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Guinée : Le Président de la République, S.E Mamadi Doumbouya engage une rupture historique avec l’exportation d’or brut.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique en annonçant une réforme majeure du secteur aurifère guinéen. Lors d’une rencontre stratégique tenue le 19 juin 2026 avec les acteurs de l’industrie minière, le chef de l’État a affirmé sa volonté de mettre un terme à l’exportation de l’or brut et d’imposer sa transformation intégrale sur le territoire national.

Cette décision marque un tournant dans la gestion des ressources minières du pays, deuxième détenteur de réserves aurifères en Afrique de l’Ouest. Elle s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer l’industrialisation de la Guinée et à accroître les retombées économiques des richesses naturelles pour les populations.

Une réforme présentée comme un impératif de justice économique

Dans une intervention particulièrement ferme, Mamadi Doumbouya a justifié cette orientation par la nécessité de corriger ce qu’il considère comme une injustice historique.

S’adressant aux opérateurs du secteur minier, il a rappelé que les ressources du sous-sol guinéen ont longtemps profité davantage aux acteurs étrangers qu’aux communautés vivant dans les zones d’exploitation.

Le président a évoqué les populations de Siguiri et de Kérouané, régions emblématiques de la production aurifère nationale, pour illustrer le contraste entre l’abondance des ressources extraites et les difficultés socio-économiques auxquelles restent confrontés de nombreux habitants.

Selon lui, la richesse minière du pays ne doit plus quitter la Guinée sans générer sur place les emplois, les investissements industriels et les recettes fiscales susceptibles de transformer durablement l’économie nationale.

Une orientation amorcée depuis 2022

Les autorités rappellent que cette réforme ne constitue pas une initiative isolée. Dès avril 2022, Mamadi Doumbouya avait annoncé sa volonté de revoir en profondeur le modèle économique du secteur extractif afin de favoriser la transformation locale des matières premières.

Cette stratégie a déjà commencé à se matérialiser dans la filière bauxite, où le gouvernement encourage le développement d’unités de transformation industrielle. Le secteur aurifère devient désormais l’un des principaux axes de cette politique de montée en gamme.

Pour l’exécutif, il ne s’agit plus seulement d’extraire et d’exporter les ressources naturelles, mais de bâtir un tissu industriel capable de générer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La raffinerie Nimba Gold Refinery au cœur du dispositif

La mise en œuvre de cette nouvelle politique repose en grande partie sur l’entrée en activité prochaine de la raffinerie Nimba Gold Refinery, installée à Gbessia, dans la périphérie de Conakry.

Présentée par les autorités comme la plus importante raffinerie d’or du continent africain, cette infrastructure doit permettre à la Guinée de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur du métal précieux, depuis le raffinage jusqu’à la certification des produits destinés à l’exportation.

Le gouvernement estime que cet outil industriel ouvrira la voie à une meilleure valorisation de la production nationale, tout en renforçant la traçabilité des exportations et les recettes fiscales associées.

À terme, l’ambition affichée est de faire de Conakry un centre régional de raffinage et de commercialisation de l’or africain.

Fin des exportations d’or brut : des sanctions annoncées

L’une des mesures phares annoncées par le chef de l’État concerne l’interdiction définitive des exportations d’or brut.

Désormais, toute production aurifère issue des mines guinéennes devra être raffinée localement avant d’être exportée vers les marchés internationaux.

Le président a averti que les entreprises qui ne respecteraient pas cette nouvelle réglementation s’exposeraient à des sanctions sévères, allant de la suspension de leur agrément à la résiliation de leurs conventions minières, voire à des poursuites judiciaires.

Cette position traduit la volonté des autorités de faire appliquer strictement cette réforme, considérée comme un élément central de la nouvelle doctrine économique du pays.

Un nouveau cadre pour les investisseurs étrangers

Malgré la fermeté de son discours, Mamadi Doumbouya a tenu à rassurer les investisseurs internationaux sur la volonté de la Guinée de maintenir un environnement favorable aux affaires.

Le chef de l’État a souligné que cette réforme ne visait pas à remettre en cause les partenariats étrangers, mais à établir une nouvelle relation fondée sur le partage de la valeur créée localement.

Il a notamment cité les grands projets en cours dans les régions de Simandou, Boffa et Boké comme illustration de la capacité du pays à attirer des investissements structurants tout en défendant ses intérêts stratégiques.

Selon lui, les entreprises souhaitant investir en Guinée devront désormais intégrer pleinement les objectifs nationaux d’industrialisation et de transformation locale.

 

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Simandou 2040, symbole d’une nouvelle ambition économique

Le président a également replacé cette réforme dans le cadre plus large de la vision Simandou 2040, présentée par les autorités comme la feuille de route de la transformation économique du pays.

Cette stratégie vise à faire évoluer la Guinée d’une économie essentiellement exportatrice de matières premières vers un modèle davantage fondé sur la transformation industrielle, la création d’emplois qualifiés et le développement des infrastructures.

