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Guinée : Signature des contrats pour la construction de 50 structures sanitaires à travers le pays.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de renforcement du système de santé. Une cérémonie officielle de signature de contrats s’est tenue ce jeudi à Conakry pour le lancement de la construction de cinquante (50) structures sanitaires réparties dans les huit régions administratives du pays. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du vaste programme de développement des infrastructures de santé, impulsé par les autorités de la Transition.

Présidée par le Premier ministre, en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que des représentants des entreprises adjudicataires, la cérémonie marque un tournant décisif dans l’amélioration de l’accès aux soins pour les populations guinéennes, en particulier dans les zones rurales et enclavées.

Un engagement fort pour la santé publique

Lors de son allocution, le chef du gouvernement a salué la volonté politique du Président de la Transition de faire de la santé une priorité nationale. « La construction de ces 50 centres de santé modernes contribuera significativement à la réduction des inégalités d’accès aux soins et à l’amélioration des indicateurs sanitaires à l’échelle nationale », a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre de la Santé a précisé que ces structures incluront des centres de santé, des postes de santé et des maternités, équipés en matériel de première nécessité et construits selon les normes sanitaires en vigueur. Il a également insisté sur le respect des délais d’exécution et la qualité des travaux, tout en annonçant la mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux.

Une répartition équitable sur le territoire

Les cinquante structures seront implantées de manière stratégique dans les huit régions administratives de la Guinée, notamment dans les localités où les besoins sanitaires sont les plus pressants. Cette approche vise à décongestionner les grands centres hospitaliers urbains et à rapprocher les soins de base des populations.

Partenariat public-privé

Les travaux seront confiés à des entreprises locales et internationales sélectionnées à l’issue d’un appel d’offres transparent. Les autorités ont souligné l’importance d’un partenariat responsable entre l’État et le secteur privé pour garantir la qualité et la durabilité des infrastructures.

Vers un système de santé plus résilient

Cette initiative s’ajoute aux nombreuses actions entreprises par le gouvernement pour moderniser le secteur de la santé, notamment la formation du personnel médical, la rénovation des hôpitaux existants et la mise à disposition de médicaments essentiels.

À travers ce projet ambitieux, la Guinée confirme sa détermination à bâtir un système de santé résilient, équitable et accessible à tous, en phase avec les objectifs de développement durable (ODD).

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Dakar 2026 : dans les coulisses d’une préparation multisectorielle des Jeux Olympiques de la Jeunesse.

À moins d’un an du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal est à pied d’œuvre pour réussir ce rendez-vous historique. Première édition olympique jamais organisée sur le continent africain, Dakar 2026 mobilise un large éventail d’acteurs – publics, privés, associatifs et internationaux – dans une préparation multisectorielle à la hauteur des ambitions du pays.

Une organisation qui va au-delà du sport

Si les infrastructures sportives – stades, villages olympiques, centres d’entraînement – constituent le cœur du dispositif, la préparation des JOJ touche plusieurs secteurs clés : urbanisme, transport, santé, éducation, sécurité, environnement, numérique… Chaque ministère concerné joue un rôle dans la réussite d’un événement qui se veut un catalyseur de transformation durable.

Le ministère des Sports pilote l’ensemble, en coordination avec le Comité d’organisation Dakar 2026 (COJOJ), mais les ministères de l’Intérieur, de la Jeunesse, de l’Environnement, de la Santé ou encore de l’Économie numérique sont tous mobilisés pour garantir un événement inclusif, sécurisé et innovant.

Infrastructures et durabilité en ligne de mire

L’un des axes majeurs est la construction et la réhabilitation des infrastructures sportives, dont la majorité sera concentrée entre Dakar, Diamniadio et Saly. Le gouvernement mise sur des installations modulables, durables et accessibles qui continueront à bénéficier aux jeunes athlètes sénégalais après les Jeux.

Les travaux avancent à un rythme soutenu, avec des inspections régulières du Comité International Olympique (CIO), qui a salué les progrès accomplis et l’engagement des autorités sénégalaises.

