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Santé : l’Inde veut renforcer ses investissements pharmaceutiques en Guinée.

L’Inde entend consolider son partenariat avec la Guinée dans le domaine de la santé en misant sur le développement de l’industrie pharmaceutique locale. À l’occasion d’un point de presse organisé ce mardi 14 juillet 2026 à Conakry, l’ambassadeur de l’Inde en Guinée, Sandeep Sood, a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner les autorités guinéennes à travers l’implantation de nouvelles entreprises pharmaceutiques et le partage de son expertise dans le secteur.

Cette coopération s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités nationales en matière de production de médicaments, avec pour objectif de réduire la dépendance aux importations, d’améliorer l’accès aux traitements et de soutenir le développement d’une industrie pharmaceutique compétitive en Guinée.

Une production locale en pleine expansion

Le diplomate a rappelé que plusieurs entreprises indiennes participent déjà au développement du secteur pharmaceutique guinéen. Parmi elles, l’une a mis en place une unité de production de médicaments capable d’approvisionner non seulement le marché national, mais également certains pays voisins.

« Une entreprise indienne a déjà implanté une unité de production pharmaceutique en Guinée. Cette installation permet non seulement de répondre aux besoins du marché local, mais également d’exporter vers les pays voisins. C’est une fierté pour la coopération entre nos deux pays », a déclaré Sandeep Sood.

Selon lui, cette présence industrielle constitue une étape importante dans la stratégie visant à renforcer la souveraineté sanitaire de la Guinée tout en favorisant l’émergence d’un tissu industriel local créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

L’Inde prête à partager son expertise

Au-delà des investissements, New Delhi souhaite mettre son expérience au service de la Guinée dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la fabrication de médicaments, la couverture sanitaire, le développement des infrastructures de santé et la formation des professionnels du secteur.

L’ambassadeur a indiqué que son pays poursuivait ses échanges avec les autorités sanitaires guinéennes afin d’encourager l’installation de nouvelles entreprises pharmaceutiques et de favoriser le transfert de compétences.

« L’Inde est prête à partager son expérience avec la Guinée. Nous travaillons avec les autorités sanitaires guinéennes pour encourager d’autres entreprises à s’installer et à produire localement des médicaments au bénéfice des populations », a-t-il souligné.

Faire de la Guinée un pôle pharmaceutique régional

À travers ce partenariat, les deux pays ambitionnent de faire émerger en Guinée une véritable plateforme régionale de production pharmaceutique. L’objectif est de répondre plus efficacement aux besoins du marché national, d’alimenter les pays de la sous-région en médicaments fabriqués localement et d’améliorer l’accessibilité des produits de santé grâce à une offre plus abondante et à des coûts plus compétitifs.

Ce renforcement de la coopération sanitaire illustre également la volonté commune de Conakry et de New Delhi d’élargir leurs relations économiques et industrielles, tout en contribuant au développement d’un système de santé plus résilient et mieux adapté aux besoins des populations guinéennes.

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L’Ambassadeur de la Guinée au Sénégal, M.Mandjou Dioubaté présente les condoléances .

L’Ambassadeur de la Guinée au Sénégal, M.Mandjou Dioubaté présente les condoléances,

Ainsi : « suite au décès de Hadja Andrée Touré ,1ere Dame de la République, épouse du 1er Président de la République de Guinée, le camarade AHMED SEKOU TOURE ,je voudrais au nom de l’ensemble du personnel diplomatique et technique de l’Ambassade de Guinée au Sénégal ainsi qu’à mon nom personnel m’incliner sur la mémoire de l’illustre disparue ,présenter les condoléances au Président de la République S.E.M Mamadi Doumbouya, au gouvernement et au peuple de Guinée. »

 

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Puisse Allah SWT lui accorde le paradis pour le repos éternel de sa belle âme.

Ambassadeur Mandjou Djoubaté

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Sénégal : le gouvernement ouvre les importations de sucre pour sécuriser l’approvisionnement avant les fêtes religieuses.

