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Burkina Faso : l’État reprend pied dans l’exploitation minière avec le lancement de la mine d’or de Bouboulou.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de contrôle accru de ses ressources minières. Le gouvernement a approuvé, jeudi, l’octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à SOPAMIB BOUBOULOU S.A., une filiale de la Société de Participation minière du Burkina (SOPAMIB).

Cette décision marque le retour de l’État burkinabè comme opérateur direct dans le secteur minier, à travers un investissement estimé à plus de 32 milliards de francs CFA. Les autorités présentent ce projet comme une évolution majeure du modèle minier national, jusque-là largement dominé par des opérateurs privés.

Une mine stratégique située dans la région du Yaadga

Implantée dans la commune de Yako, dans la région du Yaadga, la mine d’or de Bouboulou dispose de réserves importantes estimées à 10,77 millions de tonnes de minerai.

Les études techniques indiquent une teneur moyenne de 0,64 gramme d’or par tonne, avec un taux de récupération métallurgique évalué à 88 %.

Sur une durée d’exploitation prévue de quinze ans, les autorités anticipent une production globale de 7,27 tonnes d’or, faisant de ce site un actif stratégique dans la politique de valorisation des ressources naturelles du pays.

Une nouvelle approche : faire de l’État un acteur industriel

À l’issue du Conseil des ministres, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présenté le projet comme un symbole de transformation profonde de la gouvernance minière burkinabè.

« C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier. C’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même puisse devenir un acteur industriel à part entière », a-t-il déclaré.

À travers cette orientation, le gouvernement entend dépasser le rôle traditionnel de régulateur pour participer directement à la chaîne de valeur minière, de l’exploitation à la commercialisation, afin d’accroître les bénéfices économiques tirés des ressources nationales.

Des retombées économiques attendues pour les finances publiques

Le projet Bouboulou représente un investissement initial de plus de 32 milliards de FCFA et devrait générer d’importantes recettes pour l’État.

Selon les projections présentées en Conseil des ministres, la contribution directe aux finances publiques devrait dépasser 39 milliards de FCFA, hors dividendes.

Dans le détail, plus de 34,5 milliards de FCFA devraient alimenter le budget national, tandis que plus de 4,4 milliards de FCFA sont prévus pour le Fonds minier de développement, destiné notamment à soutenir les collectivités et les initiatives liées au secteur extractif.

Le dispositif prévoit également une enveloppe de près de 966 millions de FCFA consacrée aux opérations de réhabilitation et de fermeture du site à la fin de son exploitation, conformément aux exigences environnementales et minières.

Plus de 1 200 emplois attendus

Au-delà des recettes économiques, le projet devrait également avoir un impact social important avec la création et le maintien de plus de 1 200 emplois directs et indirects.

Les autorités espèrent ainsi renforcer les opportunités économiques locales, notamment dans la zone d’implantation de la mine, tout en favorisant le développement des compétences nationales dans l’industrie extractive.

La souveraineté minière au cœur de la stratégie du gouvernement

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a engagé plusieurs réformes visant à renforcer la présence de l’État dans la gestion de ses ressources minières.

Le renforcement des capacités de la SOPAMIB et la participation directe de l’État à l’exploitation de certains gisements s’inscrivent dans cette volonté de reprendre davantage de contrôle sur un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Avec la mine de Bouboulou, Ouagadougou ambitionne de démontrer qu’un modèle minier davantage piloté par l’État peut contribuer à maximiser les retombées économiques, tout en renforçant la souveraineté du pays sur ses ressources naturelles.

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Sénégal : le Professeur Serigne Magueye Gueye distingué par le Prix des Nations Unies pour la population 2026.

Le Sénégal célèbre une nouvelle reconnaissance internationale dans le domaine de la santé. Le Professeur Serigne Magueye Gueye, chirurgien en obstétrique et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a été désigné lauréat du Prix des Nations Unies pour la population 2026 dans la catégorie individuelle.

