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JOJ Dakar 2026 : Le Sénégal trace la voie d’un héritage sportif durable.

À moins de deux ans du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal intensifie les préparatifs pour accueillir ce rendez-vous mondial historique, une première sur le continent africain. Plus qu’un événement sportif, les JOJ sont perçus comme un levier de transformation pour le sport, les infrastructures et la jeunesse sénégalaise.

Une ambition au-delà de l’organisation

Sous la coordination du Comité d’organisation Dakar 2026 (COJOJ), les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec le Comité International Olympique (CIO), ont clairement affiché leur ambition : faire de Dakar 2026 un modèle d’organisation et d’héritage durable. Les JOJ ne seront pas simplement un événement de prestige, mais un catalyseur pour le développement du sport à la base, la modernisation des installations sportives et l’implication active des jeunes.

Des infrastructures modernisées et adaptées

La réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives sont en cours, notamment le stade Iba Mar Diop, le centre olympique de Diamniadio et d’autres sites clés à Dakar. Ces installations ont été pensées non seulement pour répondre aux exigences du CIO, mais aussi pour servir à long terme les athlètes locaux, les clubs, les écoles et les fédérations.

Un projet tourné vers la jeunesse

Au-delà du sport de haut niveau, Dakar 2026 mise sur la jeunesse. Plusieurs programmes éducatifs et culturels sont associés à l’événement, visant à promouvoir les valeurs olympiques, l’inclusion sociale, l’égalité des genres et l’engagement citoyen. La jeunesse sénégalaise est au cœur du projet, non seulement comme spectatrice, mais comme actrice.

Un héritage pour l’Afrique

Les JOJ 2026 représentent également une vitrine pour l’Afrique. Pour la première fois, le continent accueille une compétition olympique, un signal fort qui souligne son potentiel croissant dans l’organisation d’événements internationaux. Dakar 2026 ambitionne ainsi de poser les bases d’une nouvelle dynamique continentale dans le domaine du sport et de la jeunesse.

Conclusion

En s’engageant pleinement dans la préparation des JOJ 2026, le Sénégal ne prépare pas uniquement une compétition : il construit un avenir. Un avenir où les infrastructures, les talents, l’éducation et les valeurs sportives convergent pour façonner une génération inspirée et un pays renforcé. Dakar 2026 s’annonce déjà comme un tournant majeur dans l’histoire du sport sénégalais et africain.

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« J’ai tout quitté pour rentrer au Sénégal » : le pari audacieux de Coumba Sow, une entrepreneure de la diaspora.

« Je suis partie pour mieux revenir ». C’est par ces mots que Coumba Sow, trentenaire née en France de parents sénégalais, résume le virage radical qu’elle a pris en 2022. Coumba Sow a toujours nourri un attachement profond pour le pays de ses ancêtres. En avril 2022, elle saute le pas.Cadre dans une banque renommée à Paris, elle décide de tout quitter pour s’installer au Sénégal. Un choix risqué mais assumé.

Son objectif : investir et développer des projets professionnels, redonner du sens à sa vie tout en contribuant au développement local.

« Je suis née et j’ai grandi en France, mais le Sénégal a toujours été une part importante de ma vie », confie Coumba Sow originaire du Fouta, dans le nord du Sénégal.

Depuis son plus jeune âge, elle passait toutes ses vacances scolaires au pays, au sein d’une association de la diaspora qui organisait des séjours collectifs au village. Ces voyages ont profondément ancré en elle l’amour du Sénégal, de sa culture et de sa langue.

Quitter le confort parisien pour retrouver les racines

Ils sont de plus en nombreux les expatriés prêts à revenir investir et entreprendre dans leur pays d’origine, conscients des opportunités et des nouveaux marchés qui émergent au bercail.

Formée en France, Coumba est diplômée d’un Master en Banque-finance et a exercé en tant que manager dans une agence de la Société Générale à Paris.

Pourtant, au fil des années, l’appel du pays natal se faisait de plus en plus fort.