Pour le chef de l’État, cette orientation doit permettre au pays d’occuper une place plus importante dans les chaînes de valeur mondiales et de tirer un meilleur profit de ses ressources naturelles.

Faire de la richesse minière un moteur du développement national

Au-delà des considérations économiques, Mamadi Doumbouya a insisté sur la dimension sociale de cette réforme.

Les revenus générés par l’exploitation et la transformation de l’or doivent, selon lui, contribuer davantage au financement des infrastructures publiques, de l’éducation, de la santé et de l’emploi.

Les autorités estiment que la valorisation locale des ressources minières constitue un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et réduire les inégalités entre les zones de production et le reste du pays.

Avec cette réforme, la Guinée affiche clairement son ambition de reprendre un contrôle accru sur l’exploitation de ses ressources stratégiques et d’inscrire leur gestion dans une logique de développement industriel à long terme.

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Souveraineté économique : le Président Mamadi Doumbouya scelle la fin de l’exportation de l’or brut en Guinée

C’est un virage historique et hautement stratégique que vient d’amorcer la République de Guinée. Sous l’impulsion du Président de la République, le Chef de l’État Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, le pays s’engage de manière irréversible dans l’industrialisation et la transformation locale de ses ressources minières, en mettant officiellement fin à l’exportation de son or brut.
Vendredi 19 juin 2026, le Palais présidentiel a été le théâtre d’une rencontre décisive. Le Chef de l’État a réuni autour d’une même table les plus hauts responsables sécuritaires et économiques du pays (notamment les ministres de la Présidence, des Mines, de la Sécurité, ainsi que le haut commandement de la gendarmerie et la direction des douanes) face aux acteurs majeurs du secteur aurifère : compagnies industrielles, semi-industrielles, artisans et responsables des comptoirs d’achat.
Le message délivré par le Président de la République a été d’une clarté absolue : la Guinée ne sera plus le simple fournisseur de matières premières des usines du reste du monde.

De la bauxite à l’or : une vision globale de transformation

Cette réforme majeure n’est pas un fait isolé, mais la suite logique d’une doctrine économique amorcée dès le 8 avril 2022. À cette époque, le Président Doumbouya avait sommé les compagnies minières de respecter leurs engagements en construisant des infrastructures de transformation de la bauxite. Un pari qui porte aujourd’hui ses fruits avec la construction en cours de trois raffineries d’alumine sur le territoire guinéen.
Désormais, c’est au secteur aurifère de basculer dans cette nouvelle ère. L’ambition nationale est de créer la richesse, former les compétences et générer l’emploi directement en Guinée.

La « Nimba Gold Refinery » : le fleuron de la souveraineté aurifère

Pour soutenir cette ambition, la Guinée s’appuie sur une infrastructure industrielle de pointe : la Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air (Conakry). Cette usine ultramoderne incarne le pivot de cette politique de transformation locale.
Dotée de technologies de dernière génération, la raffinerie affiche des caractéristiques techniques impressionnantes :

  • Une capacité industrielle hors norme : Le complexe peut traiter 2 000 kg d’or par jour, une capacité pouvant s’étendre à 4 000 kg en fonctionnement continu (24h/24), pour un traitement mensuel estimé à 520 tonnes.
  • Une technologie de pointe : Les lignes de production bénéficient d’une automatisation avancée limitant les pertes, de processus de récupération des métaux secondaires (comme l’argent) et d’un système de traçabilité numérique intégrale des lots.
  • Des standards mondiaux : L’usine produit des lingots d’or certifiés aux normes internationales tout en intégrant des systèmes de contrôle environnemental rigoureux pour minimiser les émissions toxiques.
Un levier économique pour les générations futures

Cette mutation industrielle s’inscrit en droite ligne avec les ambitions du programme national Simandou 2040, pensé pour propulser la Guinée au rang de puissance industrielle émergente.
En retenant la valeur ajoutée de l’or sur son sol, l’État guinéen ne vise pas seulement l’indépendance industrielle. Les retombées attendues touchent directement le quotidien des populations et la solidité de l’État : création de milliers d’emplois directs et indirects, stricte application du contenu local pour les sous-traitants, maximisation des recettes fiscales, et constitution de réserves d’or stratégiques et souveraines pour le pays.
En fermant définitivement la porte à l’exportation de son or brut, la Guinée prouve qu’elle a choisi de prendre son destin économique en main. Sous la direction du Général Mamadi Doumbouya, le cap vers une industrialisation nationale et irréversible est désormais solidement fixé.

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Transport aérien : Air Transat inaugure la première liaison directe entre Montréal et Dakar.

Air Transat a officiellement lancé, le 18 juin 2026, sa nouvelle liaison directe entre Montréal et Dakar, marquant une étape importante dans le développement de sa présence sur le continent africain. Cette ouverture intervient quelques semaines après l’inauguration de la desserte Montréal–Agadir, au Maroc, et confirme la volonté de la compagnie canadienne de renforcer sa connectivité avec l’Afrique.

