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Cameroun : Vers une présidentielle très disputée avec déjà 81 candidatures déposées

Le Cameroun se prépare à une élection présidentielle qui s’annonce déjà exceptionnelle, tant par l’ampleur de la participation que par les incertitudes politiques qui l’entourent. À la date limite de dépôt des candidatures, 81 postulants ont officiellement déposé leur dossier auprès des services compétents d’Élections Cameroun (ELECAM), un record historique dans le pays.

Une effervescence politique inédite

Cette ouverture massive des candidatures traduit un climat politique en ébullition, dans un pays marqué par plus de quatre décennies de pouvoir de Paul Biya, actuellement âgé de 92 ans. Si ce dernier n’a pas encore confirmé s’il se représenterait, son silence alimente les spéculations et ouvre la voie à une prolifération de candidatures issues tant de l’opposition que de la société civile.

Parmi les 81 prétendants, on retrouve :

  • Des leaders de partis déjà bien établis comme Maurice Kamto (MRC),

  • Des figures de la société civile et du monde universitaire,

  • Une nouvelle génération de candidats jeunes ou issus de la diaspora, en quête de rupture avec l’ordre ancien.

Quelles conditions pour valider une candidature ?

Selon le code électoral camerounais, les candidats doivent :

  • Être de nationalité camerounaise d’origine,

  • Avoir au moins 35 ans,

  • Fournir une caution de 30 millions de FCFA, un montant élevé qui devrait limiter le nombre de candidatures finalement validées.

La phase de vérification administrative et juridique débute à présent. ELECAM et le Conseil constitutionnel auront pour mission de trier les dossiers et publier la liste définitive des candidats dans les prochaines semaines.

Une élection sous tension

Ce scrutin est capital pour l’avenir du Cameroun. Le pays est confronté à :

  • Une crise anglophone persistante dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest,

  • Des tensions économiques exacerbées par l’inflation,

  • Une jeunesse désillusionnée et de plus en plus mobilisée sur les réseaux sociaux.

La crédibilité du processus électoral et l’égalité d’accès à la campagne médiatique seront des enjeux cruciaux pour éviter de nouvelles contestations post-électorales.

Avec 81 candidatures enregistrées, le Cameroun montre une volonté de renouvellement démocratique, mais aussi les limites d’un système politique en quête de refondation. Reste à savoir si cette pluralité apparente se traduira par un débat de fond sur l’avenir du pays… ou si elle renforcera la fragmentation de l’opposition au bénéfice du statu quo.

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Sénégal : 500 agents seront recrutés dans les universités publiques

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation annonce le recrutement exceptionnel de 500 enseignants et chercheurs. Une initiative qui vise à renforcer les capacités des institutions universitaires et de recherche du pays. 

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de I’Innovation (Mesri) porte à la connaissance du public que le gouvernement du Sénégal, face au déficit d’enseignants dans le supérieur, a décidé de procéder à un recrutement exceptionnel de cinq-cents (500) personnels d’enseignement et de recherche (Per). Dans un communiqué de presse, Abdourahmane Diouf souligne que ce recrutement, conforme aux orientations formulées par le chef de l’État lors du lancement de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Antesri), le 17 juillet 2025, répond aux besoins urgents de renforcement du taux d’encadrement et cible des filières prioritaires alignées à la vision « Sénégal 2050 ». Cet effort de recrutement, explique la tutelle, témoigne de l’intérêt que les autorités accordent au sous-secteur de l’enseignement supérieur et s’inscrit dans une logique de transparence, de mérite et d’excellence académique.

Le ministère, renseigne la source, conformément aux instructions du Premier ministre, s’emploiera, en relation avec les structures concernées, à déterminer, dans les meilleurs délais, les filières et les quotas de recrutement. Le gouvernement répond ainsi à une vieille revendication des syndicalistes, le Sace, notamment qui, depuis des années, réclament le recrutement de Per. Le 17 juillet dernier lors du lancement des concertations sur l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, David Célestin Faye, secrétaire général national du Saes, avait interpellé le Chef de l’État sur le « déficit chronique d’enseignants » qui a, entre autres conséquences, la dégradation des conditions d’études, mais aussi un ralentissement de la carrière des enseignants.

