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Enseignement supérieur : 60 agents admis à la retraite célébrés pour une carrière au service de la Nation.

Soixante femmes et hommes ont officiellement tourné la page de leur carrière administrative au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Admis à faire valoir leurs droits à la retraite au titre de l’année 2025, ces agents ont été honorés ce mercredi 21 janvier lors d’une cérémonie solennelle présidée par le ministre Alpha Bacar Barry.

Des parcours divers au cœur du système universitaire guinéen

Issus d’horizons professionnels variés, les récipiendaires ont exercé dans les universités publiques, les centres de recherche, les services de documentation ainsi que dans les structures centrales du département. Enseignants-chercheurs, personnels administratifs et agents d’appui ont, chacun à leur niveau, contribué au fonctionnement quotidien et à la continuité du système d’enseignement supérieur en Guinée.

Souvent éloignés des projecteurs, ces agents ont accompagné la formation de plusieurs générations d’étudiants, participé à l’encadrement académique, soutenu la production scientifique et assuré la gestion administrative indispensable au bon fonctionnement des institutions universitaires et de recherche.

Une reconnaissance institutionnelle pour des décennies de service

Après plusieurs décennies d’engagement, leur départ marque la fin de carrières exigeantes, parfois menées dans des contextes contraignants, mais toujours animées par un profond attachement au service public. Dans son allocution, le ministre a salué « des parcours exemplaires, faits de rigueur, de discrétion et de dévouement », soulignant que ces agents constituent une part essentielle de la mémoire institutionnelle du secteur.

Il a également rappelé que les réformes en cours dans l’enseignement supérieur guinéen reposent en grande partie sur les fondations posées par ces femmes et ces hommes, dont l’expertise et l’expérience ont durablement façonné les universités et centres de recherche du pays.

Transmission, héritage et nouveaux défis

Au-delà de l’hommage, la cérémonie a été l’occasion de mettre en avant l’importance de la transmission des savoirs et des valeurs professionnelles aux nouvelles générations d’agents. Les autorités ont insisté sur la nécessité de capitaliser cet héritage humain pour accompagner les mutations du système d’enseignement supérieur, notamment en matière de gouvernance, de qualité académique et d’innovation scientifique.

En quittant la vie active, ces retraités laissent derrière eux un legs institutionnel précieux, fait de compétences, de pratiques et d’engagements qui continueront d’inspirer le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guinée.

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Guinée : le Japon finance la reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre.

Un nouveau pas vient d’être franchi dans le renforcement de la coopération éducative entre la Guinée et le Japon. L’Ambassade du Japon en République de Guinée a officiellement signé un projet de reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre, située dans une commune rurale confrontée depuis plusieurs années à la dégradation de ses infrastructures scolaires.

Un projet structurant pour améliorer les conditions d’apprentissage

Le programme prévoit la réhabilitation complète des bâtiments existants, la rénovation des blocs de latrines et la construction d’un forage d’eau potable. Ces investissements visent à offrir un environnement scolaire plus sûr, plus sain et mieux adapté aux besoins des élèves et du personnel enseignant.

Financé par le Gouvernement japonais, le projet sera mis en œuvre par l’ONG ADREMGUUI, en collaboration avec les autorités éducatives locales et la communauté bénéficiaire. L’objectif est d’améliorer durablement l’accès à une éducation de base de qualité dans la localité de Sikhourou Centre, dont l’école primaire constitue l’unique établissement du cycle élémentaire.

Une cérémonie officielle placée sous le signe de la coopération

La cérémonie de signature s’est tenue ce mardi 20 janvier 2026 à la Résidence de l’Ambassadeur du Japon en Guinée, sous l’égide de l’Ambassade du Japon en Guinée. Elle a réuni des autorités locales, des responsables du secteur éducatif ainsi que des représentants de la communauté, témoignant de l’importance accordée à ce projet par l’ensemble des parties prenantes.

Un projet symbolique à l’occasion d’un anniversaire diplomatique

La signature de ce micro-projet intervient dans un contexte particulier : le cinquantième anniversaire de la présence diplomatique du Japon en Guinée. À travers cette initiative, le Japon réaffirme son engagement en faveur du développement humain, en plaçant l’éducation au cœur de sa coopération avec la Guinée.

Longtemps fragilisée par le manque d’entretien et de moyens, l’école primaire de Sikhourou Centre devrait ainsi connaître une véritable relance. Pour les populations locales, ce projet représente un espoir concret d’amélioration des conditions de scolarisation et un levier essentiel pour l’avenir des enfants de la commune.

