À l’issue de la rencontre, l’artiste a exprimé sa satisfaction et sa gratitude pour la confiance placée en elle. Elle a remercié l’ensemble du personnel diplomatique pour l’accueil et a réaffirmé son engagement à contribuer au rayonnement de la célébration du 2 octobre 2026 à Dakar, sous l’impulsion de l’Ambassadeur Mandjou Djoubaté.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture guinéenne à l’étranger et de mobilisation de la communauté autour des grandes dates symboliques du pays.

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Guinée : lancement d’un programme présidentiel pour aménager 1 500 hectares au profit des producteurs de riz et de maïs.

Une initiative destinée à renforcer la sécurité alimentaire et à faire de l’agriculture un pilier du projet Simandou 2040

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mercredi 1er juillet, l’Initiative présidentielle d’appui à la mise en valeur de 1 500 hectares en faveur des petits producteurs de riz et de maïs. Porté par le ministère de l’Agriculture, ce programme ambitionne de stimuler la production agricole, d’accompagner les exploitations familiales et de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du pays.

La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence de Facinet Sylla, ministre des Infrastructures, représentant le ministre directeur de Cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité.

Faire de l’agriculture un moteur de transformation économique

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale qui vise à faire du projet Simandou un véritable levier de transformation économique et sociale. Au-delà de son volet minier, le programme Simandou 2040 entend favoriser le développement de secteurs structurants tels que l’agriculture afin de diversifier l’économie guinéenne.

Le projet prévoit, dans sa phase pilote, l’aménagement de 1 500 hectares de terres agricoles, dont 100 hectares destinés à la culture du riz. Les bénéficiaires recevront un accompagnement complet comprenant la fourniture de semences améliorées, d’intrants agricoles, les travaux de labour, un encadrement technique ainsi que l’appui aux opérations de récolte.

L’objectif est d’améliorer les rendements agricoles tout en renforçant les capacités de production des exploitations familiales.

Un programme au bénéfice des producteurs et de l’emploi rural

Selon les autorités, l’initiative devrait profiter directement à 80 organisations agricoles réparties dans les zones concernées.

Le programme prévoit également la création de près de 5 000 emplois, contribuant ainsi au développement économique des localités traversées par le corridor de Simandou.

À travers cette approche, le gouvernement entend faire de l’agriculture un secteur créateur de richesse, d’emplois et de revenus, tout en consolidant la résilience alimentaire des populations.

L’appel à une appropriation par les producteurs

Intervenant au nom de Djiba Diakité, Facinet Sylla a rappelé que cette initiative traduit la volonté du président de la République de placer l’agriculture au cœur de la politique de développement du pays.

Il a souligné qu’aucun développement durable ne saurait être envisagé sans une véritable souveraineté alimentaire, invitant les producteurs à s’approprier pleinement ce programme afin d’en assurer la réussite.

Avant de procéder au lancement officiel de l’initiative, le ministre des Infrastructures a également plaidé pour que la contribution financière de 30 % demandée aux bénéficiaires ne constitue pas un frein à la mise en œuvre du projet ni à l’atteinte des objectifs fixés, au bénéfice des producteurs et des communautés rurales.

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Sécurité routière : la Guinée interdit provisoirement la circulation nocturne des gros porteurs sur les routes nationales.

Le gouvernement renforce les mesures pour freiner la recrudescence des accidents de la circulation

Face à la multiplication des accidents de la route, souvent meurtriers, le gouvernement guinéen durcit sa politique de sécurité routière. Réuni ce mercredi 1er juillet avec les représentants des principales organisations de transporteurs, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé une série de mesures destinées à réduire le nombre de drames enregistrés sur les axes routiers du pays.

Cette rencontre, tenue au siège du ministère, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte préoccupation des autorités face à l’augmentation des accidents de la circulation, qui continuent de faire de nombreuses victimes et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le facteur humain au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur le récent accident survenu à Mamou, dont les premières conclusions privilégient une erreur humaine comme principale cause.

Pour le ministre des Transports, cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer la discipline sur les routes et de responsabiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Il a ainsi appelé les transporteurs, les conducteurs et les propriétaires de véhicules à respecter rigoureusement le Code de la route et à abandonner les comportements à risque qui contribuent à la répétition des accidents.

Selon les autorités, plusieurs facteurs reviennent de manière récurrente dans les enquêtes menées après les sinistres. Parmi eux figurent la surcharge des véhicules, les excès de vitesse, l’absence de contrôles techniques réguliers ainsi que la fatigue des conducteurs, particulièrement sur les longues distances.

Une interdiction temporaire de circulation pour les gros porteurs

À l’issue de la réunion, le gouvernement et les représentants des transporteurs se sont accordés sur plusieurs mesures immédiates.

La décision phare porte sur l’interdiction provisoire, pour une durée de trois mois, de la circulation nocturne de l’ensemble des véhicules gros porteurs sur les routes nationales.

Les autorités estiment que cette mesure préventive permettra de réduire les risques d’accidents graves durant les heures de faible visibilité, période où la fatigue des conducteurs constitue également un facteur aggravant.

Cette restriction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer durablement la sécurité routière et à limiter les pertes en vies humaines.

Vers un renforcement du contrôle routier

Le ministère des Transports annonce également un suivi rigoureux de l’application des nouvelles dispositions.

Les services compétents seront chargés de veiller au respect de cette interdiction et des autres règles de circulation, tandis que les acteurs du transport sont invités à s’impliquer pleinement dans cette démarche de prévention.

À travers ces mesures, le gouvernement entend instaurer une culture de responsabilité partagée afin de rendre les routes guinéennes plus sûres et de réduire significativement le nombre d’accidents et de victimes au cours des prochains mois.