À cela s’ajoutent l’exploitation et la précarité des enseignants vacataires. Même la tutelle a reconnu la nécessité de procéder à un recrutement massif d’enseignements-chercheurs. Le 15 juillet dernier, lors d’un déjeuner de presse, Abdourahmane Diouf avait affirmé que le besoin identifié de recrutement de Per est de 1500. « Ce recrutement permettra de stabiliser l’année universitaire, d’améliorer le taux d’encadrement, de réduire le paiement des heures complémentaires et des charges liées à la vacation », avait expliqué M. Diouf.

Le soleil

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Génération Foot décroche sa 3ᵉ Coupe du Sénégal face au Jaraaf (1-0)

Le club de Génération Foot a écrit une nouvelle page de son histoire en remportant, ce week-end, la 3ᵉ Coupe du Sénégal de son histoire. Les Grenats se sont imposés sur la plus petite des marges (1-0) face au Jaraaf de Dakar, grâce à une réalisation décisive d’Abdoulaye Agne Ba.

Une finale sous haute tension

Disputée dans un stade Léopold Sédar Senghor entièrement rénové et plein à craquer, la rencontre a tenu toutes ses promesses. D’un côté, le Jaraaf, club historique et multiple vainqueur de l’épreuve, comptait sur son expérience pour décrocher un nouveau trophée. De l’autre, Génération Foot, fidèle à son style de jeu porté vers l’avant, voulait confirmer son statut de pépinière de talents et enrichir son palmarès.

Après un début de match marqué par des duels intenses au milieu de terrain, la différence est venue à la 56ᵉ minute. Sur une offensive bien menée, Abdoulaye Agne Ba a trouvé la faille en trompant le portier du Jaraaf d’une frappe précise. Ce but, salué par une ovation du public, a suffi à faire la différence malgré la pression exercée par les Verts et Blancs en fin de rencontre.

Un trophée remis par le Premier ministre Ousmane Sonko

La cérémonie de remise du trophée a été présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui a salué la qualité du spectacle et l’engagement des deux équipes. Le chef du gouvernement a également félicité Génération Foot pour son travail de formation, soulignant le rôle crucial du club dans l’essor du football sénégalais.

Génération Foot confirme son statut

Avec cette victoire, Génération Foot décroche sa 3ᵉ Coupe nationale, après celles de 2015 et 2018. Ce nouveau sacre confirme la solidité du projet sportif du club, qui s’appuie sur une politique de formation reconnue et de nombreux partenariats stratégiques, notamment avec le FC Metz en France.

Le succès face au Jaraaf permet également à Génération Foot de valider son ticket pour les compétitions africaines, où elle ambitionne de briller et de porter haut les couleurs du Sénégal.

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Aliko Dangote veut construire le plus grand port du Nigeria pour faciliter ses approvisionnements et ses exportations.

Après l’inauguration de sa méga-raffinerie de pétrole, Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, se prépare à lancer un nouveau projet d’envergure : la construction du plus grand port du Nigeria. Situé dans la région de Lagos, ce port vise à renforcer la logistique des activités du groupe Dangote, tout en améliorant l’efficacité des échanges commerciaux du pays.

Un projet stratégique pour le commerce nigérian

Le futur port devrait être un port en eau profonde, capable d’accueillir les navires de grande capacité et d’augmenter significativement le volume des importations et exportations. Ce projet ambitionne de désengorger les infrastructures portuaires actuelles, souvent saturées, et de faire du Nigeria un hub logistique majeur pour l’Afrique de l’Ouest.

L’entrepreneur souhaite ainsi optimiser l’approvisionnement en matières premières nécessaires à ses usines (notamment sa raffinerie et ses cimenteries) et faciliter l’exportation de produits transformés vers le marché africain et international.

Un impact économique majeur

La construction de ce port devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects, tout en contribuant à la modernisation du commerce maritime nigérian. Il permettra également de réduire les coûts logistiques pour les industries locales, tout en offrant de nouvelles opportunités aux PME impliquées dans la chaîne d’approvisionnement.

“Nous voulons que ce port devienne un point de référence en Afrique, un outil de développement pour toute la région,” aurait confié Aliko Dangote.