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Investiture de Mamadi Doumbouya : Simandou 2040, le serment d’un nouveau destin pour la Guinée

La Guinée a vécu un moment charnière de son histoire politique et économique avec l’investiture du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Une cérémonie à forte portée symbolique, mais surtout un discours fondateur, articulé autour d’une vision claire : Simandou 2040, présenté comme le socle d’un nouveau contrat entre l’État, la Nation et les générations futures.

Ce jour-là, au-delà des fastes républicains, c’est un cap stratégique qui a été solennellement fixé.

Un serment au nom de la rupture et de la responsabilité

Dans son allocution, le Président Mamadi Doumbouya a réaffirmé son engagement à gouverner sous le sceau de la rupture avec les pratiques du passé : corruption endémique, prédation des ressources, gouvernance déconnectée des réalités populaires.

Le serment prononcé n’était pas seulement institutionnel. Il était moral et historique. Gouverner autrement, pour que la richesse nationale cesse d’être une promesse abstraite et devienne un levier concret de développement.

Simandou 2040 : plus qu’un projet minier, une vision nationale

Le projet Simandou, longtemps perçu comme un simple gisement de fer parmi les plus riches du monde, change ici de statut.

Il devient un projet de société.

Avec Simandou 2040, le chef de l’État inscrit l’exploitation minière dans une perspective de long terme, structurée autour de :

  • l’industrialisation du pays,

  • le développement des infrastructures (rail, énergie, ports),

  • la création massive d’emplois locaux,

  • et la transformation sur place des ressources.

Le message est clair : la Guinée ne sera plus un simple exportateur de matières premières brutes.

Souveraineté économique et justice intergénérationnelle

L’un des axes forts du discours présidentiel réside dans la notion de justice intergénérationnelle. Les ressources minières ne doivent pas enrichir une élite éphémère, mais construire l’avenir de la Nation.

Éducation, santé, formation technique, innovation industrielle : Simandou 2040 se veut un levier de financement durable de ces priorités stratégiques.

C’est une vision exigeante, qui implique :

  • une gouvernance rigoureuse,

  • des partenariats internationaux équilibrés,

  • et une transparence sans compromis.

Un message adressé à l’Afrique et au monde

À travers cette investiture, la Guinée envoie un signal fort à ses partenaires africains et internationaux :

Le temps de l’exploitation déséquilibrée est révolu.

Le pays affirme sa volonté de reprendre le contrôle de son destin économique, tout en restant ouvert à des investisseurs alignés avec sa vision de développement durable et inclusif.

Entre espoir et exigence

Si l’espoir est réel, l’exigence l’est tout autant. Simandou 2040 sera jugé non sur les intentions, mais sur :

  • la capacité de l’État à tenir ses engagements,

  • la traduction concrète des discours en politiques publiques efficaces,

  • et l’impact réel sur le quotidien des Guinéens.

L’investiture du Président Mamadi Doumbouya marque ainsi le début d’un cycle décisif, où chaque décision pèsera sur plusieurs décennies.

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Coopération médiatique sud-sud : la HAC de Guinée s’inspire du modèle de l’Agence Gabonaise de Presse.

Libreville, 15 janvier (AGP).
Une délégation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée-Conakry a effectué une visite de travail à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), à Libreville. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités institutionnelles et d’échanges d’expériences entre les organes de régulation et les médias publics de la sous-région.

Une mission axée sur l’innovation et la performance éditoriale

Au cours de cette immersion professionnelle, la délégation guinéenne a pu s’imprégner du modèle organisationnel, éditorial et technique de l’AGP. Les échanges ont porté notamment sur la structuration des services, les méthodes de production et de diffusion de l’information, ainsi que sur l’intégration des outils numériques et des innovations technologiques dans le fonctionnement quotidien de l’agence.

Les responsables de l’AGP ont présenté les réformes engagées ces dernières années pour moderniser la chaîne de production de l’information, améliorer la rapidité de diffusion et renforcer la crédibilité des contenus, dans un contexte de mutation profonde des médias face aux défis du numérique et de la concurrence des réseaux sociaux.

Vers un partenariat durable entre médias publics

Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre a permis d’ouvrir des perspectives de coopération durable entre les médias publics guinéens et gabonais. Les discussions ont évoqué la possibilité de partenariats éditoriaux, d’échanges de contenus, de programmes de formation croisée et de partage de bonnes pratiques en matière de gouvernance médiatique et de déontologie professionnelle.

Pour la HAC de Guinée, cette visite constitue une étape importante dans sa volonté d’accompagner la modernisation du paysage médiatique guinéen, en s’appuyant sur des expériences africaines réussies et adaptées aux réalités locales.