Le gouvernement sénégalais a décidé d’ouvrir le marché des importations de sucre à compter du 15 juillet 2026, une mesure destinée à prévenir tout risque de pénurie et à garantir un approvisionnement suffisant du marché national à l’approche des grandes célébrations religieuses. Les autorités assurent toutefois que cette décision ne remet pas en cause leur stratégie de soutien à la production locale et à l’industrialisation nationale.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu à clarifier la situation, démentant les informations faisant état d’autorisations d’importation déjà accordées. Le département précise qu’aucune licence d’importation de sucre ou de DIPA n’a été délivrée depuis le 15 décembre 2025, une décision qui visait à permettre à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) d’écouler sa production sur le marché intérieur.

Des stocks en baisse face à une demande croissante

Si cette politique de protection de la production nationale a été maintenue durant plusieurs mois, les autorités estiment aujourd’hui que la diminution progressive des stocks de la CSS impose un ajustement.

La compagnie produit environ 140 000 tonnes de sucre par an, tandis que la consommation nationale avoisine 25 000 tonnes par mois. Cette demande augmente sensiblement durant les périodes de fortes célébrations religieuses, notamment à l’occasion du Grand Magal de Touba et du Gamou, qui entraînent traditionnellement une hausse de la consommation des ménages.

Le ministère rappelle également que les besoins du pays entre août et novembre sont habituellement couverts en partie par des importations destinées à compléter la production locale.

Préserver l’approvisionnement et la stabilité des prix

Selon le gouvernement, l’ouverture des importations à partir du 15 juillet répond exclusivement à un impératif de sécurité alimentaire et de stabilité économique. L’objectif est d’assurer la continuité de la distribution sur l’ensemble du territoire, d’éviter les ruptures de stock et de contenir toute hausse excessive des prix susceptible de pénaliser les consommateurs.

Les autorités insistent sur le caractère ponctuel et complémentaire de cette mesure, qui vise à répondre à une tension conjoncturelle du marché sans remettre en question la place de la production nationale.

Le soutien à la filière sucrière réaffirmé

Le ministère de l’Industrie et du Commerce souligne que cette décision s’inscrit dans une approche équilibrée conciliant soutien à la filière sucrière nationale et protection du pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement en faveur de la politique d’import-substitution, qui demeure l’un des axes de sa stratégie de souveraineté économique et industrielle.

Enfin, les autorités invitent la Compagnie sucrière sénégalaise ainsi que l’ensemble des acteurs de la filière à poursuivre leur collaboration avec l’État afin d’optimiser les circuits d’approvisionnement. Elles préviennent également qu’aucune tentative de perturbation du marché ou de spéculation ne sera tolérée, assurant que les pouvoirs publics prendront toutes les mesures nécessaires pour préserver l’intérêt général et garantir un accès régulier au sucre pour les consommateurs sénégalais.

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Décès de Hadja Andrée Touré : le député Elhadj Amadou Diarouga Diallo rend hommage à l’ancienne Première dame à l’ambassade de Guinée au Sénégal

Le député de la circonscription Afrique, Elhadj Amadou Diarouga Diallo, s’est rendu à l’ambassade de la République de Guinée au Sénégal pour signer le livre de condoléances ouvert à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame de Guinée et veuve du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

