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AKAA 2025 : Serge Mouangue, le visionnaire entre l’Afrique et le Japon.

Le Carreau du Temple accueille cette année la dixième édition de AKAA (Also Known As Africa), le plus grand salon européen dédié à l’art contemporain africain et à la diaspora. Parmi les artistes phares de cette édition, le Camerounais Serge Mouangue s’impose comme une figure incontournable avec sa nouvelle œuvre intitulée La troisième esthétique, présentée par la galerie japonaise Space Un.

Installé entre Tokyo et Douala, Serge Mouangue explore depuis plusieurs années les points de rencontre entre les cultures africaines et japonaises. Son travail, profondément symbolique, questionne les identités hybrides et la beauté des contrastes. La troisième esthétique s’inscrit dans cette quête, en proposant une vision artistique où la spiritualité africaine dialogue avec la rigueur et la sobriété nippones.

À travers des formes monumentales, des textures brutes et une scénographie immersive, l’artiste met en lumière une fusion culturelle sans précédent, où le pagne africain se mêle au kimono japonais, et où les masques traditionnels dialoguent avec le minimalisme zen.
« Ce que je cherche, c’est à créer un nouvel espace d’expression, ni africain, ni japonais, mais profondément humain », confie Serge Mouangue lors de la présentation de son œuvre.

Cette approche unique a suscité un vif engouement dès l’ouverture du salon, faisant de La troisième esthétique l’une des installations les plus commentées de cette édition. Elle incarne non seulement la richesse du métissage culturel, mais aussi la vitalité de l’art africain contemporain sur la scène internationale.

AKAA 2025, qui se tient du 24 au 26 octobre 2025 au Carreau du Temple, réunit plus de 35 galeries venues d’Afrique, d’Europe et des Amériques, confirmant Paris comme un carrefour mondial de la création africaine.

Avec Serge Mouangue, c’est une Afrique ouverte, dialoguante et visionnaire qui s’exprime, célébrant l’union des traditions et de la modernité à travers un langage artistique universel.

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MALI COOPÉRATION : Huit nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Président de la Transition.

Ce jeudi 23 octobre, au palais de Koulouba, le Président de la Transition, Chef de l’État, Assimi Goïta, a reçu en audience huit nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali. Ces diplomates ont officiellement présenté leurs lettres de créance — acte formaliste mais hautement symbolique marquant le démarrage de leur mission dans le pays.

La cérémonie solennelle s’est déroulée en présence de nombreux hauts fonctionnaires, notamment le ministre Secrétaire Général de la Présidence, Général Amara Camara, ainsi que des membres du Comité stratégique de la Transition. Elle s’inscrit dans une dynamique diplomatique renforcée pour le Mali, qui cherche à approfondir ses partenariats internationaux dans un contexte institutionnel en mutation.

Un signe politique et diplomatique fort

L’accréditation simultanée de huit ambassadeurs traduit à la fois une volonté d’ouverture diplomatique et un renforcement de la coopération bilatérale. Le chef de l’État a salué « le message d’amitié et de confiance mutuelle » adressé au Mali par ces pays représentés. Il a ajouté : « Notre pays, engagé dans un processus de transition, entend développer des partenariats équilibrés, fondés sur la souveraineté, le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant. »

Les diplomates, de leur côté, ont exprimé leur satisfaction d’entamer leurs fonctions dans un pays « porteur d’espoirs pour la paix, le développement et la stabilité dans la sous-région » et ont réaffirmé leur engagement à collaborer dans des domaines stratégiques tels que la sécurité, l’économie, l’éducation, la culture et les infrastructures.

Pourquoi cet événement est important

Plusieurs raisons font de cette cérémonie une étape notable :

  • Affirmation de la légitimité de l’État de transition : le Mali montre sa capacité à mener une diplomatie active, malgré les défis internes.

  • Renforcement des réseaux extérieurs : avec ces ambassadeurs, le Mali cherche à diversifier ses partenariats, particulièrement dans les domaines de l’investissement et de l’infrastructure.