« J’avais toujours cette envie de contribuer au développement du Sénégal. Et je voyais le pays se transformer, se moderniser. C’était le moment de tenter quelque chose. »

C’est pendant la crise du Covid-19 que le projet prend forme. Coumba se mobilise bénévolement pour aider les membres de la diaspora à obtenir leur pièce d’identité sénégalaise, indispensable pour rentrer au pays en période de fermeture des frontières.

Son engagement se prolonge sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat, où elle fédère une communauté en quête d’informations concrètes : comment obtenir une carte nationale sénégalaise ? Comment s’installer au Sénégal ? Où investir ? Où passer ses vacances ?

Face à cette demande croissante, elle crée en 2021 « Paris Sénégal », une agence de services dédiée aux projets en lien avec le pays.

« On veut faire le pari du Sénégal. Montrer que tout est possible ici », confie-t-elle.

Coumba Sow au bord de la piscine d'une maison témoin
Légende image,Coumba Sow a lancé le projet dénommé « Un terrain pour tous. »

« Pari-Sénégal », un pont entre deux mondes

Installée d’abord à Dakar, Coumba Sow propose des services de conciergerie, de location de vacances, de mise en relation avec des avocats pour des litiges fonciers, et d’accompagnement administratif. Forte de son carnet d’adresses, elle aide ceux qui, comme elle, veulent s’installer, investir ou entreprendre au Sénégal.

L’aventure à Dakar n’est pas de tout repos. Là-bas, elle découvre un pays en mouvement, plein d’opportunités, mais aussi confronté à de nombreux défis.

« J’ai vu à quel point le retour peut être complexe pour les membres de la diaspora. Entre démarches administratives, manque d’informations et désillusions, beaucoup finissent par abandonner », observe-t-elle.

« Entre 2020 et 2022, j’ai répondu à des centaines de questions : comment acheter un terrain ? Créer une entreprise ? Ouvrir un compte bancaire ?  » raconte-t-elle.

En novembre 2021, elle organise la première « Rencontre Paris-Sénégal » à Paris.

Près de 300 personnes assistent à l’évènement. Des représentants de l’APIX (Agence Nationale chargée de la Promotion de l’Investissement et des Grands Travaux), de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) et des entrepreneurs de la diaspora partagent leur expérience. Ce fut une réussite et un tournant. « C’est à ce moment que j’ai compris qu’il y avait un vrai besoin, une vraie attente », dit-elle.

De cette prise de conscience naît son projet : Pari-Sénégal. Un dispositif qu’elle a elle-même conçu pour accompagner les membres de la diaspora dans leur retour et leurs investissements. « Je veux leur éviter les erreurs que j’ai commises. Leur montrer qu’il est possible de réussir ici, à condition d’être bien préparé », dit-elle.

Le programme propose un accompagnement personnalisé : conseils juridiques, mise en relation avec des partenaires de confiance, formation sur l’écosystème local, visites sur le terrain… »C’est un accompagnement humain, avec une vraie compréhension des réalités des deux côtés de la Méditerranée. »

S’installer au Sénégal : entre préparation et adaptation

Pour Coumba Sow, réussir son retour au pays passe par une bonne préparation. « Le premier conseil que je donne, c’est de définir une stratégie d’installation. Est-ce que je veux revenir comme entrepreneur ? Comme salarié ? Ou bien je tente l’aventure et je vois sur place ? » explique-t-elle.

Elle insiste aussi sur la nécessité de s’adapter : « Une fois que vous êtes au Sénégal, vous êtes au Sénégal. Il faut comprendre les réalités locales, apprendre à vivre avec, et rester curieux. »

Son dernier conseil : oser. « Il n’y a jamais de moment parfait. Il faut se lancer. L’Afrique, c’est l’avenir. Le Sénégal est un pays magnifique, avec un peuple accueillant, une nature généreuse, et des opportunités partout. »

Aujourd’hui, depuis ses bureaux à Saly, Coumba développe un nouveau projet : Un terrain pour tous. Elle propose des terrains à petit budget en périphérie de la nouvelle voie de contournement de Pointe-Sarène, une zone en pleine transformation. Elle a même construit une maison témoin, destinée à la vente, pour prouver qu’il est possible de bâtir au Sénégal avec un budget modeste.

