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Sénégal : 200 nouveaux bus pour accélérer la modernisation du transport interurbain.

Le renouvellement du parc de transport interurbain au Sénégal franchit une nouvelle étape avec la réception de 200 nouveaux bus destinés aux opérateurs du secteur. L’opération est portée par un partenariat entre le Fonds de Développement des Transports terrestres (FDTT) et l’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), avec le concours financier de Coris Bank International Sénégal.

Un financement de 12 milliards de FCFA

Les véhicules, fabriqués par les constructeurs Yutong et TATA, ont été acquis grâce à un mécanisme associant plusieurs acteurs. L’AFTU intervient dans la structuration de la demande et l’accompagnement des professionnels du transport, tandis que le FDTT apporte une garantie de 400 millions de FCFA.

De son côté, Coris Bank International Sénégal a mobilisé une enveloppe de 12 milliards de FCFA pour financer l’acquisition des véhicules.

Ce dispositif doit permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement à des moyens de transport modernes, tout en favorisant le renouvellement progressif d’un parc vieillissant.

Vers une transformation du secteur

Au-delà de la mise à disposition des nouveaux bus, le programme ambitionne de contribuer à une transformation durable de la filière. Les partenaires prévoient notamment de développer progressivement des capacités locales d’assemblage et de maintenance, avec un accent particulier sur le transfert de compétences et de technologies.

Cette orientation s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente signé en Chine et traduit la volonté de faire du renouvellement du parc un outil de professionnalisation et d’industrialisation progressive du transport.

Sécurité et qualité de service au cœur des objectifs

L’arrivée de ces 200 bus doit également contribuer à améliorer les conditions de transport des usagers. Le programme vise notamment à renforcer la sécurité, le confort des passagers et la qualité des services proposés sur les liaisons interurbaines.

Pour les autorités et les professionnels concernés, cette première livraison constitue ainsi une étape dans un programme plus vaste de modernisation du transport terrestre.

À terme, le renouvellement du parc devrait permettre de renforcer la compétitivité des opérateurs, tout en favorisant l’émergence d’un secteur mieux structuré, plus moderne et davantage intégré aux ambitions industrielles du Sénégal.

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Mali : 82 militaires libérés après plusieurs mois de détention.

L’armée malienne a annoncé la libération de 82 militaires détenus depuis les attaques du 25 avril, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement rebelle à dominante touarègue.

Selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa), les soldats étaient détenus par des groupes armés présentés par les autorités comme affiliés à la coalition GSIM-FLA. Leur libération aurait été rendue possible grâce à une opération reposant sur une planification et une coordination renforcées.

Les attaques du 25 avril avaient notamment ciblé plusieurs positions militaires ainsi que le principal aéroport du pays. Les mêmes groupes avaient également revendiqué des attaques contre des positions des forces maliennes le 4 juillet.

Un agent français bénéficie d’une grâce présidentielle

Dans le même temps, le président de la transition, Assimi Goïta, a accordé une grâce à Yann Christian-Bernard Vézilier, ressortissant français présenté par les autorités maliennes comme un agent de renseignement et officiellement affecté à l’ambassade de France à Bamako.

Arrêté en août 2025 alors qu’il se trouvait avec plusieurs officiers maliens, il avait été condamné en juin à 20 ans de prison pour des faits liés à une accusation de complot contre les institutions de la transition.

La mesure de grâce entraîne son retrait du territoire malien. Les autorités précisent toutefois qu’elle ne remet pas en cause les faits retenus lors de son procès. Elles ont également remercié un « pays frère » pour sa contribution à l’obtention de cette mesure, sans en révéler l’identité.

Les officiers maliens arrêtés dans la même affaire, depuis radiés des FAMa, restent pour leur part détenus dans l’attente de leur jugement. Ils sont accusés d’avoir participé à un réseau d’espionnage et à un projet de déstabilisation des institutions de la transition.

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Sécurité : le Mali plaide pour une autonomie technologique et stratégique africaine.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a appelé mercredi, à Kigali, les États africains à renforcer leur autonomie stratégique face à l’évolution rapide des technologies militaires, notamment les drones, les systèmes autonomes et l’intelligence artificielle.

Intervenant lors de la deuxième session de la Conférence internationale sur la sécurité en Afrique, le chef de la diplomatie malienne a estimé que ces transformations technologiques posent de nouveaux enjeux en matière de souveraineté et de sécurité.