Une coopération régionale au service d’une information crédible

Cette initiative illustre la montée en puissance d’une coopération médiatique sud-sud, fondée sur la solidarité institutionnelle et le partage d’expertise. Dans un contexte marqué par la désinformation et la transformation rapide des usages médiatiques, le rapprochement entre la HAC de Guinée et l’AGP témoigne d’une ambition commune : consolider des médias publics professionnels, crédibles et au service de l’intérêt général.

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Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

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AFRIMA Awards : Manamba Kanté consacre le rayonnement musical de la Guinée à Lagos.

La scène musicale guinéenne s’est illustrée sur le continent africain à l’occasion des AFRIMA Awards, organisés à Lagos. L’artiste Manamba Kanté y a été sacrée, confirmant la vitalité et la reconnaissance internationale de la musique guinéenne.

Cette distinction prestigieuse vient saluer un parcours artistique marqué par l’authenticité, l’excellence vocale et la valorisation des sonorités africaines. Devant un parterre de professionnels de l’industrie musicale, de décideurs culturels et d’artistes venus de tout le continent, Manamba Kanté a su s’imposer face à une concurrence relevée.

Au-delà de la récompense individuelle, ce sacre symbolise la montée en puissance de la création guinéenne sur les grandes scènes africaines. Il témoigne également de la capacité des artistes du pays à porter haut leur identité culturelle tout en s’inscrivant dans les dynamiques contemporaines de la musique africaine.

Avec cette consécration à Lagos, la Guinée renforce sa visibilité culturelle et confirme sa place parmi les nations qui comptent dans le paysage musical africain.

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Gouvernance publique : le Premier ministre salue les réformes engagées à l’Office guinéen de publicité.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a reçu en audience, le 7 janvier 2026, une délégation de l’Office guinéen de publicité (OGP), conduite par son directeur général, Aladji Cellou Camara. Cette rencontre a permis à la direction de l’OGP d’exprimer sa reconnaissance au Chef du Gouvernement pour l’accompagnement institutionnel accordé à l’Office tout au long de l’année 2025.

Selon les responsables de l’OGP, cet appui s’est inscrit dans un contexte de profondes exigences en matière de résultats, de rigueur et de discipline de gestion, ayant favorisé la mise en œuvre de réformes structurelles destinées à améliorer la gouvernance et les performances de cette entreprise publique stratégique.

Au cours des échanges, le Premier ministre a rappelé que les entreprises publiques sont désormais appelées à fonctionner selon une logique de performance et de rentabilité comparable à celle du secteur privé. Il a insisté sur la nécessité de rompre durablement avec les déficits structurels et la dépendance aux subventions exceptionnelles de l’État, afin de garantir leur viabilité et leur autonomie financière.

En guise de reconnaissance, la délégation de l’OGP a décerné un prix spécial au Chef du Gouvernement. Un geste symbolique que ce dernier a accueilli avec humilité, tout en saluant les efforts de redressement engagés par la nouvelle équipe dirigeante.

« Le mérite vous revient pleinement. Vous avez été nommés à un moment où l’OGP traversait une situation particulièrement difficile. En peu de temps, vous avez réussi à remettre l’institution sur de meilleures bases », a déclaré Amadou Oury Bah.

Cette audience illustre la volonté des autorités guinéennes de renforcer la performance des entreprises publiques et d’inscrire leur gestion dans une dynamique durable, fondée sur la culture des résultats et la bonne gouvernance.

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Francophonie : Le Général Mamadi Doumbouya officiellement invité au 20ᵉ Sommet au Cambodge

Après son élection confirmée à la tête de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya s’apprête à marquer le retour définitif de son pays sur la grande scène diplomatique mondiale. La Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a officiellement invité le chef de l’État guinéen à participer au 20ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement, qui se tiendra en 2026 au Cambodge.

Un symbole fort pour la diplomatie guinéenne

Cette invitation marque une étape cruciale dans la normalisation des relations entre Conakry et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Après la levée de la suspension de la Guinée en septembre 2024, cette participation au plus haut niveau témoigne de la reconnaissance du processus de transition achevé.

Pour le Général-Président Doumbouya, ce déplacement à Siem Reap sera l’occasion de réaffirmer l’engagement de la Guinée envers les valeurs de partage, de diversité culturelle et de coopération économique qui lient les 93 États et gouvernements membres de l’organisation.

Le Cambodge, terre d’accueil d’un sommet historique

Le choix du Cambodge pour abriter ce 20ᵉ Sommet est historique. C’est la première fois qu’un tel événement se déroule en Asie du Sud-Est depuis le sommet de Hanoï en 1997. La ville de Siem Reap, célèbre pour les majestueux temples d’Angkor, servira de cadre à ce rendez-vous mondial.

