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Coupe du monde 2026 : le Sénégal chute face à la France malgré une prestation encourageante.

Le Sénégal a manqué son entrée dans la Coupe du monde 2026 en s’inclinant 3-1 face à la France, mardi à East Rutherford, dans le New Jersey. Malgré une prestation globalement convaincante et une première période de grande qualité, les Lions de la Teranga ont fini par céder face à l’efficacité d’une équipe française portée par un Kylian Mbappé décisif.

Cette rencontre, disputée dans le cadre de la première journée du groupe I, a néanmoins démontré que la sélection sénégalaise possède les ressources nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du football mondial.

Un Sénégal ambitieux et entreprenant en première période

Dès le coup d’envoi, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions. Grâce à un pressing intense et une organisation tactique rigoureuse, ils ont rapidement perturbé les Bleus, contraints de subir plusieurs séquences de domination sénégalaise.

Plus agressifs dans les duels et inspirés dans leurs transitions offensives, les Lions se sont procuré les occasions les plus nettes de la première période. Nicolas Jackson est passé tout près de l’ouverture du score avec une frappe repoussée par le poteau, tandis qu’Ismaïla Sarr a manqué une opportunité franche après un excellent service de Sadio Mané.

Malgré ces situations favorables, le Sénégal n’est pas parvenu à concrétiser sa domination, permettant aux deux équipes de rejoindre les vestiaires sur un score vierge.

La réaction française fait basculer la rencontre

Au retour des vestiaires, la physionomie du match a progressivement changé. Plus maîtrisés dans la possession et plus précis dans leurs enchaînements, les Français ont pris le contrôle des débats.

Cette montée en puissance a été récompensée à la 66e minute lorsque Kylian Mbappé a trouvé l’ouverture, profitant d’un moment de flottement dans la défense sénégalaise. Ce premier but a libéré les Bleus, qui ont ensuite accentué leur domination.

À la 82e minute, Bradley Barcola a doublé la mise, plaçant la France dans une position confortable à l’approche du coup de sifflet final.

Un sursaut sénégalais insuffisant

Alors que la rencontre semblait définitivement pliée, le Sénégal a refusé d’abdiquer. Dans le temps additionnel, Ibrahim Mbaye a redonné espoir aux siens en réduisant l’écart grâce à une réalisation qui a récompensé les efforts des Lions.

Mais cet espoir a été de courte durée. Quelques instants plus tard, Kylian Mbappé a inscrit son deuxième but personnel de la soirée, mettant définitivement fin aux ambitions sénégalaises et scellant la victoire française.

Grâce à ce doublé, le capitaine des Bleus entre un peu plus dans l’histoire du football français en devenant le meilleur buteur de tous les temps de la sélection nationale.

Des enseignements positifs malgré la défaite

Si le résultat est décevant, la prestation du Sénégal offre plusieurs motifs de satisfaction. Pendant une grande partie de la rencontre, les Lions ont démontré leur capacité à rivaliser techniquement et tactiquement avec l’un des principaux favoris de la compétition.

Le principal regret restera l’inefficacité offensive affichée lors du premier acte. En convertissant leurs occasions, les Sénégalais auraient pu modifier le cours du match et mettre davantage de pression sur leurs adversaires.

Cette rencontre confirme toutefois le potentiel d’un groupe qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification.

Un rendez-vous déjà décisif face à la Norvège

Avec cette défaite inaugurale, le Sénégal se retrouve dans l’obligation de réagir lors de sa prochaine sortie face à la Norvège, prévue le 23 juin.

Une victoire apparaît désormais essentielle pour préserver les ambitions de qualification pour les huitièmes de finale et relancer la dynamique des Lions dans ce groupe particulièrement relevé.

De son côté, la France prend provisoirement la tête du groupe I avec trois points et confirme son statut de prétendante sérieuse à la conquête du titre mondial.

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Mali : Air France met fin à sa représentation locale après des années de turbulences.

Air France tournera officiellement une page de son histoire au Mali à la fin du mois de juin 2026. La compagnie aérienne française a annoncé la cessation des activités de sa représentation locale à Bamako à compter du 30 juin, confirmant ainsi son retrait commercial du pays après plusieurs années marquées par des interruptions de service et des tensions autour de la reprise de ses opérations.

Cette décision symbolise la fin d’une présence historique dans le paysage aérien malien et intervient dans un contexte de profondes mutations du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

Une fermeture officialisée auprès des partenaires locaux

La décision a été notifiée dans une correspondance datée du 15 juin et adressée à la Direction générale d’ATS, partenaire local de la compagnie. Signée par Awa Traoré Diakité, directrice pays d’Air France au Mali, la lettre informe officiellement les partenaires de la fermeture de la représentation nationale tout en saluant les relations de collaboration entretenues au fil des années.

Désormais, les demandes d’assistance et les démarches commerciales seront traitées à distance par le biais du service numérique dédié aux agences de voyages, le Help Desk AGV. Ce changement confirme la volonté du groupe de centraliser la gestion de ses activités dans la région sans maintenir de présence physique permanente à Bamako.

Une présence progressivement réduite depuis 2023

La fermeture du bureau intervient dans le prolongement d’un retrait opérationnel amorcé il y a près de trois ans. Le 7 août 2023, Air France avait suspendu ses vols vers Bamako dans un contexte marqué par la fermeture de l’espace aérien nigérien et les perturbations géopolitiques affectant plusieurs pays du Sahel.

Avant cette interruption, Bamako représentait l’une des principales destinations du groupe en Afrique subsaharienne. La compagnie assurait alors sept vols hebdomadaires entre la capitale malienne et Paris, un volume supérieur aux dessertes proposées vers Ouagadougou ou Niamey.

La liaison Paris-Bamako constituait un axe stratégique, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les flux de la diaspora malienne établie en Europe.

Plusieurs tentatives de reprise restées sans suite

La suspension des opérations n’a pas été définitive dans les intentions affichées par Air France. En février 2022 déjà, la compagnie avait renforcé sa présence avec un vol quotidien assuré par un Boeing 777-200ER reliant Paris-Charles-de-Gaulle à Bamako.

Cette desserte représentait plus de 4 000 sièges disponibles chaque semaine sur l’axe aller-retour, témoignant de l’importance du marché malien pour le transporteur.

À l’automne 2023, Air France avait également étudié un scénario de reprise partielle avec trois vols hebdomadaires opérés par un appareil affrété auprès d’EuroAtlantic Airways. Cependant, les autorités maliennes avaient maintenu la suspension du dossier, estimant que l’arrêt initial des vols avait été décidé de manière unilatérale par la compagnie.

Depuis lors, aucune relance effective des opérations n’a été enregistrée.

Un marché africain qui demeure stratégique pour le groupe

Cette fermeture intervient alors même que l’Afrique continue de représenter un marché important pour Air France-KLM. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 33 milliards d’euros et enregistré un résultat opérationnel supérieur à 2 milliards d’euros.

Les activités en Afrique subsaharienne ont généré à elles seules près de 3,5 milliards d’euros de revenus, confirmant le poids croissant du continent dans la stratégie du transporteur européen.

Toutefois, les évolutions géopolitiques, les contraintes sécuritaires et les transformations du marché régional conduisent les compagnies aériennes à revoir leurs dispositifs de présence locale et leurs modèles opérationnels.

Une page se tourne pour l’aviation malienne

Pour les agences de voyages, les partenaires économiques et les milliers de voyageurs qui empruntaient régulièrement la liaison entre Bamako et Paris, la fermeture de la représentation locale d’Air France marque la fin d’une époque.

Au-delà de l’aspect administratif, cette décision illustre les recompositions en cours dans le transport aérien ouest-africain, où de nouveaux acteurs cherchent à renforcer leur position sur des marchés autrefois dominés par les grandes compagnies européennes.

Dans un environnement régional marqué par des défis diplomatiques, sécuritaires et économiques persistants, le retrait d’Air France de Bamako apparaît comme le symbole d’un secteur en pleine mutation, contraint de s’adapter à de nouvelles réalités géopolitiques et commerciales.

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Bénin–Niger : vers une réouverture de la frontière et une relance durable de la coopération bilatérale.

Le Bénin et le Niger poursuivent leur processus de normalisation diplomatique. Les deux pays ont officialisé, le 16 juin 2026, les conclusions d’un premier cycle de concertations techniques à travers un communiqué conjoint marquant une avancée significative vers la réouverture de leur frontière commune et la relance de leur coopération bilatérale.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la visite effectuée à Niamey, le 2 juin dernier, par le président béninois Romuald Wadagni, quelques jours seulement après son investiture. Cette rencontre avec le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, avait ouvert une nouvelle séquence diplomatique entre les deux pays, après plusieurs mois de tensions liées à la fermeture de la frontière consécutive aux événements politiques survenus au Niger en juillet 2023.

Des travaux techniques jugés encourageants

Selon le communiqué conjoint, les experts béninois et nigériens ont achevé une première phase de consultations consacrée à l’examen des différents dossiers liés à la normalisation des relations entre les deux États.

Les autorités des deux pays saluent des résultats qualifiés de « fructueux », fruits de quinze jours d’échanges techniques approfondis. Les conclusions de ces travaux ont été transmises aux gouvernements respectifs et serviront de base aux prochaines décisions politiques.

Les délégations ont également convenu de poursuivre leurs discussions dans les prochains jours afin de finaliser un rapport commun destiné aux chefs d’État des deux pays. Cette étape est considérée comme essentielle pour concrétiser les engagements pris au plus haut niveau.

La réouverture de la frontière au cœur des priorités

Parmi les principaux objectifs poursuivis figure la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger, un enjeu majeur pour les populations, les opérateurs économiques et les échanges commerciaux régionaux.

La fermeture de cet axe stratégique a eu des répercussions importantes sur les activités économiques des deux pays, notamment sur le transit des marchandises et les flux commerciaux dans le corridor reliant le port de Cotonou au Niger.

À travers ce dialogue renouvelé, Niamey et Cotonou affichent leur volonté commune de lever progressivement les obstacles qui entravent leurs relations et de restaurer un climat de confiance propice à une coopération renforcée.

Sécurité et lutte contre le terrorisme : une préoccupation partagée

Au-delà des questions économiques, les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les deux pays.

Le communiqué souligne la détermination des gouvernements béninois et nigérien à renforcer leur coordination dans la lutte contre le terrorisme, le banditisme transfrontalier et les différentes formes de criminalité qui affectent la sous-région.

Cette orientation reflète une prise de conscience commune face à l’expansion des menaces sécuritaires dans l’espace sahélien et ouest-africain, où la coopération entre États apparaît de plus en plus indispensable pour préserver la stabilité régionale.

Une volonté de relancer les mécanismes de coopération

Les deux pays ont également convenu de redynamiser la commission mixte de coopération nigéro-béninoise, principal cadre institutionnel chargé de piloter les projets communs et de favoriser le dialogue entre les administrations des deux États.

Cette relance devrait permettre d’aborder de manière structurée les questions économiques, commerciales, sécuritaires et sociales qui lient les deux voisins.

Un signal positif pour la stabilité régionale

La dynamique engagée entre le Bénin et le Niger intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions politiques et sécuritaires. En privilégiant le dialogue et la concertation, les deux capitales affichent leur volonté de reconstruire une relation fondée sur la confiance mutuelle et les intérêts partagés.

Les autorités ont par ailleurs confirmé le principe d’une future visite du président Abdourahamane Tiani au Bénin, dont les modalités restent à définir. Cette perspective constitue un nouveau signal de rapprochement et pourrait contribuer à consolider davantage le processus de normalisation engagé entre les deux pays.

À travers cette démarche, Cotonou et Niamey cherchent à ouvrir une nouvelle page de leurs relations bilatérales, avec l’ambition de renforcer la coopération, de faciliter les échanges et de répondre ensemble aux défis communs qui se posent à la sous-région.

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Le Sénégal «peut faire face à n’importe quelle équipe » (Pape Thiaw).

À la veille de l’entrée en lice des Lions face à la France, mardi 16 juin, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a affiché sa confiance tout en appelant son équipe à rester humble face à l’un des favoris du tournoi.

Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a estimé lundi 15 juin que les Lions de la Teranga avaient les moyens de rivaliser avec la France, qu’ils affrontent ce mardi 16 juin pour leur premier match de la Coupe du monde 2026.

« Je pense qu’on peut faire face à n’importe quelle équipe. Dans l’humilité, on est très ambitieux, mais pas prétentieux », a déclaré l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw en conférence de presse d’avant-match.

Pour le technicien sénégalais, une bonne entame de compétition est essentielle. « Débuter bien dans des compétitions comme la Coupe du Monde, c’est très bien pour une équipe », a-t-il souligné, en référence aux précédentes entrées réussies du Sénégal lors des éditions 2002 et 2018.

L’entraîneur sénégalais Pape Thiaw s’est également voulu rassurant concernant l’état de son groupe, notamment après les interrogations suscitées par l’absence de certains cadres lors de la préparation.

« Tout mon effectif est à ma disposition. Maintenant, c’est à moi et à mon staff de faire les choix », a-t-il assuré. Face à une équipe de France finaliste de la dernière Coupe du monde et championne du monde en 2018, le sélectionneur des Lions reconnaît la qualité de l’adversaire, tout en rappelant les atouts de son équipe.

« La France, sur ces dix dernières années, c’est deux fois finaliste, une fois vainqueur. Mais nous aussi, nous sommes une grande équipe avec des joueurs de classe mondiale », a affirmé Pape Thiaw.

Interrogé sur les nombreuses individualités françaises, l’entraîneur sénégalais a mis en avant la force collective de son groupe.

« Nous, on se repose plus sur notre collectif. Espérons que demain (ce mardi), la réponse sera là », a-t-il indiqué. L’ancien international sénégalais, présent lors de l’exploit historique de 2002 contre la France, estime toutefois que cette victoire appartient désormais au passé.

« Pour moi, 2002, maintenant, c’est passé. L’histoire ne joue pas sur le terrain », a déclaré l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw.

Au-delà du parcours du Sénégal, le technicien a également exprimé son souhait de voir les sélections africaines franchir un nouveau cap dans la compétition.

« Mon souhait, c’est de voir deux équipes africaines se rencontrer dans une demi-finale de la Coupe du Monde, ou bien en quart de finale », a-t-il conclu.

Source : fr.apanews.net

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Guinée–ONU : Conakry consolide son positionnement diplomatique sur les questions de paix et de sécurité internationales.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique sur la scène internationale. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a reçu ce 15 juin 2026 à Conakry Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération multilatérale.

Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables guinéens, parmi lesquels le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi que des représentants du système des Nations unies en Guinée.

Une reconnaissance du rôle de la Guinée dans les opérations de paix

Porteur d’un message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Jean-Pierre Lacroix a salué la contribution historique de la Guinée aux missions de maintien de la paix déployées sous mandat onusien.

Depuis plusieurs décennies, les contingents guinéens participent à diverses opérations de paix sur le continent africain, contribuant aux efforts de stabilisation dans des zones affectées par des crises sécuritaires et humanitaires. Cette implication a permis à la Guinée de renforcer sa crédibilité au sein des mécanismes internationaux de gestion des conflits.

Le responsable onusien a également mis en avant les efforts engagés par les autorités guinéennes en faveur de la cohésion sociale, de la stabilité institutionnelle et du développement, estimant que ces initiatives participent à l’amélioration de l’image du pays sur la scène régionale et internationale.

Un dialogue centré sur les défis sécuritaires mondiaux

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales, notamment la prévention des conflits, les opérations de maintien de la paix et les mécanismes de coopération destinés à renforcer la stabilité dans les régions fragiles.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires et des tensions géopolitiques, Jean-Pierre Lacroix a encouragé la Guinée à poursuivre son engagement en faveur du multilatéralisme et du dialogue entre les nations.

Il a notamment souligné l’importance d’une coopération étroite entre les États, les organisations internationales et les partenaires au développement pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Une diplomatie guinéenne en quête d’influence accrue

Cette visite intervient alors que plusieurs partenaires internationaux saluent le renforcement de la présence diplomatique de la Guinée dans les grandes enceintes multilatérales.

Ces derniers mois, plusieurs responsables africains et internationaux ont souligné la volonté de Conakry de jouer un rôle plus actif dans les initiatives visant à promouvoir la stabilité régionale, la prévention des conflits et la coopération continentale.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement diplomatique portée par les autorités guinéennes, qui cherchent à renforcer l’influence du pays au sein des organisations internationales.

Des avancées saluées au sein des institutions internationales

Au cours de la rencontre, le président Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs succès diplomatiques récents enregistrés par la Guinée sur la scène internationale.

Le chef de l’État s’est notamment félicité de l’élection du pays au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), une instance clé chargée des questions liées au développement économique, social et environnemental.

Il a également salué l’entrée de la Guinée au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une désignation qui intervient dans un contexte marqué par les efforts de modernisation du système sanitaire national et de renforcement des capacités de réponse aux crises de santé publique.

Pour les autorités guinéennes, ces élections constituent une reconnaissance de la participation croissante du pays aux grandes initiatives internationales ainsi que des progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.

La Guinée réaffirme son engagement pour la paix et la coopération internationale

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a réitéré l’attachement de la Guinée aux principes de paix, de sécurité collective et de règlement pacifique des différends.

Le chef de l’État a confirmé la volonté de son pays de poursuivre sa participation aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, particulièrement sur le continent africain, où les défis sécuritaires demeurent nombreux.

Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les États et les institutions internationales afin de répondre efficacement aux enjeux liés à la sécurité, au développement et à la stabilité régionale.

Une nouvelle étape dans l’ouverture diplomatique de la Guinée

Cette audience illustre la volonté de la Guinée de consolider sa place dans les débats internationaux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement durable.

À travers le renforcement de ses partenariats multilatéraux et son implication dans les grandes instances internationales, Conakry cherche à affirmer son rôle d’acteur responsable et crédible sur les scènes africaine et mondiale.

La rencontre avec le responsable des opérations de paix des Nations unies apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture diplomatique engagée par les autorités guinéennes, qui ambitionnent de faire du pays un partenaire incontournable dans les efforts de stabilité et de coopération internationale.

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Mali–Mauritanie : Bamako et Nouakchott maintiennent le dialogue sur fond d’enjeux sécuritaires et frontaliers.

Un message du président mauritanien remis à Assimi Goïta

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi à Koulouba le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, porteur d’un message écrit du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Cette audience, qui s’est tenue en présence du ministre malien délégué à la Défense et aux Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays voisins, confrontés à des défis sécuritaires communs dans l’espace sahélien.

À l’issue de la rencontre, l’émissaire mauritanien a indiqué avoir transmis au chef de l’État malien les salutations fraternelles du président Ghazouani ainsi qu’un message officiel dont le contenu n’a pas été rendu public. Il a également souligné la solidité des liens historiques unissant le Mali et la Mauritanie, fondés sur la proximité géographique, les échanges humains et une coopération ancienne.

Des relations marquées par des intérêts stratégiques communs

Partageant plusieurs centaines de kilomètres de frontière, le Mali et la Mauritanie entretiennent des relations étroites, nourries par d’importants mouvements de populations, des échanges commerciaux permanents et des liens culturels profondément enracinés.

Cette frontière constitue un espace stratégique où circulent quotidiennement éleveurs, commerçants et familles vivant de part et d’autre des deux pays. Elle demeure également au cœur des préoccupations sécuritaires des autorités des deux États, confrontées aux défis liés à l’instabilité persistante dans certaines zones sahéliennes.

Dans ce contexte, la coopération bilatérale apparaît comme un levier essentiel pour la gestion des questions de sécurité, de mobilité transfrontalière et de développement local.

Une coopération confrontée à des tensions récurrentes

Malgré la volonté affichée de préserver des relations constructives, plusieurs épisodes ont récemment mis à l’épreuve les rapports entre Bamako et Nouakchott.

Au cours des dernières années, des incidents impliquant des ressortissants mauritaniens en territoire malien ont suscité des préoccupations du côté mauritanien, notamment dans les régions frontalières. Les autorités de Nouakchott ont à plusieurs reprises exprimé leur vigilance concernant la sécurité de leurs citoyens, tandis que Bamako souligne les contraintes liées à la lutte contre les groupes armés opérant dans ces zones sensibles.

Les tensions ont connu un nouvel épisode en mars 2026, lorsque des accusations ont émergé au sujet de la présence présumée de militaires maliens évadés d’un camp situé en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes avaient alors rejeté ces allégations et proposé des mécanismes de vérification afin d’apaiser les incompréhensions.

La question des populations frontalières au cœur des préoccupations

Au-delà des enjeux strictement sécuritaires, plusieurs dossiers continuent d’alimenter les discussions entre les deux pays.

Les restrictions de déplacement imposées à certains éleveurs transhumants, les difficultés rencontrées par des opérateurs économiques mauritaniens exerçant au Mali ainsi que les mouvements de populations dans les zones frontalières figurent parmi les sujets régulièrement abordés lors des échanges bilatéraux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans une région où les activités économiques et sociales reposent largement sur la libre circulation des personnes et des biens.

Le défi humanitaire des réfugiés maliens

La Mauritanie demeure également l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés maliens ayant fui l’insécurité dans leur pays. Le camp de Mbera, situé dans le sud-est mauritanien, accueille depuis plusieurs années des dizaines de milliers de réfugiés.

Cette situation place naturellement la crise malienne au centre des préoccupations humanitaires et sécuritaires de Nouakchott, qui suit avec attention l’évolution de la situation dans les régions voisines du Mali.

Un dialogue préservé malgré les divergences

La visite de Hanana Ould Sidi à Bamako témoigne de la volonté des deux capitales de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les sujets de friction qui subsistent.

Alors que les défis sécuritaires, migratoires et économiques continuent de peser sur l’ensemble de la bande sahélienne, le maintien d’un dialogue politique régulier apparaît comme un élément essentiel pour préserver la stabilité régionale et renforcer la coopération entre deux pays dont les destins demeurent étroitement liés.

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Guinée : lancement officiel de la raffinerie d’alumine de Chalco, un jalon industriel majeur du programme Simandou 2040.

Un projet structurant pour la transformation locale des ressources minières

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa, dans l’ouest du pays. L’annonce a été rendue publique le 13 juin 2026 par la présidence, confirmant l’entrée en phase opérationnelle d’un projet industriel d’envergure intégré au programme stratégique Simandou 2040.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale visant à accélérer la transformation locale des ressources minières, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de renforcer la création de valeur ajoutée sur le territoire.

Une cérémonie de lancement à forte portée institutionnelle

La cérémonie officielle a été coprésidée par le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Plusieurs membres du gouvernement, des représentants du partenaire industriel Chalco Hong Kong, filiale du groupe China Aluminium Corporation (Chinalco), ainsi que des autorités locales et des communautés riveraines ont pris part à l’événement.

Un projet issu d’un partenariat stratégique avec Chinalco

Le lancement des travaux intervient à la suite de la signature des accords conclus le 21 mai 2026 à Conakry entre Chalco Hong Kong et l’État guinéen. Ce partenariat illustre la consolidation de la coopération entre la Guinée et le groupe chinois Chinalco, déjà impliqué dans plusieurs projets structurants du secteur minier, notamment Simandou et la Compagnie du Transguinéen (CTG).

La raffinerie de Boffa constitue la troisième unité de transformation de bauxite en alumine engagée dans le pays dans le cadre de cette dynamique industrielle.

Un projet au cœur de la stratégie de souveraineté économique

Pour les autorités guinéennes, ce projet dépasse la seule dimension industrielle. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie nationale, fondée sur la montée en puissance des capacités de transformation locale.

Djiba Diakité a notamment souligné que cette initiative constitue un levier de souveraineté économique, reposant sur la création de valeur ajoutée, le développement de l’emploi et le renforcement des compétences nationales à travers la formation et le transfert de savoir-faire.

Des retombées économiques et sociales attendues

Les autorités estiment que le projet générera environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Il prévoit également la mise en place de programmes de formation, de bourses et la création d’infrastructures dédiées au renforcement des compétences techniques, notamment pour les jeunes de la région de Boffa.

Le préfet de la localité a salué l’implantation de ce projet industriel, appelant la jeunesse à se préparer aux opportunités économiques et professionnelles qu’il devrait engendrer.

Une capacité de production appelée à renforcer la chaîne de valeur locale

Évaluée à environ 1 milliard de dollars, la raffinerie devrait atteindre une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle reposera sur l’exploitation de la bauxite de haute qualité de la région de Boffa, l’une des principales zones minières du pays.

Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de développer une industrie minière intégrée, capable de transformer localement les ressources naturelles et de positionner la Guinée comme un acteur industriel plus structuré dans la chaîne mondiale de valeur de l’aluminium.

Une étape clé dans la stratégie industrielle nationale

Avec ce nouveau chantier, la Guinée poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de valorisation du secteur minier, considérée comme un levier central de développement économique.

Au-delà de la coopération avec Chinalco, les autorités entendent faire du programme Simandou 2040 un cadre global de transformation économique, fondé sur l’industrialisation, la diversification et l’intégration accrue des chaînes de production nationales.

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Sénégal : Ismaïla Diallo quitte la vice-présidence de l’Assemblée nationale.

Une démission annoncée sans explication officielle

Le député Ismaïla Diallo a annoncé, vendredi 12 juin, sa démission de ses fonctions de premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal. L’élu a rendu publique sa décision à travers un message publié sur les réseaux sociaux, sans toutefois préciser les raisons qui ont motivé son départ de l’une des plus hautes responsabilités de l’institution parlementaire.

Dans sa déclaration, il a indiqué avoir pris cette décision « dans un esprit de responsabilité et de fidélité à son engagement », une formulation qui laisse ouvertes plusieurs interprétations mais qui ne s’accompagne, à ce stade, d’aucune explication supplémentaire.

Un engagement parlementaire maintenu

Malgré son retrait du bureau de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo a tenu à rassurer ses électeurs ainsi que ses collègues parlementaires quant à la poursuite de son action politique.

Le député a affirmé qu’il conservait pleinement son mandat au sein de l’hémicycle et qu’il continuerait à défendre les préoccupations des citoyens avec le même niveau d’implication.

Cette précision souligne que sa décision concerne uniquement ses responsabilités au sein de la direction de l’Assemblée nationale et ne remet pas en cause son activité législative ni son rôle de représentant de la nation.

Une décision dans un contexte de réorganisation institutionnelle

Cette démission intervient quelques semaines après un changement majeur à la tête du Parlement sénégalais. À la fin du mois de mai, Ousmane Sonko a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale à la suite du départ de El Malick Ndiaye du perchoir.

Depuis cette transition, la nouvelle équipe dirigeante travaille à la réorganisation des instances de l’institution et à la mise en place de son mode de fonctionnement. Le départ d’Ismaïla Diallo intervient ainsi dans une période de recomposition interne marquée par la redistribution de certaines responsabilités au sein du bureau parlementaire.

Hommage aux députés et soutien à la nouvelle direction

Dans son message, le parlementaire a également exprimé sa gratitude à l’ensemble de ses collègues pour la confiance qui lui a été accordée durant son mandat à la vice-présidence.

Il a par ailleurs adressé ses vœux de succès au président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, soulignant l’importance de préserver la stabilité et l’efficacité du travail parlementaire.

Des interrogations sur la succession

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite concernant les circonstances exactes de cette démission. Les autorités parlementaires n’ont pas davantage précisé les modalités qui seront retenues pour pourvoir le poste de premier vice-président devenu vacant.

L’évolution de ce dossier sera suivie de près au sein de la classe politique sénégalaise, alors que l’Assemblée nationale poursuit sa réorganisation sous la conduite de sa nouvelle direction.

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Sénégal–ONU : Le Président de la République S.E Bassirou Diomaye Faye et Amina Mohammed réaffirment leur volonté de renforcer le partenariat stratégique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi à Dakar la Vice-Secrétaire générale de Organisation des Nations Unies, Amina J. Mohammed, dans le cadre d’une audience consacrée au renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution multilatérale.

Cette rencontre a permis aux deux responsables d’évoquer les perspectives de consolidation d’un partenariat historique qui lie le Sénégal aux Nations Unies depuis plusieurs décennies. Les échanges ont porté sur les principaux domaines de coopération ainsi que sur les mécanismes susceptibles de soutenir davantage les priorités de développement du pays.

Un tour d’horizon des enjeux sécuritaires et géopolitiques

Au-delà des questions bilatérales, les discussions ont également porté sur les évolutions du contexte international marqué par de multiples crises politiques, économiques et sécuritaires.

Une attention particulière a été accordée à la situation dans la région du Sahel, confrontée à une dégradation persistante de la sécurité, à la montée des groupes armés et à des défis humanitaires de grande ampleur. Les deux parties ont échangé sur les enjeux liés à la stabilité régionale ainsi que sur les efforts nécessaires pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans cet espace stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.

Cette concertation intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de résilience économique et de sécurité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

L’ONU réitère son engagement aux côtés du Sénégal

Au cours de l’audience, les Nations Unies ont renouvelé leur disponibilité à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement. L’organisation a notamment réaffirmé son soutien aux initiatives visant à accélérer la croissance économique, renforcer la résilience des populations et répondre aux défis structurels auxquels le pays est confronté.

Cette coopération couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la gouvernance, la transition écologique ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Un partenariat appelé à se consolider

La rencontre entre le chef de l’État sénégalais et la Vice-Secrétaire générale de l’ONU témoigne de la volonté commune des deux parties de maintenir un dialogue étroit face aux défis contemporains. Elle illustre également l’importance accordée au multilatéralisme et à la coopération internationale comme leviers de développement et de stabilité dans un environnement mondial en constante évolution.

À travers ce rapprochement, Dakar et les Nations Unies entendent poursuivre leur collaboration afin de soutenir les ambitions de développement du Sénégal tout en contribuant aux efforts de paix et de stabilité dans la région ouest-africaine.

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Niger : le nouveau Code pénal criminalise explicitement les relations entre personnes de même sexe.

Des peines de prison prévues par la nouvelle législation

Au Niger, le nouveau Code pénal promulgué par les autorités de transition introduit des dispositions répressives visant les relations entre personnes de même sexe. Le texte prévoit des peines d’emprisonnement allant de cinq à dix ans ainsi que des sanctions financières à l’encontre des personnes reconnues coupables de tels actes.

Selon les dispositions adoptées, les poursuites concernent également toute personne qui commet, tente de commettre ou participe à des actes qualifiés par la loi d’« indécents » ou « contre nature ». Le texte fait notamment référence aux pratiques impliquant des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou appartenant à d’autres minorités sexuelles.

Les associations et organisations également concernées

Au-delà des individus, la nouvelle législation cible également les structures associatives ou les organisations liées aux communautés LGBTQIA+.

Le Code pénal prévoit ainsi des sanctions contre toute personne impliquée dans l’exploitation, la gestion ou l’animation de clubs, associations, sociétés ou organisations considérés comme promouvant l’homosexualité ou les droits des personnes LGBTQIA+.

Cette disposition élargit considérablement le champ d’application de la loi en intégrant non seulement les comportements individuels, mais également les activités collectives liées à ces communautés.

Une mesure justifiée par les autorités au nom des valeurs nationales

Les autorités nigériennes présentent cette réforme comme une mesure destinée à préserver les valeurs sociales, culturelles et morales du pays. Elles estiment que l’homosexualité est incompatible avec les normes traditionnellement défendues au sein de la société nigérienne.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large observée ces dernières années. En 2024, certaines séquences liées à l’éducation sexuelle avaient déjà été retirées ou révisées dans les programmes scolaires, les autorités invoquant la nécessité d’adapter les contenus éducatifs aux réalités socioculturelles nationales.

Une adoption restée relativement discrète

Bien que ces nouvelles dispositions soient en vigueur depuis leur adoption en février dernier, elles n’ont pas fait l’objet d’une communication publique d’envergure. Leur contenu n’a été que progressivement porté à la connaissance du grand public, suscitant depuis plusieurs réactions et débats dans les milieux juridiques, associatifs et de défense des droits humains.

Cette réforme place désormais le Niger parmi les pays africains ayant adopté ou renforcé des législations pénalisant les relations entre personnes de même sexe, dans un contexte continental marqué par des approches très diverses sur les questions liées à l’orientation sexuelle et aux droits des minorités.