Le premier vol a atterri à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à Diass, sous les regards des autorités sénégalaises et canadiennes venues célébrer l’événement. Cette nouvelle route constitue une avancée majeure dans les échanges entre les deux pays et ouvre une nouvelle perspective pour les voyageurs, les étudiants, les entrepreneurs et les membres des diasporas établies de part et d’autre de l’Atlantique.

Une première historique pour l’aviation canadienne en Afrique de l’Ouest

Assurée à bord d’un Airbus A321LR, la liaison sera exploitée à raison de deux vols hebdomadaires, les mercredis et samedis, jusqu’au 21 octobre 2026.

Cette desserte revêt une portée particulière puisqu’elle devient la première liaison aérienne directe opérée par une compagnie canadienne entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest. Une avancée qui témoigne du potentiel croissant des relations économiques, culturelles et humaines entre le Sénégal et le Canada.

Pour les responsables d’Air Transat, cette ouverture répond à une demande réelle de mobilité et vient renforcer les liens entre deux pays unis par une importante communauté sénégalaise installée au Canada, particulièrement au Québec.

Un levier pour les échanges économiques, éducatifs et culturels

Lors de la cérémonie d’accueil du vol inaugural, plusieurs intervenants ont souligné la portée stratégique de cette nouvelle connexion aérienne.

Les représentants canadiens ont mis en avant une initiative tournée vers l’avenir, destinée à soutenir le développement des échanges commerciaux, universitaires et culturels entre les deux pays. Cette liaison est perçue comme un outil facilitant les partenariats institutionnels, les investissements et les projets de coopération dans de nombreux secteurs.

Les autorités québécoises ont notamment insisté sur la dimension humaine de cette nouvelle route, appelée à rapprocher davantage les populations et à encourager la circulation des talents, des étudiants et des entrepreneurs.

Dakar consolide son rôle de hub régional

Pour les gestionnaires de l’Aéroport international Blaise Diagne, l’arrivée d’Air Transat renforce le positionnement stratégique de Dakar comme plateforme régionale de connectivité entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Cette nouvelle liaison devrait contribuer à accroître les flux de voyageurs internationaux tout en favorisant le développement du transport d’affaires et du tourisme. Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du secteur aérien sénégalais et dans l’ambition du pays de devenir un carrefour incontournable des échanges internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une opportunité pour le tourisme sénégalais

Les acteurs du tourisme sénégalais voient également dans cette desserte un levier important pour accroître l’attractivité de la destination Sénégal sur le marché nord-américain.

L’amélioration de la connectivité aérienne est considérée comme un facteur essentiel de croissance du secteur touristique, en facilitant l’accès au pays pour les visiteurs canadiens et les voyageurs en provenance d’autres régions du continent américain.

Les professionnels du secteur espèrent que cette liaison s’inscrira durablement dans le paysage aérien et contribuera à soutenir les ambitions du Sénégal en matière de développement touristique.

Une dimension humaine et académique

Le vol inaugural transportait également plusieurs jeunes Sénégalais participant à des programmes de formation et d’échanges au Canada, notamment dans les domaines de l’environnement et de la préservation des écosystèmes marins et côtiers.

Leur présence à bord illustre la dimension humaine de cette nouvelle connexion aérienne, qui dépasse largement le cadre commercial pour devenir un outil de rapprochement entre les peuples et de renforcement de la coopération académique.

Une liaison stratégique dans un contexte international dynamique

L’ouverture de cette route intervient dans un contexte particulier marqué par l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Cette nouvelle liaison pourrait ainsi faciliter les déplacements liés aux événements sportifs, économiques, culturels et universitaires prévus dans les mois à venir.

Au-delà du transport aérien, cette desserte directe entre Montréal et Dakar apparaît comme un instrument stratégique destiné à renforcer les échanges entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest, tout en consolidant les liens historiques, économiques et humains qui unissent les deux pays.

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Guinée–FMI : des consultations stratégiques pour accompagner les réformes économiques et la vision Simandou 2040.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement en séjour à Conakry dans le cadre des consultations économiques périodiques menées avec les autorités guinéennes. Conduite par Papa Ndiaye, directeur adjoint du Département Afrique de l’institution, la délégation multiplie les rencontres avec les principaux responsables gouvernementaux et financiers du pays afin d’évaluer la situation macroéconomique nationale et d’examiner les perspectives de coopération entre la Guinée et le FMI.

Au cœur des échanges figurent les réformes structurelles engagées par les autorités, les orientations de la politique économique nationale, ainsi que les ambitions de transformation portées par le programme Simandou 2040, présenté comme la feuille de route stratégique du développement économique et social du pays.

