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Hivernage 2025 : Vers une saison des pluies globalement humide dans le Sahel

Le Forum sur les prévisions saisonnières 2025 tenu à Bamako a livré ses premières conclusions : une saison des pluies globalement humide est attendue cette année dans la plupart des pays sahéliens, dont le Sénégal.

Cette annonce, fondée sur des analyses scientifiques approfondies, ouvre des perspectives optimistes pour l’agriculture, tout en appelant à la vigilance face aux risques d’excès d’humidité.

Des prévisions positives pour la bande sahélienne

Selon le rapport du PRESASS 2025 :

  • Des cumuls pluviométriques moyens à supérieurs sont attendus sur la période juin-juillet-août pour une large partie du Sahel, du Sénégal au Tchad.

  • Le nord-ouest du Sénégal devrait connaître des dates de début de saison précoces à normales.

  • Sur les zones littorales (sud du Sénégal, Gambie, nord de la Guinée), les pluies pourraient cependant être inférieures aux moyennes de la période de référence 1991-2020.

Risques associés : vigilance recommandée

Malgré ces perspectives favorables, les experts alertent sur plusieurs risques :

  • Excès d’humidité pour certaines cultures sensibles,

  • Ruissellements érosifs et débordements de cours d’eau,

  • Séquences sèches longues vers la fin de saison dans certaines zones sahéliennes.

Ces aléas pourraient compliquer la mobilité des populations, entraver l’accès aux infrastructures vitales et affecter certaines zones économiques, en particulier dans les régions fragilisées par l’insécurité.

Implications pour le Sénégal

Pour les autorités sénégalaises, représentées à Bamako par des agents de l’ANACIM et de la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE), ces prévisions appellent à :

  • Anticiper la gestion des ressources hydrauliques,

  • Renforcer les dispositifs d’alerte précoce contre les inondations,

  • Soutenir les agriculteurs avec des semences adaptées aux contextes humides ou irréguliers.

Une opportunité à encadrer

L’hivernage 2025 pourrait être une aubaine pour l’agriculture, l’élevage et les ressources hydriques au Sénégal, à condition d’adopter des stratégies adaptées face aux risques climatiques.

La clé résidera dans l’anticipation, la prévention et la gestion proactive de cette saison pluvieuse prometteuse mais potentiellement perturbatrice.

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Amadou Sall, fils de Macky Sall, épinglé dans une affaire de 10 milliards FCFA

Le 28 avril 2025, une nouvelle révélation ébranle le Sénégal. Selon une enquête relayée par L’Observateur, Amadou Sall, fils aîné de l’ancien président Macky Sall, est épinglé dans une transaction financière douteuse portant sur 10 milliards de francs CFA, dans le cadre d’une vaste enquête menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Les faits : 10 milliards FCFA au cœur de l’enquête

La société Woodrose Investment Ltd, hébergée à la banque NSIA, est au centre du scandale. Elle aurait servi de canal pour faire transiter une partie de ces fonds, sous la gestion de Ndèye Seynabou Ndiaye, également visée par la justice.

Selon la Centif, Amadou Sall aurait reçu une procuration pour gérer ce compte, ce qui fait de lui le bénéficiaire économique présumé de ces transactions.

La justice a déjà convoqué Amadou Sall pour une audition prévue le 7 mai prochain. Cependant, son entourage affirme que les fonds en question proviendraient de la vente d’un terrain que lui aurait offert son père, Macky Sall, une opération qui aurait été réalisée par le député-maire Farba Ngom, également cité dans l’affaire.

Un dispositif judiciaire en mouvement

Le Parquet financier a déjà :

  • Émis un mandat de dépôt contre huit personnes impliquées, dont Farba Ngom et Tahirou Sarr ;

  • Ouvert des poursuites pour association de malfaiteurs, escroquerie et détournement de deniers publics.

Cette nouvelle affaire s’ajoute aux procédures en cours concernant la gestion des fonds publics sous l’ancien régime, dans un climat de plus en plus tendu autour de la reddition des comptes.