  • Renouveau diplomatique : l’accent est mis sur une diplomatie « utile » — orientée vers des projets concrets plutôt que seulement symboliques.

Chantiers à suivre

Lors de la cérémonie, l’un des axes mis en avant était la mise en œuvre rapide d’accords bilatéraux et la relance de projets de coopération existants. Le gouvernement et les diplomates ont évoqué les priorités suivantes :

  • La sécurisation et le développement des zones frontalières, essentielle pour la paix et la stabilité.

  • L’investissement dans les infrastructures de transport et d’énergie pour améliorer la connectivité et l’attractivité du pays.

  • Le renforcement des capacités locales dans l’éducation et la formation professionnelle, afin de répondre aux besoins d’une jeunesse nombreuse.

  • Le soutien accru aux secteurs productifs : agriculture, mines, nouvelles technologies.

Un cadre de vie diplomatique en mouvement

Au-delà de l’aspect protocolaire, ce type d’événement marque une mutation diplomatique : le Mali ne se contente plus de l’aide classique, il cherche la coopération de partenariat — où les relations sont pensées comme mutuellement avantageuses. La présence d’un nombre important d’ambassadeurs en même temps est révélatrice d’un engagement renouvelé de plusieurs pays envers Bamako.

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CAF Awards 2025 : Le Sénégal brille une nouvelle fois sur la scène africaine du football.

Le football sénégalais continue d’imposer son empreinte sur le continent. Pour l’édition 2025 des CAF Awards, plusieurs représentants du Sénégal figurent parmi les nominés dans les catégories les plus prestigieuses, confirmant ainsi la vitalité et la constance du football national.

Deux Lions en lice pour le Ballon d’Or africain

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu publique la liste des dix finalistes pour le titre de Meilleur joueur africain de l’année 2025. Parmi eux, deux figures montantes du football sénégalais : Iliman Ndiaye et Pape Matar Sarr.
Les deux milieux de terrain, auteurs de saisons remarquables en club comme en sélection, incarnent la nouvelle génération dorée du football sénégalais. Leur présence dans cette liste aux côtés de stars confirmées telles que Mohamed Salah (Égypte), Victor Osimhen (Nigeria) ou encore Achraf Hakimi (Maroc) témoigne du prestige et de la reconnaissance dont bénéficie désormais le football sénégalais.

Des nominations qui confirment l’excellence sénégalaise

Outre ces deux distinctions individuelles, d’autres acteurs du football sénégalais ont également été honorés :

  • Édouard Mendy, gardien de but et pilier de la sélection, est nommé dans la catégorie Meilleur gardien africain.

  • Pape Thiaw, sélectionneur de l’équipe nationale locale, figure parmi les candidats au titre de Meilleur entraîneur africain.

  • Enfin, la sélection nationale du Sénégal concourt pour le titre de Meilleure équipe africaine, une reconnaissance du travail collectif accompli ces dernières années.

Une dynamique qui confirme le leadership du Sénégal

Ces multiples nominations reflètent la continuité d’un projet sportif solide porté par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Après les succès continentaux de 2021 et 2022, le Sénégal s’impose désormais comme une référence durable dans le football africain, combinant performance, discipline et développement des talents.

L’annonce de ces distinctions intervient dans un contexte où le pays prépare activement les prochaines échéances internationales, notamment les qualifications pour la Coupe du Monde 2026.
Avec des joueurs évoluant au plus haut niveau mondial, le Sénégal entend poursuivre sur sa lancée et continuer à faire rayonner le continent africain sur les plus grandes scènes sportives.

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Amélioration concertée de l’aménagement urbain : le Chef de l’État engage une dynamique de modernisation des villes et du cadre de vie au Sénégal

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé une vaste initiative visant à moderniser durablement les villes sénégalaises et à améliorer le cadre de vie des populations. Cette politique ambitieuse d’aménagement urbain concerté s’inscrit dans une vision nationale de développement équilibré, inclusif et écologique.