Le thème central de cette édition mettra l’accent sur :

  • Le dialogue des cultures dans un monde multipolaire.

  • La transition énergétique et le développement durable.

  • La coopération économique au sein de l’espace francophone, particulièrement entre l’Afrique et l’Asie.

Les enjeux pour la Guinée

Au-delà du protocole, ce sommet est une plateforme stratégique pour la Guinée. Le pays entend y exposer ses projets de développement, notamment le méga-projet Simandou, et attirer des investissements issus du monde francophone. C’est également une opportunité pour le président Doumbouya de multiplier les rencontres bilatérales avec ses pairs et de renforcer les liens avec la France et les autres puissances de l’espace OIF.

Le retour de la Guinée dans le giron francophone est désormais acté, et le rendez-vous de Siem Reap en sera le point d’orgue.

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Guinée : décès de Claude Pivi en détention, ancien condamné pour crimes contre l’humanité.

Conakry – Claude Pivi, figure majeure du procès pour crimes contre l’humanité lié au massacre du 28 septembre 2009, est décédé en détention, a annoncé le procureur général de Guinée.

Ancien officier et personnalité controversée, Claude Pivi avait été reconnu coupable pour son rôle dans les événements meurtriers de 2009, qui avaient profondément marqué le pays. Après sa condamnation, il était devenu l’un des individus les plus recherchés de Guinée, et son nom restait associé à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente du pays.

Selon le procureur général, Claude Pivi est mort des suites d’un « diabète chronique », alors qu’il était toujours détenu dans le cadre de sa peine. Les autorités judiciaires n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de son décès ni sur les démarches administratives et judiciaires qui suivront.

Ce décès met fin à un chapitre lourd de l’histoire judiciaire guinéenne et relance le débat sur la mémoire du massacre du 28 septembre 2009 et la responsabilité des acteurs impliqués.

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Guinée : le PDAC-G accélère la modernisation des filières fonio et fruits.

Sous l’impulsion du Premier ministre, Amadou Oury Bah, le Projet de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDAC-G) a mobilisé près de 20 milliards de francs guinéens pour soutenir des entreprises agricoles actives dans les filières du fonio et des fruits. Cette enveloppe financière vise à faire de l’agriculture un levier central de croissance économique et de création d’emplois.

Une action gouvernementale en cohérence avec la vision « Simandou 2040 »

La cérémonie de remise des financements, organisée en présence de membres du gouvernement et du représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, a mis en lumière la volonté des autorités de transformer durablement le secteur agricole. L’initiative s’inscrit dans la vision stratégique « Simandou 2040 », qui positionne l’agriculture comme pilier prioritaire du développement économique national.

Intervenant à cette occasion, la ministre de l’Agriculture, Mariama Ciré Sylla, a souligné la portée structurante du programme, qu’elle a qualifié de décision majeure en matière de politique publique. Elle a rappelé que l’agriculture constitue un socle essentiel pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois durables et la transformation industrielle du pays. Revenant sur son implication passée dans la conception du projet, elle a affirmé que la construction de l’avenir guinéen passe également par la valorisation des productions locales.

Le PDAC-G, un instrument au service de l’investissement privé agricole

Le coordinateur national du PDAC-G, Hamidou Diallo, a présenté les principales caractéristiques du programme, doté d’un financement global de 100 millions de dollars, mis en œuvre avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale. Selon lui, le projet ambitionne de renforcer l’investissement privé afin de structurer des chaînes de valeur agricoles performantes, inclusives et orientées vers le marché.

À ce jour, le fonds de subventions de contrepartie du PDAC-G a déjà accompagné plus de 600 sous-projets sur l’ensemble du territoire national, contribuant à l’amélioration de la productivité, à la transformation des produits agricoles et à l’accès aux marchés.

Un appui ciblé en faveur des femmes et des jeunes entrepreneurs

Au-delà de son impact économique, le PDAC-G se distingue par sa dimension sociale. Les mécanismes de financement mis en place accordent une attention particulière aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du dynamisme agricole mais souvent confrontés à des contraintes d’accès au financement et aux technologies.

En soutenant des filières à fort potentiel telles que le fonio et les fruits, le projet entend favoriser l’émergence d’un agrobusiness moderne, capable de créer de la valeur ajoutée localement et de renforcer la résilience économique des zones rurales.

À travers cette initiative, le PDAC-G confirme sa vocation de catalyseur de la transformation agricole en Guinée, en droite ligne avec les objectifs nationaux de diversification économique, de souveraineté alimentaire et de développement inclusif.