Une mission d’évaluation au titre de l’Article IV

Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations prévues par l’Article IV des Statuts du FMI, un mécanisme qui permet à l’institution de procéder régulièrement à l’évaluation des économies de ses États membres. Ces consultations visent notamment à analyser les politiques budgétaires, monétaires et financières mises en œuvre, à identifier les risques éventuels et à formuler des recommandations destinées à renforcer la stabilité économique et la croissance durable.

Dans ce contexte, la délégation du FMI a été reçue par le Premier ministre Bah Oury, avec qui elle a échangé sur les priorités économiques du gouvernement, les perspectives de croissance et les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et les conditions de vie des populations.

Le FMI salue les ambitions de la vision Simandou 2040

À l’issue de cette rencontre, Papa Ndiaye a souligné la qualité des discussions et salué l’ambition du programme de transformation porté par les autorités guinéennes.

Selon lui, la vision Simandou 2040 constitue un projet structurant susceptible de modifier durablement le profil économique du pays. Il a notamment mis en avant la volonté affichée par les autorités de faire des ressources minières un levier de diversification économique, de création d’emplois et d’amélioration du bien-être des populations.

Le responsable du FMI a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner la Guinée dans cette trajectoire de transformation, en appui aux efforts engagés pour renforcer les fondamentaux économiques du pays.

Le gouvernement réaffirme son engagement réformateur

Pour sa part, le Premier ministre Bah Oury a rappelé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles considérées comme essentielles à la réussite des grands projets de développement en cours.

Le chef du gouvernement a souligné que les autorités entendent maintenir le cap des réformes économiques et institutionnelles afin de créer les conditions favorables à une croissance inclusive, durable et résiliente. Il a également assuré la mission du FMI de la pleine disponibilité de l’administration guinéenne pour faciliter le déroulement des travaux et fournir toutes les informations nécessaires à l’évaluation en cours.

Discussions approfondies avec la Banque centrale

En parallèle des rencontres gouvernementales, la mission du FMI s’est entretenue avec les responsables de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Les échanges ont porté sur la conduite de la politique monétaire, la stabilité du système financier, la gestion des réserves internationales ainsi que les perspectives macroéconomiques à moyen terme.

Les discussions ont également abordé la possibilité de mettre en place un Programme de Facilité élargie de crédit (FEC), un mécanisme de soutien financier du FMI destiné aux pays engagés dans des programmes de réformes économiques d’envergure.

Des indicateurs économiques en amélioration

À l’occasion de cette rencontre, la Banque centrale a présenté plusieurs indicateurs témoignant, selon elle, d’une évolution favorable de la situation économique nationale.

L’institution met notamment en avant l’assouplissement progressif de sa politique monétaire avec une baisse du taux directeur, passé de 10,75 % à 9,50 %, ainsi qu’une réduction du coefficient des réserves obligatoires des banques. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par une forte progression de la liquidité bancaire.

La BCRG souligne également le renforcement des réserves internationales du pays, dont près d’un quart est désormais constitué d’or, traduisant une stratégie de diversification des actifs de réserve destinée à consolider la résilience financière nationale.

L’impact croissant du projet Simandou

Les autorités monétaires attribuent une part importante de l’amélioration des indicateurs extérieurs au développement du projet minier de Simandou, considéré comme l’un des plus importants projets d’exploitation de minerai de fer au monde.

Les flux d’investissements directs étrangers enregistrés en 2025 ainsi que l’amélioration significative de la balance des paiements illustrent, selon la Banque centrale, l’effet d’entraînement du projet sur l’économie guinéenne et sur l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Le premier vice-gouverneur de la BCRG, El Hadj Mohamed Lamine Conté, a insisté sur la nécessité de maintenir une gestion prudente de la politique monétaire afin de soutenir la croissance sans compromettre la stabilité des prix. Il a également souligné l’importance stratégique des réserves en or, présentées comme un instrument de protection contre les chocs économiques extérieurs.

Une étape importante pour la coopération entre Conakry et le FMI

L’arrivée de cette mission intervient dans un contexte économique particulier, marqué par l’accélération des grands projets structurants, l’augmentation des investissements étrangers et la volonté des autorités de consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Au-delà de l’évaluation annuelle prévue par l’Article IV, les consultations en cours pourraient ouvrir la voie à un approfondissement de la coopération entre la Guinée et le FMI, notamment à travers un éventuel Programme de Facilité élargie de crédit destiné à accompagner les réformes économiques engagées.

Pour Conakry, cette séquence constitue une occasion de mettre en avant les progrès réalisés, tout en renforçant la confiance des partenaires techniques et financiers dans les perspectives de développement du pays à l’horizon 2040.

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Niger : une attaque contre l’aéroport international de Niamey rapidement neutralisée.

L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque armée dans les premières heures de la journée du jeudi 18 juin 2026. L’assaut, attribué par les autorités nigériennes à des éléments qualifiés de terroristes, a brièvement perturbé les activités de cette infrastructure essentielle avant d’être rapidement maîtrisé par les forces de défense et de sécurité.