Une réponse aux défis de l’urbanisation rapide

Le Sénégal fait face à une urbanisation galopante, avec une forte concentration des populations dans les zones côtières et les grandes agglomérations. Pour répondre à cette pression croissante, le gouvernement a initié un programme global d’aménagement urbain, articulé autour de quatre axes principaux :

  • La modernisation des infrastructures urbaines : réhabilitation des routes, amélioration des réseaux d’assainissement, éclairage public et accès à l’eau potable.

  • L’aménagement des espaces publics : création de parcs, places publiques et zones piétonnes pour renforcer la cohésion sociale et améliorer le bien-être des habitants.

  • La gestion durable des déchets et de l’environnement, avec la promotion de solutions vertes et d’une économie circulaire.

  • La planification urbaine décentralisée, favorisant une meilleure coordination entre l’État, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers.

Des projets structurants déjà en marche

Plusieurs projets pilotes sont en cours à travers le pays, notamment :

  • Le Programme de modernisation des villes secondaires (Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor),

  • Le Plan Directeur de Développement de la Grande Banlieue de Dakar,

  • Et la mise en œuvre de l’Initiative “Villes vertes”, qui encourage la plantation d’arbres et la création d’espaces verts dans les centres urbains.

Ces projets visent à réduire les inégalités territoriales et à renforcer la résilience des villes face aux défis climatiques et démographiques.

Un engagement présidentiel fort

Lors d’une récente rencontre avec les élus locaux et acteurs du développement urbain, le Président Bassirou Diomaye Faye a souligné :

« Moderniser nos villes, c’est investir dans la dignité et le bien-être des Sénégalais. C’est aussi préparer le pays à devenir une économie moderne, inclusive et respectueuse de l’environnement. »

Cette vision s’inscrit dans le Plan national de développement intégré et durable, qui met l’accent sur la planification urbaine participative, la transparence dans la gestion foncière et la promotion d’une architecture adaptée aux réalités locales.

Vers un Sénégal urbain moderne et humain

Au-delà des infrastructures, cette dynamique traduit une nouvelle approche de gouvernance urbaine, centrée sur l’humain.
Le Sénégal entend ainsi transformer durablement le visage de ses villes, tout en renforçant la participation citoyenne et l’inclusion sociale.

Avec cette orientation, le pays confirme son ambition de devenir un modèle africain de planification urbaine durable, où chaque ville contribue activement à la croissance nationale et au mieux-vivre collectif.

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Sénégal : le PNDAS, levier stratégique pour l’agro-industrialisation du pays.

Le Sénégal a lancé l’ambitieux Programme national de développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS), une initiative structurante visant à faire de l’agriculture non seulement un secteur de production, mais un moteur d’industrialisation, d’emploi et de souveraineté alimentaire.

Objectifs et portée territoriale

Le PNDAS s’inscrit dans la vision « Sénégal 2050 – Agenda national de transformation » et vise principalement à :

  • accompagner la transformation structurelle de l’économie et l’industrialisation agro-alimentaire du pays.

  • assurer la souveraineté alimentaire en augmentant les capacités de transformation locale.

  • réduire le déficit de la balance commerciale en valorisant les productions nationales.

  • créer des milliers d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

Le programme prévoit la mise en place de cinq agropoles régionales intégrées : Agropole Sud, Centre, Nord, Ouest et Est.  Ces pôles couvrent l’ensemble du territoire sénégalais et ciblent des filières spécifiques selon la région : par exemple, mangues, anacarde et maïs pour le Sud ; lait, aviculture pour l’Ouest ; riz, oignon pour le Nord.

Principales réalisations et conventions

  • Pour l’Agropole Sud (région de la Casamance), le PNDAS a distribué 840 tonnes d’engrais aux producteurs de maïs de la commune de Kéréwane (département de Médina Yoro Foulah, Kolda) à l’occasion de la campagne agricole 2024-2025.

