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Guinée : le FDSI et l’UNICEF présentent une analyse stratégique des ménages inscrits au Registre Social Unifié.

La Direction générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), placée sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, organisera le mercredi 8 juillet 2026 à Conakry un atelier consacré à la présentation du rapport d’analyse du profil socio-démographique et socio-économique des ménages inscrits au Registre Social Unifié (RSU). Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’UNICEF et réunira les principaux acteurs de la protection sociale en Guinée.

Prévu à partir de 9 heures à l’Hôtel Palm Camayenne, l’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de développement ainsi que des acteurs impliqués dans les politiques sociales. L’objectif est de partager les résultats de cette étude, d’en discuter les principaux enseignements et de renforcer la concertation autour de l’exploitation des données issues du Registre Social Unifié.

Un outil stratégique au service des politiques sociales

Le rapport d’analyse du RSU constitue un instrument d’aide à la décision destiné à améliorer la planification et l’efficacité des politiques publiques en matière de protection sociale. Il dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des ménages vulnérables enregistrés dans la base nationale.

Grâce aux données collectées, les décideurs disposent d’informations fiables pour mieux identifier les populations les plus exposées à la précarité, affiner le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Cette approche fondée sur des données probantes vise également à renforcer l’impact des interventions sociales, à améliorer la transparence dans la mise en œuvre des programmes d’assistance et à favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Renforcer la protection sociale grâce à des données fiables

Organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cet atelier traduit la volonté commune du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, du Fonds de Développement Social et de l’Indigence et de son partenaire de promouvoir un système de protection sociale davantage fondé sur l’analyse des données et les besoins réels des populations.

Les organisateurs estiment que le Registre Social Unifié constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des ménages vulnérables, dans un contexte où les enjeux liés à la pauvreté, à l’inclusion sociale et à la résilience des populations demeurent au cœur des priorités nationales.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à consolider les mécanismes de protection sociale, à développer des politiques publiques plus équitables et à favoriser un développement inclusif reposant sur une meilleure connaissance des réalités socio-économiques des ménages les plus fragiles.

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CEE 2026 : plus de 63 % de réussite au niveau national, des résultats équilibrés entre filles et garçons.

La Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et passerelles (DGECS-CP) a publié, ce lundi 6 juillet 2026, les résultats statistiques nationaux de l’Examen de fin d’études élémentaires (CEE), session 2026. Les chiffres officiels font état d’un taux de réussite national supérieur à 63 %, confirmant des performances globalement satisfaisantes et une quasi-parité entre les filles et les garçons.

Selon les données communiquées par la DGECS-CP, 497 970 candidats étaient inscrits à cette session, dont 338 392 garçons et 159 578 filles. Au total, 478 378 élèves ont effectivement pris part aux épreuves, soit 324 403 garçons et 153 975 filles, traduisant un fort taux de participation à cet examen qui marque la fin du cycle primaire.

À l’issue des délibérations, 302 948 candidats ont été déclarés admis, parmi lesquels 205 516 garçons et 97 432 filles, portant le taux de réussite national à un niveau supérieur à 63 %.

Des performances presque identiques dans l’enseignement général

Dans l’enseignement général (EG), 440 381 candidats ont composé, dont 295 591 garçons et 144 790 filles. Les résultats montrent que 280 047 élèves ont obtenu leur admission, répartis entre 188 108 garçons et 91 939 filles.

Le taux de réussite s’établit ainsi à 63,64 % chez les garçons contre 63,50 % chez les filles. Cet écart très faible confirme une égalité de performance entre les deux sexes, illustrant les progrès réalisés en matière d’accès et de réussite scolaire.

Des résultats également encourageants dans le Franco-Arabe

Les candidats de l’option Franco-Arabe (FA) affichent également des résultats globalement satisfaisants. Sur les 37 997 élèves ayant participé aux épreuves, dont 28 812 garçons et 9 185 filles, 22 901 ont été déclarés admis.

Dans cette filière, le taux de réussite atteint 60,42 % chez les garçons contre 59,80 % chez les filles, des niveaux qui témoignent, là encore, d’une faible différence entre les performances des candidats.

Une quasi-parité au niveau national

Toutes filières confondues, les statistiques nationales révèlent un taux de réussite de 63,35 % chez les garçons et de 63,28 % chez les filles. Ces résultats confirment que les performances scolaires sont pratiquement identiques entre les deux catégories de candidats, reflétant une évolution positive vers une plus grande équité dans le système éducatif.