Réduire les dépendances extérieures

Abdoulaye Diop a notamment évoqué l’expérience du Mali dans la lutte contre les groupes armés, estimant que les États africains doivent réduire leur dépendance à l’égard des acteurs extérieurs dans les domaines relevant de leur sécurité nationale.

Il a également décrit les conflits au Sahel comme des affrontements asymétriques combinant des dimensions militaires, économiques et informationnelles. Le ministre a par ailleurs accusé, sans les identifier, certains États étrangers de fournir des équipements et des drones à des groupes armés qualifiés de terroristes par les autorités maliennes.

Développer une industrie africaine de défense

Le ministre a appelé les pays africains à ne plus se limiter à l’acquisition de technologies étrangères, mais à développer leurs propres capacités de conception, de production et de maintenance.

Il a notamment défendu la création d’une industrie africaine de défense et le renforcement de la formation des jeunes dans les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

Dans ce cadre, il a cité la Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, comme un exemple de coopération régionale visant à renforcer la prise en charge des questions sécuritaires.

Des enjeux éthiques et juridiques

Les échanges de Kigali ont également porté sur les limites à fixer à l’utilisation des systèmes militaires autonomes. Le contrôle humain, la responsabilité, l’éthique et les cadres juridiques figurent parmi les principales préoccupations soulevées lors de la conférence.

De son côté, le colonel-major Yacouba Sanogo, conseiller en stratégie à l’état-major général des Armées maliennes, a présenté les efforts engagés pour renforcer les capacités et la professionnalisation des forces maliennes, tout en rappelant leur engagement en faveur du respect du droit international.

À Kigali, le Mali défend ainsi une approche fondée sur une plus grande souveraineté technologique et sécuritaire, dans un contexte où l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes transforment progressivement les modes de conduite des conflits.

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Sénégal : deux centrales solaires de 50 MW chacune prévues à Linguère et Koungheul.

Le Sénégal accélère le développement des énergies renouvelables avec la signature, en Chine, d’un protocole d’accord entre la Senelec et Huawei pour la réalisation de deux centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 50 MW chacune.

L’accord a été conclu à Shenzhen, où le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, effectue une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération énergétique entre le Sénégal et le groupe chinois.

Deux centrales solaires de 100 MW au total

Les infrastructures seront implantées à Linguère et Koungheul, avec une capacité de production de 50 MW chacune. Le partenariat prévoit également la mise en place de 30 MW/90 MWh de capacités de stockage pour l’ensemble des deux centrales.

Ce dispositif doit permettre de mieux gérer l’intermittence de la production solaire et d’améliorer la flexibilité du système électrique national.

Huawei accompagne la transition énergétique

Lors de sa visite, le ministre sénégalais, accompagné notamment du directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, a découvert le centre d’exposition « Watt » de Huawei, consacré aux technologies énergétiques développées par le groupe.

Les échanges techniques ont ensuite porté sur les possibilités de coopération dans les domaines des énergies renouvelables, du stockage et de la modernisation du système électrique.

Vers un mix énergétique davantage renouvelable

À travers ce partenariat, Dakar entend renforcer ses capacités de production solaire et diversifier davantage son mix énergétique. Le recours aux solutions de stockage doit également contribuer à optimiser l’intégration des énergies renouvelables au réseau.

Ces deux projets s’inscrivent dans la stratégie du Sénégal visant à accroître l’accès à l’électricité et à accélérer sa transition énergétique, notamment grâce au développement de nouvelles capacités solaires dans différentes régions du pays.

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Boké : lancement des travaux du Musée régional et du Centre culturel.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a procédé mercredi à Boké à la pose de la première pierre du Musée régional et du Centre culturel régional, marquant une nouvelle étape dans la politique de valorisation du patrimoine culturel guinéen.

La cérémonie a réuni les autorités administratives, militaires et religieuses de la région, ainsi que les représentants des collectivités locales et des communautés.

Préserver la mémoire historique de Boké

Le maire de la commune urbaine, Bassekou Amirou Dramé, a salué un projet destiné à renforcer la préservation et la transmission du patrimoine local. Il souhaite voir le futur musée devenir un espace consacré à la culture, à l’éducation et à la recherche.

Le gouverneur de Boké, le général Aboubacar Diakité, a pour sa part insisté sur la nécessité de sauvegarder une histoire encore largement transmise par voie orale. Il a notamment cité les masques traditionnels, les instruments de musique, les tenues anciennes et les archives liées à la résistance.