Enjeux politiques et symboliques majeurs

Cette convocation marque une étape importante : c’est la première fois qu’un membre direct de la famille d’un ancien président est ciblé dans une enquête de ce type au Sénégal.

Elle soulève des questions cruciales :

  • Sur la gestion du patrimoine des dirigeants ;

  • Sur la moralisation de la vie publique ;

  • Sur la portée réelle de l’alternance politique promue par le président Bassirou Diomaye Faye.

Entre présomption d’innocence et exigence de justice

Amadou Sall, comme tout citoyen, bénéficie de la présomption d’innocence. Mais le signal est fort : le temps de l’impunité semble révolu. La justice sénégalaise est appelée à mener ses enquêtes avec rigueur, impartialité et transparence, afin que le combat pour la bonne gouvernance soit crédible et exemplaire.

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Guinée : Inauguration en grande pompe du Pont « Général Mamadi Doumbouya » à Tanènè

La Guinée a célébré ce dimanche un événement historique avec l’inauguration du nouveau pont de Tanènè, baptisé “Pont Général Mamadi Doumbouya”. Cette infrastructure moderne, unique à péage et à pesage, marque un tournant dans la modernisation du réseau routier national.

Un ouvrage emblématique pour relier et développer

Construit en remplacement des quatre ponts métalliques vétustes datant de 1957, ce pont flambant neuf :

  • Mesure 126 mètres de long, avec 2×1 voie,

  • Dispose de 7,5 km de route bitumée en voie d’accès et 1,2 km de voie communautaire,

  • Intègre un poste de péage et de pesage de dernière génération doté de 8 voies, cabines, poste de sécurité, bâtiment administratif, toilettes publiques et divers aménagements.

Le projet a été financé grâce au Fonds d’Entretien Routier (FER) avec l’appui de partenaires bancaires tels que la Société Générale des Banques en Guinée et Ecobank, et réalisé par le groupement LEDUC/SOGEA-SATOM, sous la supervision d’ARTELIA via l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP).

Un triple objectif stratégique

La mise en service de cet ouvrage vise à :

  • Fluidifier la circulation des biens et des personnes,

  • Réduire les coûts et les temps de transport,

  • Soutenir la dynamique économique en facilitant les échanges entre Conakry, la Basse Guinée et l’intérieur du pays.

Le dispositif de péage permettra également d’assurer l’entretien durable des routes et de protéger la chaussée grâce au système de pesage des poids lourds.

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Une cérémonie marquée par la fierté nationale

Sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya, la cérémonie a réuni :

  • Des membres du CNRD,

  • D’anciens ministres et présidents d’institutions,

  • Le Kountigui de la Basse Guinée, des chefs religieux, et de nombreuses autorités locales.

Dans son discours, le Ministre des Infrastructures Mahamadou Abdoulaye Diallo a salué la vision du Chef de l’État, rappelant que ce pont symbolise “la capacité de la Guinée à bâtir son avenir” et incarne “la transition entre un héritage du passé et une ambition tournée vers l’avenir”.

Avec l’inauguration du Pont Général Mamadi Doumbouya, la Guinée affiche sa capacité à construire des infrastructures modernes et durables, au service de son peuple et de son développement économique.

Ce pont ne sera pas seulement une structure physique : il sera un symbole d’engagement, de progrès et d’unité nationale.

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Guinée : Le projet Simandou renforce sa démarche environnementale avec 8 études d’impact en cours

Le développement du projet minier de Simandou, l’un des plus grands gisements de fer inexploités au monde, franchit une nouvelle étape clé. Selon les autorités guinéennes, huit études d’impact environnemental et social (EIES) sont actuellement en cours pour évaluer de manière approfondie les effets du projet sur l’écosystème et les communautés locales.

Un projet minier d’envergure, sous haute surveillance environnementale

Le projet Simandou, qui implique notamment la construction d’une voie ferrée de plus de 600 km, d’un port en eau profonde et de vastes infrastructures minières, a toujours été entouré de préoccupations environnementales majeures.

Face à l’ampleur du chantier, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable a initié plusieurs études couvrant :

  • L’impact sur la biodiversité terrestre et marine,

  • La qualité de l’air et des eaux,

  • L’érosion des sols et la déforestation,

  • Les effets sur les habitats naturels et les espèces protégées,

  • L’impact socio-économique sur les communautés riveraines.

Objectifs des études d’impact

Ces études visent à :

  • Identifier les risques environnementaux et sociaux avant le démarrage des travaux lourds,

  • Proposer des plans d’atténuation, de compensation et de suivi,

  • S’assurer du respect des standards internationaux (comme ceux de la Banque Mondiale, de l’IFC ou de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives – ITIE),

  • Garantir une exploitation minière responsable et durable sur le long terme.

Une volonté politique de concilier développement et écologie

La Ministre de l’Environnement a réaffirmé que la Guinée souhaite faire du Simandou un modèle africain d’exploitation minière durable.

Le gouvernement entend :

  • Associer les communautés locales aux décisions,

  • Renforcer les capacités de suivi environnemental,

  • Exiger des opérateurs miniers un engagement ferme en matière de responsabilité sociétale (RSE).

Le projet Simandou, longtemps attendu comme un levier économique majeur pour la Guinée, veut désormais aussi devenir un exemple de développement minier respectueux de l’environnement.

La conduite rigoureuse de ces huit études d’impact est une étape indispensable pour assurer un équilibre entre croissance économique, protection des écosystèmes et bien-être des populations locales.

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Guinée – FMI : Vers un nouvel accord de crédit élargi après la levée des contraintes majeures

La Guinée est en passe de franchir une étape décisive dans ses relations financières internationales. À l’issue des Réunions de printemps du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale à Washington, les autorités guinéennes ont annoncé avoir levé les principales contraintes techniques et structurelles exigées par le FMI pour la conclusion d’un nouveau programme appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC).

Ce mécanisme de soutien vise à accompagner les pays à faibles revenus dans la correction des déséquilibres économiques persistants, tout en soutenant la croissance et la lutte contre la pauvreté.

Trois contraintes clés désormais levées

Selon les déclarations officielles, la Guinée a franchi un cap important en levant trois conditions majeures :

  1. La mise en œuvre effective du prix de référence de la bauxite, afin d’assurer plus de transparence dans la gestion des revenus miniers et une meilleure prévisibilité des recettes publiques ;

  2. L’établissement d’un calendrier réaliste de recouvrement fiscal, notamment sur les arriérés fiscaux accumulés par certains opérateurs économiques ;

  3. L’amélioration du système de gestion des dépenses publiques, par un contrôle renforcé, une traçabilité accrue et une rigueur dans l’allocation budgétaire.

Des signaux macroéconomiques positifs

Le représentant du FMI, Ouattara Wautabouna, a salué les efforts des autorités guinéennes, relevant une baisse continue de l’inflation, une meilleure stabilité budgétaire et une volonté manifeste de renforcer la gouvernance économique.

« Ce sont des signaux positifs que nous encourageons et qui justifient l’entrée en négociation d’un programme FEC », a-t-il souligné à Washington.

Ce que le programme FEC apportera à la Guinée

Si le programme est approuvé dans les prochaines semaines, il permettra à la Guinée :

  • D’accéder à des financements concessionnels à taux préférentiels,

  • De renforcer la confiance des investisseurs et des bailleurs,

  • De bénéficier d’un appui technique stratégique pour les réformes structurelles (fiscalité, finances publiques, gouvernance des entreprises d’État),

  • Et de soutenir des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures.

Avec la levée des contraintes imposées par le FMI, la Guinée se positionne pour un partenariat financier et technique majeur, susceptible de renforcer sa résilience économique et de soutenir durablement son développement. Cette avancée marque un tournant dans la politique de rigueur budgétaire et de mobilisation des ressources internes du pays.

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Rénovation du Stade du 4-Août : un nouveau souffle pour le sport burkinabè

Les travaux de réhabilitation du mythique Stade du 4-Août de Ouagadougou avancent à un rythme soutenu. Démarrés dans le but de moderniser l’infrastructure sportive emblématique du Burkina Faso, ces travaux visent à offrir des conditions optimales aux joueurs comme aux spectateurs. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Somda, a annoncé que la livraison finale est prévue pour juin 2025, un délai qualifié de « délai de rigueur ».

Des aménagements majeurs pour une mise aux normes

Les rénovations concernent plusieurs composantes essentielles du stade :

  • Une nouvelle pelouse conforme aux standards internationaux a été installée,
  • Les vestiaires ont été entièrement refaits pour accueillir les équipes dans de meilleures conditions,
  • Une tribune VIP est en cours de finalisation pour améliorer le confort des officiels et partenaires,
  • D’autres aménagements techniques concernent l’éclairage, la sonorisation et la sécurité.

Ce chantier vise à aligner le stade aux normes de la CAF et de la FIFA, permettant ainsi au Burkina Faso d’organiser des compétitions internationales et d’accueillir dignement ses Étalons lors des matchs à domicile.



 

Un investissement stratégique pour le sport et la jeunesse

La réhabilitation du Stade du 4-Août s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des infrastructures sportives au Burkina Faso. Au-delà du sport de haut niveau, cette modernisation reflète la volonté des autorités de promouvoir l’inclusion, la cohésion sociale et l’employabilité des jeunes grâce au sport.

Le chantier a généré plusieurs emplois locaux et a permis le transfert de compétences dans le domaine des bâtiments et travaux publics. Il crée également un cadre propice à la formation de jeunes talents sportifs.

La rénovation du Stade du 4-Août représente bien plus qu’un simple chantier. Elle est le symbole du renouveau sportif burkinabè, de la fierté nationale retrouvée, et d’un engagement concret de l’État en faveur de la jeunesse et du développement. Dès juin 2025, les projecteurs seront braqués sur ce stade réhabilité, prêt à écrire une nouvelle page de l’histoire du sport au Burkina Faso.

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Guinée : L’agrobusiness, levier stratégique de développement en Guinée forestière et en Haute-Guinée

Dans un pays où plus de 60 % de la population active vit de l’agriculture, le développement de l’agrobusiness s’impose comme une priorité nationale. En Guinée forestière comme en Haute-Guinée, deux zones à fort potentiel agro-écologique, l’État et les acteurs privés s’engagent progressivement dans une dynamique visant à moderniser les filières agricoles, créer de la valeur ajoutée locale, et stimuler l’économie rurale.

Un potentiel agricole encore sous-exploité

La Guinée forestière bénéficie de sols fertiles, d’un climat humide favorable à la culture du café, cacao, riz, palmier à huile et ananas, tandis que la Haute-Guinée offre de vastes espaces pour la culture du coton, du fonio, du maïs, du niébé, du sorgho, ainsi que l’élevage extensif.

Pourtant, ces ressources restent peu valorisées, faute de :

  • Matériels agricoles modernes,

  • Infrastructures de transformation,

  • Accès au financement et au foncier sécurisé,

  • Chaînes logistiques fiables pour l’export.

Vers une approche intégrée de l’agrobusiness

Aujourd’hui, l’approche change. L’État guinéen, appuyé par des partenaires techniques et des investisseurs, soutient des projets structurants visant à :

  • Promouvoir l’agriculture contractuelle et les pôles de croissance agricole,

  • Mettre en place des unités agro-industrielles de transformation locale (riz, huile, jus, farine, etc.),

  • Créer des zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP),

  • Renforcer l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur.

Une opportunité pour les investisseurs

Ces régions offrent une fenêtre d’investissement unique dans :

  • La production à grande échelle (maraîchage, élevage, fruiticulture),

  • La transformation agroalimentaire (usines, séchoirs, silos, etc.),

  • Les services agricoles (agro-tech, irrigation, maintenance),

  • L’agritourisme et les marchés verts.

Des incitations fiscales sont proposées par l’État pour attirer des capitaux privés.

Impact attendu : emploi, sécurité alimentaire, industrialisation

Le développement de l’agrobusiness est un moteur pour :

  • Créer des emplois décents en milieu rural,

  • Réduire la dépendance aux importations alimentaires,

  • Lutter contre la pauvreté et les migrations internes,

  • Favoriser la transition vers une économie plus diversifiée et durable.

En Guinée forestière comme en Haute-Guinée, l’agriculture traditionnelle a vocation à devenir un véritable business moderne, créateur de richesse, d’emplois et de stabilité sociale. Pour réussir cette transition, l’accompagnement des agriculteurs, l’innovation technologique et la structuration des marchés sont essentiels.

L’agrobusiness n’est plus une option, c’est une voie stratégique vers l’émergence.

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Guinée : Cap sur la transformation locale des ressources minières

La Guinée, l’un des pays les plus riches d’Afrique en ressources naturelles, franchit un tournant décisif dans sa politique minière. Le gouvernement guinéen impose désormais l’obligation de transformation locale des minerais extraits, marquant une nouvelle ère dans la gestion des ressources nationales. Cette décision stratégique vise à stimuler l’industrialisation, créer de l’emploi local et accroître les revenus de l’État.

Une rupture avec l’exportation brute

Depuis des décennies, la Guinée exporte l’essentiel de ses ressources – bauxite, or, fer, diamant – à l’état brut, générant peu de retombées industrielles sur son sol. En exigeant la construction de raffineries, d’usines d’alumine ou de traitement d’or, l’État guinéen entend désormais retenir la valeur ajoutée dans le pays.

« Il n’est plus acceptable que la Guinée se contente d’être une source de matières premières pour les industries étrangères », a déclaré un haut responsable du ministère des Mines.

Vers une économie plus intégrée

Les sociétés minières actives sur le territoire devront désormais inclure dans leurs plans :

  • La mise en place d’unités de transformation locale (raffineries, fonderies),

  • Le transfert de technologies,

  • La formation de main-d’œuvre nationale qualifiée,

  • La contribution à des zones industrielles intégrées autour des sites miniers.

Cette transformation permettra de structurer une véritable chaîne de valeur minière et de relier le secteur extractif aux autres composantes de l’économie (transport, énergie, formation technique, industrie locale).

Un levier pour l’emploi et la souveraineté économique

Cette stratégie est également pensée comme une réponse au chômage des jeunes et à la faible insertion locale dans les projets miniers. La transformation sur place ouvrira des perspectives dans :

  • La mécanique industrielle,

  • La logistique et maintenance,

  • Les métiers de laboratoire et de certification,

  • Le développement d’entreprises sous-traitantes locales.

Elle participe aussi à la souveraineté économique du pays, en réduisant sa dépendance aux marchés extérieurs pour les produits finis.

Conclusion

Avec cette orientation audacieuse vers la transformation locale des ressources minières, la Guinée affiche sa volonté de reprendre la maîtrise de son destin économique. Si les investissements suivent, et si les partenariats publics-privés sont bien encadrés, cette politique pourrait changer durablement le visage industriel et social du pays.

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CAN U17 : Le Burkina Faso joue pour la médaille de bronze face à la Côte d’Ivoire

L’équipe nationale U17 du Burkina Faso s’apprête à disputer un match crucial pour la médaille de bronze lors de la Coupe d’Afrique des Nations U17 (CAN U17), édition 2025. Après avoir fait preuve de résilience et de talent tout au long du tournoi, les jeunes Étalons affronteront leurs homologues ivoiriens ce vendredi 18 avril à Casablanca, au Maroc.