L’ambition d’un empire intégré

Avec ce projet, Aliko Dangote poursuit sa vision de créer un conglomérat industriel entièrement intégré, allant de la production à la logistique. Après le ciment, le sucre, le sel et le pétrole, le secteur portuaire devient une nouvelle étape de son expansion.

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Coopération bilatérale : La nouvelle ambassadrice de Türkiye reçue par le Premier ministre du Burkina Faso.

La coopération entre la Türkiye et le Burkina Faso franchit une nouvelle étape. La nouvelle ambassadrice de Türkiye, récemment accréditée à Ouagadougou, a été officiellement reçue par le Premier ministre burkinabè lors d’une audience tenue à la Primature. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté commune des deux pays de renforcer leurs relations diplomatiques, économiques et culturelles.

Une rencontre de courtoisie et de travail

Lors de cette première audience, la diplomate turque a transmis au Premier ministre les salutations et la volonté de son gouvernement de consolider les liens d’amitié et de coopération avec le Burkina Faso. Elle a souligné l’importance de développer des projets conjoints dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’éducation, l’agro-industrie, la sécurité et les énergies renouvelables.

Le Premier ministre, de son côté, a salué l’engagement constant de la Türkiye, partenaire actif et fiable du Burkina Faso. Il a exprimé sa gratitude pour les initiatives déjà menées par Ankara, notamment dans les domaines humanitaire et économique, tout en appelant à un approfondissement de la coopération technique et commerciale.

Une relation en pleine expansion

Ces dernières années, la Türkiye a renforcé sa présence diplomatique et économique en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso bénéficie de plusieurs projets financés ou soutenus par des entreprises et institutions turques, allant de la construction d’infrastructures à la formation professionnelle.

La nouvelle ambassadrice a réaffirmé la détermination de son pays à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts de développement et de stabilité. Cette rencontre marque ainsi le début d’une nouvelle dynamique diplomatique entre les deux nations.

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Conakry : le Parc Urbain, vitrine du renouveau et de la modernisation guinéenne.

Infrastructures et Branding de la Guinée : Le Parc Urbain de Conakry au cœur du renouveau urbain

Le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence et Président du Comité Stratégique de Simandou, accompagné du ministre Secrétaire Général de la Présidence et membre du Comité Stratégique, le Général Amara Camara, a effectué une visite officielle au Parc Urbain de Conakry. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des projets de modernisation et de valorisation de l’image de la capitale guinéenne, portés par la vision du Chef de l’État.

Un symbole de renouveau urbain

Le Parc Urbain de Conakry, récemment rénové, représente une nouvelle ère pour les espaces publics en Guinée. Conçu comme un lieu de rencontre, de détente et de loisirs, il s’impose aujourd’hui comme un symbole de la modernisation urbaine. Avec ses espaces verts, ses zones de promenade et ses installations adaptées aux familles, il répond à un besoin croissant de cadres de vie plus agréables pour les citoyens.

La visite des autorités a permis de mettre en avant la volonté du gouvernement de promouvoir un urbanisme durable, alliant préservation de l’environnement et création de nouvelles infrastructures attractives. Le Parc Urbain incarne cette ambition, en intégrant des espaces modernes tout en respectant l’identité culturelle locale.

Le rôle du branding national

Cette visite s’inscrit également dans une stratégie plus large de “Branding Guinée”, visant à renforcer l’image du pays à l’international. Par des projets comme la modernisation des infrastructures et l’aménagement des espaces publics, les autorités souhaitent positionner Conakry comme une capitale dynamique, respectueuse de son patrimoine mais résolument tournée vers l’avenir.

Le ministre Directeur de Cabinet a insisté sur l’importance de tels projets pour “revaloriser l’identité urbaine de Conakry et créer des lieux qui rassemblent les populations tout en reflétant l’élan de développement du pays”.

Une vision soutenue par le Comité Stratégique

Le Général Amara Camara, membre du Comité Stratégique, a réaffirmé que ces infrastructures ne sont pas de simples aménagements, mais des piliers pour un développement harmonieux, social et économique. Le Parc Urbain de Conakry est ainsi appelé à devenir un lieu incontournable de la ville, favorisant la cohésion sociale et l’attractivité touristique.

