Mamadi Doumbouya 2 360x320

Diplomatie : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya nomme de nouveaux ambassadeurs en Arabie saoudite et en Chine

Par décret présidentiel lu ce lundi 8 juin 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République de Guinée.

À ce titre, Mohamed Ahmed Diallo, précédemment superviseur général du soutien technique pour le Hadj, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée auprès du Royaume d’Arabie saoudite.

De son côté, Loucény Condé, jusqu’alors ambassadeur de Guinée auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, est désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la représentation diplomatique guinéenne auprès de partenaires stratégiques du pays.

B16f0ff92ad308a828236c2084e7a581 360x320

BOA Niger : une envolée boursière malgré une forte dégradation des résultats.

Alors que son bénéfice a fortement chuté en 2025, la banque nigérienne BOA Niger continue de séduire les investisseurs. Cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), l’action de l’établissement figure parmi les meilleures performances du secteur bancaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec une progression de près de 40 % au cours des six derniers mois.

Cette dynamique boursière contraste pourtant avec les difficultés opérationnelles auxquelles la banque a été confrontée au cours du dernier exercice.

Un résultat net lourdement affecté par le coût du risque

Le 20 février 2026, le Conseil d’administration de BOA Niger avait alerté le marché à travers un « profit warning », annonçant une baisse prévisionnelle de 92 % du résultat net pour l’exercice 2025 par rapport à l’année précédente.

Selon la banque, cette contre-performance s’explique principalement par une forte augmentation du coût du risque, conséquence d’importantes dotations exceptionnelles constituées pour couvrir les risques de crédit et renforcer les provisions face à la détérioration du portefeuille.

Cette situation reflète les tensions qui affectent l’ensemble du secteur bancaire nigérien dans un contexte économique marqué par des incertitudes sécuritaires, une activité économique ralentie et une contraction du financement de l’économie.

Un environnement bancaire sous pression

Les données du secteur montrent en effet une dégradation progressive des indicateurs bancaires au Niger. En 2025, les encours de crédit du système bancaire ont reculé de 4,1 %, tandis que les dépôts n’ont progressé que de 1 %.

BOA Niger a enregistré une évolution encore plus marquée. Son portefeuille de crédits s’est contracté de 21 %, signe d’un ralentissement important de son activité de financement, malgré une hausse de 4 % des dépôts collectés auprès de sa clientèle.

Parallèlement, la qualité des actifs s’est détériorée. Le taux de créances en souffrance du secteur bancaire nigérien est passé de 24,4 % à 28,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025, obligeant les établissements financiers à renforcer leurs mécanismes de couverture des risques.

Pourquoi les investisseurs continuent-ils d’acheter le titre ?

Malgré ces résultats préoccupants, les marchés financiers semblent adopter une lecture davantage tournée vers l’avenir. Les investisseurs considèrent majoritairement que les difficultés enregistrées en 2025 relèvent d’un contexte exceptionnel plutôt que d’une fragilité structurelle du modèle économique de BOA Niger.

Cette confiance repose notamment sur la solidité financière de l’établissement, dont les ratios prudentiels demeurent conformes aux exigences réglementaires de l’UEMOA. Elle s’appuie également sur le soutien du groupe panafricain Bank Of Africa, présent dans plusieurs pays du continent et reconnu pour sa capacité de résilience face aux cycles économiques difficiles.

La Bourse anticipe déjà l’après-crise

L’évolution récente du titre illustre un mécanisme bien connu des marchés financiers : les investisseurs valorisent davantage les perspectives futures que les performances passées.

Dans le cas de BOA Niger, la progression spectaculaire de l’action traduit l’anticipation d’un redressement progressif de l’activité et d’une amélioration des résultats au cours des prochaines années. Une confiance qui contraste avec les défis encore nombreux auxquels reste confronté le secteur bancaire nigérien, mais qui témoigne de la capacité des marchés à se projeter au-delà des difficultés conjoncturelles.

Alors que les comptes de 2025 mettent en lumière l’ampleur des tensions économiques et financières actuelles, la BRVM semble déjà miser sur une phase de reprise pour l’une des principales banques du Niger.

FB IMG 178077559155511 1140x570 1 360x320

La Guinée rejoint le Conseil économique et social des Nations unies pour le mandat 2027-2029.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein des institutions multilatérales. Le pays a été élu membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, à l’issue d’un vote organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.