  • Le 14 mai 2025, le PNDAS a signé une convention de 144 millions de FCFA avec l’Association sénégalaise de normalisation (ASN) pour l’Agropole Centre. Ce partenariat porte sur la structuration des PME/PMI dans l’agro-industrie et la conformité aux normes internationales.

  • Une convention d’190 millions de FCFA a aussi été signée avec la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (CNAAS) en mai 2025 pour sécuriser les productions des exploitations dans les régions de Kaolack, Kaffrine, Fatick et Diourbel.

  • Le coût estimé pour l’Agropole Nord s’élève à environ 184 milliards de FCFA, un financement déjà partiellement engagé mais en attente de convention complémentaire.

Enjeux, défis et opportunités

Enjeux : Le Sénégal ambitionne de passer d’une agriculture de production vers une agriculture de valeur ajoutée, en rapprochant zones de production, unités de transformation et marchés nationaux et internationaux. Le PNDAS mise sur des infrastructures partagées (routes, logistique, électricité, stockage) et sur l’intégration des acteurs privés dans un modèle d’agro-industrie compétitive.

Défis :

  • Le financement reste un point critique, notamment pour les agropoles Nord et Est dont les conventions ne sont pas toutes finalisées.

  • La nécessité d’une gouvernance claire et d’un suivi rigoureux pour garantir l’atteinte des objectifs.

  • L’intégration des petits producteurs, la sécurisation des chaînes de valeur et l’accès aux marchés export.

Opportunités :

  • Création de milliers d’emplois directs et indirects, empowerment des jeunes et des femmes rurales.

  • Réduction des pertes post-récolte par la proximité entre production et transformation.

  • Amélioration de la compétitivité des produits sénégalais sur les marchés internationaux.

  • Impulsion d’une agro-industrie durable, adaptée aux enjeux du changement climatique.

Vision pour l’avenir

Le PNDAS est conçu comme un pilier central de la « Gouvernance industrielle » du Sénégal, dans laquelle l’agriculture devient un moteur de croissance inclusive. Selon le Premier Ministre, « les agropoles, véritables moteurs du développement agro-alimentaire, joueront un rôle central en facilitant, grâce à l’intermédiation des coopératives, l’accès des producteurs aux agrégateurs et aux industries de transformation ».

À terme, la transformation des filières agricoles majeures (arachide, mil, maïs, lait, viande, fruits) pourrait permettre au Sénégal d’accroître ses exportations, d’abaisser sa dépendance aux importations alimentaires et de poser les bases d’une croissance durable et souveraine.

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Guinée FinTech Week 2025 : Conakry au cœur de l’innovation financière en Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne accueille cette semaine la Guinée FinTech Week 2025, un événement phare destiné à propulser le pays comme un hub régional de l’innovation financière. Organisé par le Ministère de l’Économie Numérique en partenariat avec des acteurs privés et internationaux, ce rendez-vous rassemble startups, investisseurs, régulateurs et experts du numérique autour d’un objectif commun : stimuler l’inclusion financière et favoriser le développement des technologies financières en Guinée.

Pendant quatre jours, Conakry devient le centre d’échanges et de réflexions sur la FinTech, avec des panels sur les paiements digitaux, la blockchain, les cryptomonnaies, la cybersécurité et l’infrastructure bancaire innovante. Les participants ont l’opportunité de partager leurs expériences, d’exposer leurs solutions technologiques et de nouer des partenariats stratégiques.

Parmi les points forts de la FinTech Week, les ateliers de formation et d’accompagnement des startups permettent aux jeunes entrepreneurs guinéens de bénéficier de l’expertise de mentors et d’investisseurs internationaux, ouvrant ainsi la voie à une meilleure visibilité sur la scène africaine et mondiale.

Le gouvernement guinéen, représenté par le Ministre de l’Économie Numérique, a réaffirmé son engagement à créer un cadre favorable au développement des technologies financières : « La digitalisation de nos services financiers n’est pas seulement une nécessité, elle est un levier stratégique pour l’inclusion économique et la croissance durable », a-t-il déclaré lors de l’ouverture officielle.