Cette initiative illustre parfaitement la volonté du gouvernement de construire une Guinée moderne, inclusive et rayonnante sur la scène régionale et internationale.

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USA : une météorite martienne découverte au Niger vendue aux enchères.

Une météorite rarissime, originaire de la planète Mars et découverte dans le désert du Niger, a été récemment mise en vente aux enchères aux États-Unis, attirant l’attention des collectionneurs et des scientifiques du monde entier. Cet événement exceptionnel met en lumière la fascination pour les objets célestes et leur valeur scientifique et historique inestimable.

Une découverte exceptionnelle dans le désert nigérien

La météorite, d’un poids de plusieurs kilogrammes, a été retrouvée par des chasseurs de météorites dans la région désertique du Ténéré, au nord du Niger. Les premières analyses réalisées par des experts en géologie et en planétologie ont confirmé qu’il s’agissait d’une roche martienne, éjectée de la surface de Mars il y a plusieurs millions d’années à la suite d’un impact météoritique.

Sa composition minéralogique, riche en olivine et en pyroxène, ainsi que la présence de gaz piégés dans ses minéraux, identiques à ceux analysés dans l’atmosphère martienne par les sondes spatiales, en font un spécimen d’une valeur scientifique exceptionnelle.

Une vente record aux États-Unis

Mise aux enchères par une maison spécialisée dans les objets de collection rares, la météorite a suscité un vif intérêt parmi les passionnés d’astronomie, les institutions scientifiques et les collectionneurs privés. Les enchères ont rapidement grimpé, atteignant plusieurs centaines de milliers de dollars, une somme justifiée par la rareté de ce type de roche — moins de 0,5 % des météorites connues sur Terre proviennent de Mars.

Cette vente souligne l’engouement croissant pour les météorites martiennes, considérées à la fois comme des témoins de l’histoire géologique de Mars et comme des objets fascinants pour la recherche sur l’origine de la vie.

Un objet de recherche scientifique

Au-delà de sa valeur commerciale, cette météorite constitue un véritable trésor pour la communauté scientifique. Elle pourrait fournir des informations précieuses sur la composition du sol martien, les conditions climatiques de la planète rouge dans le passé, et peut-être même sur la présence d’eau et de micro-organismes dans son histoire.

Les experts appellent cependant à une meilleure régulation du commerce des météorites afin que de tels spécimens puissent être étudiés par les laboratoires de recherche avant d’être cédés à des collectionneurs privés.

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Sénégal : la Journée nationale de l’Arbre 2025 placée sous le signe du reboisement et de la souveraineté alimentaire.

Le Sénégal se prépare à célébrer, le dimanche 03 août 2025, la Journée nationale de l’Arbre, une tradition qui s’inscrit dans la politique nationale de lutte contre la déforestation et de préservation des écosystèmes. Pour cette édition, le Président Bassirou Diomaye Faye a retenu un thème fort :
« Reboisement, Souveraineté alimentaire et Développement territorial durable ».

Un double enjeu : environnement et alimentation

À travers ce thème, l’accent est mis sur la relation entre forêts, agriculture et sécurité alimentaire. Le reboisement ne vise pas seulement la restauration du couvert végétal, mais aussi la création d’opportunités économiques pour les communautés rurales grâce à des espèces utiles et productives.

Cette année, deux arbres symboliques ont été choisis comme parrains :

  • Le Manguier, source de fruits, revenus agricoles et emploi dans les filières agroalimentaires.

  • Le Baobab, arbre emblématique du Sénégal, symbole de résilience, aux multiples usages nutritionnels et médicinaux.

 Une stratégie pour le développement durable

La Journée nationale de l’Arbre 2025 s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à lutter contre l’avancée du désert, restaurer les terres dégradées et promouvoir des pratiques agricoles durables. En favorisant la plantation d’arbres à forte valeur écologique et économique, l’État entend conjuguer transition écologique et souveraineté alimentaire, deux priorités nationales.

Des milliers de plants seront distribués à travers le pays, avec une mobilisation des collectivités locales, des écoles et des associations communautaires. L’objectif : planter des millions d’arbres pour ancrer la culture du reboisement dans les habitudes citoyennes.

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Guinée : croissance exceptionnelle des exportations de bauxite soutenue par la demande chinoise.

La Guinée confirme sa position de leader mondial dans l’exportation de bauxite avec une progression spectaculaire de ses volumes au premier semestre 2025. Selon les derniers chiffres officiels, les exportations ont augmenté de 36 %, atteignant près de 100 millions de tonnes. Cette performance remarquable est principalement soutenue par la forte demande industrielle en provenance de la Chine, qui reste le principal partenaire commercial du pays dans ce secteur.

Une ressource stratégique dans l’économie mondiale

La bauxite est la matière première indispensable à la production d’aluminium, métal largement utilisé dans de nombreux secteurs, allant de la construction à l’aéronautique, en passant par l’automobile et l’électronique. La demande mondiale en aluminium ne cesse de croître, notamment sous l’impulsion des pays en forte industrialisation comme la Chine. La Guinée, avec ses vastes gisements de bauxite de haute qualité, occupe une place stratégique dans cette chaîne d’approvisionnement.

La Société Minière de Boké (SMB) demeure un acteur majeur, assurant à elle seule près d’un tiers des exportations guinéennes. Ce succès contribue significativement aux recettes d’exportation et aux revenus fiscaux du pays, essentiels pour le financement des services publics et des infrastructures.

Des défis persistants pour un secteur en pleine expansion

Malgré ces résultats encourageants, le secteur minier guinéen doit composer avec plusieurs défis. D’une part, les autorités ont renforcé la régulation du secteur afin d’assurer une meilleure gouvernance des ressources naturelles et une répartition plus équitable des bénéfices. Cette régulation a conduit certaines entreprises à suspendre temporairement leurs opérations, affectant la production.

D’autre part, les infrastructures de transport restent un maillon faible, avec des routes et des voies ferrées parfois insuffisantes pour supporter les volumes croissants. Le développement du corridor minier, notamment autour du projet Simandou, est essentiel pour fluidifier l’exportation et réduire les coûts logistiques.

Enfin, la Guinée cherche à dépasser le simple rôle de fournisseur de matières premières brutes. La valorisation locale des ressources par le développement de capacités de raffinage et de production d’aluminium est un objectif stratégique à moyen terme, qui permettrait de créer davantage d’emplois et d’augmenter la valeur ajoutée nationale.

Perspectives économiques et sociales

La croissance des exportations de bauxite est une opportunité majeure pour la Guinée, mais elle nécessite un cadre politique et économique stable pour maximiser ses retombées. Le gouvernement doit continuer à travailler sur la sécurité juridique, la transparence et le dialogue avec les communautés locales pour prévenir les conflits sociaux.

Par ailleurs, une diversification de l’économie reste primordiale pour réduire la dépendance aux matières premières et favoriser un développement inclusif. Le secteur minier, tout en restant un pilier, doit s’intégrer dans une stratégie plus large de croissance durable.

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Burkina Faso : un projet solaire record pour booster l’accès à l’électricité.

Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la transition énergétique avec le lancement d’un projet solaire d’une capacité de 150 MW, combiné à un système de stockage de 50 MW. Ce projet, considéré comme l’un des plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest, s’inscrit dans une stratégie nationale visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à améliorer l’accès à une électricité fiable.

Une réponse aux défis énergétiques

Avec une demande énergétique en forte croissance et une couverture nationale encore insuffisante, ce projet permettra de fournir de l’électricité à des milliers de foyers, tout en stabilisant le réseau grâce à la solution de stockage intégrée. Il marque une avancée majeure vers l’objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030.

Un partenariat stratégique

Cette initiative repose sur un partenariat public-privé qui associe l’État burkinabè à des investisseurs internationaux. L’accord prévoit la construction, la maintenance et l’exploitation du site par des spécialistes du secteur, garantissant la durabilité du projet et la création d’emplois locaux, notamment pour les jeunes techniciens et ingénieurs.

Un signal fort pour la transition verte

Au-delà de ses bénéfices énergétiques, ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de lutte contre le changement climatique et de promotion des énergies propres en Afrique. Il illustre la volonté du Burkina Faso d’accélérer sa transformation énergétique tout en contribuant aux objectifs de développement durable.