Une approche participative et inclusive

La préparation des JOJ ne se limite pas aux techniciens et aux décideurs. Des campagnes d’information et de mobilisation citoyenne sont déployées dans les établissements scolaires, les universités, les collectivités territoriales et les médias. L’objectif : impliquer la jeunesse sénégalaise dans “ses” Jeux, valoriser les talents locaux et faire des JOJ un moment de fierté nationale et continentale.

Les associations sportives, les fédérations, mais aussi les artistes, les ONG et les start-ups sont intégrés dans une démarche collaborative, notamment pour les volets culturels, environnementaux et numériques.

Un impact économique et social attendu

Avec près de 4 000 athlètes venus de plus de 180 pays, des milliers de visiteurs et de bénévoles attendus, Dakar 2026 promet d’être un puissant levier économique pour le pays, en particulier dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, du transport et du commerce.

Mais au-delà des retombées économiques immédiates, les JOJ sont pensés comme un héritage structurel : modernisation des infrastructures, renforcement des capacités humaines, essor du sport de masse et rayonnement international du Sénégal.

Une Afrique en mouvement

Dakar 2026 ne représente pas seulement un défi pour le Sénégal, mais une fierté pour toute l’Afrique. En accueillant ces Jeux, le continent affirme sa capacité à organiser des événements mondiaux selon les standards les plus exigeants, tout en affirmant sa vision propre du sport : inclusive, éducative et ancrée dans les valeurs humaines.

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Sénégal : à New York, le ministre Cheikh Tidiane Diéye appelle à des actions concrètes face à la crise mondiale de l’eau.

En déplacement à New York, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Cheikh Tidiane Diéye, a représenté le Sénégal à la réunion préparatoire de la Conférence des Nations unies sur l’Eau 2026. Un rendez-vous crucial qui réunit les États membres, les agences onusiennes et les partenaires techniques pour préparer les grandes orientations de la conférence mondiale à venir.

Prenant la parole devant les délégués, le ministre a porté la voix de l’Afrique de l’Ouest et du Sénégal en particulier, en insistant sur l’urgence d’agir face à la crise mondiale de l’eau, qui menace la sécurité humaine, la stabilité régionale et les objectifs de développement durable.

Une mobilisation forte pour un accès équitable à l’eau

Cheikh Tidiane Diéye a rappelé que des millions de personnes à travers le monde vivent encore sans accès sécurisé à l’eau potable et à l’assainissement. Il a plaidé pour une gouvernance plus équitable des ressources hydriques, des investissements accrus dans les infrastructures, et une prise en compte des réalités locales dans les politiques mondiales.

« L’eau ne peut plus être un luxe ou une source de conflit, elle doit devenir un levier de coopération, de justice et de dignité humaine », a déclaré le ministre dans son intervention.

Dakar accueillera une réunion internationale en janvier 2026

Dans la continuité de cet engagement, le ministre a annoncé que le Sénégal organisera une réunion de haut niveau sur l’eau à Dakar en janvier 2026, en amont de la Conférence onusienne. Cette rencontre rassemblera chefs d’État, experts, institutions et société civile autour de solutions africaines et innovantes pour une gestion durable de l’eau.

Ce sommet régional vise à renforcer la voix du continent africain dans les négociations internationales, et à faire émerger des propositions concrètes pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement, dans un contexte de changement climatique et de pression démographique.

Le Sénégal, un acteur engagé sur la scène mondiale

Ce déplacement confirme le rôle croissant du Sénégal dans la diplomatie environnementale mondiale. Le pays, qui a déjà accueilli en 2022 le 9e Forum mondial de l’eau, continue de se positionner comme un leader africain dans la promotion d’une gestion responsable et solidaire des ressources naturelles.

À l’approche de la Conférence de l’ONU sur l’Eau 2026, le Sénégal entend faire entendre sa voix, mais aussi impulser une dynamique de mobilisation globale, en faveur d’un avenir où l’eau sera un droit garanti pour tous.

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Issa SOW – Le Peintre de l’Invisible

« Je travaille spirituellement en communion avec les êtres qui m’habitent ».

C’est ainsi qu’Issa Sow se décrit, assis face à la mer sur une terrasse à Dakar, lors d’une conversation aux allures d’interview.

Issa Sow fait partie de ces artistes rares, porteurs d’une dimension mystique.