L’annonce a été faite ce samedi 6 juin 2026 par le ministère guinéen du Plan et de la Coopération internationale, qui a salué une avancée diplomatique majeure pour le pays sur la scène internationale.

Une présence renforcée au sein du système onusien

Considéré comme l’un des principaux organes des Nations unies, l’ECOSOC joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et environnementales de l’organisation. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et favorise le dialogue entre les États membres, les institutions spécialisées et les différents acteurs du développement.

L’élection de la Guinée lui permettra de participer activement aux travaux du Conseil et de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux mondiaux liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement et à la coopération internationale.

Une opportunité pour porter les priorités nationales

À travers ce mandat, Conakry disposera d’une tribune supplémentaire pour défendre les priorités de développement du pays et faire entendre la voix de l’Afrique dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance économique mondiale.

Cette présence au sein de l’ECOSOC intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts pour renforcer sa visibilité diplomatique et accroître sa participation dans les grandes instances décisionnelles internationales.

Cap sur le Forum politique de haut niveau

Cette élection intervient également à quelques semaines d’un rendez-vous important pour les autorités guinéennes. En juillet prochain, la Guinée présentera à New York son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies.

Ce document permettra d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale et la croissance économique durable.

Une dynamique africaine au sein des Nations unies

L’entrée de la Guinée à l’ECOSOC s’inscrit dans une dynamique plus large portée par plusieurs États africains, qui cherchent à renforcer leur représentation au sein des organes stratégiques des Nations unies. Cette présence accrue vise à permettre au continent de peser davantage sur les décisions relatives au développement, au financement international et aux réformes de la gouvernance mondiale.

Pour la Guinée, cette élection constitue à la fois une reconnaissance de son engagement diplomatique et une opportunité de contribuer davantage aux grandes orientations économiques et sociales discutées au sein de l’organisation internationale.

718099162 1310493297935260 4871796531448161878 n 360x320

Festival International du Djembé et des Percussions 2026 : la Guinée veut affirmer son statut de capitale mondiale du rythme.

La Guinée a officiellement lancé, samedi à Conakry, les préparatifs de la deuxième édition du Festival International du Djembé et des Percussions (FID 2026), un rendez-vous culturel majeur qui se tiendra du 8 au 13 décembre prochain. Organisée au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), la cérémonie de lancement a réuni autorités gouvernementales, artistes, acteurs culturels et partenaires autour d’un objectif commun : faire de la Guinée la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

À travers cette nouvelle édition, les organisateurs entendent renforcer le positionnement du pays comme berceau historique du djembé tout en valorisant un patrimoine culturel qui a largement contribué au rayonnement de la Guinée sur la scène internationale.

Un hommage aux maîtres de la percussion guinéenne

La cérémonie a été marquée par plusieurs prestations artistiques mettant à l’honneur des figures emblématiques de la musique traditionnelle guinéenne. Les doyens Fatou Abou Camara et Famoudou Konaté, véritables références de l’art du djembé, ont partagé la scène avec l’artiste Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et le groupe Sabou Gnouma.

À travers leurs performances, ces artistes ont rappelé la richesse et la diversité d’un héritage culturel qui continue d’influencer les musiques du monde et de former des générations de percussionnistes bien au-delà des frontières guinéennes.

Un festival au service du développement culturel et économique

Dans son intervention, Miryam Sylla, cheffe de projet de Circus Baobab chargée de la mise en œuvre du festival, a souligné la portée stratégique de l’événement pour la promotion de la culture guinéenne. Elle a salué l’engagement des autorités ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux mobilisés autour de cette initiative.

Selon elle, le festival s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation du patrimoine culturel national et dans la vision de développement portée par le programme Simandou 2040, qui accorde une place importante aux industries culturelles et créatives.

Cette édition bénéficie également du soutien institutionnel de plusieurs membres du gouvernement. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, en assure le marrainage, tandis que le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, en est le parrain.

Matam au cœur du dispositif culturel

L’une des principales innovations annoncées pour cette édition concerne la mise en place d’un vaste village du festival dans la commune de Matam, considérée comme l’un des hauts lieux historiques du djembé en Guinée.

Pendant toute la durée de l’événement, le site accueillera des ateliers de formation, des espaces de fabrication d’instruments traditionnels, des spectacles, des concerts, des conférences et des rencontres professionnelles. Les organisateurs ambitionnent ainsi de transformer Matam en véritable centre international des percussions africaines.