La publication de ces statistiques marque une étape importante dans le déroulement des examens nationaux de la session 2026. Après les résultats du CEE, l’attention des candidats, des familles et des acteurs du secteur éducatif se tourne désormais vers les prochaines délibérations du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Baccalauréat unique, dont les résultats sont attendus dans les prochains jours.

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Mali : l’Union africaine condamne les attaques terroristes coordonnées et réaffirme son soutien à Bamako.

La Commission de l’Union africaine a fermement condamné la série d’attaques terroristes coordonnées qui ont visé plusieurs localités du Mali, dans le nord, le centre et le sud du pays. Ces offensives, menées simultanément contre plusieurs positions stratégiques, illustrent une nouvelle fois la persistance de la menace jihadiste dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant pour le Mali et l’ensemble de la région sahélienne.

Selon les informations disponibles, les attaques ont débuté aux premières heures de la matinée du 4 juillet, aux environs de 5 heures. Parmi les principales cibles figurent les villes de Gao et de Sévaré, deux centres névralgiques des dispositifs sécuritaires et militaires du pays.

Dans le centre du Mali, la localité de Kéniéroba a également été touchée. Le centre de garde pénitentiaire de la ville, où sont notamment détenues des personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes armés terroristes, aurait fait partie des infrastructures visées par les assaillants.

L’Union africaine exprime sa solidarité avec le Mali

Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et réaffirmé le soutien total de l’organisation continentale aux autorités maliennes.

Il a rappelé que ces nouvelles attaques démontrent que le terrorisme et l’extrémisme violent demeurent des menaces majeures non seulement pour le Mali, mais également pour l’ensemble du Sahel et du continent africain.

Le président de la Commission a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération régionale et internationale afin d’intensifier la lutte contre les groupes armés, tout en veillant au respect du droit international humanitaire et à la protection des populations civiles.

Une recrudescence des violences au Sahel

Cette nouvelle vague d’attaques intervient un peu plus de deux mois après les offensives coordonnées menées les 25 et 26 avril 2026 contre plusieurs villes stratégiques maliennes. La multiplication de ces assauts témoigne de la capacité des groupes terroristes à conduire des opérations simultanées sur plusieurs fronts, malgré les dispositifs sécuritaires déployés par les autorités.

Face à cette détérioration de la situation, la Commission de l’Union africaine réaffirme son engagement à accompagner les autorités maliennes ainsi que les initiatives régionales et continentales destinées à combattre le terrorisme et à favoriser un retour durable de la paix dans le pays.

Un défi sécuritaire majeur pour le Mali

Membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger, le Mali demeure confronté depuis plus d’une décennie à une crise sécuritaire multidimensionnelle. Le pays fait face à la fois aux actions des groupes jihadistes affiliés à des organisations terroristes internationales et aux tensions liées aux mouvements indépendantistes touaregs dans le nord.

Cette instabilité chronique continue de peser lourdement sur la sécurité des populations, le fonctionnement des institutions et les perspectives de développement économique, faisant du Mali l’un des principaux foyers de crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya met fin à l’exportation de l’or brut après une période transitoire de 90 jours.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a décidé de durcir l’encadrement de la filière aurifère en interdisant l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. La mesure est contenue dans un décret présidentiel lu le vendredi 3 juillet 2026 à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), et marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier.

Selon les dispositions du texte, les opérateurs disposent d’un délai de trois mois à compter de la publication officielle du décret pour se conformer à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera formellement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie des autorités guinéennes visant à accroître la maîtrise de la chaîne de valeur des ressources minières, à renforcer la traçabilité de la production aurifère et à favoriser une meilleure valorisation des richesses nationales avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Un dispositif de sanctions renforcé

Le décret prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales à l’encontre des personnes physiques ou morales qui enfreindraient cette nouvelle réglementation.

Sur le plan administratif, les autorités pourront procéder à la suspension ou au retrait des autorisations d’exportation accordées aux opérateurs concernés. Le texte autorise également l’immobilisation, la consignation ainsi que la saisie des cargaisons d’or faisant l’objet d’une exportation irrégulière, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Le volet pénal du décret est tout aussi dissuasif. Toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette interdiction sera désormais considérée comme une infraction à la fois douanière et minière. Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la législation guinéenne.

Une réforme pour mieux valoriser les ressources minières

À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, lutter contre les circuits illicites d’exportation et améliorer les retombées économiques de l’exploitation aurifère pour l’État.

Premier secteur d’exportation du pays, les mines occupent une place stratégique dans l’économie guinéenne. Les autorités ambitionnent désormais de développer davantage la transformation locale des ressources, d’améliorer le contrôle des flux d’exportation et de garantir une exploitation plus transparente et plus bénéfique pour l’économie nationale.