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𝐄𝐍 𝐌𝐄́𝐌𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐅𝐄𝐔𝐄 𝐇𝐀𝐃𝐉𝐀 𝐀𝐍𝐃𝐑𝐄́𝐄 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐄́
𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢, 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞́ 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 Synergie des Guinéens pour la Mobilisation de la Diaspora-SGMD, 𝐣𝐞 𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐚̀ 𝐥’𝐀𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐋𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨𝐥𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐅𝐞𝐮𝐞 𝐇𝐚𝐝𝐣𝐚 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐞́𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐫𝐞́.
𝐄𝐧 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞, 𝐣’𝐚𝐢 𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐦𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨𝐥𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞́𝐦𝐮𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐌𝐚𝐧𝐝𝐣𝐨𝐮 𝐃𝐢𝐨𝐮𝐛𝐚𝐭𝐞́, 𝐀𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥, 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐉𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐥𝐥𝐮𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐢𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐞 𝐦𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐞́𝐩𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞́𝐞, 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞.
𝐏𝐮𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐀𝐥𝐥𝐚𝐡, 𝐥𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐭-𝐏𝐮𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭, 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐅𝐞𝐮𝐞 𝐇𝐚𝐝𝐣𝐚 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐞́𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐫𝐞́ 𝐒𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐟𝐢𝐧𝐢𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞, 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐒𝐨𝐧 𝐏𝐚𝐫𝐚𝐝𝐢𝐬 𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐬𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐥𝐚 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞.
𝐐𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐚̂𝐦𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐢𝐱.
𝐇𝐨𝐧𝐨𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐄𝐥𝐡𝐚𝐝𝐣 𝐀𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐃𝐢𝐚𝐫𝐨𝐮𝐠𝐚 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐥𝐨
𝐃𝐞́𝐩𝐮𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞
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N’Zérékoré : le FDSI lance la construction de son futur siège régional

Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) poursuit sa politique de renforcement de sa présence sur le territoire national. Une semaine après l’inauguration de son nouveau siège régional de Kindia, l’institution a procédé, samedi 11 juillet, à la pose de la première pierre de son futur siège régional à N’Zérékoré.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, sous le leadership du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, visant à rapprocher les services sociaux des populations et à renforcer la prise en charge des couches les plus vulnérables.

WhatsApp Image 2026 07 13 at 16.39.161La cérémonie a réuni le Gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, le Colonel Moussa Condé, le Directeur général du FDSI, Lansana Diawara, ainsi que les autorités administratives, locales, coutumières et religieuses, les partenaires et les cadres de l’institution.

Dans son intervention, le Directeur général du FDSI a souligné que la construction de cette infrastructure permettra d’améliorer les conditions de travail des équipes régionales, de renforcer la coordination des interventions sociales et d’offrir des services de proximité plus efficaces aux personnes vulnérables et aux ménages en situation d’indigence dans la région forestière.

WhatsApp Image 2026 07 13 at 16.39.151La réalisation de ce siège régional s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de décentralisation engagée par le FDSI. Après Kindia, ce nouveau chantier illustre la volonté de l’institution de se doter d’infrastructures adaptées afin de répondre plus efficacement aux attentes des populations sur l’ensemble du territoire national.

À travers ces investissements, le FDSI confirme son engagement à faire du développement social un levier de justice sociale, d’équité et de solidarité nationale, conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays.

Source : GuinéeNEWS

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Inclusion financière: La BCRG définit le cap de la prochaine décennie à Luanda.

Les 9 et 10 juillet 2026, l’élite des banques centrales africaines s’est réunie à Luanda pour la 15e Table ronde annuelle de l’Initiative africaine pour les politiques d’inclusion financière (AfPI). La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), représentée par son Premier Vice-Gouverneur, Elhadj Mohamed Lamine CONTE, a joué un rôle moteur dans ces travaux consacrés à l’avenir financier du continent.

Heure et calendriers

Le thème de cette édition, « Autonomiser l’avenir financier de l’Afrique : réfléchir, renforcer et avancer », marquait un tournant décisif. Pour les dirigeants présents, l’ère de la simple expansion du nombre de comptes bancaires touche à sa fin. Désormais, l’objectif est l’usage réel.

Ouvrant la session stratégique sur le passage de l’accès à l’impact, Elhadj Mohamed Lamine CONTE a rappelé une vérité fondamentale :

Actualités régionales

« L’inclusion financière ne doit plus être appréciée uniquement à travers le nombre de comptes ouverts, mais à travers l’usage réel des services financiers, la confiance des citoyens et l’impact concret sur les ménages, les PME, les femmes et les jeunes. »

La Guinée, un modèle de progression dynamique

La BCRG a fait état d’un parcours probant : le taux d’accès aux comptes en Guinée est passé de 4 % en 2011 à environ 36 % en 2024.