À la croisée du visible et de l’invisible, de la matière et de l’esprit, son art explore les profondeurs du mysticisme africain et la quête de l’essence.
Issa ne peint pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’il se ressent, se pressent, se devine.

L’art comme échappatoire mystique

Autodidacte, Issa Sow s’éloigne des codes esthétiques occidentaux pour renouer avec une tradition plus intuitive, plus intérieure.
« Chaque toile est une incantation », dit-il. « Je ne peins pas pour représenter, je peins pour révéler. »

Ses œuvres – sur toiles brutes ou matériaux récupérés – révèlent des silhouettes fragmentées, des masques flottants, des spirales, des lignes de force… baignés de noirs profonds et de marrons mandingues.

Une philosophie de l’invisible

Issa explore les dimensions cachées : émotions, pensées, mémoire, cosmos. L’art devient un pont vers ce qui dépasse.
Dans ses expositions immersives, le public est invité à ralentir, à écouter, à ressentir. À entrer dans l’espace symbolique du peintre.

Un message pour le monde

Dans un monde saturé de bruit et d’images, Issa Sow rappelle l’importance du silence, du mystère, de l’intuition.
Son art n’explique pas, il invite. Il propose un voyage. Une initiation.

À travers lui, c’est toute une Afrique spirituelle qui s’exprime — celle où le peintre est aussi passeur, où l’image est onde, prière, passage.

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Sénégal : le Premier ministre Ousmane Sonko reçoit le directeur général de Bpifrance lors du forum Inspire & Connect à Dakar

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a reçu ce week-end à Dakar Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, en marge de la tenue du forum économique Inspire & Connect. Cet événement majeur, qui a réuni plus de 1000 acteurs économiques venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie, avait pour objectif de promouvoir la co-industrialisation, les investissements croisés et les partenariats Sud-Sud et franco-africains.

Une rencontre axée sur la co-industrialisation et le financement de l’innovation

Au cœur des échanges entre le Premier ministre sénégalais et le patron de la banque publique d’investissement française : les opportunités de coopération économique entre la France et le Sénégal, notamment dans les domaines de l’industrialisation, de l’innovation, du soutien aux PME et de la transition énergétique.

Bpifrance, qui accompagne depuis plusieurs années les entreprises françaises dans leur internationalisation, s’intéresse de près aux potentiels de croissance du marché africain. Le Sénégal, avec ses ambitions industrielles réaffirmées dans le Plan d’action prioritaire ajusté et accéléré (PAP2A), constitue une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique de l’Ouest.

Le forum Inspire & Connect, plateforme de synergies économiques

Organisé à Dakar, le forum Inspire & Connect s’est imposé comme un carrefour de dialogue entre investisseurs, dirigeants d’entreprise, start-ups et institutions publiques. L’édition 2025 a mis en avant la nécessité de repenser les modèles de coopération économique, dans une logique de production partagée, de montée en compétence et de souveraineté industrielle régionale.

Plusieurs panels ont abordé des thèmes clés : la co-localisation industrielle, le financement de l’innovation en Afrique, les chaînes de valeur durables, ou encore l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Une dynamique de coopération renforcée

La visite de Nicolas Dufourcq à Dakar s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens économiques franco-sénégalais, en misant sur des partenariats équilibrés et innovants. Le Premier ministre Ousmane Sonko a salué l’initiative du forum, soulignant l’importance pour les pays africains de prendre part activement aux dynamiques industrielles mondiales, tout en protégeant leurs intérêts et en valorisant leurs savoir-faire.

Selon plusieurs observateurs, cette rencontre entre les autorités sénégalaises et la direction de Bpifrance ouvre la voie à de nouvelles opportunités d’investissement dans les secteurs stratégiques du pays, notamment l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les infrastructures et le numérique.

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Vers l’autonomie énergétique : la Guinée franchit une étape décisive pour le barrage de Kogbèdou-Frankonédou.

La République de Guinée avance résolument vers son objectif d’autonomie énergétique. Le gouvernement vient d’annoncer la validation d’une étape clé dans le développement du barrage hydroélectrique de Kogbèdou-Frankonédou, un projet structurant pour l’avenir énergétique du pays. Situé dans la région de la Haute-Guinée, ce barrage est appelé à jouer un rôle crucial dans l’augmentation de la capacité de production nationale et l’électrification des zones rurales.

