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Burkina Faso : les Archives nationales ouvrent leurs portes pour valoriser la mémoire collective.

À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives nationales du Burkina Faso ont inauguré, mardi à Ouagadougou, une série de journées portes ouvertes destinées à sensibiliser le public à l’importance du patrimoine documentaire national. Cette initiative vise à rapprocher les citoyens de leurs archives et à mettre en lumière leur rôle dans la préservation de l’histoire et de la mémoire du pays.

Placée sous le thème « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenir », cette édition entend rappeler la contribution essentielle des archives à la construction des sociétés modernes. Au-delà de leur fonction de conservation, les archives constituent des outils stratégiques pour la protection des droits, la transmission des savoirs et la compréhension des évolutions historiques.

Les archives, piliers de l’identité nationale

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, a souligné la place centrale qu’occupent les archives dans la construction de l’identité nationale. Selon lui, ces documents représentent une source précieuse permettant de retracer le parcours historique du Burkina Faso, de préserver la mémoire des générations passées et d’éclairer les décisions des générations présentes et futures.

Il a également insisté sur la nécessité de protéger et de valoriser ce patrimoine documentaire, considéré comme un élément fondamental de la souveraineté culturelle et historique du pays.

Trois jours d’immersion au cœur du patrimoine documentaire

Durant trois jours, les visiteurs auront l’opportunité de découvrir les richesses conservées par les Archives nationales à travers plusieurs activités pédagogiques et culturelles.

Une exposition photographique met notamment en lumière le parcours de personnalités ayant marqué l’histoire politique, sociale et culturelle du Burkina Faso. Des visites guidées permettront par ailleurs au public de mieux comprendre les missions de l’institution, les méthodes de conservation des documents ainsi que les différents fonds archivistiques préservés au sein des collections nationales.

L’objectif est de rendre les archives plus accessibles et de favoriser une meilleure appropriation de ce patrimoine par les citoyens.

Sensibiliser le public à la valeur des archives

La directrice générale par intérim des Archives nationales, Marie Jeanne Diasso, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche de vulgarisation visant à faire connaître davantage les archives auprès de la population. Elle a souligné l’importance de développer une culture de la consultation et de l’exploitation des documents archivistiques, aussi bien pour les chercheurs que pour les administrations et les citoyens.

Les activités ont débuté par une conférence consacrée au rôle des archives dans la vie d’une nation. Les échanges ont notamment porté sur les défis liés à la conservation des documents historiques, à leur numérisation progressive et à leur contribution à la préservation de la mémoire collective.

Un patrimoine discret mais essentiel

À travers ces journées portes ouvertes, les autorités burkinabè entendent attirer l’attention sur un patrimoine souvent méconnu du grand public, mais dont la valeur demeure inestimable pour la compréhension de l’histoire nationale. En conservant les traces du passé, les archives participent non seulement à la sauvegarde de la mémoire collective, mais également à la transmission des repères historiques indispensables à la construction de l’avenir.

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Burkina Faso : le premier « Emprunt patriote » dépasse son objectif et mobilise plus de 151 milliards FCFA.

Une adhésion massive des investisseurs et de la diaspora burkinabè

Le Burkina Faso enregistre un succès notable dans sa stratégie de mobilisation de ressources internes. Le premier emprunt obligataire destiné à la diaspora et aux investisseurs nationaux, baptisé « Emprunt patriote », a permis de lever 151,5 milliards FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 125 milliards FCFA.

Selon les informations relayées par Financial Afrik, cette première phase de souscription, clôturée le 6 juin 2026, témoigne de la confiance accordée par les investisseurs aux perspectives économiques du pays ainsi qu’à la volonté des autorités de financer des projets structurants à travers des mécanismes innovants.

Un instrument financier au service du développement national

Lancé officiellement le 6 mai 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, l’« Emprunt patriote » s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement de l’État tout en renforçant la participation des Burkinabè, notamment ceux établis à l’étranger, aux efforts de développement national.

À l’issue de l’opération, le montant collecté dépasse de plus de 26 milliards FCFA l’objectif initial, confirmant l’intérêt suscité par cette initiative auprès des épargnants et des investisseurs.

Cette performance constitue également un signal fort quant à la capacité du Burkina Faso à mobiliser des ressources financières en dehors des circuits traditionnels de financement.

Deux tranches adaptées aux profils des investisseurs

L’opération a été structurée autour de deux tranches distinctes afin d’attirer un large éventail de souscripteurs.

La première tranche, d’un montant de 45 milliards FCFA, offre une maturité de cinq ans avec un taux d’intérêt de 6,75 %. La seconde, évaluée à 80 milliards FCFA, propose une durée de remboursement de sept ans assortie d’un rendement de 6,85 %.

Cette structuration a permis de répondre aux attentes des investisseurs recherchant à la fois rentabilité et sécurité, tout en contribuant au financement de projets d’intérêt national.

Des financements destinés à des projets stratégiques

Les ressources mobilisées serviront à soutenir plusieurs programmes prioritaires identifiés par les autorités burkinabè.

Parmi les projets annoncés figurent la création d’une zone franche industrielle agroalimentaire destinée à stimuler la transformation locale des produits agricoles, le développement d’infrastructures énergétiques, la construction de logements sociaux ainsi que la réalisation d’infrastructures routières.

Ces investissements s’inscrivent dans une vision de long terme visant à renforcer les capacités productives du pays, améliorer les conditions de vie des populations et soutenir la croissance économique.

La diaspora, un levier de financement de plus en plus stratégique

Au-delà du succès financier immédiat, cette opération met en lumière le rôle croissant de la diaspora dans le financement du développement africain.

À l’image de plusieurs pays du continent qui cherchent à mieux valoriser l’épargne de leurs ressortissants vivant à l’étranger, le Burkina Faso ambitionne de bâtir un mécanisme durable capable de canaliser ces ressources vers des investissements productifs.

Les autorités considèrent cette première expérience comme une étape importante vers la mise en place d’un modèle de financement plus autonome, reposant davantage sur les capacités d’investissement nationales et la contribution des communautés burkinabè établies à travers le monde.

Un signal positif pour l’économie burkinabè

Le succès de l’« Emprunt patriote » intervient dans un contexte où les États africains multiplient les initiatives pour sécuriser des ressources destinées au financement de leurs programmes de développement.

En dépassant largement son objectif de collecte, cette opération confirme l’existence d’un potentiel important de mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora. Elle renforce également la crédibilité des instruments financiers innovants mis en place par les autorités burkinabè pour soutenir les investissements stratégiques et accélérer la transformation économique du pays.

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Mali : le gouvernement fixe le cap budgétaire 2027-2029 avec une croissance moyenne visée de 6,5 %.

Bamako prépare sa trajectoire économique pour les trois prochaines années

Le gouvernement malien a franchi une nouvelle étape dans la planification de sa politique économique et financière en examinant, lors du Conseil des ministres du 10 juin 2026, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029. Ce document stratégique prévoit une croissance économique réelle moyenne de 6,5 % sur trois ans et évalue les besoins annuels de financement de l’action publique à près de 4 383 milliards de francs CFA.

Véritable boussole des finances publiques, le DPBEP constitue le cadre de référence qui orientera l’élaboration des prochaines lois de finances et la mise en œuvre des politiques publiques à moyen terme.

Un outil central pour la gestion des finances publiques

Conformément aux principes de la gestion budgétaire moderne, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet aux autorités de définir les grandes orientations économiques, fiscales et budgétaires du pays sur une période minimale de trois ans.

Le document précise notamment les hypothèses de croissance, les perspectives de mobilisation des recettes publiques, les prévisions de dépenses, les objectifs de maîtrise des déficits ainsi que les priorités nationales en matière d’investissement et de développement.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette programmation s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision stratégique nationale « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui constitue le principal cadre d’orientation du développement du pays.

Une croissance soutenue attendue malgré les défis

Pour la période 2027-2029, les autorités maliennes anticipent une croissance économique moyenne de 6,5 % par an.

Cette projection repose sur plusieurs facteurs jugés déterminants : l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles engagées par l’État, le renforcement des investissements publics et privés ainsi qu’une mobilisation accrue des ressources nationales.

Le gouvernement mise également sur les performances des secteurs stratégiques de l’économie, notamment l’agriculture, les mines, les infrastructures et le commerce, afin de soutenir durablement l’activité économique.

Dans un contexte régional et international marqué par de nombreuses incertitudes, cette prévision traduit la volonté des autorités de maintenir une dynamique de croissance capable de soutenir la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Une pression fiscale appelée à progresser

L’un des axes majeurs de cette programmation concerne l’augmentation des recettes fiscales.

Le gouvernement ambitionne de porter progressivement la pression fiscale moyenne à 14,6 % sur la période 2027-2029. Ce taux devrait passer de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, avant d’atteindre 15,1 % en 2029.

Cette stratégie vise à renforcer l’autonomie financière de l’État en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs et en améliorant sa capacité à financer les politiques publiques.

Pour atteindre ces objectifs, les autorités comptent poursuivre les efforts de modernisation des administrations fiscales et douanières, élargir l’assiette fiscale, lutter contre la fraude et améliorer le recouvrement des recettes.

Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour financer les priorités nationales

Le coût global des actions gouvernementales prévues dans le cadre de cette programmation est estimé à 4 382,9 milliards de francs CFA par an en moyenne.

Cette enveloppe devra permettre de répondre aux multiples priorités du pays, notamment le renforcement de la sécurité, l’amélioration des services sociaux de base, le développement des infrastructures économiques, la modernisation de l’administration publique et le soutien aux secteurs productifs.

L’ampleur de ces besoins illustre les défis auxquels le Mali reste confronté dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de développement et de stabilité.

Une trajectoire budgétaire ambitieuse

Le nouveau cadrage économique intervient dans le prolongement de la loi de finances 2026, qui prévoit des recettes budgétaires de 3 057,8 milliards de francs CFA pour des dépenses évaluées à 3 578,2 milliards de francs CFA.

Ce budget laisse apparaître un déficit supérieur à 520 milliards de francs CFA, mettant en évidence la nécessité pour les autorités de renforcer les ressources internes tout en maîtrisant les dépenses publiques.

La programmation 2027-2029 traduit ainsi l’ambition de construire progressivement un équilibre budgétaire plus soutenable tout en maintenant un niveau élevé d’investissement public.

Des défis à relever pour concrétiser les ambitions

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025, ce document devra désormais être soumis à un débat d’orientation budgétaire, étape essentielle permettant d’examiner les grandes priorités économiques avant l’élaboration des futurs budgets de l’État.

Pour les autorités maliennes, l’enjeu est désormais de transformer ces projections en résultats concrets. La réussite de cette trajectoire dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire, des performances agricoles, de la dynamique du secteur minier, de la capacité à mobiliser les recettes fiscales, de l’accès aux financements et de la poursuite des réformes structurelles engagées.

À travers ce cadre de programmation, le Mali affiche sa volonté de consolider sa résilience économique tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive au cours des prochaines années.

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Présidence de la Commission de la CEDEAO : Dakar intensifie sa campagne diplomatique auprès des États de la région

Le Sénégal sollicite le soutien de la Guinée pour la candidature du général Birame Diop

Le Sénégal poursuit activement ses démarches diplomatiques en vue de l’élection du prochain président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans ce cadre, une délégation de haut niveau conduite par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Niang, a été reçue mercredi à Conakry par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah.

Cette mission s’inscrit dans une vaste tournée de consultations engagée par Dakar auprès des capitales ouest-africaines afin de mobiliser un large soutien autour de la candidature du général Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’organisation régionale.

Un message de Bassirou Diomaye Faye transmis aux autorités guinéennes

Selon les autorités guinéennes, les émissaires sénégalais étaient porteurs d’un message officiel du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, adressé au chef de l’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya.

Les échanges ont principalement porté sur les enjeux liés à la prochaine désignation du président de la Commission de la CEDEAO, une fonction stratégique chargée de coordonner la mise en œuvre des décisions de l’organisation et d’assurer le suivi de ses priorités politiques, économiques et sécuritaires.

À travers cette démarche, le Sénégal cherche à obtenir l’appui de la Guinée pour renforcer les chances de son candidat dans une compétition qui s’annonce déterminante pour l’avenir de l’institution régionale.

Une élection dans un contexte de recomposition régionale

Cette campagne diplomatique intervient à un moment charnière pour la CEDEAO. L’organisation est confrontée à d’importantes mutations géopolitiques marquées notamment par le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle configuration régionale oblige la CEDEAO à repenser certains équilibres institutionnels et à renforcer sa capacité de dialogue avec l’ensemble des États de la sous-région. Dans ce contexte, le choix du futur président de la Commission revêt une importance particulière, tant pour la stabilité de l’organisation que pour la conduite de ses réformes.

Les autorités sénégalaises considèrent ainsi que la candidature du général Birame Diop s’inscrit dans une volonté de consolider l’action communautaire et de contribuer à la préservation de la cohésion régionale face aux défis sécuritaires, économiques et politiques qui traversent l’Afrique de l’Ouest.

Conakry réserve sa position

À l’issue de la rencontre, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a indiqué que la requête sénégalaise serait transmise au président Mamadi Doumbouya pour examen.

Aucune position officielle n’a toutefois été rendue publique par les autorités guinéennes concernant leur éventuel soutien à la candidature portée par Dakar.

Cette étape à Conakry illustre néanmoins l’importance accordée par le Sénégal à la recherche de consensus régionaux avant les prochaines échéances au sein de la CEDEAO. Elle témoigne également de l’intensification des consultations diplomatiques dans une sous-région où les questions d’intégration, de gouvernance et de sécurité demeurent au cœur des priorités politiques.

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Mondial 2026 : le Sénégal termine sa préparation sans victoire et s’interroge avant le choc face à la France

À quelques jours de leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026, les Lions de la Teranga n’ont pas réussi à dissiper les doutes qui entourent leur préparation. Opposé à l’Arabie saoudite lors de son ultime match amical avant le tournoi, le Sénégal a été tenu en échec sur un score nul et vierge (0-0), quelques jours seulement après sa défaite face aux États-Unis (3-2).

Ce deuxième rendez-vous de préparation confirme les difficultés offensives rencontrées par les champions d’Afrique, toujours en quête de repères collectifs avant leur confrontation très attendue contre la France, programmée le 16 juin prochain.

Pape Thiaw fait tourner avant le grand rendez-vous

Conscient de l’importance de préserver ses cadres tout en évaluant les dernières options disponibles, le sélectionneur Pape Thiaw a procédé à plusieurs ajustements dans son onze de départ.

Devant le gardien Édouard Mendy, la défense était composée de Krépin Diatta, Mamadou Sarr, Moussa Niakhaté et El Hadj Malick Diouf. Au milieu, Pathé Ciss, Lamine Camara et Habib Diarra étaient chargés d’assurer l’équilibre de l’équipe, tandis que l’attaque reposait sur Iliman Ndiaye, Sadio Mané et Chérif Ndiaye.

Les Sénégalais ont affiché une volonté de maîtriser le jeu dès les premières minutes. Toutefois, malgré une possession globalement favorable et quelques séquences intéressantes, les occasions franches sont restées limitées dans une première période marquée par un rythme irrégulier.

Édouard Mendy maintient les Lions à flot

La première véritable alerte est venue du côté sénégalais. À la 32e minute, Édouard Mendy a réalisé une intervention décisive après une déviation involontaire de son coéquipier Pathé Ciss qui menaçait de terminer au fond des filets.

Le portier sénégalais s’est une nouvelle fois illustré quelques minutes plus tard sur un coup franc saoudien, confirmant son rôle de dernier rempart dans une rencontre où les deux équipes peinaient à imposer leur domination.

Du côté offensif, le Sénégal s’est montré dangereux à plusieurs reprises. Une combinaison entre Sadio Mané et El Hadj Malick Diouf a notamment permis à Krépin Diatta de se retrouver en position de frappe, sans toutefois parvenir à tromper le gardien Mohammed Al Owais.

À la pause, le score restait logiquement nul dans une rencontre équilibrée et relativement fermée.

Une seconde période plus ambitieuse mais toujours stérile

Au retour des vestiaires, Pape Thiaw a tenté d’apporter davantage de dynamisme à son équipe. L’entrée d’Ismaïl Jakobs dès la reprise a été suivie, à l’heure de jeu, par celles d’Ismaïla Sarr, de Pape Matar Sarr et de Nicolas Jackson.

Ces changements ont immédiatement apporté davantage de profondeur et de vitesse dans le jeu sénégalais.

À la 68e minute, Ismaïla Sarr a parfaitement débordé sur son côté avant de servir Nicolas Jackson. L’attaquant a vu sa tentative frôler la barre transversale, passant tout près de l’ouverture du score.

Quelques minutes plus tard, sur un coup franc parfaitement exécuté par Jakobs, Ismaïla Sarr a placé une tête puissante, repoussée par Al Owais. Dans la continuité de l’action, un nouveau centre du même Sarr a trouvé la barre transversale, symbole d’un manque de réussite persistant.

Malgré une domination plus nette dans le dernier tiers du match, les Lions n’ont jamais réussi à concrétiser leurs temps forts.

Le retour des cadres terni par l’expulsion de Nicolas Jackson

Dans les dernières minutes de la rencontre, le staff sénégalais a également profité de ce match pour redonner du temps de jeu à plusieurs cadres revenant de blessure.

Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye ont ainsi effectué leur retour à la compétition, tandis qu’Ibrahim Mbaye et Antoine Mendy ont également été lancés.

La fin de match a toutefois été marquée par un incident regrettable. Entré en cours de jeu pour apporter son efficacité offensive, Nicolas Jackson a été expulsé à la 84e minute après avoir reçu deux avertissements en l’espace de quelques instants.

Cette exclusion vient assombrir davantage une soirée déjà frustrante pour le Sénégal et prive le sélectionneur d’un signal positif à quelques jours du début du tournoi.

Des interrogations persistantes avant d’affronter les Bleus

Avec une défaite face aux États-Unis et un match nul contre l’Arabie saoudite, le Sénégal boucle sa préparation sans la moindre victoire. Plus préoccupant encore, les Lions n’ont pas trouvé le chemin des filets lors de leur dernier rendez-vous avant la compétition.

Si plusieurs motifs de satisfaction demeurent, notamment le retour progressif de cadres importants et la solidité défensive affichée par séquences, l’animation offensive continue de susciter des interrogations.

Face à une équipe de France annoncée parmi les principaux favoris du tournoi, les hommes de Pape Thiaw devront rapidement retrouver de l’efficacité et de la confiance pour espérer réussir leur entrée dans cette Coupe du monde 2026.

Le rendez-vous du 16 juin face aux Bleus s’annonce déjà comme un premier test grandeur nature pour mesurer les véritables ambitions du Sénégal sur la scène mondiale.

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À Dakar, les présidents Romuald Wadagni et Bassirou Diomaye Faye plaident pour une coopération ouest-africaine renforcée

Le président béninois Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest par une visite officielle à Dakar, où il a été reçu mardi par son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue régional engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son accession à la magistrature suprême.

Après plusieurs étapes dans la sous-région, notamment au Nigeria et au Niger, Romuald Wadagni multiplie les consultations avec les dirigeants ouest-africains afin de consolider les relations bilatérales et de promouvoir une vision concertée des grands enjeux qui traversent actuellement l’espace régional.

Une convergence de vues sur les défis de la sous-région

Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’État ont passé en revue la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur les défis liés à la stabilité régionale, à la lutte contre l’insécurité transfrontalière, à la coopération économique ainsi qu’au renforcement des mécanismes d’intégration entre les États de la sous-région.

Dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs pays du Sahel, Dakar et Cotonou ont réaffirmé leur attachement au dialogue, à la coopération et à la solidarité entre les nations ouest-africaines.

Renforcer les échanges économiques entre le Sénégal et le Bénin

Au-delà des questions politiques, les deux dirigeants ont également accordé une place importante aux perspectives de coopération économique et commerciale. Les autorités sénégalaises et béninoises ont exprimé leur volonté commune d’intensifier les échanges entre leurs secteurs privés, de favoriser les investissements croisés et de développer davantage les opportunités de partenariat dans des domaines stratégiques.

Cette ambition s’inscrit dans la volonté partagée de stimuler la croissance économique, de créer davantage d’emplois et de renforcer la compétitivité des économies nationales au sein de l’espace ouest-africain.

Une diplomatie de proximité au service de l’intégration régionale

La visite de Romuald Wadagni à Dakar intervient quelques jours après son déplacement à Niamey, une étape particulièrement observée en raison du contexte diplomatique ayant marqué les relations entre le Bénin et le Niger ces dernières années. Elle confirme la priorité accordée par le président béninois au dialogue de proximité avec les pays voisins et aux mécanismes de coopération régionale.

À travers cette tournée, le chef de l’État béninois entend contribuer à la relance de la dynamique d’intégration ouest-africaine, dans un environnement régional confronté à de multiples défis mais également porteur d’importantes opportunités de développement.

Vers un partenariat renforcé entre Dakar et Cotonou

À l’issue de la rencontre, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à approfondir les relations entre le Sénégal et le Bénin, deux pays qui entretiennent de longue date des liens de fraternité, de coopération et de solidarité.

Cette nouvelle séquence diplomatique traduit la volonté des deux capitales de renforcer leur coordination sur les grands dossiers régionaux et de promouvoir une Afrique de l’Ouest plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers le développement économique partagé.

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Djiba Diakité : «le capital humain est la première richesse de la Guinée»

Simandou 2040 et la Vision du Président Doumbouya pour la Jeunesse Guinéenne

À la clôture de la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN), le 5 juin 2026, le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba Diakité, a livré un message puissant : la vraie richesse de la Guinée, ce sont ses hommes et ses femmes — bien avant son minerai.

Pendant trois jours, Conakry a vibré au rythme du SADEN — le Salon des Entrepreneurs et de l’Emploi de Guinée, dans sa 5ème édition. Des entrepreneurs venus des quatre coins du pays, des institutions engagées, des partenaires techniques et financiers, et par-dessus tout : une jeunesse déterminée, créative, prête à bâtir. C’est dans ce contexte que M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Suivi du Projet Simandou, a pris la parole pour clore cette édition. Son discours n’était pas un simple mot de fin. C’était une feuille de route, une déclaration d’intention, et un appel vibrant à toute une génération.

Un pays ne change pas grâce à ses ressources. Il change grâce à ses hommes.

M. Diakité a posé d’emblée une vérité que peu de dirigeants osent formuler avec autant de franchise. Cette déclaration résume l’âme de Simandou 2040 — le grand programme de développement socio-économique porté par S.E. Mamadi Doumbouya, Président de la République.

“Un pays ne change pas parce qu’il possède des ressources. Un pays change lorsque ses ressources créent des emplois, des entreprises, des compétences et de la richesse pour sa population.”, poursuit Djiba Diakité.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent encore, Simandou 2040 n’est pas simplement un projet d’exploitation minière. C’est le socle d’une transformation économique et sociale durable pour toute la nation guinéenne. Sa réussite ne se mesurera pas aux tonnes de minerai extraites. Elle se mesurera aux emplois créés, aux entreprises nationales qui émergeront, et aux portes ouvertes à la jeunesse guinéenne.

Simandou Academy : Quand le Président investit dans l’Humain

Au cœur de cette vision se trouve une conviction centrale du Chef de l’État : le capital humain est la première richesse de la Guinée. Et pour que cette conviction devienne réalité concrète, il faut une institution à la hauteur de l’ambition. C’est le sens profond de Simandou Academy — l’initiative présidentielle dédiée à la formation de la prochaine génération de bâtisseurs guinéens.

“Il y a des diplômés — mais ce qui est important, ce sont les compétences.”
— M. Djiba Diakité

Dans un monde où la concurrence est mondiale et les exigences sans cesse croissantes, la Guinée ne peut pas se permettre de former pour former. Elle doit former pour transformer. Simandou Academy ambitionne ainsi de produire des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs armés pour les métiers de demain — capables d’innover, de prendre des risques, et de répondre aux exigences réelles d’une économie en pleine mutation. L’objectif n’est pas le parchemin. L’objectif, c’est la capacité à agir.

La jeunesse guinéenne, première ressource de la nation

Le moment le plus fort du discours fut sans doute celui où M. Diakité s’est adressé directement aux jeunes présents dans la salle — et à travers eux, à toute une génération. Il a reconnu leur attente sans détour : un emploi, une chance de prouver leur valeur, la possibilité de construire leur avenir ici, en Guinée.

“Votre formation, votre énergie, votre exigence sont les premières ressources de la Guinée — bien avant le minerai.”
— M. Djiba Diakité

Cette phrase dit tout. Elle inverse la hiérarchie traditionnelle des richesses. Elle place le jeune Guinéen — avec ses idées, son énergie, sa créativité — au sommet de ce que la nation possède de plus précieux. Investir dans la jeunesse, selon la vision du Président Doumbouya incarnée dans ce discours, n’est pas un acte de charité. C’est l’acte fondateur du développement national.

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Un appel à l’action pour les entrepreneurs

M. Diakité a également adressé un message clair aux PME et TPME guinéennes. Les opportunités liées à Simandou 2040 seront considérables — mais elles ne tomberont pas du ciel. Elles appartiennent à ceux qui se préparent. Compétitivité, qualité, formation et capacité à collaborer : telles sont les clés pour que les entreprises guinéennes soient au rendez-vous de cette transformation historique. Le SADEN lui-même incarne cet esprit — un espace d’anticipation où se construisent, année après année, les alliances et les ambitions de la Guinée de demain.

Le discours de M. Djiba Diakité à la clôture du SADEN 2026 restera comme l’un des énoncés les plus clairs et les plus inspirants de la vision présidentielle pour la Guinée. Une vision qui ne mise pas uniquement sur ce que la terre contient, mais sur ce que les hommes et les femmes de ce pays sont capables d’accomplir. Simandou 2040 est un pont vers la prospérité. Mais ce pont, c’est la jeunesse guinéenne qui le bâtira.

“Croyez en vos capacités. Croyez en vos idées. Surtout, croyez en votre pays. Car la Guinée de demain se construira à travers vos projets, votre créativité et votre courage à prendre des risques pour entreprendre.”
— M. Djiba Diakité

Source : www.financialafrik.com

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Conakry accueille la CEDEAO autour d’une nouvelle stratégie forestière régionale 2026-2035

La capitale guinéenne abrite, ce lundi 8 juin, l’atelier régional de validation du Plan de Convergence Forestier révisé de la CEDEAO couvrant la période 2026-2035. La rencontre se tient sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, et rassemble les représentants des États membres ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Une feuille de route pour renforcer la gouvernance environnementale

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux visant à améliorer la gestion durable des ressources forestières en Afrique de l’Ouest. Les travaux portent sur la validation d’un cadre stratégique commun destiné à renforcer la gouvernance forestière, à restaurer les zones dégradées et à promouvoir une exploitation plus durable des écosystèmes.

Dans une région où la pression sur les ressources naturelles s’intensifie sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique et de certaines pratiques agricoles, la révision du plan de convergence apparaît comme un instrument central de coordination des politiques environnementales.

Une mobilisation régionale et des enjeux transfrontaliers

Les forêts ouest-africaines jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique, la régulation du climat et le soutien aux économies rurales. Leur dégradation progressive constitue un défi commun aux États de la CEDEAO, nécessitant une approche concertée et harmonisée.

La participation des experts et partenaires internationaux à cet atelier traduit la volonté de renforcer les mécanismes de financement, de suivi et de mise en œuvre des politiques forestières à l’échelle régionale.

La Guinée met en avant le massif du Fouta Djallon

À cette occasion, la Guinée a réaffirmé son engagement en faveur de la préservation de l’environnement, en mettant particulièrement en avant le processus de classement du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que son inscription envisagée comme réserve mondiale de biosphère.

Ce massif, considéré comme un véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, revêt une importance stratégique pour l’alimentation en eau de plusieurs grands bassins fluviaux de la région.

Une étape clé pour la coopération environnementale régionale

La validation du Plan de Convergence Forestier 2026-2035 marque une étape importante dans la consolidation de la coopération environnementale au sein de la CEDEAO. Elle illustre la volonté des États membres de renforcer leur action collective face aux défis de la déforestation, de la perte de biodiversité et des changements climatiques.

Cette dynamique devrait permettre d’harmoniser les politiques nationales et de favoriser des actions coordonnées en faveur de la protection durable des forêts ouest-africaines.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye célèbre les champions d’Afrique U17 et U15 et plaide pour l’alliance entre sport et éducation.

Le chef de l’État honore une génération prometteuse du football sénégalais

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, lundi 8 juin au Palais de la République à Dakar, les sélections nationales U17 et U15 de football, récemment sacrées championnes d’Afrique. Une cérémonie solennelle qui a permis au chef de l’État de rendre hommage à ces jeunes athlètes dont les performances renforcent la réputation du Sénégal comme l’une des grandes nations du football africain.

Cette réception officielle intervient après une séquence particulièrement faste pour le sport sénégalais. Les Lionceaux U17 ont remporté la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie au Maroc, tandis que les U15 se sont imposés lors du Championnat d’Afrique de football scolaire de la Confédération africaine de football (CAF), disputé au Zimbabwe.

Un message axé sur les valeurs et la formation

Face aux jeunes champions, le président de la République a tenu à rappeler que les succès sportifs doivent s’accompagner d’une solide formation humaine et académique. Il a insisté sur l’importance du respect, de l’humilité et du fair-play, des valeurs qu’il considère comme essentielles dans la construction d’une carrière durable.

Selon lui, si le talent permet de remporter des rencontres, c’est la force de caractère qui permet de bâtir les plus grandes réussites. Un message destiné à encourager ces jeunes joueurs à rester concentrés sur leur développement personnel malgré la notoriété acquise grâce à leurs performances sportives.

Le chef de l’État a également mis l’accent sur la nécessité de concilier pratique sportive et parcours scolaire. Il a rappelé que l’éducation demeure un pilier fondamental pour l’avenir de chaque jeune, soulignant que le football ne doit jamais se substituer à la formation académique.

Des parcours exemplaires salués par les autorités

Revenant sur le sacre des U15 au Zimbabwe, Bassirou Diomaye Faye a salué un modèle qui démontre que l’excellence sportive peut parfaitement coexister avec la réussite scolaire. Cette compétition continentale, dédiée au football scolaire, illustre précisément cette volonté de promouvoir une jeunesse à la fois performante sur le terrain et engagée dans son parcours éducatif.

Concernant les U17, le président a mis en avant leur détermination et leur maturité tout au long de la compétition continentale. Leur victoire en finale à Rabat, obtenue à l’issue d’une séance de tirs au but particulièrement disputée, témoigne selon lui d’une remarquable capacité à gérer la pression dans les moments décisifs.

Distinctions et soutien financier pour les champions

La cérémonie a également été marquée par la remise de la Médaille Gaïndé de la performance aux joueurs ainsi qu’aux membres des encadrements techniques des deux sélections. Cette distinction récompense leur contribution au rayonnement du sport sénégalais sur la scène africaine.

Au-delà de l’hommage symbolique, le président de la République a annoncé un accompagnement financier global de 311,42 millions de francs CFA. Cette enveloppe bénéficiera aux joueurs, aux staffs techniques ainsi qu’aux structures de formation qui ont contribué à l’émergence de ces talents.

Selon la présidence sénégalaise, cet appui comprendra notamment des bourses scolaires et de formation, une couverture médicale ainsi que des équipements pédagogiques destinés à accompagner le développement des jeunes sportifs.

Le Sénégal déjà tourné vers le Mondial U17 au Qatar

Cette réception intervient alors que le Sénégal prépare déjà les prochaines échéances internationales. Grâce à son sacre continental, la sélection U17 figure parmi les dix représentants africains qualifiés pour la Coupe du monde U17 de la FIFA, prévue du 19 novembre au 13 décembre 2026 au Qatar.

Les Lionceaux y retrouveront plusieurs autres nations africaines qualifiées, dont l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Mali, le Maroc, le Mozambique, l’Ouganda et la Tanzanie.

À travers cette cérémonie, les autorités sénégalaises ont voulu envoyer un signal fort : le sport constitue un levier de rayonnement national, mais son développement doit s’inscrire dans une démarche globale de formation, d’éducation et de promotion des valeurs citoyennes. Une vision qui place la jeunesse au cœur du projet de développement du Sénégal.

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Mali–Burkina Faso : Bamako et Ouagadougou renforcent leur coopération face aux défis climatiques et pastoraux.

La Quinzaine de l’environnement au cœur du dialogue entre les deux pays

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu lundi à Bamako le ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, à l’occasion de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement. Cette rencontre illustre la volonté du Mali et du Burkina Faso d’intensifier leur coopération autour des enjeux climatiques, agricoles et pastoraux, devenus stratégiques pour la stabilité et le développement de la région sahélienne.

Organisée cette année autour des thématiques de la résilience climatique et de la restauration des pâturages, la Quinzaine de l’environnement a été officiellement lancée le 6 juin au Parc national de Bamako, en présence de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi que de plusieurs États voisins.

Agriculture et élevage, des secteurs vitaux pour les économies sahéliennes

Les échanges entre les deux responsables ont mis en lumière l’importance des secteurs agricoles et pastoraux dans les économies malienne et burkinabè. Selon les données de la Banque mondiale, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentaient près de 33,5 % du produit intérieur brut du Mali en 2024, contre 18,6 % pour le Burkina Faso.

Ces activités constituent une source essentielle de revenus, d’emplois et de sécurité alimentaire pour des millions de ménages ruraux. Elles sont toutefois confrontées à des défis croissants liés à la dégradation des terres, à la raréfaction des ressources en eau et aux effets du changement climatique.

L’élevage demeure également un pilier majeur des deux économies. Les estimations de la FAO font état d’un cheptel de plus de 115 millions de têtes au Mali et de plus de 81 millions au Burkina Faso. Dans ce contexte, la préservation des pâturages, l’accès aux ressources hydriques et la gestion des couloirs de transhumance apparaissent comme des enjeux déterminants pour la stabilité des communautés rurales.

Une convergence de vues au sein de l’AES

Présent à Bamako pour les travaux de la Quinzaine de l’environnement, Amadou Dicko a salué l’accueil réservé à la délégation burkinabè et sollicité les orientations des autorités maliennes sur les réponses à apporter aux défis environnementaux qui touchent l’ensemble du Sahel.

Le ministre burkinabè a également transmis une invitation officielle aux autorités maliennes pour participer aux activités prévues dans le cadre de la Journée nationale de l’environnement que le Burkina Faso célébrera à la fin du mois de juin.

Au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Abdoulaye Maïga a salué la présence de la délégation burkinabè, estimant qu’elle traduit la volonté commune des États membres de l’AES de développer des réponses concertées aux défis climatiques et environnementaux.

Le climat, nouvel axe stratégique de coopération régionale

Au-delà de la dimension environnementale, cette rencontre témoigne de l’élargissement progressif des domaines de coopération entre les pays de l’AES. Alors que les questions sécuritaires dominent souvent l’agenda régional, le changement climatique s’impose désormais comme un enjeu majeur de gouvernance et de développement.

Dans une région où des millions de personnes vivent directement de l’agriculture et de l’élevage, la dégradation des ressources naturelles accentue les vulnérabilités économiques et sociales. Les autorités maliennes et burkinabè entendent ainsi renforcer leur coordination afin de promouvoir une gestion durable des ressources pastorales et agricoles, considérée comme un levier essentiel de résilience pour les populations sahéliennes.

Cette rencontre de Bamako confirme ainsi la volonté des deux pays de faire des questions environnementales et pastorales un pilier de leur coopération au sein de l’espace sahélien.