Décernée à l’occasion de la 41ᵉ édition de cette distinction, annoncée mercredi 8 juillet 2026, cette récompense vient saluer plusieurs décennies d’engagement en faveur de la santé maternelle, notamment dans la prise en charge de la fistule obstétricale, une pathologie qui touche principalement les femmes les plus vulnérables.

Un parcours consacré à la lutte contre la fistule obstétricale

Spécialiste reconnu de la chirurgie obstétricale, le Professeur Serigne Magueye Gueye a consacré une grande partie de sa carrière au traitement et à la prévention de la fistule obstétricale.

Cette complication grave liée à un accouchement difficile provoque généralement des lésions entraînant une incontinence permanente. Au-delà des conséquences médicales, elle expose souvent les femmes concernées à l’exclusion sociale, à la stigmatisation et à l’isolement.

Depuis plusieurs décennies, le professeur sénégalais œuvre à offrir une nouvelle chance à ces patientes en leur permettant de retrouver leur santé, leur autonomie et leur dignité.

Former pour élargir l’accès aux soins en Afrique

Au-delà de son activité clinique, le Professeur Gueye s’est également illustré par son engagement dans la transmission des connaissances.

En tant qu’enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPOS) de l’UCAD, il a formé de nombreux professionnels de santé, contribuant notamment au renforcement des compétences chirurgicales dans plusieurs pays africains.

Selon les Nations Unies, il a participé à la formation de chirurgiens et chirurgiennes issus de plus de 45 pays d’Afrique subsaharienne, favorisant ainsi l’accès à des traitements spécialisés pour des milliers de femmes victimes de fistule obstétricale.

Son action a contribué à faire progresser la prise en charge de cette pathologie dans une région où les besoins restent importants.

Un engagement social au-delà du bloc opératoire

L’engagement du Professeur Serigne Magueye Gueye ne se limite pas à la pratique médicale et à l’enseignement.

Les Nations Unies ont également mis en avant son implication en faveur des populations défavorisées, notamment dans la banlieue dakaroise. Pour faciliter l’accès aux soins aux personnes qui en sont éloignées, il a transformé sa propre maison en centre de santé, donnant naissance au centre de santé Aristide Mensah, situé à Yeumbeul.

Cette initiative illustre une approche de la médecine fondée sur la proximité et la solidarité, en mettant les services de santé à la portée des populations les plus fragiles.

Un défenseur de la santé maternelle et reproductive

Reconnu comme l’un des premiers cliniciens engagés dans la lutte contre la fistule obstétricale en Afrique de l’Ouest, le Professeur Gueye mène également un important travail de sensibilisation autour de cette pathologie.

Il rappelle que la fistule obstétricale est dans la majorité des cas évitable grâce à un accès rapide à des soins maternels de qualité, à un meilleur suivi des grossesses et à des systèmes de santé plus accessibles.

À travers ses activités de chirurgien, d’enseignant et de défenseur de la santé publique, il a contribué à restaurer la santé et la dignité de nombreuses femmes à travers le continent africain.

Le Prix des Nations Unies pour la population, une distinction internationale majeure

Créé en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la résolution 36/201, le Prix des Nations Unies pour la population récompense chaque année une personne ou une institution ayant apporté une contribution exceptionnelle aux questions liées à la population, au développement et à la santé reproductive.

La première édition de cette distinction s’est tenue en 1983. Elle comprend une médaille d’or, un diplôme ainsi qu’une récompense financière.

Avec cette reconnaissance internationale, le Professeur Serigne Magueye Gueye rejoint la liste des personnalités dont l’action contribue à faire progresser les droits, la santé et le bien-être des populations, particulièrement des femmes et des communautés vulnérables.

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Guinée : le Registre social unifié s’impose comme un pilier de la politique nationale de protection sociale.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de protection sociale. Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) a organisé un atelier de restitution du rapport d’analyse des données du Registre social unifié (RSU), un outil stratégique destiné à mieux identifier les ménages vulnérables et à améliorer le ciblage des politiques publiques.