Forte de cette dynamique, l’institution guinéenne place désormais la barre plus haut. La priorité est à la transformation économique durable, articulée autour de trois piliers :

  • Le numérique : levier principal de bancarisation.
  • L’interopérabilité : pour fluidifier les paiements.
  • La protection des utilisateurs : socle indispensable de la confiance.
  • BCRG Luanda

Une vision alignée sur le Programme Simandou 2040

La participation de la BCRG à Luanda s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse. En pleine mise à jour de sa Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF) sous l’égide du projet WARDIP, la Guinée se prépare à passer à la vitesse supérieure.

Parcs et jardins régionaux

L’institution intègre pleinement ces objectifs au sein du Programme Simandou 2040. Cette vision vise à créer une synergie entre les grandes infrastructures du pays et le quotidien des citoyens, notamment via :

  • L’intégration des travailleurs informels dans le circuit formel.
  • Le déploiement massif des QR codes marchands.
  • La mise en place de fonds de garantie et de lignes de crédit ciblées pour les PME et les entrepreneures.

Vers une finance africaine résiliente

Les travaux de l’AfPI ont abouti à un engagement collectif fort. Les dirigeants se sont accordés sur une nouvelle feuille de route : privilégier la santé financière des populations, renforcer la cybersécurité et orienter les systèmes financiers vers les secteurs productifs, particulièrement l’agriculture.

Avec cette participation, la BCRG confirme son rôle de leader institutionnel. Elle réaffirme sa volonté de transformer l’inclusion financière en un levier de croissance inclusive, garantissant à chaque Guinéen des services utiles, sûrs et durables.

Source : Guinéenews

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Dernier adieu à Hadja Andrée TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA lui rend un ultime hommage.

La Guinée a rendu, ce dimanche 12 juillet 2026, un hommage solennel à Hadja Andrée TOURÉ, ancienne Première Dame de la République et veuve du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou TOURÉ, décédée le 8 juillet 2026. Les obsèques de l’ancienne Première Dame ont réuni les plus hautes autorités du pays, le corps diplomatique, les représentants des institutions nationales et internationales, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que de nombreux citoyens venus saluer la mémoire de cette figure de l’histoire nationale.
Conformément au programme officiel, la dépouille de la défunte est arrivée, samedi soir, à l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ. Les cérémonies d’obsèques se sont déroulées ce dimanche. Elles ont débuté au Palais du Peuple par un symposium d’hommage retraçant le parcours de Hadja Andrée TOURÉ, qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la Guinée. Ce symposium, présidé par le Premier ministre, Amadou Oury BAH, s’est tenu en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, des conseillers à la Présidence et de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des ministres venus du Mali.
Tour à tour, la famille, les proches et les autorités ont rendu un vibrant hommage et salué la mémoire de celle qui a partagé les combats fondateurs de l’indépendance et accompagné les grandes étapes de la construction de l’État guinéen. Par la voix des enfants et des petits-enfants de feue Hadja Andrée TOURÉ, le Chef de l’État a reçu des remerciements appuyés pour avoir honoré la mémoire et l’héritage de feu Ahmed Sékou TOURÉ et apporté une assistance soutenue à la défunte.
Prenant la parole au nom du Chef de l’État pour prononcer le discours d’hommage de la Nation, le Premier ministre a déclaré qu’avec cette disparition, la Guinée perd une figure marquante de son histoire commune. Il a présenté, au nom du Chef de l’État et du peuple de Guinée, les condoléances les plus émues à la famille éplorée. Il a par ailleurs invité tous les Guinéens à renforcer la cohésion nationale, à assumer leur histoire dans toute sa globalité et à s’unir autour de la patrie, conformément aux orientations du Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA.
À l’issue de cette cérémonie, clôturée par une procession funèbre, la prière mortuaire a été célébrée à la Mosquée Fayçal de Conakry par le grand imam, Elhadj Mamadou Saliou CAMARA, en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, ainsi que de la haute hiérarchie militaire. La dépouille mortelle a ensuite pris la direction des Cases de Belle-Vue à travers un cortège funèbre qui a parcouru le trajet pour un dernier adieu du peuple de Guinée.
Aux Cases de Belle-Vue, résidence de la famille TOURÉ, les autorités civiles et militaires, les leaders religieux et coutumiers se sont retrouvés pour la cérémonie d’inhumation. Pour cette ultime étape, le Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, s’est déplacé en personne pour participer à l’inhumation de feue Hadja Andrée TOURÉ dans l’enceinte du domaine familial. Le Président Mamadi Doumbouya a donné le premier coup de pelle avant d’implorer la miséricorde divine en faveur de feue Hadja Andrée TOURÉ.
Dans une atmosphère de recueillement, les autorités ont renouvelé leurs condoléances à la famille biologique de la défunte ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée, en priant Dieu d’accueillir Hadja Andrée TOURÉ dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis éternel.

Source : presidence.gov.gn

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Guinée : lors de l’hommage national à Hadja Andrée Touré, sa famille plaide pour qu’un établissement public porte son nom.

La Guinée a rendu un dernier hommage à Hadja Andrée Touré, ancienne Première dame et veuve du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré, décédée le 8 juillet 2026 à l’âge de 92 ans. Une cérémonie officielle s’est tenue, dimanche 12 juillet, au Palais du Peuple de Conakry, en présence des autorités nationales, des membres du gouvernement, de responsables politiques, de proches et de nombreuses personnalités venues saluer la mémoire d’une figure marquante de l’histoire contemporaine du pays.

Avant son inhumation à la Case de Bellevue, sa résidence privée, plusieurs hommages ont retracé son parcours, mettant en lumière son engagement politique, son implication dans les actions sociales et éducatives, ainsi que son attachement à la mémoire de la Guinée indépendante.

La famille sollicite un geste de reconnaissance de l’État

Prenant la parole au nom de la famille, Aly Badra Doukouré a salué la mémoire de l’ancienne Première dame tout en rappelant son rôle aux côtés des acteurs de l’indépendance guinéenne.

Profitant de cette cérémonie de recueillement, il a adressé une requête au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, afin que le nom de Hadja Andrée Touré soit attribué à une infrastructure publique en hommage à son engagement.

« Nous soumettons à la haute attention du président Mamadi Doumbouya qu’il veuille bien attribuer le nom de Hadja Andrée Touré à un centre actuellement en activité, en reconnaissance de son engagement exemplaire », a-t-il déclaré.

Pour la famille, une telle initiative constituerait un témoignage durable de reconnaissance envers une personnalité ayant accompagné l’une des périodes fondatrices de l’histoire nationale.

Une figure engagée en faveur de la réconciliation nationale

Dans son intervention, Aly Badra Doukouré a également insisté sur les efforts déployés par la défunte pour favoriser le rapprochement entre les Guinéens, dans un contexte marqué par les blessures héritées de l’histoire politique du pays.

Selon lui, Hadja Andrée Touré a consacré une partie importante de sa vie à promouvoir le dialogue et l’apaisement.

« Elle a œuvré sans relâche à la cicatrisation des plaies profondes qui ont nourri les oppositions au sein de la nation guinéenne », a-t-il affirmé.

Le représentant de la famille a enfin inscrit l’ancienne Première dame parmi les grandes figures ayant marqué l’histoire du pays, évoquant son héritage aux côtés de personnalités telles que Jeanne Martin Cissé, Hadja Mafory Bangoura, ainsi que de plusieurs héros de la résistance guinéenne, dont Almamy Samory Touré, Zegbela Togba, Kissi Kaba Keita, Dinah Salifou, Bocar Biro Barry et Alpha Yaya Diallo.

Le PDG-RDA plaide pour la levée de la sanction administrative

Au cours de la cérémonie, la famille politique de la défunte a également pris la parole.

S’exprimant en son nom, Elhadj Hassane Keita a rendu hommage à Hadja Andrée Touré, qu’il a présentée comme une personnalité intimement liée à l’histoire politique de la Guinée et au parcours du Parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain (PDG-RDA).

Selon lui, l’ancienne Première dame a consacré une grande partie de son existence au rayonnement de cette formation politique.

Profitant de cette tribune, il a adressé un plaidoyer au chef de l’État afin qu’il procède à la levée de la sanction administrative qui frappe actuellement le PDG-RDA.