Pour Ousmane Boudaouné, porte-parole du comité international d’experts, cette initiative témoigne du retour progressif de la Guinée sur la scène culturelle mondiale. Il a rappelé l’héritage laissé par des figures majeures telles que Fodéba Keïta, les Ballets africains et les grands maîtres percussionnistes qui ont contribué à faire connaître la culture guinéenne à travers le monde.

Faire du djembé un levier de rayonnement international

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a insisté sur la dimension stratégique du festival pour le développement culturel et touristique du pays.

Revenant sur l’histoire de cette manifestation, il a rappelé que la première édition avait été organisée en 1999 avant de connaître une relance en 2024. Selon lui, le Festival International du Djembé et des Percussions constitue aujourd’hui un outil essentiel pour structurer l’écosystème culturel national, préserver les savoir-faire traditionnels et créer de nouvelles opportunités économiques autour des industries créatives.

Le ministre a également souligné que la Guinée dispose d’un patrimoine unique, porté par plusieurs générations de djembéfolas et d’artistes qui ont exporté leur talent sur tous les continents.

Un rendez-vous mondial attendu en décembre

Du 8 au 13 décembre 2026, Conakry accueillera ainsi des artistes, chercheurs, professionnels de la culture et passionnés de percussion venus de plusieurs pays. Concerts, ateliers, expositions, conférences et rencontres interculturelles rythmeront cette semaine consacrée à la célébration du djembé et des traditions musicales africaines.

À travers cette édition, les organisateurs ambitionnent de renforcer la transmission des savoirs, préserver la mémoire des grands maîtres et promouvoir l’attractivité culturelle et touristique de la Guinée.

L’objectif affiché est clair : consacrer durablement la Guinée comme la terre d’origine et la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

Eni 360x320

Hydrocarbures : Le géant italien Eni décroche une licence d’exploration pétrolière offshore en Gambie

La Gambie accélère son positionnement sur la carte énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement de Banjul a officiellement octroyé une licence d’exploration pour un bloc pétrolier offshore stratégique au géant italien Eni, marquant une nouvelle étape dans l’attractivité du bassin sédimentaire MSGBC.

Le secteur des hydrocarbures est en pleine ébullition dans la sous-région. La major pétrolière italienne Eni vient de consolider sa présence en Afrique de l’Ouest en obtenant les droits d’exploration exclusifs sur un bloc en haute mer en Gambie. Cette signature s’inscrit dans la stratégie agressive du gouvernement gambien visant à imiter le succès de ses voisins sénégalais et mauritaniens, qui ont transformé le bassin MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée-Conakry) en un nouvel eldorado pétrolier et gazier mondial.

Pour Eni, cette acquisition représente une opportunité majeure de diversifier son portefeuille d’actifs en Afrique, un continent où le groupe est déjà historiquement très puissant, notamment en Afrique du Nord, au Nigeria, au Congo et au Mozambique.

Les détails de l’accord et les engagements d’Eni

L’accord de partage de production (PSC) signé entre les autorités gambiennes et la multinationale italienne fixe une feuille de route stricte pour les prochaines années. Durant la première phase d’exploration, Eni s’est engagée à mener des études géologiques poussées, incluant :

  • L’acquisition et le traitement de données sismiques 3D de pointe pour cartographier avec précision le sous-sol marin.
  • Le forage d’un premier puits d’exploration afin de tester le potentiel commercial des structures identifiées.
  • Le transfert de technologies et le renforcement des capacités, Eni devant financer des programmes de formation pour le personnel du ministère gambien du Pétrole et de l’Énergie ainsi que pour la compagnie nationale GNPC.
Un enjeu économique vital pour Banjul

Pour la Gambie, l’entrée en scène d’un opérateur de la taille d’Eni est une immense victoire politique et économique. Jusqu’ici, malgré plusieurs campagnes de forages menées par d’autres compagnies (comme FAR ou Australian Woodside), aucune découverte commerciale majeure n’avait encore été confirmée dans les eaux gambiennes.
L’arrivée d’une « major » disposant d’une force de frappe financière et technologique colossale relance l’espoir de voir le pays basculer dans le club des producteurs d’or noir. Une découverte majeure permettrait à Banjul de sécuriser sa souveraineté énergétique, de générer des revenus fiscaux massifs et de stimuler l’emploi local, dans un pays où l’économie reste encore très dépendante du tourisme et de l’agriculture.
Les yeux des géologues et des investisseurs sont désormais tournés vers l’océan Atlantique, où les premiers navires de prospection d’Eni devraient rapidement entrer en action.