L’événement a également mis l’accent sur la coopération régionale, avec des délégations venues du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, témoignant de la volonté de la Guinée de s’inscrire dans un écosystème numérique africain intégré.

En marge des conférences et panels, plusieurs startups guinéennes ont présenté leurs innovations, allant de solutions de paiement mobile à des plateformes de microcrédit, en passant par des outils de gestion comptable pour PME. L’objectif : démontrer que la Guinée peut combiner innovation technologique et développement économique local.

La Guinée FinTech Week 2025 s’affirme ainsi comme un catalyseur de transformation économique et sociale, offrant à la jeunesse guinéenne des perspectives concrètes pour s’insérer dans l’économie numérique mondiale.

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Octobre Rose : le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme s’engage pour la santé des femmes.

Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a pris part activement à la campagne mondiale de sensibilisation contre le cancer du sein à travers une cérémonie organisée par son Service Genre et Équité, dans le cadre d’Octobre Rose, mois dédié à la prévention et à la lutte contre cette maladie qui touche des millions de femmes à travers le monde.

L’événement, tenu dans les locaux du département, a réuni plusieurs cadres du ministère, des associations de femmes, ainsi que des professionnels de la santé venus partager leurs expériences et rappeler l’importance du dépistage précoce.

Dans son allocution, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Yaya Kaïraba Kaba, a exprimé son soutien aux femmes touchées par le cancer du sein, tout en réaffirmant l’engagement du ministère à promouvoir la santé, l’équité et le bien-être des femmes. Il a souligné que la justice ne se limite pas à la loi, mais qu’elle doit aussi défendre le droit fondamental à la santé.

De son côté, Madame Mamadama Keïta, Cheffe du Service Genre et Équité, a insisté sur l’importance de la solidarité et de la mobilisation collective dans cette lutte. Elle a appelé les femmes à se faire dépister régulièrement et à briser les tabous qui entourent la maladie, rappelant que « la prévention reste l’arme la plus efficace contre le cancer du sein ».

Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à intégrer la dimension genre et santé dans les politiques publiques, conformément à la vision du gouvernement guinéen pour un développement inclusif et humain.

À travers cette action, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme démontre que la justice sociale passe aussi par la protection de la vie et de la dignité des femmes, en leur donnant les moyens de se soigner, de s’informer et d’espérer. 🎀

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La Guinée renforce sa coopération avec le Qatar Investment Fund pour accélérer la transformation agricole.

En marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, la Guinée a franchi une nouvelle étape dans la consolidation de ses relations économiques avec le Qatar. Madame Mariama Ciré Sylla, Ministre de l’Agriculture, a conduit un dialogue bilatéral stratégique avec la délégation du Qatar Investment Fund (QIF), axé sur le développement de partenariats dans le secteur agricole.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre du programme national de transformation agricole, l’un des piliers du plan de souveraineté alimentaire et de diversification économique lancé par le gouvernement guinéen. L’objectif : attirer des investissements directs étrangers pour renforcer la productivité, moderniser les infrastructures rurales et promouvoir la valorisation locale des produits agricoles.

Selon le ministère de l’Agriculture, plusieurs axes prioritaires ont été évoqués, notamment :

  • la mécanisation et la digitalisation des chaînes de production ;

  • la création d’agroparcs intégrés pour stimuler l’agro-industrie locale ;

  • le développement de filières à haute valeur ajoutée, en particulier dans les cultures vivrières et d’exportation ;

  • et la formation des jeunes et des femmes rurales dans les métiers agricoles modernes.

Pour Madame Mariama Ciré Sylla, cette collaboration ouvre une nouvelle ère :

« Le partenariat avec le Qatar Investment Fund représente une opportunité majeure pour bâtir une agriculture guinéenne plus résiliente, compétitive et créatrice d’emplois. »

Le Qatar Investment Fund, déjà actif dans plusieurs pays africains, a exprimé sa volonté de soutenir des projets à fort impact social et durable, en cohérence avec la vision guinéenne d’une agriculture moteur de croissance et de stabilité.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui fait de la transformation agricole un levier central du développement économique et de la sécurité alimentaire.