La région dispose également d’un patrimoine historique associé à la traite négrière, avec notamment le Fortin, la rue René-Caillé et le chemin du non-retour.

Un projet inscrit dans Simandou 2040

Pour Moussa Moïse Sylla, la construction de ces infrastructures s’inscrit dans la politique de valorisation du patrimoine portée par le président Mamadi Doumbouya, notamment à travers le programme Simandou 2040.

Le ministre a rappelé que l’identité de Boké ne se limite pas à son potentiel minier. La région possède une histoire et une diversité culturelle incarnées notamment par les peuples Baga, Nalou et Landouma, le masque D’mba, ainsi que des figures historiques telles que le roi Dina Salifou et les résistants de la région.

Le projet prévoit également un important travail de recherche, de documentation et de numérisation du patrimoine, avec la participation de chercheurs, historiens et étudiants jusque dans les communautés rurales.

Un centre dédié à la création et à la formation

Le futur musée sera chargé de préserver et de valoriser la mémoire collective de Boké. Le centre culturel, de son côté, offrira aux artistes et artisans un espace moderne destiné à la création, à la formation et au développement de leurs activités.

À travers ces deux infrastructures, les autorités ambitionnent ainsi de faire du patrimoine culturel un levier d’éducation, de création d’emplois et de développement local, tout en renforçant la transmission de l’histoire de Boké aux générations futures.

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Burkina Faso : quatre centrales thermiques ajoutent 126,4 MW au parc national.

Le Burkina Faso poursuit le renforcement de ses capacités de production électrique avec la mise en service, en moins d’un mois, de quatre centrales thermiques totalisant 126,4 MW. Les autorités présentent ces nouvelles infrastructures comme un levier important pour améliorer l’approvisionnement en électricité et renforcer la souveraineté énergétique du pays.

Après l’inauguration de la centrale thermique d’urgence de Pabré, le 21 juillet, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Gouba, a procédé à la mise en service de trois autres installations à Bobo-Dioulasso, Koudougou et Kaya.

Des capacités renforcées à Bobo-Dioulasso

À Bobo-Dioulasso, l’extension de la centrale Bobo II a permis d’ajouter 26,4 MW à la capacité existante, qui passe ainsi de 60 à 86,4 MW. Le projet, réalisé avec l’appui de la BOAD, a nécessité un investissement de 33,893 milliards de FCFA.

Koudougou et Kaya renforcent leur production

À Koudougou, une nouvelle centrale thermique de 25 MW a été inaugurée le 10 août. Construite avec BUTEC Power Generation SA, elle représente un investissement d’environ 15 milliards de FCFA.

Le lendemain, une centrale de même capacité a été mise en service à Kaya, dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT. Son coût est également estimé à 15 milliards de FCFA.

À ces deux infrastructures s’ajoute la centrale de Pabré, d’une puissance de 50 MW. Réalisée avec Al Ahram Taqa dans le cadre d’un partenariat public-privé, elle dispose de 72 groupes de production pour un investissement d’environ 18 milliards de FCFA.

Un objectif : améliorer l’approvisionnement électrique

Selon le gouvernement, l’entrée en service de ces quatre infrastructures doit contribuer à réduire les déficits de production, stabiliser le réseau national interconnecté et améliorer la continuité de l’alimentation électrique.

Les nouvelles capacités doivent notamment bénéficier aux ménages, aux entreprises et aux zones industrielles, alors que l’accès à une électricité disponible et régulière demeure un enjeu majeur pour l’économie burkinabè.

À travers ces investissements, le Burkina Faso entend ainsi accroître progressivement ses capacités nationales de production et réduire sa dépendance énergétique, avec l’ambition de faire de l’électricité un soutien durable à l’activité économique et au développement industriel.

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ÉCLIPSE SOLAIRE DU 12 AOÛT : UN SPECTACLE CÉLESTE VISIBLE DÉPUIS LE SÉNÉGAL.

Le ciel sénégalais s’apprête à offrir un spectacle astronomique particulier ce mercredi 12 août 2026. La Lune passera devant le Soleil et en masquera une partie, donnant lieu à une éclipse solaire partielle observable depuis Dakar et plusieurs régions du pays.

Selon les données communiquées par l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES) et la Sénégalaise School Astronomy Studies (SASS), le phénomène débutera à 18h20 GMT, avec le premier contact entre la Lune et le disque solaire. À 18h40, environ 20 % du Soleil sera occulté.