Selon plusieurs sources locales, les assaillants auraient tenté de pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire en s’approchant notamment à bord de véhicules civils, dont certains taxis. Leur objectif présumé était de franchir le dispositif de sécurité déployé à l’entrée principale de l’aéroport, principal point d’accès aérien du pays et site stratégique pour les activités civiles et sécuritaires du Niger.

Une intervention rapide des forces nigériennes

Face à cette menace, les forces de défense et de sécurité ont été immédiatement mobilisées. Leur intervention a permis de repousser les assaillants et de reprendre rapidement le contrôle de la zone concernée.

À l’issue de l’opération, le périmètre de l’aéroport a été entièrement sécurisé afin de garantir la reprise normale des activités. Aucun bilan officiel détaillé n’avait encore été communiqué au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, plusieurs sources évoquent la neutralisation de plusieurs assaillants lors de l’intervention.

Les autorités poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, l’identité des auteurs et leurs éventuels réseaux de soutien.

L’Union africaine condamne fermement l’attaque

La réaction de l’Union africaine n’a pas tardé. Dans un communiqué officiel publié à la suite des événements, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec fermeté cette attaque visant une infrastructure civile stratégique.

Le responsable continental a exprimé sa solidarité envers les autorités nigériennes ainsi qu’envers les populations affectées par cet acte de violence. Il a également adressé ses condoléances aux familles des victimes et formulé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées.

Le président de la Commission a par ailleurs salué la réactivité des forces de sécurité nigériennes, soulignant que leur intervention rapide a permis de contenir l’attaque et d’éviter des conséquences potentiellement plus graves.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de forte pression sécuritaire au Niger, confronté depuis plusieurs années à l’activisme de groupes armés opérant dans différentes régions du pays, notamment dans les zones frontalières du Sahel.

Les infrastructures stratégiques figurent régulièrement parmi les cibles potentielles de ces groupes, qui cherchent à déstabiliser les institutions et à perturber les activités économiques et administratives.

En janvier 2026, la base aérienne 101 de Niamey, située à proximité immédiate de l’aéroport international Diori Hamani, avait déjà fait l’objet d’une attaque. Cet épisode avait alimenté les tensions diplomatiques régionales après des déclarations du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, mettant en cause certains acteurs étrangers dans les tentatives de déstabilisation du pays.

La lutte contre le terrorisme au cœur des priorités régionales

Au-delà de l’incident de Niamey, cette attaque rappelle la persistance des défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs États du Sahel. Face à l’évolution des menaces terroristes et à leur capacité d’adaptation, les organisations régionales et les gouvernements africains multiplient les initiatives visant à renforcer la coopération sécuritaire, le partage du renseignement et la protection des infrastructures critiques.

L’Union africaine a réaffirmé, à cette occasion, son engagement à soutenir les efforts des États membres dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, considérés comme des obstacles majeurs à la stabilité, au développement économique et à la paix durable sur le continent.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya donne le feu vert à un vaste réseau de vidéosurveillance urbaine

Le président Mamadi Doumbouya a officiellement autorisé la mise en œuvre du projet de sécurité urbaine « Guinea Safe City ». À travers un décret lu ce mardi 16 juin 2026 à la télévision nationale, il a promulgué la loi ordinaire L/2026/009/CNT autorisant la ratification de l’accord de prêt concessionnel signé entre le gouvernement guinéen et la Banque d’import-export de Chine (China Exim Bank).

Conclu le 30 juin 2025, cet accord de financement vise à soutenir la réalisation de ce programme destiné à renforcer les capacités de sécurité et de gestion urbaine dans plusieurs villes du pays.

Présentant le dossier devant le Conseil national de la transition (CNT) le 13 mars dernier, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, avait précisé que le prêt accordé par la partie chinoise s’élève à 385,3 millions de renminbi, soit environ 54 millions de dollars américains.

Selon lui, ce financement permettra le déploiement d’infrastructures technologiques destinées à améliorer la sécurité dans les centres urbains guinéens.

Le ministre avait également rappelé que « Guinea Safe City » représente le premier projet concret issu du partenariat stratégique renforcé établi entre la Guinée et la Chine à l’issue du Forum sur la coopération sino-africaine 2024.

Soutenu par l’expertise technologique de Huawei, le programme prévoit notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance intelligentes, la création de centres de commandement numériques et la mise en place d’un système moderne de gestion et de régulation du trafic routier.

Selon les autorités, ce projet vise à moderniser les mécanismes de sécurité publique, à améliorer la fluidité de la circulation et à renforcer les capacités d’intervention des services de défense et de sécurité face aux défis liés à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.

Dans sa phase opérationnelle, « Guinea Safe City » prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillancerépartis dans huit villes, la création de huit centres de commandement, la mise à disposition de 900 terminaux portables pour les forces de sécurité, l’intégration de 100 équipements embarqués dans les véhicules d’intervention ainsi que le déploiement de six stations LTE destinées à sécuriser les communications.

Les autorités guinéennes présentent cette initiative comme un outil stratégique de modernisation visant à rapprocher Conakry et les principales agglomérations du pays des standards internationaux en matière de sécurité urbaine, tout en améliorant la gestion du trafic et l’efficacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité.

Source : Guinée 360.

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Crise en Iran : la Guinée rapatrie un premier groupe de ressortissants et active un dispositif d’urgence.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran consécutive aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique, les autorités guinéennes ont engagé une opération d’urgence visant à assurer la protection et le rapatriement de leurs ressortissants présents sur le territoire iranien.

Sur instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les actions de suivi, d’assistance et d’évacuation des citoyens guinéens exposés aux risques liés au conflit.

Une cellule de crise mobilisée pour suivre la situation

Depuis le déclenchement des hostilités, plusieurs réunions de coordination ont été organisées sous la supervision du ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin d’évaluer l’évolution de la situation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens.

Les autorités diplomatiques guinéennes, en lien avec leurs partenaires et les représentations concernées, ont travaillé à l’identification des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les familles confrontées à des difficultés de déplacement dans un contexte régional particulièrement tendu.

Cette mobilisation s’inscrit dans la politique de protection consulaire mise en avant par les autorités guinéennes, qui accordent une attention particulière à la sécurité des citoyens vivant à l’étranger en période de crise.

Un premier contingent de 48 Guinéens de retour à Conakry

Les efforts engagés ont permis l’évacuation d’un premier groupe de ressortissants. Selon un reportage diffusé par la télévision nationale, 48 Guinéens sont arrivés à l’aube du jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.

Ce premier contingent était composé principalement de femmes et d’enfants, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’opération de rapatriement. À leur arrivée, de nombreuses scènes d’émotion ont marqué les retrouvailles avec leurs proches, illustrant le soulagement ressenti après plusieurs jours d’incertitude.

Entre gratitude et soulagement

Pour les personnes évacuées, cette opération représente bien plus qu’un simple retour au pays. Plusieurs rapatriés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités guinéennes pour les démarches entreprises dans un contexte particulièrement complexe.

« Aujourd’hui, ma plus grande fierté, c’est d’abord d’être Guinéen. Cette évacuation a été une épreuve difficile pour nous, mais nous remercions sincèrement le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Ils nous ont véritablement sauvé la vie », a confié l’un des ressortissants rapatriés à son arrivée à Conakry.

Une vigilance maintenue face à l’évolution de la crise

Les autorités guinéennes poursuivent le suivi de la situation des compatriotes qui se trouvent encore en Iran ou dans les zones concernées par les tensions régionales. La cellule de crise reste mobilisée afin de coordonner d’éventuelles nouvelles opérations d’assistance ou d’évacuation selon l’évolution du contexte sécuritaire.

Cette première évacuation témoigne de la volonté de l’État guinéen de renforcer la protection de ses ressortissants à l’étranger et de réagir rapidement face aux crises internationales susceptibles de mettre en danger ses citoyens.

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MMA : Francis Ngannou attendu à Conakry pour la quatrième édition du Challenge Fighting Championship.

La capitale guinéenne s’apprête à accueillir l’une des figures les plus emblématiques du sport africain. Le champion camerounais de MMA, Francis Ngannou, est attendu à Conakry le 27 juin 2026 à l’occasion de la quatrième édition du Challenge Fighting Championship (CFC 4), un événement qui ambitionne de positionner la Guinée parmi les places fortes des arts martiaux mixtes en Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Francis Ngannou Foundation, cette compétition réunira des combattants venus de plusieurs pays du continent et mettra en lumière une nouvelle génération d’athlètes africains dans une discipline en pleine expansion.

Conakry, capitale africaine du MMA le temps d’une soirée

Prévu aux Chapiteaux by Issa à partir de 20 heures, le Challenge Fighting Championship 4 proposera une programmation riche mêlant combats préliminaires et affrontements principaux. Des athlètes guinéens y croiseront le fer avec des compétiteurs issus de différentes nations africaines, dans un format destiné à promouvoir le niveau croissant du MMA sur le continent.

L’événement constitue également une occasion unique pour les passionnés de sports de combat de rencontrer Francis Ngannou, dont le parcours est devenu une source d’inspiration bien au-delà des cages. Ancien champion du monde des poids lourds, le Camerounais s’est imposé comme l’une des personnalités sportives africaines les plus influentes de sa génération.

Une plateforme de promotion pour la jeunesse africaine

Au-delà de la dimension sportive, le Challenge Fighting Championship s’inscrit dans une démarche de développement humain portée par la Fondation Francis Ngannou. L’initiative vise à offrir davantage de visibilité aux talents africains tout en sensibilisant les jeunes aux valeurs de discipline, de persévérance, de courage et de dépassement de soi.

Les organisateurs estiment que le sport peut constituer un puissant levier d’insertion, d’émancipation et de cohésion sociale. À travers cette compétition, ils entendent encourager les jeunes Africains à croire en leur potentiel et à poursuivre leurs ambitions malgré les obstacles.

Cette philosophie reflète d’ailleurs le parcours personnel de Francis Ngannou, passé d’une enfance modeste au Cameroun à une carrière exceptionnelle sur la scène mondiale des sports de combat.

Predictive Discovery s’associe à l’événement

La quatrième édition du CFC bénéficie du soutien de Predictive Discovery Limited, société minière active dans l’exploration aurifère en Guinée. L’entreprise a officiellement annoncé son partenariat avec la Fondation Francis Ngannou, affirmant partager les valeurs véhiculées par le champion camerounais.

Selon son directeur général, Matthew Wilcox, cet engagement s’inscrit dans une vision à long terme visant à accompagner les initiatives favorisant l’émergence des talents locaux et la création d’opportunités durables pour les communautés guinéennes.

Pour l’entreprise, soutenir un événement de cette envergure revient également à contribuer à la promotion de modèles de réussite inspirants pour la jeunesse.

Une ambition régionale affirmée

Avec la présence annoncée de Francis Ngannou et la participation de nombreux combattants africains, le Challenge Fighting Championship entend franchir un nouveau cap et renforcer son statut parmi les principales compétitions de MMA du continent.

Cette quatrième édition pourrait ainsi marquer une étape importante dans le développement des sports de combat en Guinée et en Afrique de l’Ouest. En réunissant athlètes, passionnés et partenaires autour d’un même événement, Conakry ambitionne de devenir, le temps d’une soirée, l’un des centres névralgiques du MMA africain.

Au-delà des combats, le rendez-vous se veut également une célébration du talent africain, de l’excellence sportive et du potentiel d’une jeunesse en quête de nouvelles perspectives.

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VivaTech 2026 : le Sénégal met en vitrine son écosystème d’innovation et ses startups à fort potentiel.

Le Sénégal a officiellement lancé sa participation à l’édition 2026 de VivaTech, l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés à l’innovation, à la technologie et à l’entrepreneuriat. À travers une délégation composée de 15 startups innovantes, le pays entend renforcer sa visibilité auprès des investisseurs internationaux, des grandes entreprises technologiques et des acteurs majeurs de l’économie numérique mondiale.

Coordonnée par la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), la participation sénégalaise s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer l’internationalisation des jeunes entreprises nationales et à positionner le Sénégal comme un acteur incontournable de l’innovation en Afrique de l’Ouest.

Un écosystème mobilisé autour des champions nationaux

Pour cette cinquième participation consécutive à VivaTech, les startups sénégalaises bénéficient d’un accompagnement institutionnel et stratégique associant la DER/FJ, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Ambassade de France au Sénégal ainsi que Wave Sénégal.

L’inauguration officielle du Pavillon Sénégal s’est tenue le 17 juin en présence de plusieurs personnalités du secteur public et privé, parmi lesquelles Baye Moctar Diop, Aïssatou Mbodji, le directeur général de Wave Sénégal El Hadji Malick Gueye, le directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Hamidou Dathe, ainsi qu’Aymar Pringent, attaché de coopération et d’innovation à l’Ambassade de France au Sénégal.

Cette présence institutionnelle témoigne de l’importance accordée au développement de l’économie numérique et à l’émergence d’un tissu entrepreneurial capable de répondre aux défis économiques et technologiques contemporains.

Un partenariat stratégique pour soutenir l’innovation

L’un des temps forts de cette première journée a été la signature d’une convention de partenariat entre la DER/FJ et Wave Sénégal dans le cadre du programme LionsTech.

Cet accord vise à renforcer durablement les mécanismes d’accompagnement des entrepreneurs innovants, à faciliter l’accès au financement et à créer un environnement plus favorable à la croissance des startups sénégalaises.

La délégation a également échangé avec Sandra Kassab, représentante du groupe Agence française de développement (AFD). Les discussions ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération entre les deux institutions, déjà engagées dans les programmes PAVIE I et PAVIE II, consacrés au financement et à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises.

Faire émerger des champions africains de la technologie

À travers sa participation à VivaTech, la DER/FJ poursuit plusieurs objectifs stratégiques : favoriser l’accès des startups sénégalaises à de nouveaux marchés, développer des partenariats internationaux, attirer des investisseurs et renforcer la visibilité des innovations développées localement.

Cette dynamique a été saluée par Modou Mbène Guèye, qui a exprimé la volonté de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX) de rejoindre l’initiative dès la prochaine édition afin de soutenir davantage la conquête des marchés internationaux par les entreprises innovantes sénégalaises.