L’interdiction de l’exportation de l’or brut constitue ainsi un nouveau levier de la politique de souveraineté économique engagée par les autorités de la transition, avec pour objectif de mieux préserver les intérêts de la Guinée dans la gestion de ses ressources naturelles.,

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Gbessia : les conseillers communaux de la GMD affichent leur soutien au nouveau maire Mamadou Saliou Fofana.

Quelques jours après son élection à la tête de la commune urbaine de Gbessia, le maire Mamadou Saliou Fofana a reçu, dimanche 5 juillet, une délégation des conseillers communaux de la Génération pour la Modernisation et le Développement (GMD), conduite par leur chef de file, Mory Diakité, ancien président de la délégation spéciale de la commune. Cette visite de courtoisie visait à féliciter le nouvel édile et à réaffirmer la volonté de la GMD de contribuer au développement de la collectivité, au-delà des appartenances politiques.

Au cours des échanges, les représentants de la GMD ont adressé leurs félicitations au maire nouvellement élu, tout en lui formulant leurs vœux de réussite dans l’exercice de son mandat. Ils ont également assuré de leur disponibilité à collaborer avec l’exécutif communal afin de répondre aux attentes des habitants de Gbessia.

Prenant la parole au nom de la délégation, le porte-parole de la GMD, M. Conté, a insisté sur la nécessité de privilégier l’intérêt général et de dépasser les clivages politiques pour faire avancer les projets de développement de la commune.

« Nous sommes appelés à travailler ensemble. Si le maire échoue dans sa mission, ce sont les 45 conseillers communaux qui auront échoué », a-t-il déclaré, soulignant que la responsabilité du développement local incombe à l’ensemble des élus municipaux.

En réponse, Mamadou Saliou Fofana a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de geste de responsabilité et d’ouverture. Selon lui, cette démarche traduit une volonté commune de placer l’intérêt des citoyens au-dessus des considérations partisanes.

Le maire a également rappelé les relations qu’il entretient avec les responsables de la GMD. Il a indiqué avoir, dans un premier temps, envisagé de porter les couleurs de cette formation politique avant de se présenter finalement sous la bannière du Mouvement des Alliés pour le Développement (MAD).

« Le MAD et la GMD, c’est la même famille », a-t-il affirmé, avant d’inviter l’ensemble des conseillers communaux à unir leurs efforts afin de relever les défis de développement auxquels la commune est confrontée.

« J’appelle tous les conseillers communaux à conjuguer leurs efforts pour le développement de Gbessia », a-t-il insisté.

Cette rencontre, marquée par un climat de cordialité, s’est achevée par une prière collective en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement de la commune. Un symbole d’unité qui intervient à un moment où les nouvelles autorités locales sont attendues sur la mise en œuvre de projets susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

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Hydrocarbures : Sangomar maintient son rythme de production, trois cargaisons de GNL exportées depuis GTA en juin.

Les projets pétrolier de Sangomar et gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) poursuivent leur montée en puissance. Selon le rapport de production du mois de juin 2026, les deux infrastructures stratégiques ont enregistré des performances conformes à leurs objectifs opérationnels, confirmant la stabilité des opérations et la poursuite des exportations vers les marchés internationaux.

Pour le champ pétrolier offshore de Sangomar, trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées et commercialisées au cours du mois de juin, représentant un volume total de 2,94 millions de barils. Ce niveau de production témoigne de la bonne tenue du gisement ainsi que de la fiabilité des installations de production et d’exportation.

Les responsables du projet soulignent que le plateau de production est maintenu, une performance qui confirme le bon comportement du réservoir et l’efficacité des infrastructures mises en service. Cette stabilité constitue un indicateur important pour la rentabilité du projet et le maintien des recettes issues des exportations pétrolières.

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, trois cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont également été exportées au cours du mois de juin 2026. Ces expéditions représentent un volume total de 0,49 million de mètres cubes de GNL, confirmant la poursuite des opérations commerciales après l’entrée en production du projet.

Le développement simultané de Sangomar et de GTA marque une étape majeure dans l’ambition du Sénégal de s’imposer comme un acteur émergent du secteur des hydrocarbures en Afrique. Les revenus générés par ces projets sont attendus comme un levier important pour soutenir la croissance économique, renforcer les finances publiques et financer des investissements structurants, tout en exigeant une gouvernance rigoureuse afin de garantir une gestion transparente et durable des ressources naturelles.

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Diplomatie : Romuald Wadagni en visite d’État en Mauritanie pour renforcer le partenariat entre Cotonou et Nouakchott.

Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue ce lundi 6 juillet une visite d’État en Mauritanie à l’invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce déplacement officiel à Nouakchott s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement du dialogue politique entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques.

Selon un communiqué publié dimanche par la présidence béninoise, le chef de l’État béninois sera reçu au palais présidentiel de Nouakchott pour un entretien en tête-à-tête avec le président mauritanien. Cette rencontre de haut niveau sera suivie d’échanges élargis entre les délégations des deux pays, avec pour objectif d’identifier de nouvelles perspectives de coopération.

Les discussions porteront principalement sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie, ainsi que sur les différents axes du partenariat bilatéral. Les deux chefs d’État devraient notamment examiner les opportunités de collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, les infrastructures, l’énergie et les échanges institutionnels.

Au-delà des questions bilatérales, Romuald Wadagni et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani feront également le point sur les principaux dossiers régionaux. Les échanges devraient aborder les défis liés à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, au développement économique, ainsi qu’aux efforts d’intégration en Afrique de l’Ouest et dans l’espace sahélo-saharien, où les enjeux de stabilité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région.

Cette visite intervient dans le prolongement de la politique diplomatique impulsée par Romuald Wadagni depuis son accession à la magistrature suprême. Le président béninois multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération avec les pays africains et à rétablir un dialogue constructif avec l’ensemble des partenaires de la sous-région.

Au cours des dernières semaines, le chef de l’État s’est notamment rendu dans plusieurs capitales ouest-africaines, y compris dans des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces déplacements ont contribué à relancer les échanges avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, alors que les relations entre Cotonou et ces trois États avaient connu une période de fortes tensions avant son arrivée au pouvoir.

À travers cette visite officielle en Mauritanie, les autorités béninoises entendent poursuivre leur stratégie d’ouverture diplomatique et consolider les partenariats africains autour d’une vision commune fondée sur la coopération, le développement durable, la sécurité collective et l’intégration régionale.

Un communiqué conjoint devrait être publié à l’issue des entretiens afin de rendre compte des principales décisions et orientations arrêtées par les deux chefs d’État pour approfondir les relations entre le Bénin et la Mauritanie.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle.
C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel.

Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure

Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique.
Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays.

Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko

Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif.

Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel

Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique.
C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total :

  • La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle.
  • La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais.

Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à venir.

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Mali : L’armée revendique des succès tactiques face à une recrudescence d’offensives coordonnées

D’après les informations d’APA News Une nouvelle flambée de violence secoue le centre et le nord du Mali. Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs alliés d’Africa Corps, affirment avoir vigoureusement repoussé plusieurs vagues d’attaques majeures, tandis que les mouvements rebelles de l’Azawad préviennent que les opérations ne font que commencer.
La situation sécuritaire reste volatile et extrêmement tendue sur le territoire malien. Au cours du premier week-end de juillet 2026, l’état-major général des armées a fait état d’une série d’affrontements intenses consécutifs à des attaques coordonnées visant plusieurs localités stratégiques. Selon les communiqués officiels de Bamako, la riposte militaire a permis d’endiguer la progression des assaillants dans plusieurs secteurs clés du centre du pays.
Riposte coordonnée à Konna et Somadougou
Les combats les plus significatifs des dernières heures se sont concentrés autour des localités de Konna et de Somadougou. Selon l’armée malienne, des groupes armés qualifiés de « terroristes » ont mené une tentative d’assaut en arrivant « en surnombre » sur le terrain à Konna. Une contre-offensive menée conjointement par les FAMa et les éléments du partenaire stratégique Africa Corps a permis de repousser les assaillants.
Simultanément, un autre groupement d’assaillants qui s’était massé à Somadougou dans le but d’attaquer la localité de Soufroulaye a été intercepté. L’état-major a revendiqué la mise en déroute de ce groupe grâce à une opération aéroterrestre d’envergure. Bien que les autorités militaires évoquent un bilan humain et matériel « particulièrement lourd dans les rangs ennemis », aucun chiffre précis concernant les pertes de part et d’autre n’a encore été officiellement communiqué.
Une offensive généralisée sur plusieurs fronts
Ces événements font suite à une matinée de haute tension où des tentatives d’attaques simultanées ont visé des positions militaires névralgiques à Gao, Aguelhok, Anéfis, Sévaré et Kéniéroba. Face à cette simultanéité des assauts, Africa Corps a confirmé être engagé dans des opérations de combat actif aux côtés des forces régulières pour stabiliser les lignes de défense.
Du côté des insurgés, le Front de libération de l’Azawad (FLA) affiche une posture offensive claire. Le mouvement a annoncé avoir lancé une large opération pour la « libération d’Anéfis ». Le porte-parole du FLA, Elmaouloud Radamane, a averti que les combats allaient se prolonger, déclarant qu’« une longue nuit attendait les forces maliennes et leurs alliés », maintenant ainsi une forte pression psychologique et militaire sur les forces de défense.
Le silence du JNIM et le spectre d’avril 2026
Élément notable de cette configuration : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), entité djihadiste majeure affiliée à Al-Qaïda et habituellement très active dans ces régions, s’est muré dans le silence, n’émettant aucune revendication ni commentaire officiel concernant les attaques de la journée.
Cette recrudescence des affrontements fait écho à la vaste offensive coordonnée du 25 avril 2026. À l’époque, une action conjointe du JNIM et du FLA avait ébranlé plusieurs centres urbains d’importance, dont la capitale Bamako, Kati, Gao et Kidal. Ces affrontements printaniers avaient conduit au retrait des FAMa et d’Africa Corps de la ville stratégique de Kidal, passée depuis sous le contrôle du FLA. Les combats actuels s’inscrivent ainsi dans la continuité directe d’une guerre de position acharnée pour le contrôle territorial du Mali.