La rencontre, présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur de la protection sociale. Elle a permis de présenter les principaux enseignements issus des données collectées et d’échanger sur les perspectives de consolidation du dispositif.

Un instrument au service d’une protection sociale plus équitable

Au cours de son intervention, le Premier ministre a souligné le rôle central que doit jouer le Registre social unifié dans la construction d’un système de protection sociale plus efficace, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des populations les plus fragiles.

Selon lui, le RSU constitue un levier essentiel pour bâtir un État plus juste et garantir une meilleure répartition des aides sociales.

Le chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer l’interconnexion entre les différentes bases de données administratives afin d’améliorer l’identification des bénéficiaires et la coordination des interventions publiques.

À terme, cette démarche doit conduire à la mise en place d’un Numéro d’identification unique, présenté comme un outil indispensable pour assurer la traçabilité des programmes sociaux, éviter les doublons et renforcer la redevabilité de l’État envers les citoyens.

Des données qui révèlent l’ampleur de la vulnérabilité

Les résultats du rapport mettent en évidence l’importance des défis sociaux auxquels la Guinée reste confrontée.

Selon les données présentées lors de l’atelier, près de neuf ménages sur dix comptant au moins un enfant de moins de cinq ans vivent dans une situation de vulnérabilité. Un constat qui souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et d’améliorer le ciblage des interventions destinées aux populations les plus exposées.

Pour les autorités comme pour les partenaires au développement, la disponibilité de données fiables constitue désormais une condition essentielle à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du terrain.

Un partenariat engagé depuis plusieurs années

Le développement du Registre social unifié bénéficie depuis plusieurs années de l’appui technique et financier de l’UNICEF.

Depuis 2017, l’agence des Nations unies accompagne le gouvernement guinéen dans la mise en place de cet outil, avec pour objectif de doter le pays d’un système moderne de gestion des données sociales.

L’UNICEF considère que l’efficacité des politiques de protection sociale repose avant tout sur des informations régulièrement actualisées, permettant d’identifier avec précision les personnes les plus vulnérables et de leur apporter des réponses adaptées.

Le RSU au cœur des ambitions de Simandou 2040

À l’heure où la Guinée met en œuvre le Programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale tout en renforçant le développement humain, les autorités entendent faire du Registre social unifié un outil de référence pour accompagner les politiques sociales.

L’objectif est de veiller à ce que les bénéfices des réformes économiques et des investissements structurants profitent également aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les ménages en situation de précarité.

En réaffirmant son engagement aux côtés du gouvernement et du FDSI, l’UNICEF souligne sa volonté de contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale inclusif, afin qu’aucun enfant, aucune femme et aucune famille vulnérable ne soient laissés de côté dans la dynamique de développement engagée par la Guinée.

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Simandou 2040 : des avancées encourageantes dans la mise en œuvre des projets du Programme.

Le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Président du Comité stratégique Simandou, M. Djiba DIAKITÉ, a présidé, ce mardi 7 juillet 2026, une réunion technique consacrée au suivi de la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, cadre de référence du développement socioéconomique durable et responsable de la Guinée pour les 15 prochaines années.

Délocalisée à la Primature, cette séance de travail de haut niveau a réuni le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le Général Amara CAMARA, les membres du Comité stratégique, les conseillers du Premier ministre, le Directeur général de Guinea Board Development (GBD), l’équipe de la Delivery Unit, ainsi que les représentants du cabinet KPMG.

À l’ouverture des travaux, le Président du Comité stratégique de Simandou, M. Djiba DIAKITÉ, a rappelé les hautes orientations de SE Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’État : renforcer le vivre-ensemble, améliorer les conditions de vie des populations et accélérer les réformes structurelles, pour faire de la Guinée une économie attractive et créatrice d’opportunités.