Un projet stratégique pour le mix énergétique guinéen

Le barrage de Kogbèdou-Frankonédou s’inscrit dans la vision de la Guinée de valoriser son important potentiel hydroélectrique, estimé à plus de 6 000 MW. Une fois achevé, l’ouvrage devrait produire plusieurs dizaines de mégawatts d’énergie propre, permettant de renforcer la stabilité du réseau électrique et de réduire la dépendance aux sources thermiques coûteuses et polluantes.

Selon le ministère de l’Énergie, l’étape validée concerne les études techniques détaillées et l’évaluation environnementale et sociale, ouvrant la voie à la phase de financement et de mobilisation des entreprises chargées de l’exécution.

Une réponse aux besoins pressants en électricité

L’accès à l’électricité reste un défi majeur en Guinée, en particulier dans les zones rurales où le taux d’électrification demeure faible. Le barrage Kogbèdou-Frankonédou ambitionne de réduire les inégalités énergétiques et de stimuler l’activité économique locale, notamment à travers le développement de l’agriculture, de l’artisanat et des petites entreprises.

Ce projet s’inscrit également dans les engagements de la Guinée à promouvoir les énergies renouvelables dans le cadre de sa contribution nationale à la lutte contre le changement climatique.

Un chantier porteur d’emplois et de développement local

Outre son impact énergétique, la construction du barrage générera des centaines d’emplois directs et indirects, dynamisera les économies locales et favorisera l’amélioration des infrastructures (routes, ponts, réseaux de distribution). Le gouvernement insiste sur l’implication des communautés locales dans toutes les phases du projet, notamment à travers des consultations publiques, des programmes de compensation et des mécanismes de suivi environnemental.

Vers une souveraineté énergétique progressive

Avec ce projet, la Guinée réaffirme sa volonté de construire un avenir énergétique souverain, durable et inclusif. Après les barrages de Kaléta et de Souapiti, Kogbèdou-Frankonédou vient renforcer l’ambition nationale d’un mix énergétique vert, capable de soutenir la croissance économique et l’industrialisation du pays.

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Madou Sidiki Diabaté fait rayonner le Mali au Festival Beauregard à Hérouville-Saint-Clair.

La musique malienne a une fois de plus traversé les frontières pour briller sur la scène internationale. L’artiste Madou Sidiki Diabaté, maître de la kora et héritier d’une longue lignée de griots mandingues, a offert une prestation remarquable à Hérouville-Saint-Clair, dans le cadre du très réputé Festival Beauregard, qui se tient chaque année en Normandie, en France.

Un moment de grâce musicale

Sur la scène du parc de Beauregard, Madou Sidiki Diabaté a conquis le public avec la magie de la kora, cet instrument traditionnel à 21 cordes emblématique d’Afrique de l’Ouest. Dans une ambiance chaleureuse, l’artiste a su mêler avec finesse tradition et modernité, en interprétant des morceaux puisés dans le répertoire mandingue, enrichis de touches contemporaines et de dialogues musicaux avec d’autres artistes présents sur scène.

Les spectateurs, venus de toute l’Europe, ont été séduits par la virtuosité, la sensibilité et l’authenticité du musicien malien. Sa prestation a été saluée comme l’un des moments forts du festival, tant par les professionnels que par le public.

Une représentation digne et inspirante

Au-delà de la performance artistique, la participation de Madou Sidiki Diabaté au Festival Beauregard marque un moment fort pour la culture malienne. Il s’agit d’un symbole de rayonnement à l’international pour la musique traditionnelle du Mali, qui continue de se réinventer et de séduire bien au-delà du continent africain.

L’artiste a été chaleureusement félicité par ses pairs et les organisateurs du festival, ainsi que par de nombreux membres de la diaspora africaine présents sur place. Son engagement pour la transmission du patrimoine culturel mandingue et son ouverture à la scène musicale mondiale font de lui un véritable ambassadeur de la culture malienne.

Un héritage vivant

Issu de la célèbre famille Diabaté, Madou Sidiki perpétue un art transmis de génération en génération. Frère cadet du légendaire Toumani Diabaté, il poursuit un parcours artistique riche, entre collaborations internationales, concerts prestigieux et projets pédagogiques autour de la kora.