« Le plaidoyer soumis au Président de la République est de solliciter la levée de la sanction administrative du PDG-RDA, pour lequel Hadja Andrée Touré a consacré sa vie durant et a œuvré pour son plein rayonnement », a déclaré Elhadj Hassane Keita.

Une cérémonie marquée par les appels à préserver sa mémoire

Au-delà des hommages rendus à l’ancienne Première dame, cette cérémonie nationale a été l’occasion pour ses proches et plusieurs responsables politiques de souligner l’importance de préserver son héritage au sein de la mémoire collective guinéenne.

Les différentes interventions ont rappelé le rôle qu’elle a joué dans la vie politique et sociale du pays, ainsi que son engagement en faveur de l’unité nationale, de la solidarité et de la transmission de l’histoire aux générations futures.

Les requêtes formulées à l’occasion de cet hommage témoignent de la volonté de ses proches de voir son nom et son parcours continuer d’occuper une place durable dans le patrimoine historique de la Guinée.

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Sénégal : le Conseil constitutionnel annule la révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a censuré la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin 2026 par l’Assemblée nationale, estimant que la procédure ayant conduit à son adoption comportait plusieurs irrégularités majeures.

Saisi en urgence par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, la haute juridiction a déclaré contraire à la Constitution la loi n°18/2026 portant révision de la Constitution, mettant ainsi un terme au processus engagé par les députés de la majorité parlementaire.

Dans sa décision n°6/C/2026 rendue jeudi, le Conseil constitutionnel a donné suite au recours introduit le 6 juillet par le chef de l’État, qui contestait la conformité de la procédure parlementaire ayant abouti à l’adoption du texte.

Deux violations constitutionnelles relevées par les Sages

Dans son arrêt, le Conseil constitutionnel a retenu deux principaux motifs justifiant l’annulation de la réforme.

La première irrégularité concerne la création de nouvelles charges publiques sans identification préalable des ressources nécessaires à leur financement. La juridiction estime que certaines dispositions de la loi, notamment celles relatives à la création d’un organe unique de gestion des élections et aux modalités de fonctionnement de la future Cour constitutionnelle, auraient entraîné des dépenses supplémentaires pour l’État.

Selon les Sages, cette situation constitue une violation de l’article 82, alinéa 2, de la Constitution, qui encadre les initiatives législatives ayant un impact financier sur les ressources publiques.

Le second grief porte sur la procédure parlementaire suivie lors de l’examen du texte. Le Conseil constitutionnel considère que l’Assemblée nationale n’a pas respecté les dispositions relatives au « vote bloqué », alors même que le gouvernement avait demandé l’application de cette procédure prévue par l’article 82, alinéa 4, de la Constitution.

Pour la haute juridiction, cette prérogative gouvernementale aurait dû être prise en compte dans le déroulement des débats et du vote.

Le Conseil constitutionnel confirme sa compétence

Avant d’examiner les arguments de fond, les membres du Conseil constitutionnel ont rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le président de l’Assemblée nationale.

La juridiction a affirmé qu’elle disposait bien de la compétence nécessaire pour contrôler la conformité à la Constitution d’une loi portant révision constitutionnelle.

Elle a également déclaré recevable le recours introduit par le président Bassirou Diomaye Faye, considérant que celui-ci pouvait saisir la haute juridiction dès l’adoption définitive du texte par les députés.

Une réforme au cœur des tensions politiques

Cette décision intervient dans un climat politique marqué par une rupture progressive entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, devenu président de l’Assemblée nationale après son départ du gouvernement en mai.

La révision constitutionnelle censurée avait été portée par la majorité parlementaire proche de M. Sonko. Parmi les principales modifications envisagées figurait notamment une limitation de certaines prérogatives présidentielles, dont la possibilité pour un chef de l’État en exercice de diriger simultanément un parti politique.

Cette disposition intervenait alors que Bassirou Diomaye Faye a engagé des démarches pour créer sa propre formation politique, renforçant les signes d’une séparation politique entre les deux anciens alliés issus du même mouvement.

À l’approche des élections locales prévues en 2027, cette recomposition du paysage politique sénégalais constitue un enjeu majeur pour les différentes forces en présence.

Une saisine présidentielle appuyée par un dossier complet

Le recours présidentiel, enregistré le 6 juillet sous le numéro 6/C/26, avait été introduit par Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, au nom du chef de l’État.

Bassirou Diomaye Faye avait demandé l’examen en urgence du dossier et transmis au Conseil constitutionnel un ensemble de seize pièces, comprenant notamment la loi contestée, les échanges officiels entre la Présidence et l’Assemblée nationale, les amendements proposés par le gouvernement, les procès-verbaux des travaux parlementaires ainsi que les enregistrements des débats.

Ces éléments ont permis aux juges constitutionnels d’examiner la régularité du processus législatif ayant conduit à l’adoption du texte.

Réactions politiques après la décision

À la suite de l’arrêt du Conseil constitutionnel, la Coalition Diomaye Président a salué une décision qu’elle considère comme une reconnaissance du rôle du chef de l’État en tant que garant de la Constitution.

Dans un communiqué, elle a dénoncé une « sanction » à l’encontre des députés de la majorité ayant adopté la loi et félicité Bassirou Diomaye Faye pour avoir engagé cette procédure devant la juridiction constitutionnelle.

La coalition a également encouragé le président à poursuivre les consultations engagées autour des réformes institutionnelles.

Du côté du Pastef, formation politique dirigée par Ousmane Sonko et majoritaire à l’Assemblée nationale, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée au moment de la décision.

Un coup d’arrêt au processus de réforme constitutionnelle

En déclarant la loi n°18/2026 contraire à la Constitution, le Conseil constitutionnel met fin, à ce stade, à la procédure de révision engagée par l’Assemblée nationale.

Cette décision rappelle l’importance du respect strict des règles de procédure prévues par la Loi fondamentale et confirme le rôle central de la juridiction constitutionnelle dans le contrôle des réformes institutionnelles au Sénégal.

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Guinée : l’Enquête agricole annuelle 2025-2026 dévoile une nouvelle cartographie du secteur agricole national.

La Guinée dispose désormais d’un nouvel outil stratégique pour orienter ses politiques agricoles. Présenté jeudi 9 juillet 2026 à Conakry, le rapport de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026 dresse un état des lieux détaillé du secteur agricole et fournit aux décideurs publics des données actualisées sur les exploitations, les ménages agricoles et les réalités du monde rural.

Réalisée par l’Agence nationale des statistiques agricoles et alimentaires (ANASA), cette étude de grande ampleur vise à renforcer la disponibilité des données statistiques fiables, indispensables à la planification des politiques publiques et à l’accompagnement des producteurs.

La cérémonie de présentation a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres en charge de l’Agriculture et de l’Élevage ainsi que du Commerce, des représentants des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Banque mondiale et la FAO, ainsi que de nombreux acteurs du secteur agricole.

Une enquête nationale menée sur six mois

Pour parvenir à ces résultats, l’ANASA a mobilisé d’importants moyens humains et techniques. Au total, 230 agents enquêteurs ont été déployés sur le terrain à travers les 33 préfectures du pays afin de collecter les informations auprès des exploitations agricoles.

Après six mois d’investigations, l’enquête a permis d’établir une photographie précise du paysage agricole guinéen.

Les principales données recueillies font état de :

  • 1 172 574 ménages agricoles identifiés sur l’ensemble du territoire ;
  • 15 294 ménages échantillonnés pour l’étude approfondie ;
  • 8 344 182 personnes recensées au sein de ces ménages agricoles.

Cette opération s’appuie sur la base de sondage issue du Recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNAE 2020-2022). Les données produites ont ensuite été soumises à un processus de validation technique conduit par l’Institut national de la statistique (INS).

Des données essentielles pour transformer l’agriculture guinéenne

Au-delà de la collecte statistique, cette enquête ambitionne de devenir un véritable outil d’aide à la décision pour les autorités publiques et les partenaires au développement.

Le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué la publication de ce rapport, soulignant son importance dans un contexte où l’agriculture occupe une place centrale dans les ambitions économiques du pays.

Selon lui, cet outil moderne de collecte de données a été entièrement financé par la Banque mondiale à travers le Projet de développement de l’agriculture commerciale de Guinée (PDACG) et le Projet de développement de l’agriculture et de l’élevage (PHASAOC), avec l’appui technique de la FAO.

« Ces données statistiques détaillées arrivent à un moment crucial, marqué par la validation du nouveau cadre de partenariat 2027-2033 en soutien au programme national Simandou 2040, où l’agriculture se positionne comme un pilier de la diversification économique et de la création d’emplois », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que ces informations serviront à orienter la mise en œuvre de la deuxième phase du PDACG, dotée d’une enveloppe de 116 millions de dollars, tout en appelant à accélérer la modernisation des exploitations agricoles, la sécurisation des espaces de production et le développement de l’agrobusiness privé.

L’agriculture, premier pilier du programme Simandou 2040

Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, ces nouvelles statistiques constituent un levier indispensable pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du programme Simandou 2040, dont l’agriculture et l’agro-industrie représentent l’un des principaux piliers.

Le secrétaire général du ministère, Oumar Barry, a insisté sur le rôle stratégique des données dans la planification des politiques publiques.

« Une bonne planification découle impérativement de statistiques fiables », a-t-il rappelé, estimant que ce rapport doit devenir un véritable outil opérationnel pour orienter les interventions sur le terrain.

Selon lui, les résultats de l’enquête permettront notamment de mieux cibler les besoins des producteurs, de renforcer les capacités techniques des acteurs locaux et d’accélérer la mécanisation agricole, particulièrement dans les zones rurales les plus éloignées.

Il a également souligné que les données mettent en évidence les disparités persistantes dans l’accès aux équipements agricoles, appelant à un accompagnement plus efficace des communautés rurales.

L’ANASA présente une « boussole » pour les décideurs

Le directeur général de l’ANASA, Sidiki Cissé, a présenté cette enquête comme une nouvelle référence pour la gouvernance agricole en Guinée.

Selon lui, le rapport apporte une meilleure compréhension des forces et des faiblesses du secteur, en permettant aux autorités d’identifier les besoins prioritaires et les opportunités de développement.

« L’Enquête agricole annuelle 2025-2026 est l’outil dont les décideurs avaient besoin pour identifier précisément ce qui va et ce qui ne va pas dans l’agriculture guinéenne », a-t-il expliqué.

Pour le responsable de l’ANASA, ces données constituent désormais un repère essentiel pour les ministères, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs souhaitant accompagner la transformation du secteur agricole.

Les exploitations familiales au cœur des politiques publiques

Représentant le Premier ministre à cette cérémonie, le ministre Directeur de cabinet à la Primature, Daouda Kamissoko, a rappelé que derrière ces chiffres se trouvent des millions de Guinéens dont la vie quotidienne dépend de l’agriculture familiale.

Selon lui, ces exploitations constituent le socle de la production nationale, contribuent à la sécurité alimentaire, créent des emplois et jouent un rôle majeur dans la stabilité économique et sociale du pays.

Il estime que les résultats de l’enquête permettront au gouvernement de mieux comprendre les réalités des exploitations agricoles, leur niveau de production, leurs besoins de financement ainsi que les spécificités propres à chaque zone agricole.

Ces informations devront notamment servir à orienter les investissements publics, renforcer les chaînes de valeur agricoles, améliorer les mécanismes d’accompagnement des producteurs et favoriser l’innovation afin d’accroître durablement la productivité du secteur.

Vers une agriculture davantage pilotée par la donnée

Avec la publication de l’Enquête agricole annuelle intégrée 2025-2026, la Guinée entend renforcer une approche de développement agricole fondée sur des données fiables et actualisées.

Dans la perspective de Simandou 2040, les autorités misent sur une meilleure connaissance du monde rural pour accélérer la modernisation agricole, développer l’agro-industrie et faire du secteur un véritable moteur de diversification économique et de création d’emplois.