Les travaux ont porté sur l’état d’avancement de la première vague de projets du Programme, qui affiche des progrès significatifs : 30 % des projets ont déjà démarré, confirmant la volonté des autorités de maintenir un rythme soutenu dans l’exécution des réformes et investissements structurants.

Source : www.simandou2040.gn

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Décès de Hadja Andrée Touré : le président de la HAC salue la mémoire d’une « figure monumentale » de l’histoire guinéenne.

Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rendu un hommage appuyé à Hadja Andrée Touré, décédée mercredi 8 juillet 2026 au Royaume du Maroc à l’âge de 93 ans. Dans un message empreint d’émotion, il a salué la mémoire de l’ancienne Première dame, qu’il présente comme l’une des grandes figures de l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison de son parcours, de son engagement et de la place qu’elle a occupée aux côtés du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

Alors que de nombreux hommages continuent d’affluer depuis l’annonce de son décès, le président de l’institution chargée de la régulation des médias a souligné l’héritage laissé par celle qui demeure, selon lui, une personnalité profondément liée à la mémoire nationale.

« Une figure monumentale » de la République

Dans son message de condoléances, Boubacar Yacine Diallo affirme avoir appris la disparition de Hadja Andrée Touré « avec une profonde émotion et une immense tristesse ».

Il décrit l’ancienne Première dame comme une « figure monumentale de notre histoire nationale » et une « éternelle Première Dame de la République de Guinée », saluant le rôle qu’elle a joué durant les premières décennies de l’indépendance.

Selon lui, son parcours reste indissociable de celui du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, dont elle a partagé les responsabilités publiques durant une période déterminante de la construction de l’État.

Une présence marquante aux premières heures de l’indépendance

Évoquant les premières années de la Guinée indépendante, le président de la HAC estime que Hadja Andrée Touré a accompagné cette période fondatrice avec « grâce, élégance et patriotisme ».

À ses yeux, elle a incarné la dignité attachée à la fonction de Première dame, tout en contribuant, par sa présence et son engagement, à l’image des institutions naissantes de la République.

Cet hommage s’inscrit dans la reconnaissance du rôle historique joué par les personnalités qui ont marqué les débuts de l’État guinéen après l’accession du pays à l’indépendance en 1958.

Un hommage à son courage et à sa résilience

Boubacar Yacine Diallo met également en avant la force de caractère de la défunte face aux épreuves qui ont jalonné son existence.

Il souligne qu’elle a fait preuve d’une résilience remarquable et d’une grande dignité, traversant les difficultés de son parcours avec sérénité, sans céder, selon ses mots, à « la haine ni à la rancœur ».

Pour le président de la HAC, cette attitude témoigne d’une profonde élévation morale et constitue l’un des traits marquants de son héritage personnel.

Une femme engagée au service des plus vulnérables

Au-delà de son rôle institutionnel, Boubacar Yacine Diallo rappelle l’engagement social de Hadja Andrée Touré en faveur des populations les plus fragiles.

Il salue une « femme de cœur » qui aurait consacré une part importante de son existence à l’accompagnement des personnes vulnérables, en particulier des femmes et des enfants, faisant de la solidarité une dimension essentielle de son action.

La réhabilitation saluée comme un acte de justice

Le président de la HAC a également évoqué la réhabilitation de l’ancienne Première dame intervenue sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya.

Selon lui, cette initiative a permis de rétablir l’honneur de Hadja Andrée Touré et de lui restituer la place qui lui revient dans l’histoire nationale. Il considère cette démarche comme une reconnaissance de son rôle et de sa contribution à la mémoire collective de la Guinée.

Des condoléances à la nation guinéenne

En conclusion de son message, Boubacar Yacine Diallo a adressé ses condoléances à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Il a conclu son hommage par une pensée empreinte de solennité, exprimant le souhait que « la terre de Guinée, qu’elle a tant aimée et servie, lui soit légère ».