Un parcours encourageant malgré la déception de la demi-finale

Le Burkina Faso a réalisé un parcours impressionnant en phase de groupes et en quart de finale, avant de s’incliner face à une solide équipe malienne en demi-finale. Cette défaite n’entame en rien le potentiel affiché par les jeunes joueurs burkinabè, qui ont su conquérir le respect des observateurs grâce à leur discipline tactique, leur combativité et leur esprit d’équipe.

Un enjeu sportif et symbolique

Le match pour la troisième place contre la Côte d’Ivoire représente bien plus qu’une simple rencontre de classement. Il constitue une occasion de valoriser le travail de formation du football burkinabè et de renforcer la confiance des jeunes talents pour les compétitions à venir.

Une victoire dans ce duel ouest-africain permettrait à la sélection U17 de rentrer au pays avec une médaille continentale, symbole de fierté nationale et de reconnaissance pour les efforts fournis.

Le soutien de tout un peuple

Les supporteurs burkinabè, au pays comme à l’étranger, se mobilisent pour soutenir leurs jeunes champions. Sur les réseaux sociaux comme dans les médias, les messages d’encouragement affluent, témoignant de l’engouement populaire autour de cette génération prometteuse.

Le ministère des Sports et des Loisirs, tout comme la Fédération burkinabè de football, ont salué le parcours des Étalons U17 et encouragent l’encadrement technique à poursuivre sur cette lancée.

Ce match pour la médaille de bronze à la CAN U17 constitue un moment clé pour le football burkinabè. Une victoire contre la Côte d’Ivoire viendrait récompenser les efforts d’une équipe jeune, talentueuse et déterminée, tout en renforçant la dynamique positive du sport au Burkina Faso. Tous derrière les Étalons U17 !

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FEMUA 17 : La Guinée éblouit à Abidjan avec une performance artistique mémorable du Circus Baobab

La République de Guinée a fait une entrée remarquée à la 17ᵉ édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), en tant que pays invité d’honneur. À la fois par sa présence gouvernementale de haut niveau et par la prestation magistrale de ses artistes, la Guinée s’est imposée comme l’un des pôles d’attraction majeurs de cette édition.

Une délégation gouvernementale engagée au service de la culture

Représentée par une importante délégation ministérielle, la Guinée a affiché une solidarité gouvernementale exemplaire, fidèle à la vision unifiée du Président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah.

La délégation comprenait :

  • Mme Aminata Kaba, Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi,

  • M. Benoît Kamano, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement,

  • M. Moussa Moïse Sylla, Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.

Cette mobilisation traduit la volonté des autorités de positionner la culture guinéenne au cœur de la diplomatie régionale et du développement économique.

Circus Baobab : un moment fort qui a conquis les cœurs

L’un des moments les plus marquants de la cérémonie d’ouverture a été sans conteste la prestation du Circus Baobab, fleuron du cirque contemporain guinéen. À travers une chorégraphie à la fois puissante, moderne et enracinée dans les traditions, les artistes ont capté l’attention et l’admiration des autorités ivoiriennes, dont le Vice-Président de la République et la Ministre de la Culture et de la Francophonie.

Ce moment d’émotion a renforcé le sentiment de communion culturelle entre les peuples, illustrant parfaitement le thème de cette édition : diversité artistique et fraternité africaine.

Une édition placée sous le signe de l’excellence

La soirée d’ouverture a également été marquée par la performance électrisante de Bebi Philip, emblématique figure de la scène urbaine ivoirienne, confirmant le FEMUA comme une vitrine panafricaine de talents, de créativité et de coopération culturelle.

 

La Guinée a su marier l’élégance institutionnelle à l’excellence artistique. Sa participation au FEMUA 17 symbolise une volonté claire : faire de la culture un instrument d’unité, de rayonnement et de développement durable.

Entre les mots, les gestes et les rythmes, c’est tout un peuple qui s’est exprimé avec fierté sur la scène africaine.