Simandou 2040 360x320

Programme Simandou 2040 : La Guinée lance un plan agricole historique de plus de 18 milliards de dollars

En marge des gigantesques investissements miniers, Conakry accélère sa transition économique. Le gouvernement a officiellement lancé le volet agricole du programme « Simandou 2040 ». Un projet titanesque de 18 milliards de dollars destiné à bâtir l’autosuffisance et à transformer la Guinée en puissance agro-industrielle d’ici quinze ans.

C’est un tournant stratégique majeur pour la République de Guinée. Le vendredi 5 juin 2026, le chapiteau du Palais du Peuple à Conakry a abrité la cérémonie officielle de lancement du Pilier 1 (Agriculture) du programme national « Simandou 2040 ». L’événement, qui a réuni des membres du gouvernement, le Comité stratégique Simandou et la direction du Guinea Development Board, jette les bases d’une économie post-mineure résiliente.
La ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Aminata Kaba, a dévoilé à cette occasion une feuille de route articulée autour de cinq programmes majeurs. Rappelant que la Guinée dispose d’un trésor de 13,7 millions d’hectares de terres arables, elle a inscrit cette démarche dans la vision du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya :
« Il ne saurait y avoir de souveraineté véritable sans souveraineté alimentaire. Aujourd’hui, nous posons les fondations d’une nouvelle agriculture guinéenne : moderne, industrielle, productive, compétitive, inclusive et durable », a-t-elle martelé.
Des infrastructures massives et une restructuration rurale
Pour rentabiliser ce colossal budget de plus de 18 milliards de dollars étalé sur 15 ans, le gouvernement guinéen mise sur une transformation en profondeur du monde rural et des circuits logistiques. Les objectifs opérationnels affichés sont particulièrement ambitieux :

  • Structuration du monde paysan : Création et accompagnement de 5 000 coopératives agricoles à travers le pays.
  • Soutien à la filière : Développement d’une centaine d’agrégateurs et mise en place de centres d’agrégation modernes pour assurer le stockage, le tri, la calibration et la conservation des récoltes.
  • Désenclavement des bassins de production : Construction et réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales pour connecter directement les champs aux grands centres de consommation.
  • Chaîne logistique : Déploiement de centres de collecte et de magasins communautaires afin de réduire drastiquement les pertes post-récolte qui plombent actuellement les revenus des producteurs.

Un partenariat public-privé (PPP) à 70%
Le financement de cette méga-infrastructure agricole répond à un modèle économique collaboratif. Prenant la parole au nom du chef de l’État, le ministre secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, a détaillé la clé de répartition des investissements : l’État guinéen prendra en charge 30 % du budget global, tandis que les 70 % restants proviendront des investissements du secteur privé.
« Cela signifie que ce programme de développement se réalisera avec la participation de tous […]. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour accompagner le développement de notre pays », a indiqué le Général Amara Camara, appelant opérateurs privés et partenaires au développement à se saisir de ces opportunités d’affaires.
Le soutien des partenaires internationaux
Présente à la cérémonie, la représentante pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) a salué, au nom des partenaires techniques et financiers, la pertinence de ce plan de rupture. Elle a rappelé que dans un contexte mondial bouleversé par le changement climatique et l’instabilité des prix alimentaires, investir dans la production nationale n’est plus une option, mais une exigence absolue de sécurité nationale. Les partenaires internationaux ont réitéré leur engagement ferme à accompagner Conakry dans la mobilisation et la mise en œuvre de ce programme historique.
En arrimant l’avenir de son agriculture au méga-projet minier de Simandou, la Guinée espère réussir là où de nombreuses économies rentières ont échoué : convertir la richesse éphémère du sous-sol en une prospérité verte, durable et partagée par l’ensemble de sa population.

715501732 122138050281117942 8561646027339090331 n 360x320

Législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo élu député de la diaspora Afrique.

La diaspora guinéenne établie en Afrique a désormais son représentant à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections législatives, Elhadj Amadou Diarouga Diallo a été élu député de la circonscription de la diaspora Afrique, consacrant ainsi un parcours marqué par l’engagement communautaire et la proximité avec les Guinéens vivant hors du territoire national.