Par cet hommage, le président de la Haute Autorité de la communication rejoint les nombreuses personnalités politiques et institutionnelles qui saluent la mémoire de Hadja Andrée Touré, dont la disparition marque la fin d’un chapitre important de l’histoire contemporaine de la Guinée.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya impose le raffinage local de l’or avant toute exportation.

Le président de la transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier. Par un décret signé le mercredi 8 juillet 2026, le chef de l’État instaure une nouvelle réglementation de l’exportation de l’or, rendant désormais obligatoire le raffinage sur le territoire national de toute production aurifère destinée aux marchés internationaux.

Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique minière du pays. Elle vise à accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, renforcer le contrôle de la filière et améliorer les retombées économiques d’un secteur qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne.

Le raffinage local devient une obligation

Selon le décret, lu à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), aucun volume d’or extrait en Guinée ne pourra désormais être exporté sans avoir été préalablement traité dans une raffinerie agréée par l’État.

L’or destiné à l’exportation devra obligatoirement être présenté sous forme de lingots raffinés, certifiés et, lorsque cela est requis, numérotés. Chaque expédition devra être accompagnée de plusieurs documents officiels, notamment un certificat d’analyse, un certificat d’origine ainsi qu’une autorisation d’exportation délivrée par les autorités compétentes.

Le texte établit également une distinction claire entre l’or brut et l’or raffiné. Est considéré comme or brut tout métal extrait sous forme de minerai, de concentré, de doré ou d’alliage dont le degré de pureté est inférieur à 95,5 %. À l’inverse, l’or raffiné correspond à un métal présentant une pureté comprise entre 95 % et 99,99 %, certifiée par une raffinerie officiellement autorisée en Guinée.

Une réforme destinée à mieux valoriser les ressources nationales

À travers cette réforme, les autorités entendent favoriser la transformation locale des matières premières plutôt que leur exportation à l’état brut, une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique engagée par le gouvernement.

En encourageant le développement d’une industrie nationale du raffinage, l’exécutif ambitionne de créer davantage de valeur sur le territoire, de stimuler les investissements dans les infrastructures minières et de renforcer les recettes fiscales liées à l’exploitation de l’or.

Une chaîne d’exportation placée sous haute surveillance

Le décret redéfinit l’ensemble du dispositif de contrôle de la filière aurifère en précisant les responsabilités des différents intervenants.

Du côté des opérateurs économiques, seules les sociétés minières industrielles et semi-industrielles, les exploitants artisanaux agréés ainsi que les comptoirs d’achat autorisés pourront intervenir dans le circuit officiel.

Sur le plan institutionnel, plusieurs administrations seront chargées du contrôle et du suivi des opérations. Il s’agit notamment de l’Office guinéen d’expertise de l’or, du diamant et autres matières précieuses (OGE), de la Direction générale des douanes, de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), du Laboratoire national de la géologie ainsi que de la Brigade anti-fraude des matières précieuses.

Les autorités expliquent que cette nouvelle organisation doit permettre d’améliorer la traçabilité de l’or, de renforcer la transparence des transactions, d’assurer un meilleur rapatriement des devises issues des exportations et d’aligner la filière sur les standards internationaux de gouvernance.

Des exportations strictement encadrées

Le nouveau dispositif limite les opérations d’exportation aux sociétés minières industrielles, aux entreprises semi-industrielles, aux comptoirs agréés ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée dans le cadre de ses missions.

Chaque demande d’autorisation devra être accompagnée d’un dossier complet comprenant notamment le certificat d’origine, le certificat d’analyse délivré par la raffinerie, l’attestation de conformité établie par l’OGE, la facture commerciale, le contrat de vente ou d’achat, la déclaration en douane, la preuve de domiciliation bancaire, un engagement formel de rapatriement des devises ainsi que l’autorisation délivrée par le ministre en charge des Mines.

Une plateforme numérique pour assurer la traçabilité de l’or

L’une des principales innovations introduites par le décret réside dans la création d’une plateforme nationale de traçabilité de l’or.