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Économie sociale et solidaire : Dakar veut accélérer l’adoption de cadres juridiques à l’échelle africaine.

Dix pays africains sont actuellement engagés dans l’élaboration de législations dédiées à l’économie sociale et solidaire (ESS), une dynamique que le 2ᵉ Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) entend accompagner. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar, cet événement réunira gouvernements, institutions régionales, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ESS sur le continent.

Un forum au service de la structuration de l’ESS en Afrique

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le président du comité d’organisation du FORA’ESS, Malick Diop, a indiqué que cette deuxième édition aura pour ambition d’accompagner plusieurs États africains dans la mise en place de cadres juridiques et institutionnels capables de structurer durablement l’économie sociale et solidaire.

Selon lui, l’objectif est de doter les pays africains d’outils législatifs favorisant le développement des coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et autres structures de l’économie solidaire, considérées comme des leviers importants de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.

L’Union africaine au cœur des échanges

Les travaux bénéficieront de la participation de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union africaine, qui a adopté en 2025 une stratégie décennale consacrée au développement de l’économie sociale et solidaire.

Des représentants de l’organisation continentale prendront part aux discussions avec les ministres africains en charge du secteur afin d’examiner les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et de renforcer la coopération entre les États.

Collectivités locales et partenaires financiers mobilisés

Le programme du forum prévoit plusieurs séquences stratégiques. Une séance plénière sera consacrée au rôle des collectivités territoriales, appelées à devenir des acteurs majeurs du développement de l’ESS à travers leurs politiques locales.

Une autre plénière réunira les partenaires techniques et financiers afin d’explorer les solutions destinées à améliorer le financement des initiatives portées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et à renforcer leur accompagnement.

Plus de 2 500 participants attendus à Dakar

Le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a annoncé que le forum accueillera plus de 2 500 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’Europe.

Plus de vingt ministres en charge de l’économie sociale et solidaire participeront également aux travaux, qui s’articuleront autour de 23 ateliers thématiques consacrés aux enjeux de gouvernance, de financement, d’innovation sociale, de formation et de coopération régionale.

Le Sénégal veut consolider son leadership continental

Pour Dr Alioune Dione, l’organisation de cette rencontre internationale confirme la place croissante du Sénégal comme référence africaine en matière d’économie sociale et solidaire.

Le ministre a rappelé que le pays s’est progressivement doté d’un dispositif institutionnel complet comprenant un ministère dédié, une loi d’orientation, un décret d’application ainsi que plusieurs mécanismes de financement et d’accompagnement des acteurs du secteur.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large consistant à faire du Sénégal un véritable pôle continental de l’économie sociale et solidaire.

Vers un Observatoire africain de l’ESS

Parmi les principales perspectives attendues à l’issue du forum figure la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Cette structure aurait pour mission de renforcer la production de données fiables, d’assurer le suivi des politiques publiques, de mesurer l’impact des initiatives engagées et de favoriser le partage des bonnes pratiques entre les États africains.

À travers cette nouvelle édition du FORA’ESS, les organisateurs espèrent ainsi faire de l’économie sociale et solidaire un pilier majeur des stratégies africaines de développement inclusif, de création d’emplois et de réduction des inégalités.