Cette victoire intervient dans un contexte où la participation de la diaspora aux grandes décisions nationales occupe une place croissante dans le débat public. Acteurs économiques majeurs, contributeurs au développement local et ambassadeurs de la Guinée à travers le continent, les Guinéens de l’extérieur voient leur rôle politique se renforcer à travers cette représentation parlementaire.

Une confiance accordée par les Guinéens de l’extérieur

L’élection d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo traduit la confiance que lui ont accordée les électeurs de la diaspora africaine. Tout au long de la campagne, le nouveau député a multiplié les échanges avec les communautés guinéennes installées dans plusieurs pays du continent, portant un message centré sur la représentation, l’écoute et la défense des intérêts des citoyens vivant à l’étranger.

Son élection est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’une volonté des électeurs de voir leurs préoccupations mieux prises en compte au sein des institutions nationales.

Porter la voix de la diaspora au Parlement

En accédant à l’Assemblée nationale, Elhadj Amadou Diarouga Diallo aura pour mission de porter les attentes des Guinéens établis en Afrique sur des questions aussi diverses que la protection consulaire, l’investissement de la diaspora, la mobilité, l’accès aux services administratifs ou encore la participation au développement économique du pays.

La diaspora guinéenne représente en effet un levier stratégique pour la Guinée, tant par ses transferts financiers que par son apport en compétences, en expertise et en réseaux économiques.

Un mandat placé sous le signe du rapprochement

Au-delà de la représentation institutionnelle, cette élection ouvre une nouvelle étape dans les relations entre la Guinée et sa diaspora. Les attentes sont importantes concernant le renforcement des mécanismes de dialogue entre les autorités nationales et les communautés guinéennes établies à travers le continent africain.

Pour de nombreux électeurs, le mandat d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo devra contribuer à rapprocher davantage la diaspora des centres de décision et à faire entendre sa voix dans les politiques publiques nationales.

Avec cette victoire, le nouveau député devient l’un des visages de la représentation des Guinéens de l’extérieur et hérite de la responsabilité de transformer les aspirations de la diaspora africaine en propositions concrètes au service du développement de la Guinée.

2 8319 360x320

Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux.

Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins

Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire

Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets.

Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées.

Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur.

Une ambition de modernisation à l’échelle nationale

À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays.

En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire national.

Img slider FGSP 4 1 360x320

Mali : prolongation de sept ans des fonds de garantie pour soutenir le financement du secteur privé.

Le gouvernement malien a décidé de maintenir pour une durée de sept ans les ressources logées au Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP), un dispositif clé destiné à faciliter l’accès au crédit des entreprises. L’enveloppe concernée dépasse 28 milliards de FCFA et vise à renforcer les mécanismes de soutien au financement dans un contexte économique marqué par plusieurs contraintes structurelles.

La décision a été actée lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026, tenu à Bamako sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta. Elle porte sur la signature d’un avenant à la convention de gestion conclue en juin 2023 entre l’État et le FGSP.

Une enveloppe issue des dispositifs post-COVID et des fonds affectés

Le prolongement concerne deux principales lignes de financement : les « Fonds COVID-19 », évalués à 20 milliards de FCFA, et les « Fonds affectés », d’un montant de 8,482 milliards de FCFA, soit un total global de 28,482 milliards de FCFA.

Selon les autorités, ces ressources ont déjà permis de soutenir le système de financement de l’économie en sécurisant les risques bancaires liés aux prêts accordés aux entreprises. À l’approche de l’échéance initiale des fonds COVID-19, le FGSP a sollicité leur alignement sur la durée des fonds affectés afin d’assurer la continuité des interventions.

Un levier pour l’accès au crédit des entreprises

Le Fonds de garantie pour le secteur privé est un établissement financier public chargé de faciliter l’accès au crédit en partageant le risque avec les banques et les institutions financières décentralisées. Il intervient principalement en faveur des petites et moyennes entreprises, souvent confrontées à des difficultés d’accès au financement en raison du manque de garanties ou du niveau de risque perçu.

L’extension décidée par les autorités vise à renforcer la capacité du dispositif à encourager les établissements financiers à accroître leurs prêts au secteur productif, en réduisant une partie du risque supporté.

Des résultats déjà significatifs dans le financement de l’économie

Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, le FGSP a enregistré près de 500 milliards de FCFA d’engagements de garantie entre 2015, date du démarrage effectif de ses activités, et la fin de l’année 2023.

Ces interventions ont permis de mobiliser environ 1 200 milliards de FCFA de financements bancaires au profit d’environ 20 000 entreprises, contribuant à la création ou à la préservation d’environ 205 000 emplois.