Placée sous la supervision du ministère des Mines et de la Géologie, cette plateforme centralisera l’enregistrement des producteurs, la déclaration des volumes extraits, le suivi des mouvements d’or brut et la délivrance des certificats d’origine.

Le gouvernement entend ainsi disposer d’un système numérique permettant de suivre chaque étape du parcours de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Des exigences renforcées en matière de conformité

Le décret impose à l’ensemble des acteurs de la filière le respect des principes internationaux de diligence raisonnable.

Les opérateurs devront notamment se conformer aux exigences relatives à la traçabilité des minerais, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, aucune activité liée à l’achat, à la collecte, au transport, au traitement, au raffinage ou à l’exportation de l’or ne pourra être exercée sans agrément, licence ou autorisation délivrés conformément à la réglementation nationale.

Les raffineries guinéennes désormais prioritaires

En application de l’article 139 du Code minier, le décret instaure une obligation d’approvisionnement prioritaire des raffineries agréées implantées sur le territoire guinéen.

Les modalités de cette priorité seront définies par arrêté du ministre en charge des Mines, après avis conforme du Conseil des ministres.

Le texte précise toutefois que les sociétés minières et les comptoirs agréés demeurent propriétaires de leur production aurifère. Les raffineries interviennent uniquement comme prestataires de transformation, sauf disposition contractuelle contraire entre les parties.

Des sanctions sévères contre les contrevenants

Le nouveau cadre réglementaire prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales destiné à garantir le respect de ces nouvelles obligations.

Les contrevenants pourront notamment faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait de leurs autorisations, de la saisie des quantités d’or concernées ainsi que de la suspension de leurs autorisations d’exportation.

Le décret prévoit également que toute exportation d’or brut réalisée en violation de ces dispositions entraînera la confiscation de la marchandise au profit de l’État, sans préjudice des poursuites prévues par le Code minier, le Code des douanes et les autres textes applicables.

Une transition de trois mois avant l’entrée en vigueur complète

Afin de permettre aux opérateurs de s’adapter à cette nouvelle réglementation, le gouvernement instaure une période transitoire de 90 jours.

Durant cette phase, les exportations d’or brut continueront de s’effectuer selon les règles actuellement en vigueur. À l’issue de ce délai, le raffinage local deviendra une condition obligatoire pour toute exportation.

Le décret abroge enfin les dispositions antérieures incompatibles avec ce nouveau dispositif, notamment le décret D-2026-0212-PRG-SGG du 3 juillet 2026 relatif à la réglementation de la filière aurifère nationale.

Avec cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de transformer en profondeur la gouvernance de l’industrie aurifère. Au-delà du renforcement des mécanismes de contrôle, l’objectif est de faire de la transformation locale un levier de création de valeur, d’industrialisation et de souveraineté économique, dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux tirer profit de leurs ressources minières.

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Guinée : le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya rend hommage à Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré.

Le président , S.E Mamadi Doumbouya, a exprimé sa profonde émotion à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Disparue au Royaume du Maroc, celle qui fut Première dame de Guinée laisse derrière elle une empreinte étroitement liée à l’histoire politique du pays.

Dans un message de condoléances, le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qui, au-delà de son statut d’épouse du premier président de la République, a accompagné l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire nationale.

« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que j’ai appris le décès de Madame Hadja Andrée Touré », a déclaré Mamadi Doumbouya, adressant ses pensées à la famille de la défunte ainsi qu’à ses proches.

Une figure associée aux premières années de l’indépendance

Le président guinéen a rappelé le rôle discret mais significatif joué par Hadja Andrée Touré aux côtés d’Ahmed Sékou Touré durant les premières décennies de l’indépendance de la Guinée.

Selon lui, elle a été un témoin privilégié des grandes étapes de la construction de l’État guinéen et a traversé les épreuves de l’histoire nationale avec dignité, constance et un profond attachement à son pays.