Le maximum de l’éclipse est prévu à 19h12 GMT. À ce moment, la Lune devrait masquer entre 36 et 37 % du disque solaire depuis Dakar et la majeure partie du territoire national. L’événement commencea ensuite à s’estomper à partir de 19h20, avant de prendre fin à 19h34 GMT.

Au total, le phénomène devrait durer environ une heure et quatorze minutes. Il se présente cependant alors que le Soleil sera très bas à l’horizon ouest, à environ quatre degrés de hauteur. Les observateurs devront donc privilégier des endroits offrant une vue parfaitement dégagée sur l’ouest, notamment les plages, les corniches ou les grands espaces ouverts.

Une observation qui exige des précautions

Si l’éclipse constitue une occasion rare d’observer un phénomène astronomique, les spécialistes rappellent qu’elle ne doit jamais être regardée directement à l’œil nu. Même lorsque le Soleil est partiellement masqué, son rayonnement peut provoquer de graves lésions oculaires.

Les lunettes de soleil classiques ne constituent pas une protection suffisante. Pour observer le phénomène directement, il est recommandé d’utiliser des lunettes spéciales pour éclipse répondant à la norme ISO 12312-2. L’observation indirecte, notamment par projection à l’aide d’un sténopé, constitue également une alternative sûre.

Le spectacle sera d’autant plus particulier au Sénégal que l’éclipse se déroulera à proximité du coucher du Soleil, offrant un décor de crépuscule aux observateurs.

Les passionnés d’astronomie comme le grand public pourront ainsi profiter de ce rendez-vous céleste, à condition de respecter strictement les consignes de sécurité afin d’observer l’éclipse sans mettre leur vue en danger.

Source : RTS 

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Marché des titres publics : le Sénégal vise 487 milliards de FCFA au troisième trimestre 2026.

Le Sénégal poursuit activement sa mobilisation de ressources sur le marché des titres publics de l’UEMOA. Pour le troisième trimestre 2026, le Trésor public prévoit de lever 487 milliards de FCFA afin de répondre aux besoins de financement de l’État.

Cette stratégie intervient après plusieurs opérations réussies au cours des premiers mois de l’année, témoignant de l’intérêt des investisseurs pour les titres émis par le Sénégal, malgré un environnement financier marqué par des contraintes importantes.

487 milliards de FCFA attendus entre juillet et septembre

La première opération du trimestre, organisée le 17 juillet 2026, portait sur une enveloppe de 100 milliards de FCFA. Le Trésor a finalement mobilisé 90,249 milliards de FCFA, sur un volume global de soumissions de 120,794 milliards.

L’émission combinait des Bons assimilables du Trésor (BAT) de 91 et 364 jours ainsi que des Obligations assimilables du Trésor (OAT) de trois et cinq ans.

Le 1er août, une nouvelle opération a permis de mobiliser 71,5 milliards de FCFA. Le BAT à 364 jours a enregistré la demande la plus importante, avec 34,3 milliards de FCFA retenus, confirmant l’attrait des investisseurs pour les placements de court terme.

Les OAT à trois et cinq ans ont respectivement permis de lever 23,4 milliards et 13,8 milliards de FCFA.

Des émissions importantes prévues en août et septembre

Le calendrier du troisième trimestre prévoit encore plusieurs opérations.

En août, le Sénégal ambitionne de mobiliser 165 milliards de FCFA lors d’une première émission, à travers un BAT de 45 milliards et trois OAT d’une maturité comprise entre trois et sept ans.

Une seconde opération, prévue le 27 août, portera sur 60 milliards de FCFA, répartis entre un BAT et deux OAT à trois et cinq ans.

Enfin, une dernière émission de 100 milliards de FCFA est programmée en septembre.

Près de 1 700 milliards déjà mobilisés en 2026

Entre janvier et juillet 2026, le Sénégal a réalisé 61 opérations sur le marché des titres publics de l’UEMOA, dont 22 émissions de BAT et 39 émissions d’OAT.

Ces opérations ont permis au Trésor de mobiliser au total 1 699 milliards de FCFA. Les BAT représentent environ 920 milliards de FCFA, contre 778,48 milliards pour les OAT.

Sur la même période, l’État a remboursé 1 091 milliards de FCFA de capital, auxquels s’ajoutent environ 181 milliards de FCFA d’intérêts.

L’une des opérations les plus importantes de l’année a été réalisée le 16 janvier, avec 154 milliards de FCFA mobilisés, alors que 140 milliards avaient initialement été proposés.

Un objectif annuel de 2 400 milliards de FCFA

Pour l’ensemble de l’année 2026, le Sénégal prévoit de mobiliser 2 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA, contre 2 225 milliards de FCFA en 2025.

Cette intensification des émissions traduit la volonté du Trésor de diversifier ses sources de financement et de maintenir un accès régulier au marché régional. Elle intervient également dans un contexte où la capacité de l’État à mobiliser des ressources à des conditions soutenables demeure un enjeu central pour les finances publiques.

Le rythme des prochaines émissions sera donc particulièrement suivi par les investisseurs, mais aussi par les acteurs économiques de la région, alors que le Sénégal poursuit sa stratégie de financement pour l’exercice 2026.

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Eco : la BCRG défend le maintien du franc guinéen et appelle à la prudence.

Le débat sur l’avenir monétaire de la Guinée se poursuit alors que le projet de monnaie unique de la CEDEAO, l’Eco, continue d’être discuté à l’échelle régionale. Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba, s’est prononcé en faveur du maintien du franc guinéen, estimant que les conditions nécessaires à l’adoption d’une monnaie commune ne sont pas encore réunies.

S’exprimant mardi 11 août 2026 lors d’une conférence de presse consacrée notamment au nouveau programme économique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), le gouverneur a soutenu la décision des autorités guinéennes de conserver, pour le moment, la monnaie nationale.

Selon lui, une adhésion précipitée à l’Eco pourrait exposer la Guinée à plusieurs contraintes économiques et institutionnelles.

Des critères de convergence encore difficiles à respecter

Le principal argument avancé concerne les critères de convergence macroéconomique fixés dans le cadre du projet de monnaie unique ouest-africaine. Ces exigences visent notamment à garantir une certaine stabilité des finances publiques, de l’inflation et des principaux équilibres économiques avant l’intégration des États dans une même union monétaire.

Dr Karamo Kaba estime que peu de pays de la région remplissent actuellement l’ensemble de ces critères. Il affirme que la Guinée en respecte plusieurs, mais reste notamment confrontée aux exigences liées au déficit public.

Pour le gouverneur, cette situation montre que le calendrier d’une éventuelle mise en circulation de l’Eco doit être abordé avec prudence. Une monnaie commune, souligne-t-il, ne peut fonctionner durablement sans une convergence suffisamment solide entre les économies participantes.

La nécessité d’un mécanisme de solidarité

Au-delà des critères économiques, le gouverneur de la BCRG insiste sur la nécessité de prévoir des mécanismes de transfert entre les États membres.

Dans une union monétaire, les pays ne disposent plus de la même liberté pour ajuster leur politique monétaire ou leur taux de change en fonction de leur situation économique. Des mécanismes de solidarité financière seraient donc nécessaires pour accompagner les pays confrontés à des déficits ou à des chocs économiques spécifiques.

Cette question constitue, selon lui, l’une des conditions essentielles à la viabilité d’une future monnaie commune ouest-africaine.

La gouvernance de la future banque centrale en question

La question de la gouvernance monétaire régionale constitue également un point majeur des réserves exprimées par le gouverneur.

Dr Karamo Kaba estime que l’adoption de l’Eco entraînerait pour la Guinée un transfert de compétences de sa banque centrale nationale vers une institution supranationale. Il s’interroge notamment sur le poids réel dont disposerait Conakry dans les décisions d’une éventuelle banque centrale commune.

Le gouverneur souligne, à cet égard, le poids économique et démographique du Nigeria au sein de la CEDEAO. Selon son analyse, la répartition du pouvoir au sein d’une future institution monétaire régionale pourrait accorder une influence importante à Abuja.

Cette perspective soulève, à ses yeux, la question de l’équilibre entre intégration régionale et préservation de la souveraineté monétaire des États.

Conserver le franc guinéen pour le moment

Pour Dr Karamo Kaba, ces différents éléments plaident en faveur d’une approche progressive. Le maintien du franc guinéen permettrait à la Guinée de conserver la maîtrise de sa politique monétaire tout en poursuivant les discussions régionales sur les conditions nécessaires à une éventuelle monnaie commune.

Cette position ne signifie pas un rejet définitif du projet de l’Eco, mais plutôt une volonté de privilégier la prudence et la préparation avant toute décision d’adhésion.

Le débat reste ainsi ouvert entre les impératifs d’intégration économique régionale et la volonté de préserver une autonomie monétaire nationale, deux enjeux qui devraient continuer à alimenter les discussions sur l’avenir économique de la Guinée et de la CEDEAO.