« L’objectif, c’est de démocratiser l’accès à la propriété, en particulier pour les membres de la diaspora qui veulent investir mais n’osent pas », explique-t-elle.

Coumba Sow
Légende image,Ces dernières années, une tendance de fond se dessine sur le continent africain : de jeunes diplômés formés à l’étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord, font le choix de retourner dans leur pays d’origine pour y entreprendre.

Le soutien des parents, un moteur essentiel

Quand elle a annoncé son projet de retour, ses parents ont été surpris, mais fiers.

« Quand j’ai expliqué à mes parents que je voulais m’installer au Sénégal, ma mère a été tellement contente, j’avais l’impression que je réalisais son rêve. Et mon père, avec qui j’ai une relation très fusionnelle, m’a juste demandé : qu’est-ce que tu vas faire là-bas exactement ? Je lui ai expliqué que je devais être sur place pour développer mon entreprise. Il m’a dit : ‘Bismillah’ », raconte-t-elle avec émotion.

« Je lui ai dit : Baba, quand tu es venu en France, est-ce que tu aurais pensé qu’un jour j’irais m’installer au Sénégal ? » Il m’a dit non. Il m’a toujours soutenue pour mon retour au pays, il m’a toujours encouragée, mais il n’aurait jamais pensé à ça. Et maintenant, il le comprend, il l’encourage. Il est fier. Quand je me suis installée, il m’appelait tous les jours. Aujourd’hui, il ne m’appelle plus. Il sait que tout va bien, il est fier de moi. Alhamdoulilah », dit-elle, le sourire large.

Pour Coumba Sow, ce retour au pays n’est pas une fin en soi, mais un début. Elle espère contribuer à changer le regard sur l’Afrique et valoriser le potentiel de la diaspora. « On peut être utile autrement. Investir, créer de la valeur, former, transmettre », insiste-t-elle.

La jeune entrepreneure multiplie les rencontres avec des membres de la diaspora porteurs de projets, des collectivités locales et des bailleurs. Son engagement commence à porter ses fruits. « Quand je vois une famille qui parvient à construire un logement décent ou à lancer un petit commerce grâce à notre accompagnement, je me dis que ça valait le coup. »

Une maison témoin construite par l'agence de Coumba Sow
Légende image,Coumba Sow propose à ses clients des terrains à petit budget pour leur permettre d’accéder à la propriété au Sénégal.

Un appel à la diaspora : « Le Sénégal vous attend »

À ceux qui hésitent encore à franchir le pas, Coumba adresse un message : « Revenir ne veut pas dire échouer en Europe. Cela peut être un acte fort, stratégique et porteur de sens. Mais il faut s’y préparer sérieusement. »

Selon l’OCDE, (Organisation de coopération et de développement économiques), environ 400 000 Sénégalais vivent à l’étranger. Pour Coumba Sow, nombre d’entre eux nourrissent le désir de revenir, motivés par la stabilité politique, la croissance économique ou tout simplement la nostalgie. « Le FMI prévoit un taux de croissance de 9,3 % pour 2025. C’est le moment de croire au pays, de tenter un projet. Même petit. Le Sénégal a besoin de nous tous. »

Entre Paris et Dakar, Coumba Sow incarne une génération de binationaux qui refusent de choisir entre deux identités et préfèrent bâtir des ponts. « J’ai compris que mon avenir ne se limitait pas à un pays ou à une nationalité. Mon avenir, je le construis là où je me sens utile. »

Avec « Pari-Sénégal », Coumba Sow souhaite désormais aller plus loin, en structurant un réseau transnational de compétences, d’opportunités et de solidarité. Une façon de transformer les rêves de retour en projets durables.

Ces dernières années, une tendance de fond se dessine sur le continent africain : de jeunes diplômés formés à l’étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord, font le choix de retourner dans leur pays d’origine pour y entreprendre. Ce mouvement, encore marginal il y a une décennie, gagne aujourd’hui en ampleur. Plusieurs facteurs expliquent cet élan de retour et d’investissement local.

Pour beaucoup, retourner « au pays » est un projet de vie. Le besoin de renouer avec ses racines, de se rapprocher de sa famille ou de donner une autre éducation à ses enfants participe aussi à cette dynamique de retour.

De plus en plus de jeunes Africains de la diaspora sont animés par le désir de « rendre » à leur pays ce qu’ils estiment avoir reçu. Face à des marchés souvent saturés en Occident, les pays africains offrent des opportunités de croissance inédites. La jeunesse de la population, l’émergence d’une classe moyenne et les besoins non couverts dans de nombreux secteurs constituent un terreau fertile pour les entrepreneurs. Pour beaucoup, l’Afrique représente un « marché vierge » où tout reste à bâtir.

Source : BBC News Afrique.

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Stade du 4 Août : Ouagadougou retrouve la scène continentale après l’homologation de la CAF.

Le Burkina Faso renoue avec les compétitions internationales à domicile. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement homologué le stade du 4 Août de Ouagadougou, marquant ainsi le retour des matchs continentaux dans la capitale burkinabè.

Après plusieurs mois de travaux de réhabilitation et de mise aux normes, le mythique stade a satisfait aux critères d’exigence établis par l’instance continentale en matière d’infrastructures sportives : qualité de la pelouse, éclairage, vestiaires, sécurité, tribunes et logistique d’accueil.

Cette homologation est perçue comme une victoire symbolique et stratégique pour le Burkina Faso, qui, depuis plusieurs années, devait jouer ses matchs internationaux en dehors de son territoire, faute de stades répondant aux normes de la CAF.

Le ministère des Sports et de la Jeunesse a salué cette décision, affirmant que cela renforce la souveraineté sportive nationale et redonne aux supporters burkinabè l’occasion d’encourager leurs équipes depuis les gradins.

Le stade du 4 Août pourra désormais accueillir les rencontres des Étalons ainsi que les compétitions interclubs africaines, offrant une vitrine au football burkinabè et un nouveau souffle à la pratique locale du sport roi.

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Pèlerinage 2025 : La Guinée couronnée pour l’excellence de son organisation.

La République de Guinée vient de recevoir le prestigieux prix “Zaizatoul Itssal”, une distinction qui honore la qualité de l’organisation du pèlerinage à La Mecque (Hadji) 2025. Ce prix d’excellence, remis par les autorités saoudiennes, met en lumière les efforts déployés par le pays pour garantir à ses pèlerins des conditions optimales de transport, d’accueil et d’encadrement.

Cette reconnaissance internationale salue une logistique rigoureuse et une gestion efficace du processus du Hadj, dans un contexte où des milliers de fidèles guinéens ont effectué leur voyage vers les lieux saints dans la sérénité et la dignité.

Les autorités guinéennes attribuent cette réussite à la vision du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, dont l’impulsion et le sens de l’organisation ont permis une coordination exemplaire entre les ministères concernés, les agences de voyage agréées et les partenaires saoudiens.

Le prix “Zaizatoul Itssal” est attribué chaque année aux pays ayant démontré un haut niveau de professionnalisme et de respect des normes fixées par les instances islamiques et les autorités saoudiennes en matière d’organisation du pèlerinage.

Pour la Guinée, cette distinction représente non seulement une fierté nationale, mais également un engagement renouvelé à placer le bien-être des citoyens au cœur des politiques publiques, y compris dans les domaines religieux.

C’est donc une Guinée honorée qui revient de cette édition 2025 du Hadj, avec en main un trophée symbolisant la rigueur, l’excellence et la responsabilité.

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Sénégal-Gambie : Fabakary Jatta salue l’exemplarité de la coopération parlementaire à la clôture de la session ordinaire.

La session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est achevée sur une note de diplomatie et de fraternité ce 30 juin 2025, marquée par l’intervention du président de l’Assemblée nationale gambienne, Fabakary Tombong Jatta. En visite officielle au Sénégal, le chef du législatif gambien a exprimé son admiration pour la qualité des relations entre les deux institutions parlementaires, qu’il a qualifiées de « modèle de démocratie parlementaire en Afrique de l’Ouest ».

Dans son allocution, Fabakary Jatta a salué l’accueil chaleureux des autorités sénégalaises et souligné l’importance de renforcer la coopération interparlementaire entre Banjul et Dakar. Il a mis en avant les enjeux communs aux deux nations, notamment la sécurité transfrontalière, l’intégration économique et les défis liés à la jeunesse, plaidant pour une harmonisation des approches législatives afin de mieux y répondre.

Du côté sénégalais, les autorités parlementaires ont abondé dans le même sens, réaffirmant leur attachement à une collaboration dynamique, nourrie par des échanges réguliers, des formations croisées et une coordination accrue dans les instances régionales comme le Parlement de la CEDEAO.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie parlementaire, visant à consolider l’axe Dakar-Banjul dans une Afrique de l’Ouest confrontée à de nombreux défis, mais riche en opportunités de coopération sud-sud.

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Séville 2025 : Le Président Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et actrice de son développement.

En prenant la parole ce 28 juin 2025 à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Séville, en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré un message clair, structuré et empreint de fermeté : l’Afrique ne demande plus, elle propose.

Dans un discours salué par l’assemblée, le Chef de l’État a mis en avant la nécessité d’une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale, jugée déséquilibrée et inadaptée aux réalités des pays africains. Selon lui, les mécanismes actuels de financement perpétuent une logique de dépendance au lieu de soutenir une dynamique de souveraineté économique.

Mettant en lumière les efforts du Sénégal pour bâtir une économie plus résiliente et tournée vers l’innovation, il a insisté sur la nécessité de créer des instruments africains de financement adaptés aux priorités locales. Diomaye Faye a souligné que l’Afrique ne saurait continuer à être simplement « un réceptacle de solutions conçues ailleurs », mais qu’elle devait jouer un rôle moteur dans la redéfinition des règles du jeu.

Il a aussi rappelé l’importance de valoriser les ressources naturelles africaines sur place, et non plus les exporter à l’état brut. Pour cela, il appelle à un partenariat économique basé sur l’équité, la transparence et le respect mutuel.

Enfin, le président sénégalais a exhorté les institutions financières internationales à revoir leurs critères d’allocation des financements, afin qu’ils reflètent davantage les défis structurels auxquels font face les pays du Sud.

Ce discours s’inscrit dans la droite ligne de la vision portée par le Sénégal à l’horizon 2050 : une Afrique debout, capable de prendre en main son destin économique, social et politique, dans le respect de ses peuples et de ses ressources.

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Séville : Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron amorcent un nouveau chapitre dans les relations franco-sénégalaises

En marge de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Séville en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue français Emmanuel Macron ont eu un entretien stratégique, ce jeudi 27 juin 2025. Cette rencontre, qualifiée de cordiale par les entourages respectifs, ouvre la voie à une possible redéfinition du partenariat entre la France et le Sénégal, dans un contexte de recomposition des relations entre Paris et ses anciens partenaires africains.

Les deux chefs d’État ont échangé sur des questions bilatérales, régionales et multilatérales, avec une attention particulière portée sur la coopération économique, les investissements stratégiques et les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Le président Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de construire une relation basée sur le respect mutuel, la transparence et la souveraineté, en insistant sur la nécessité pour les deux pays d’évoluer vers un partenariat gagnant-gagnant, tenant compte des nouvelles aspirations du peuple sénégalais.

Emmanuel Macron, quant à lui, a salué la dynamique enclenchée par les nouvelles autorités sénégalaises et s’est dit disposé à renforcer la coopération, notamment dans les domaines de la transition énergétique, du numérique, de l’agriculture durable et de l’éducation.

Cette entrevue intervient dans un contexte de profondes mutations géopolitiques, où plusieurs pays africains réévaluent leurs relations avec les anciennes puissances coloniales. Le Sénégal, sous la conduite du Président Diomaye Faye, semble vouloir jouer un rôle pivot dans la construction d’un nouveau modèle de coopération internationale, fondé sur la dignité et l’autonomie stratégique.

Cette première rencontre officielle entre les deux présidents pourrait marquer le début d’une ère renouvelée dans les relations franco-sénégalaises, à condition que les engagements soient suivis d’actes concrets.

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Burkina Faso : la mine de Kiaka entre en production et renforce le poids du pays sur l’échiquier aurifère africain.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans le développement de son industrie minière avec le lancement officiel de la production à la mine d’or de Kiaka, située dans la région du Centre-Sud. Ce projet stratégique, désormais opérationnel, marque un tournant majeur dans les efforts du pays pour accroître ses capacités de production aurifère et renforcer sa position parmi les principaux producteurs d’or en Afrique.

Portée par la société minière West African Resources, la mine de Kiaka est l’un des projets aurifères les plus prometteurs du pays. Sa mise en service intervient dans un contexte de dynamisme du secteur minier burkinabè, qui continue d’attirer les investissements malgré les défis sécuritaires et logistiques. À terme, le site devrait produire près de 120 000 onces d’or par an, contribuant de manière significative aux recettes de l’État et à la création d’emplois locaux.

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère des Mines, salue cette avancée comme une preuve de résilience et d’attractivité du pays dans un secteur stratégique pour l’économie nationale. Il affirme également sa volonté d’assurer une exploitation responsable des ressources naturelles, avec un accent particulier sur la transparence, la protection de l’environnement et la redistribution des retombées économiques aux communautés locales.

La mise en production de la mine de Kiaka conforte ainsi le rôle central du Burkina Faso dans l’architecture aurifère régionale et illustre les perspectives encore florissantes de l’industrie extractive nationale.

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Bassirou Diomaye Faye en route pour Séville : le Sénégal à la 4ᵉ Conférence sur le financement du développement.

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Séville, en Espagne. Il y prendra part à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, un événement de haut niveau qui réunit les dirigeants du monde entier autour des enjeux de mobilisation des ressources pour soutenir une croissance inclusive et durable.

Cette rencontre vise à renforcer les mécanismes de coopération internationale pour le financement des objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les pays du Sud. Le Chef de l’État sénégalais y portera la voix de l’Afrique et du Sénégal, mettant en lumière les défis particuliers des économies en transition et la nécessité d’un nouveau pacte financier mondial plus équitable.

La participation du Président Faye s’inscrit dans sa volonté affirmée de promouvoir une diplomatie économique proactive et de positionner le Sénégal comme un acteur clé dans les débats internationaux sur le développement. Elle constitue également une opportunité de nouer des partenariats stratégiques pour appuyer les projets prioritaires de son programme de transformation économique, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’énergie.

Durant son séjour, le Chef de l’État aura également des rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants et représentants d’institutions financières internationales, en vue de consolider les relations de coopération et d’attirer davantage d’investissements vers le Sénégal.

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Simandou : la Guinée conclut la première édition de la Planification et de la Coopération sous le sceau de la stratégie.

La première édition de la Planification et de la Coopération s’est clôturée par une cérémonie officielle marquée par la participation du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence et Président du Comité Stratégique du projet Simandou. Cette rencontre, tenue dans un contexte de transformation structurelle de l’économie guinéenne, s’inscrit dans la dynamique de coordination et de pilotage stratégique des grands chantiers nationaux.

Le haut responsable de la Présidence a salué l’engagement des parties prenantes dans cette démarche novatrice qui associe planification rigoureuse et coopération multisectorielle. Selon lui, cette première édition a permis d’aligner les objectifs de développement avec les impératifs du projet Simandou, tout en assurant une synergie entre les acteurs institutionnels, économiques et techniques.

La cérémonie de clôture a été l’occasion de revenir sur les avancées majeures réalisées au cours de cette édition, notamment la validation d’axes stratégiques visant à maximiser les retombées du projet minier Simandou pour le développement local, les infrastructures et l’intégration régionale. L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer les mécanismes de gouvernance, de transparence et de suivi-évaluation pour garantir l’impact durable des initiatives entreprises.

En tant que Président du Comité Stratégique, le Ministre Directeur de Cabinet a insisté sur l’importance d’une vision claire et partagée entre l’État, ses partenaires techniques et les opérateurs du secteur privé. Il a réaffirmé la volonté des autorités de faire du projet Simandou un modèle de partenariat gagnant-gagnant au service de la souveraineté économique nationale.

La clôture de cette première édition marque ainsi un tournant dans l’approche stratégique de la gestion des ressources naturelles en Guinée, avec un cap résolument tourné vers une exploitation responsable, inclusive et orientée vers le développement