Le Fonds dispose par ailleurs d’un capital social supérieur à 12 milliards de FCFA et intervient sans se substituer aux banques, mais en partageant le risque afin de faciliter la prise de décision en matière de crédit.

Un contexte économique encore contraint

Cette prolongation intervient dans un environnement économique marqué par des défis persistants, notamment les contraintes sécuritaires, les tensions énergétiques, les pressions sur les finances publiques et les difficultés d’accès au financement pour les entreprises.

Dans ce contexte, l’accès au crédit demeure un enjeu central pour le tissu productif, en particulier pour les investissements, le fonds de roulement et la modernisation des équipements.

Le Fonds monétaire international prévoit une croissance réelle de 5,5 % pour le Mali en 2026, mais les autorités reconnaissent que cette dynamique reste exposée à plusieurs risques, notamment les chocs climatiques et les incertitudes sécuritaires.

Des modalités encore à préciser

Le communiqué du Conseil des ministres ne précise pas les secteurs prioritaires, les plafonds de garantie, les critères d’éligibilité ni la répartition des ressources entre les différentes catégories d’entreprises. Ces éléments devront être définis ultérieurement par les autorités financières en concertation avec le FGSP et les partenaires du système bancaire.

La prolongation des « Fonds de résilience » vise ainsi à assurer la continuité d’un dispositif jugé stratégique pour le financement de l’économie malienne et le soutien au secteur privé au cours des prochaines années.

FB IMG 1752823322177 1536x1023 1 360x320

Mali : Bamako mise sur sa diaspora pour stimuler l’investissement productif.

Le gouvernement malien entend renforcer la contribution économique de sa diaspora en organisant la deuxième édition du Forum international de la diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du 3 juin, présidé par le Général d’Armée Assimi Goïta.

Placée sous le thème « La diaspora malienne et les investissements productifs : bâtir un Mali économiquement fort et durable », cette rencontre vise à encourager les Maliens établis à l’étranger à investir davantage dans des secteurs créateurs de richesse et d’emplois, au-delà des transferts financiers traditionnels destinés à la consommation des ménages.

Faire de la diaspora un moteur de développement

Le forum réunira des représentants du gouvernement, des institutions publiques, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, des organisations professionnelles, des collectivités territoriales ainsi que des membres de la diaspora malienne venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs.

L’objectif affiché est de renforcer les liens économiques entre le Mali et ses ressortissants établis à l’étranger, tout en favorisant les partenariats d’affaires, le transfert de compétences et le financement de projets structurants.

Au programme figurent des panels consacrés au financement des investissements, à l’amélioration du climat des affaires et à la valorisation de l’expertise de la diaspora. Des rencontres B2B, des expositions et des présentations de projets à fort potentiel sont également prévues. Les autorités annoncent par ailleurs la mise en place d’un guichet unique destiné à accompagner les investisseurs issus de la diaspora dans leurs démarches administratives et financières.

Des transferts de fonds essentiels pour l’économie malienne

La diaspora malienne constitue l’un des principaux soutiens financiers de l’économie nationale. Présente en grand nombre en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Mauritanie et au Niger, mais également en Europe, particulièrement en France, en Espagne et en Italie, elle contribue chaque année de manière significative aux revenus des ménages maliens.

Selon les estimations disponibles, les transferts de fonds des migrants maliens ont dépassé 1,2 milliard de dollars en 2024, représentant plus de 5 % du produit intérieur brut du pays. Ces ressources financent principalement les dépenses liées à l’éducation, à la santé, au logement et à la consommation courante.

Orienter davantage les ressources vers l’investissement

Face aux défis économiques auxquels le pays est confronté, les autorités souhaitent désormais canaliser une part plus importante de ces ressources vers des investissements productifs. L’ambition est de soutenir des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les petites et moyennes entreprises, l’immobilier, les services, les infrastructures locales et les projets de développement portés par les collectivités.

Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de mobiliser toutes les sources de financement disponibles pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes.

Après une première édition organisée en 2025, le Forum international de la diaspora entend ainsi devenir un cadre permanent de dialogue et de coopération entre le Mali et ses ressortissants à l’étranger. Pour Bamako, l’enjeu est de transformer le potentiel financier et humain de la diaspora en un véritable levier de développement durable, dans un contexte marqué par d’importants besoins d’investissement et de modernisation de l’économie.