Un rendez-vous décisif pour les startups sénégalaises

Le programme de la délégation se poursuit jusqu’au 20 juin avec une série de rencontres d’affaires, de séances de réseautage et d’échanges avec des partenaires techniques et financiers venus du monde entier.

L’un des moments les plus attendus est prévu à l’AfricaTech Lab, où Dr Aïssatou Mbodji animera une conférence consacrée au financement du pré-amorçage en Afrique de l’Ouest francophone. Cette intervention sera suivie d’une session de présentation des startups sénégalaises devant un public composé d’investisseurs, d’incubateurs et d’acteurs internationaux de l’innovation.

Quinze startups pour représenter le savoir-faire sénégalais

La délégation sénégalaise rassemble quinze jeunes entreprises évoluant dans des secteurs variés allant de la fintech à l’agritech, en passant par l’économie circulaire, la cybersécurité, les services numériques et les technologies à impact social.

Les startups sélectionnées sont : DOCSEN, FAJMA, AFRICANITY GROUP, SAHKAN’NA, NGOM RECYCLAGE TRANSFORMATION (NRT), FOSSETIC, TELLURIQ, ANDAKIA, LAFRICAMOBILE, LINKUP, OGUNSEC, BERCO PLUS, ABSAR GROUP, SEN-ITI et BAAMTU.

À travers cette représentation, le Sénégal confirme son ambition de devenir un hub régional de l’innovation et de l’entrepreneuriat, porté par un écosystème en pleine expansion, des politiques publiques volontaristes et une nouvelle génération d’entrepreneurs déterminés à conquérir les marchés internationaux.

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Francophonie : la Guinée et la Cité internationale de la langue française renforcent leur coopération culturelle.

En visite de travail à Villers-Cotterêts, une délégation guinéenne conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a exploré de nouvelles perspectives de coopération avec la Cité internationale de la langue française. Les échanges ont porté sur la promotion du livre, de la littérature et du patrimoine francophone, ainsi que sur l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique et culturelle au sein de l’espace francophone. Une délégation officielle conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, accompagnée du chargé d’affaires de l’Ambassade de Guinée en France, a effectué mardi une visite de travail à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts.

Installée au sein du château historique de Villers-Cotterêts, lieu emblématique de l’histoire de la langue française, cette institution constitue aujourd’hui un centre de référence dédié à la promotion du français, à la valorisation des cultures francophones et au dialogue entre les peuples partageant un patrimoine linguistique commun.

Une rencontre tournée vers le livre et la création culturelle

La délégation guinéenne a été accueillie par Paul Rondin, directeur de la Cité internationale de la langue française, figure reconnue du monde culturel français, notamment pour son passage à la direction du Festival d’Avignon et son engagement en faveur de l’innovation culturelle.

Les discussions ont permis d’identifier plusieurs axes de coopération destinés à renforcer les échanges culturels entre la Guinée et la France. Parmi les projets évoqués figurent l’organisation d’une exposition dédiée à la Guinée, la mise en lumière de la littérature guinéenne auprès des publics francophones ainsi que l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry, présenté comme l’un des projets structurants de la politique culturelle nationale.

Les deux parties ont également exprimé leur volonté de développer une collaboration durable autour du livre, de la lecture publique et de la promotion de la francophonie, avec pour ambition de favoriser une meilleure circulation des œuvres, des auteurs et des initiatives culturelles entre les deux pays.

Le futur Musée du Livre de Conakry au cœur des échanges

Au-delà des projets immédiats, la rencontre a accordé une place importante au futur Musée du Livre de Conakry, considéré par les autorités guinéennes comme un outil majeur de préservation et de valorisation du patrimoine intellectuel national.

Cette future institution ambitionne de mettre en lumière l’histoire de l’écriture, de l’édition et de la création littéraire en Guinée, tout en contribuant au développement de la lecture et à la transmission du savoir auprès des jeunes générations.

La délégation guinéenne a salué l’ouverture et la disponibilité de la Cité internationale de la langue française à accompagner cette ambition, dans un contexte où les industries culturelles et créatives occupent une place croissante dans les stratégies de développement des États africains.

Des perspectives concrètes de partenariat

À l’issue des échanges, plusieurs pistes de collaboration ont été retenues. Elles incluent notamment la participation de Paul Rondin aux grands rendez-vous littéraires organisés en Guinée ainsi que l’établissement d’un partenariat structurant entre la Cité internationale de la langue française et le futur Musée du Livre de Conakry.

Pour les deux parties, ces initiatives constituent des leviers importants pour renforcer les liens culturels entre la Guinée et la France, tout en faisant du livre, de la lecture et de la langue française des instruments privilégiés de dialogue, de transmission du savoir et de rapprochement entre les peuples.

Cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer le rayonnement culturel du pays sur la scène internationale et de consolider sa place au sein de l’espace francophone, à travers des partenariats fondés sur la coopération, l’innovation et la valorisation du patrimoine culturel.