Sa participation au Festival Beauregard s’inscrit dans une tournée plus large qui vise à faire découvrir la richesse du patrimoine musical africain, dans un esprit de dialogue et d’universalité.

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Cinéma : « Une si longue lettre » de Mariama Bâ porté à l’écran par la réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang.

Le chef-d’œuvre littéraire de Mariama Bâ, Une si longue lettre, s’apprête à connaître une nouvelle vie sur grand écran. La réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang a entrepris l’adaptation cinématographique de ce roman emblématique, salué comme l’un des piliers de la littérature africaine francophone. Une initiative qui promet de faire résonner à nouveau, à travers l’image, les voix et les luttes des femmes africaines.

Une œuvre féministe intemporelle revisitée

Publié en 1979, Une si longue lettre est un roman épistolaire dans lequel Ramatoulaye, une femme sénégalaise récemment veuve, écrit à son amie Aïssatou pour revenir sur sa vie de couple, sa condition de femme, et ses espoirs déçus. À travers ce récit personnel et poignant, Mariama Bâ interroge les rapports de genre, le poids des traditions, et le rôle de la femme dans la société sénégalaise post-indépendance.

Quarante-cinq ans après sa parution, l’adaptation cinématographique par Angèle Diabang s’annonce comme un hommage puissant et contemporain à cette œuvre fondatrice. La réalisatrice entend restituer l’essence du roman tout en y apportant une lecture visuelle sensible et engagée, fidèle à son propre regard de femme africaine et de cinéaste.

Une adaptation portée par une vision féminine forte

Angèle Diabang n’est pas une inconnue dans le monde du cinéma africain. Formée en Allemagne et en France, elle est l’auteure de plusieurs documentaires et courts-métrages salués pour leur engagement social et leur esthétique soignée. À travers ce projet ambitieux, elle affirme une volonté de redonner une voix aux femmes africaines, dans un secteur encore largement dominé par les regards masculins.

« Une si longue lettre est une œuvre qui a marqué des générations. La porter à l’écran, c’est à la fois honorer Mariama Bâ et inviter les jeunes d’aujourd’hui à se confronter à ces réalités encore très actuelles », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Dakar.

Une attente forte dans le monde littéraire et cinématographique

L’annonce de cette adaptation a suscité une grande attente dans les milieux culturels africains et au-delà. Le roman de Mariama Bâ est enseigné dans de nombreuses écoles et universités à travers le monde, et il est reconnu pour avoir donné une voix puissante aux femmes africaines dans la littérature.

La version cinématographique ambitionne ainsi de toucher un public plus large, notamment les jeunes générations, et de faire (re)découvrir ce classique sous un autre angle. Le tournage devrait débuter courant 2025, entre Dakar et Saint-Louis, avec un casting en cours de finalisation.

Un projet symbolique pour le cinéma africain

En portant à l’écran Une si longue lettre, Angèle Diabang s’inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine littéraire africain à travers le cinéma. Ce projet incarne une alliance entre mémoire, art et militantisme, à un moment où les voix féminines prennent de plus en plus de place dans les industries culturelles du continent.

Le film, très attendu, pourrait devenir un jalon marquant dans l’histoire du cinéma africain, et renforcer la visibilité des œuvres littéraires africaines dans l’univers cinématographique mondial.

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Niger : Issaka Adamou élu à l’unanimité à la tête de la FENIFOOT, une nouvelle ère s’ouvre pour le football national.

Le football nigérien amorce un nouveau chapitre de son histoire. Issaka Adamou a été élu, à l’unanimité, président de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), lors d’une assemblée générale tenue récemment à Niamey. Cette élection marque le début d’une nouvelle dynamique pour le sport roi au Niger, après une période de transition et de défis multiples sur les plans organisationnel et sportif.

Un consensus fort autour d’un homme d’expérience

La désignation d’Issaka Adamou n’a souffert d’aucune contestation. Candidat unique, il a reçu le soutien unanime des délégués venus de toutes les régions du pays. Ancien vice-président de la fédération et figure bien connue du milieu footballistique nigérien, Issaka Adamou bénéficie d’une solide expérience et d’une légitimité renforcée par son engagement constant pour le développement du football local.

Un mandat placé sous le signe de la réforme et de l’ambition

Dès son discours d’investiture, le nouveau président de la FENIFOOT a exprimé sa volonté de refonder les bases du football nigérien. Son programme s’articule autour de plusieurs axes prioritaires : la professionnalisation des clubs, la relance des compétitions nationales, l’amélioration des infrastructures sportives, la formation des cadres techniques, ainsi que la promotion du football féminin.

Issaka Adamou entend également redonner une place centrale au football de jeunes, afin d’assurer une relève durable et compétitive pour les équipes nationales. « Le talent est là, il nous revient de créer un cadre structuré et équitable pour le faire éclore », a-t-il déclaré.

Des défis à relever dans un contexte exigeant

Le football nigérien a traversé ces dernières années une période marquée par des résultats en dents de scie, un manque de visibilité des compétitions locales et des tensions internes au sein de la fédération. La mission d’Issaka Adamou consistera donc à restaurer la confiance, tant auprès des acteurs du football que des partenaires institutionnels et financiers.

Par ailleurs, le contexte régional, avec les enjeux de sécurité et de stabilité, impose une gestion rigoureuse et une vision claire pour permettre au football nigérien de retrouver toute sa vitalité, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale.

Vers une relance espérée des Mena

L’élection d’Issaka Adamou suscite également beaucoup d’attentes autour des Mena, l’équipe nationale fanion, qui peine à s’imposer sur le continent. Le nouveau président s’est engagé à renforcer l’encadrement technique, à soutenir les joueurs locaux et à tisser des partenariats durables avec les pays voisins et les instances internationales.

Avec cette nouvelle équipe dirigeante, le football nigérien espère ainsi tourner définitivement la page de l’instabilité et poser les jalons d’un avenir prometteur.

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Tchad–Nigeria : Rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires nigérian pour renforcer la coopération pacifique

Le Médiateur de la République du Tchad, M. Saleh Kebzabo, a reçu en audience ce mercredi 2 juillet 2025, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Nigeria à N’Djamena, M. Abdulkhadir Ibrahim Ghani. Cette rencontre, inscrite dans le cadre d’une visite de courtoisie, a été marquée par des échanges constructifs axés sur la consolidation des relations entre les deux pays, notamment dans les domaines de la médiation institutionnelle et de la gestion pacifique des différends.

Un dialogue tourné vers la stabilité et la coopération régionale

Lors de cet entretien, les deux personnalités ont mis l’accent sur l’importance du dialogue, de l’écoute et de la concertation dans la prévention et la résolution des conflits, aussi bien au niveau national que régional. Le Médiateur de la République a salué l’engagement du Nigeria en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique centrale et de l’Ouest, soulignant le rôle stratégique que joue ce pays dans la promotion de la diplomatie préventive.

De son côté, le diplomate nigérian a exprimé son admiration pour les efforts du Tchad dans le domaine de la médiation institutionnelle et a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer les échanges d’expertise, de bonnes pratiques et d’expériences réussies en matière de gouvernance apaisée.

Vers une coopération renforcée en matière de médiation

Les échanges ont permis d’envisager la possibilité d’initiatives conjointes entre les deux États, telles que des séminaires de formation, des plateformes de dialogue entre institutions équivalentes, et des projets de collaboration sur des mécanismes alternatifs de résolution des litiges.

Pour M. Saleh Kebzabo, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’ouverture et de partenariat avec les représentations diplomatiques accréditées au Tchad. Il a réitéré la disponibilité de son institution à œuvrer pour le renforcement de la culture de la paix à travers des cadres de coopération régionale.

Une diplomatie au service des peuples

Au-delà des questions institutionnelles, cette audience a également été l’occasion de rappeler les liens historiques, culturels et géographiques qui unissent le Tchad et le Nigeria. Les deux pays partagent non seulement des frontières, mais aussi des enjeux communs en matière de sécurité, de mobilité transfrontalière, et de développement communautaire.

Cette rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires du Nigeria témoigne d’une volonté mutuelle de faire de la diplomatie un outil concret au service de la paix, de la stabilité et du bien-être des populations.