Le chef de l’État a également souligné sa résilience face aux événements qui ont marqué son parcours, estimant que sa disparition représente la perte d’une personnalité intimement liée à la mémoire collective de la nation.

Un hommage à une femme de courage

Dans son message, S.E Mamadi Doumbouya a rendu hommage à une femme qu’il décrit comme un symbole de courage, de fidélité et de résilience.

Il a estimé que son souvenir continuera d’occuper une place importante dans l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison du rôle qu’elle a joué aux côtés de son époux durant une période fondatrice pour le pays.

Le président de la République a présenté, au nom de l’État guinéen et en son nom personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par cette disparition.

Des prières pour la défunte

Concluant son message, le président a formulé des prières pour le repos de l’âme de Hadja Andrée Touré.

Il a imploré le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis, tout en souhaitant à sa famille la force, la patience et le réconfort nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une personnalité qui demeurait l’un des derniers témoins directs des premières années de la Guinée indépendante, une période qui continue de façonner la mémoire politique et historique du pays.

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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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FORA’ESS 2026 : le Sénégal appelle l’Afrique à faire de l’économie sociale et solidaire un moteur de souveraineté et d’emploi.

Le Sénégal ambitionne de placer l’économie sociale et solidaire (ESS) au cœur de la transformation économique du continent. À l’ouverture de la deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS), le Premier ministre, Mouhamadou Al Amine Lo, a invité les États africains à accélérer la mise en œuvre de la stratégie décennale de l’Union africaine afin de faire de l’ESS un levier de souveraineté économique, d’intégration régionale et de création d’emplois.

Organisé à Dakar du 6 au 9 juillet 2026, le forum rassemble plus de 1 500 participants issus de 30 pays, parmi lesquels des ministres, des représentants d’institutions internationales, des acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que des partenaires techniques et financiers. Placée sous le thème « L’économie sociale et solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique », cette rencontre vise à renforcer la coopération continentale autour d’un modèle de développement fondé sur la solidarité, l’inclusion et la valorisation des ressources locales.

Passer des engagements aux actions concrètes

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé que l’adoption par l’Union africaine de la Stratégie décennale de l’économie sociale et solidaire (2023-2032) constitue une avancée majeure. Il estime toutefois que le véritable défi réside désormais dans sa mise en œuvre effective.

Mouhamadou Al Amine Lo a appelé les États africains à traduire cette vision en politiques publiques concrètes à travers l’adoption de cadres juridiques harmonisés, la création de mécanismes de financement adaptés, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des acteurs de l’ESS et la mise en place d’outils statistiques capables de mesurer la contribution réelle du secteur aux économies nationales.

Selon lui, ces réformes sont indispensables pour faire de l’économie sociale et solidaire un moteur durable de croissance inclusive et de résilience économique.

Vers un modèle africain de développement

Au-delà des aspects économiques, le Premier ministre a défendu l’idée d’un modèle de développement inspiré des valeurs historiques de solidarité propres aux sociétés africaines.

Il a rappelé que les principes de l’économie sociale et solidaire trouvent leurs racines dans des références historiques telles que la Charte du Mandé de 1236 ou encore la Charte de la Révolution torodo de 1776, qui consacraient déjà les notions de responsabilité collective, de partage des richesses et de justice sociale.

Pour les autorités sénégalaises, ces héritages démontrent que l’Afrique dispose de ses propres fondements pour bâtir un modèle économique répondant à ses réalités, sans se limiter à reproduire des schémas extérieurs.

L’économie sociale et solidaire au cœur de la vision Sénégal 2050

Le gouvernement sénégalais inscrit cette ambition dans le cadre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui fait de l’économie sociale et solidaire un pilier de la stratégie de développement du pays.

Le Premier ministre a rappelé que le président Bassirou Diomaye Faye a décrété l’année 2026 « Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire », avec pour objectif de stimuler la création d’emplois décents, de renforcer les coopératives productives et de promouvoir un développement davantage ancré dans les territoires.