Avec cette alliance stratégique, la Guinée confirme sa détermination à placer l’investissement agricole au cœur de son développement, tout en renforçant ses liens avec les grands partenaires du monde arabe et du Golfe.

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Guinée : un atelier national pour poser les bases d’une stratégie nationale en intelligence artificielle.

Conakry, du 14 au 17 octobre 2025, a accueilli un événement majeur pour l’avenir technologique du pays : l’Atelier national d’évaluation du paysage de l’Intelligence Artificielle (AILA).

Organisé par le Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cet atelier visait à dresser un diagnostic complet du niveau de préparation de la Guinée à l’adoption, à la régulation et à la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Durant quatre jours, responsables publics, acteurs du secteur privé, experts du numérique, chercheurs universitaires et représentants de la société civile ont échangé sur les opportunités et les défis que représente l’IA pour le développement national.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes :

  • la création d’un cadre réglementaire et éthique adapté aux technologies émergentes ;

  • le renforcement des capacités locales à travers la formation et la recherche ;

  • le développement d’infrastructures numériques propices à l’innovation ;

  • et la mise en place d’un écosystème de données sécurisé et souverain.

À travers cette démarche, la Guinée affiche clairement son ambition de se positionner comme un acteur émergent dans le domaine de l’intelligence artificielle en Afrique de l’Ouest, tout en veillant à une transformation numérique inclusive, durable et éthique.

Selon le ministère en charge du numérique, les résultats de cet atelier serviront de base à l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’intelligence artificielle, destinée à guider les politiques publiques et les investissements dans ce secteur stratégique.

Ce pas décisif confirme la volonté du gouvernement guinéen de moderniser son économie, de favoriser l’innovation locale et de préparer la jeunesse aux métiers du futur.

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Crypto-monnaies et Ransomwares : la Guinée et le Sénégal unissent leurs forces contre la cybercriminalité

Face à la montée fulgurante de la cybercriminalité en Afrique de l’Ouest, la Guinée et le Sénégal ont décidé de resserrer leur coopération dans la lutte contre les menaces numériques, notamment celles liées aux crypto-monnaies, aux ransomwares et aux attaques transfrontalières.

Une table ronde régionale d’envergure s’est ouverte ce lundi à Conakry, réunissant magistrats, enquêteurs, experts en cybersécurité et représentants institutionnels venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Organisée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en partenariat avec le ministère guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme, cette rencontre bénéficie du soutien financier des États-Unis dans le cadre du Global Programme on Cybercrime.

L’objectif de cette initiative est clair : renforcer la coopération judiciaire régionale, harmoniser les cadres législatifs et développer des capacités nationales pour répondre efficacement à la criminalité numérique, devenue une menace majeure pour la sécurité économique et la stabilité institutionnelle des États africains.

Selon les experts présents, les attaques par ransomware et les fraudes basées sur les crypto-monnaies ont explosé ces dernières années dans la région, ciblant aussi bien les entreprises privées que les administrations publiques.
Les discussions ont porté sur les mécanismes d’échanges d’informations entre services spécialisés, les techniques d’investigation numérique, ainsi que les moyens de tracer les flux financiers issus de la cybercriminalité.

« Aucun pays ne peut lutter seul contre un phénomène aussi transnational. Cette table ronde marque un tournant dans la coopération judiciaire entre la Guinée, le Sénégal et leurs partenaires », a déclaré un représentant de l’ONUDC.

Cette rencontre de Conakry s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du cyberespace africain, portée par une volonté commune d’allier souveraineté numérique et protection des citoyens.
Les conclusions de la table ronde devraient aboutir à la création d’un réseau régional d’échanges et de coordination entre les parquets spécialisés de la sous-région.