Pour Dakar, l’organisation de cette deuxième édition du FORA’ESS constitue également une reconnaissance du rôle joué par le Sénégal dans la promotion des politiques publiques dédiées à l’ESS et dans l’opérationnalisation de la stratégie continentale adoptée par l’Union africaine.

Renforcer la coopération continentale

Le chef du gouvernement a également plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques entre les États africains afin de favoriser l’émergence d’un véritable marché continental de l’économie sociale et solidaire.

Il a notamment proposé la création d’un Observatoire africain de l’ESS, chargé de suivre les progrès réalisés, d’évaluer l’impact des initiatives menées sur le continent et de faciliter le partage des bonnes pratiques entre les pays.

Selon lui, une gouvernance commune permettrait de faire de l’économie sociale et solidaire un instrument majeur de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en renforçant les capacités du continent à relever les défis liés à l’emploi, à l’inclusion sociale, à la résilience économique et au développement durable.

À travers le FORA’ESS Dakar 2026, le Sénégal entend ainsi contribuer à l’émergence d’une vision africaine du développement, fondée sur la solidarité, l’innovation sociale et la coopération entre les États, au service d’une croissance plus inclusive et durable.

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Sénégal : les autorités alertent sur la prolifération de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère indique que ces sachets d’eau et de boissons sont souvent produits sans respecter les exigences d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité imposées aux fabricants agréés. Les autorités précisent que certains de ces produits peuvent être conditionnés à partir d’eau non traitée ou d’ingrédients de qualité incertaine, dans des installations ne répondant pas aux standards requis.

Des risques sanitaires importants pour les consommateurs

Selon le ministère, la consommation de ces produits expose la population à de nombreux risques pour la santé. Les autorités évoquent notamment des intoxications alimentaires, des diarrhées aiguës ainsi que plusieurs maladies d’origine hydrique, dont la fièvre typhoïde et le choléra.

Les enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes souffrant de pathologies ou en situation de vulnérabilité sont considérés comme les plus exposés aux conséquences de la consommation de produits non conformes.

Face à cette situation, le ministère invite les consommateurs à faire preuve de vigilance en privilégiant les boissons et sachets d’eau issus d’unités de production agréées. Il recommande également de vérifier que les produits sont vendus dans des emballages correctement scellés et comportent un étiquetage conforme permettant d’identifier leur origine.

Les autorités encouragent par ailleurs les citoyens à signaler aux services compétents toute activité suspecte de fabrication ou de commercialisation de produits clandestins.

Des contrôles renforcés et des sanctions prévues

Le ministère rappelle que les producteurs et distributeurs impliqués dans ces activités illicites s’exposent à des sanctions prévues par la législation sénégalaise. Celles-ci peuvent inclure la saisie et la destruction des marchandises, des amendes, la fermeture des unités de production concernées ainsi que des poursuites judiciaires.

Afin de garantir la sécurité des consommateurs, les opérations de contrôle seront intensifiées sur l’ensemble du territoire national. Les services compétents auront pour mission d’identifier, de retirer du marché et de détruire les produits jugés non conformes aux normes sanitaires.

Un produit de grande consommation au cœur d’un double enjeu sanitaire et environnemental

Très répandus au Sénégal, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs, les sachets d’eau vendus à 50 FCFA constituent une source d’hydratation accessible pour une large partie de la population. Leur faible coût explique leur forte consommation dans les grandes villes, les transports publics et les zones à forte affluence.

Toutefois, au-delà des préoccupations liées à la santé publique, ces emballages plastiques alimentent également les débats sur la protection de l’environnement. Leur abandon dans les rues, les caniveaux et les espaces publics contribue à la pollution urbaine et à l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, malgré les efforts engagés par les autorités pour limiter l’utilisation des plastiques à usage unique et promouvoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement.