Ousmane Sonko PASTEF 360x320

Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.

IMG 0418 360x320

Décès du professeur Moustapha Kassé : le Sénégal perd une figure majeure de la pensée économique africaine.

Le Sénégal est en deuil. Le professeur Moustapha Kassé, économiste de renom et figure incontournable de la réflexion économique en Afrique, est décédé ce lundi 1er juin, selon plusieurs sources relayées par la presse sénégalaise.

Avec sa disparition, le monde universitaire, les milieux économiques et financiers ainsi que l’ensemble du continent africain perdent l’un de leurs intellectuels les plus respectés. Enseignant, chercheur, analyste et penseur du développement, Moustapha Kassé a consacré plusieurs décennies à l’étude des grandes questions économiques africaines, laissant une empreinte durable sur plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et de décideurs publics.

Une carrière dédiée à la transmission du savoir

Tout au long de son parcours, le professeur Kassé s’est illustré par son engagement en faveur de la formation des élites africaines. Ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, il a joué un rôle central dans l’encadrement de nombreux cadres appelés à occuper des fonctions stratégiques au Sénégal et dans plusieurs pays du continent.

Son rayonnement dépassait largement les frontières nationales. Membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques du Maroc, il entretenait également des liens étroits avec plusieurs institutions universitaires et centres de recherche en Afrique, en Europe et dans le monde arabe.

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle et sa capacité à vulgariser les enjeux économiques les plus complexes, il était régulièrement sollicité pour éclairer les débats sur les politiques publiques, l’intégration régionale, la gouvernance économique et les perspectives de développement de l’Afrique.

Un défenseur d’une Afrique économiquement souveraine

Profondément attaché à l’avenir du continent, Moustapha Kassé a toujours plaidé pour une Afrique capable de construire ses propres modèles de développement et de renforcer sa souveraineté économique.

Ses interventions publiques étaient souvent marquées par une vision panafricaniste assumée, fondée sur l’idée que les États africains devaient davantage miser sur la coopération régionale, la valorisation de leurs ressources et le renforcement de leurs capacités productives pour accélérer leur transformation économique.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’une des voix les plus écoutées sur les questions liées à l’intégration économique africaine, à la compétitivité des économies du continent et aux défis de la mondialisation.

Une approche pragmatique des politiques économiques

Contrairement à certaines analyses plus idéologiques, le professeur Kassé défendait une approche pragmatique des relations entre les États africains et les grandes institutions financières internationales.

S’il soulignait régulièrement les limites de certaines politiques économiques inspirées par le néolibéralisme, il estimait néanmoins que les pays africains devaient avant tout se concentrer sur la mise en place de stratégies cohérentes, capables d’attirer les investissements, de stimuler la production locale et de créer durablement de la richesse.

Pour lui, le développement ne pouvait être le fruit de discours ou de postures, mais devait reposer sur des politiques publiques efficaces, une gouvernance rigoureuse et une vision stratégique de long terme.

Un héritage intellectuel durable

La disparition du professeur Moustapha Kassé laisse un vide considérable dans le paysage intellectuel africain. Son œuvre, ses enseignements et ses nombreuses contributions continueront toutefois d’alimenter la réflexion sur les défis économiques auxquels le continent est confronté.

Au-delà de l’universitaire et de l’économiste, beaucoup retiendront l’image d’un homme de conviction, profondément engagé dans la recherche de solutions concrètes pour le développement de l’Afrique et la promotion d’une croissance inclusive au service des populations.

Diomaye Faye 360x320

Sénégal : un nouveau gouvernement nommé.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a nommé ce 1er juin les membres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al-Aminou Lo. Il est composée de 30 membres dont des ministres du gouvernement SONKO. 

Voici la liste de l’équipe gouvernementale

M. Yankoba Diémé, ministre des Forces armées

M. Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan

M. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique

M. Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

M. Moussa Sarr, ministre de la Justice, garde des Sceaux

Mme Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités

M. Boubacar Camara, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

M. El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Énergie et du Pétrole

M. Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce

M. Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

M. Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale

M. Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique

M. Moussa Bala Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires

M. Dethié Fall, ministre des Infrastructures

M. Bakary Sarr, ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, porte-parole du Gouvernement

M. Alioune Dione, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire

M. Serigne Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage

M. Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique

M. Mamoudou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public

Mme Djireye Clotilde COLY, ministre de la Jeunesse et des Sports

M. Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

M. Idrissa Samb, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

M. Cheikh Oumar Ciss, ministre des Mines et de la Géologie

M. Aliou Gory Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique

M. Abdou Khadre Ndiaye, ministre des Transports terrestres et aériens

Mme Ami Mbengue Ndao, ministre des Pêches et de l’Économie maritime

Les ministres délégués

M. Bassirou Sarr, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget

M. Allé Nar Diop, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération

M. Ousmane Diagne, ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage

Mme Mame Coumba Diop, ministre auprès du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique

Article 2. Le présent décret sera publié au journal officiel de la République du Sénégal.

Source : lesnouvellesdafrique.info

Ousmane Sonko Journee des Martyrs 360x320

Cohabitation au sommet : Pastef ne participera pas au prochain gouvernement, annonce Ousmane Sonko

Moins d’une semaine après avoir pris les rênes de l’Assemblée nationale, le leader des Patriotes frappe un grand coup politique. Ousmane Sonko a annoncé que sa formation, le Pastef, ne figurerait pas dans la prochaine équipe ministérielle en cours de constitution à la présidence. Une décision majeure qui redessine brutalement l’exercice du pouvoir au Sénégal.

C’est un pavé dans la mare qui vient doucher les espoirs d’un consensus gouvernemental rapide. À peine installé au perchoir de l’hémicycle après son départ de la Primature, le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a formellement acté le retrait de son parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), des consultations pour la formation du prochain gouvernement.

Le Comité exécutif de la formation politique a d’ailleurs enfoncé le clou à travers des directives strictes répercutées dans ses rangs : le parti exige des orientations programmatiques claires avant toute forme de collaboration avec l’exécutif. Pour s’assurer du respect rigoureux de cette consigne, la direction a prévenu que tout militant ou cadre qui choisirait de participer individuellement à la future équipe ministérielle « aura agi à titre strictement personnel », s’exposant de facto à une rupture de ban avec le parti.

« On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef »

Ce refus de participer à l’attelage gouvernemental s’accompagne d’une posture de cohabitation résolue et d’un avertissement sans frais envoyé directement au palais présidentiel. Lors de ses récentes prises de parole, Ousmane Sonko s’est montré particulièrement incisif à l’égard de la conduite actuelle du pouvoir exécutif, lançant une formule qui résonne déjà comme un slogan de résistance institutionnelle : « On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef ».

Pour le leader de la majorité parlementaire — largement acquise depuis le scrutin législatif —, il est hors de question de servir de faire-valoir ou de diluer l’identité et les promesses originelles du parti dans un compromis de façade. En se positionnant en dehors de l’appareil ministériel, Ousmane Sonko entend préserver la pureté de sa ligne politique tout en exerçant un droit de regard inflexible sur l’action publique.

L’Assemblée nationale érigée en bastion de contrôle

Cette décision éclaire d’un jour nouveau le discours d’investiture prononcé par Ousmane Sonko au perchoir, où il revendiquait la mise en place d’un « contre-pouvoir vigilant ». En privant le pouvoir exécutif du soutien direct de ses cadres au sein des ministères, le président de l’Assemblée nationale sanctuarise le pouvoir législatif.

L’hémicycle ne sera pas une simple chambre d’enregistrement, mais le véritable centre de gravité où seront examinés, validés ou bloqués les choix de l’exécutif. Pour le camp présidentiel de Bassirou Diomaye Faye, la tâche s’annonce complexe : la composition du futur gouvernement devra tenir compte de cette majorité parlementaire vigilante, sous peine de se heurter à un mur législatif lors du vote des lois de finances ou des réformes structurelles.

Le Sénégal entre ainsi de plain-pied dans une ère inédite de sa trajectoire démocratique. Le bras de fer feutré mais bien réel entre le perchoir et le palais présidentiel promet de redéfinir les équilibres institutionnels, sous le regard attentif d’une population qui attend de voir comment s’articulera cette cohabitation d’un genre nouveau.

5 leonard dossou coordonnateur de la plateforme medias uemoa 360x320

Dakar accueille le FIPE-UEMOA 2026, un rendez-vous stratégique pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest.

La capitale sénégalaise s’apprête à devenir l’épicentre des réflexions sur le développement économique régional avec la tenue, du 24 au 26 juin 2026, du Forum International de la Presse Économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA). Placée sous le haut patronage du président de la Commission de l’UEMOA, cette rencontre ambitionne de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème économique ouest-africain autour d’une réflexion commune sur les leviers d’une croissance durable et inclusive.

Organisé autour du thème « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest », le forum se veut un espace de dialogue, de partage d’expériences et de mise en relation entre médias spécialisés, décideurs publics, institutions financières, investisseurs, entrepreneurs et partenaires au développement.

Une plateforme régionale au service de l’intégration économique

Portée par la Plateforme des Médias de l’UEMOA en partenariat avec la Commission de l’UEMOA, cette première édition bénéficie également du soutien de plusieurs institutions majeures de la sous-région, notamment la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).

À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent renforcer les synergies entre les différents acteurs du développement économique régional tout en valorisant le rôle stratégique de l’information économique dans les processus de transformation des États.

L’ambition affichée est de faire du FIPE-UEMOA un cadre permanent d’échanges capable de favoriser une meilleure compréhension des enjeux économiques, de promouvoir les opportunités d’investissement et de contribuer à une intégration plus efficace des économies ouest-africaines.

Le rôle clé des médias dans les dynamiques de développement

Au-delà des questions économiques, le forum entend mettre en lumière la place grandissante de la presse spécialisée dans l’accompagnement des politiques publiques et des réformes économiques.

Dans un environnement marqué par une accélération des mutations technologiques, financières et industrielles, les promoteurs du FIPE-UEMOA estiment qu’une presse économique forte, compétente et crédible constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité du débat public, renforcer la transparence et favoriser l’attractivité des économies africaines auprès des investisseurs.

Les organisateurs rappellent que l’espace UEMOA enregistre des performances économiques encourageantes, mais reste confronté à plusieurs défis structurels, notamment en matière d’infrastructures, de gouvernance, de compétitivité et de réduction des inégalités sociales.

Dans ce contexte, les médias économiques sont appelés à jouer un rôle accru dans l’analyse des politiques publiques, la vulgarisation des enjeux économiques et la promotion des initiatives porteuses de croissance.

Un programme riche autour des grands défis de la sous-région

Durant trois jours, les participants prendront part à un programme articulé autour de conférences, panels de haut niveau, ateliers de renforcement des capacités, expositions de projets innovants, rencontres d’affaires B2B et B2G ainsi que plusieurs tables rondes thématiques.

Les discussions porteront sur des sujets stratégiques pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest, notamment la gouvernance économique, l’attractivité des investissements, les partenariats public-privé, l’innovation technologique, la finance numérique, les villes intelligentes, l’intégration régionale, la transformation économique et les perspectives de développement à l’horizon 2040.

Cette diversité de thématiques reflète la volonté des organisateurs d’aborder les enjeux du développement sous un angle transversal, en associant les dimensions économiques, technologiques, institutionnelles et sociales.

Favoriser les partenariats et stimuler l’investissement régional

Le FIPE-UEMOA ambitionne également de devenir un catalyseur de partenariats entre les secteurs public et privé. En réunissant décideurs, institutions financières, investisseurs et entrepreneurs, le forum entend contribuer à la création d’opportunités concrètes d’affaires et d’investissement dans l’espace communautaire.

Une soirée de gala marquera par ailleurs l’événement avec la remise du Prix du Meilleur Média Économique de l’UEMOA, destiné à récompenser l’excellence journalistique et à encourager la production d’informations économiques de qualité dans la sous-région.

À travers cette première édition, les initiateurs espèrent poser les bases d’un rendez-vous de référence capable d’accompagner les ambitions économiques de l’Afrique de l’Ouest, tout en renforçant le rôle des médias dans la promotion de l’intégration régionale et du développement durable.

713863459 1052750217104510 65932361500949236 n 360x320

Mondial 2026 : le Sénégal chute face aux États-Unis.

À moins de trois semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le Sénégal a enregistré un premier revers préoccupant dans sa campagne de préparation. Opposés aux États-Unis ce samedi 31 mai lors d’un match amical international, les Lions de la Teranga se sont inclinés sur le score de 3 buts à 2, au terme d’une rencontre marquée par de nombreuses fragilités défensives.

Cette défaite met fin à une série de dix matchs consécutifs sans revers pour les champions d’Afrique, dont la dernière défaite remontait à novembre 2025 face au Brésil.

Une entame de match difficile pour les Lions

Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont été mis sous pression par une sélection américaine particulièrement agressive dans l’utilisation du ballon et efficace dans les transitions offensives.

Les Américains ont rapidement pris les commandes de la rencontre grâce à leurs principales individualités. À la 7e minute, Sergiño Dest a ouvert le score après un service précis de Christian Pulisic, profitant d’un manque de vigilance de la défense sénégalaise.

Dominateurs dans le jeu, les États-Unis ont accentué leur avance à la 20e minute. Cette fois, Christian Pulisic s’est illustré en trouvant lui-même le chemin des filets, confirmant son rôle de leader technique de la sélection américaine.

Mené 2-0 après seulement vingt minutes de jeu, le Sénégal a longtemps peiné à trouver des solutions face à un bloc américain bien organisé.

Sadio Mané relance l’espoir avant la pause

Progressivement, les Lions sont parvenus à hausser leur niveau d’intensité et à se montrer plus dangereux offensivement.

Leur réaction a été récompensée juste avant la mi-temps. Bien lancé dans la profondeur par Habib Diarra, Sadio Mané a réduit l’écart d’un tir croisé parfaitement maîtrisé à la 43e minute.

Ce but a permis au Sénégal de rejoindre les vestiaires avec un retard d’un seul but et l’espoir de renverser la rencontre lors du second acte.

Des ajustements sans effet sur les difficultés défensives

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw a tenté de redynamiser son équipe en procédant à plusieurs changements. Abdoulaye Seck, Ismaïla Jakobs et Lamine Camara ont cédé leur place à Pape Gueye, El Hadj Malick Diouf et Moustapha Mbow.

Malgré ces ajustements, les difficultés défensives observées en première période ont persisté. Les Américains ont d’ailleurs cru inscrire un troisième but dès les premières minutes de la seconde période par l’intermédiaire de Folarin Balogun, avant que celui-ci ne soit annulé pour une position de hors-jeu.

Dans la foulée, le Sénégal a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score. À la suite d’une belle initiative de Nicolas Jackson, Sadio Mané a signé un doublé à la 52e minute, portant son total à 56 réalisations sous le maillot national.

Les États-Unis profitent des erreurs sénégalaises

Alors que les Lions semblaient avoir repris l’ascendant psychologique, leurs insuffisances défensives ont de nouveau été exploitées par les Américains.

À la 63e minute, Folarin Balogun a finalement trouvé l’ouverture et redonné l’avantage aux États-Unis, profitant d’un nouveau manque de coordination au sein de l’arrière-garde sénégalaise.

Pape Thiaw a alors multiplié les changements offensifs avec les entrées de Chérif Ndiaye, Bamba Dieng et Assane Diao afin de tenter d’arracher l’égalisation.

Malgré plusieurs situations intéressantes en fin de rencontre, les Lions n’ont pas réussi à revenir au score.

Un avertissement avant la Coupe du monde

Au-delà du résultat, cette rencontre constitue un signal d’alerte pour le staff sénégalais à l’approche du Mondial. Si l’animation offensive a montré des signes encourageants, notamment grâce à l’efficacité retrouvée de Sadio Mané, les nombreuses erreurs défensives observées tout au long du match soulèvent des interrogations.

Le Sénégal dispose toutefois encore d’un ultime rendez-vous de préparation pour corriger ces insuffisances. Les Lions affronteront l’Arabie saoudite le 9 juin prochain avant leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026.

Ce dernier test sera particulièrement scruté, alors que le Sénégal nourrit de grandes ambitions dans une compétition où il espère confirmer son statut parmi les meilleures sélections du continent africain.

Amara 360x320

Double scrutin du 31 mai en Guinée : « Une journée historique », salue le Général Amara Camara

Au lendemain de la tenue du double scrutin législatif et communal, le ministre secrétaire général de la Présidence s’est félicité du bon déroulement des opérations. Accompagnant le président Mamadi Doumbouya dans son bureau de vote, il a salué une étape décisive vers le couronnement de la transition entamée en septembre 2021.

Le processus de refondation institutionnelle de la Guinée a franchi un nouveau cap majeur ce dimanche 31 mai 2026. À l’occasion de la tenue simultanée des élections législatives et communales, les plus hautes autorités de l’État se sont rendues aux urnes, marquant le caractère solennel de cette journée. Après le vote du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de la Première dame, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, a tenu à exprimer toute la portée de l’événement.
S’exprimant devant les médias, le haut responsable a qualifié ce double scrutin de véritable « journée historique ». Pour lui, ce vote s’inscrit en ligne droite dans le strict respect du calendrier qui avait été présenté au peuple guinéen.

« C’est un jour historique en ce sens que le processus qui est enclenché, grâce à la vision du chef de l’État depuis le 5 septembre 2021, est en train d’être mis en place », a déclaré le ministre secrétaire général de la Présidence, rappelant l’enchaînement méthodique des étapes majeures du chronogramme, du référendum constitutionnel jusqu’aux élections présidentielles.

Vers une nouvelle architecture institutionnelle

Selon le Général Amara Camara, l’aboutissement de ces scrutins locaux et législatifs va accélérer l’ancrage démocratique du pays. L’installation prochaine des nouveaux députés et maires servira de tremplin indispensable pour déclencher les prochaines phases de l’architecture institutionnelle, à savoir la désignation des conseillers régionaux et des sénateurs.
Pour l’exécutif, cette dynamique démontre la constance et la clarté de la vision présidentielle pour structurer l’avenir politique de la Nation : « Le processus démocratique que le chef de l’État a bien voulu mettre en place, qui devrait couronner la transition, est finalement réalisé au grand bonheur du peuple de Guinée », a-t-il souligné.

Un hommage à la maturité civique du peuple guinéen

Au-delà des aspects purement politiques et logistiques, le secrétaire général de la Présidence a mis un point d’honneur à saluer l’atmosphère globale dans laquelle se sont déroulées les opérations de vote. Suivant de près la situation sur l’ensemble du territoire national depuis la matinée, le Général Amara Camara a adressé ses vœux de gratitude aux citoyens pour leur sens élevé des responsabilités.
« Merci au peuple pour le calme, la discipline, mais surtout l’engagement à aller dans la sérénité », s’est-il réjoui. Saluant un comportement « impressionnant », il a félicité l’ensemble des Guinéens pour leur maturité politique et leur patriotisme, permettant d’offrir des élections calmes, apaisées et inclusives à la hauteur des aspirations nationales.

Kalil conde minstMATD 360x320

Élections du 31 mai en Guinée : Le ministre Ibrahima Kalil Condé exige la « neutralité » et la « vigilance » de l’administration

À quelques heures de l’ouverture du double scrutin législatif et communal, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a pris la parole. Tout en rassurant sur la solidité du dispositif de sécurisation, il a fermement appelé les agents de l’État et les autorités locales à une impartialité absolue.
La Guinée retient son souffle à l’approche d’un rendez-vous démocratique capital. Ce samedi 30 mai, à la veille de l’ouverture des bureaux de vote pour les élections législatives et communales, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, s’est exprimé pour faire le point sur les derniers préparatifs. Son message clé : la sécurité et l’intégrité du vote doivent être garanties sans faille.
Après avoir passé au crible le plan de sécurisation déployé par le gouvernement, le ministre s’est dit pleinement confiant. « Le dispositif qui vient de nous être présenté est cohérent, rassurant et parfaitement adapté aux exigences de sécurisation du scrutin sur l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé, promettant aux citoyens un environnement serein pour accomplir leur devoir civique.

Une synergie stricte entre l’armée et les administrateurs locaux

Pour garantir le bon déroulement de ces scrutins de proximité, le ministre mise sur une collaboration sans accroc entre les forces de défense et de sécurité et les autorités administratives déconcentrées (gouverneurs, préfets et sous-préfets). Face aux enjeux, Ibrahima Kalil Condé a insisté sur la nécessité d’une alerte maximale.
Il a ainsi encouragé l’ensemble des commissions de sécurité à maintenir une « vigilance permanente » et à veiller au strict respect des mesures établies, tout en maintenant un dialogue de proximité constant avec les populations, la Direction générale des élections (DGE) et les différents acteurs sociopolitiques.

Un rappel à l’ordre éthique : l’obligation de neutralité

Mais au-delà de la logistique et de la sécurité, c’est sur le terrain de l’éthique que le chef du département de l’Administration du Territoire a voulu marquer les esprits. Rappelant que la tenue d’élections apaisées et transparentes constitue une exigence nationale majeure, il a lancé un appel direct à tous les serviteurs de l’État :
« J’exhorte l’ensemble des acteurs impliqués à poursuivre leurs efforts avec responsabilité, neutralité et évidemment au service de la Nation », a martelé le ministre.
Cet appel à la neutralité et à l’impartialité de l’administration vise à dissiper toute suspicion et à asseoir la crédibilité des résultats qui sortiront des urnes. Les bureaux de vote ouvriront dès demain matin sous haute surveillance, marquant une étape cruciale pour l’avenir institutionnel de la Guinée.

NDOYE 4 360x320

Élections du 31 mai en Guinée : La DGE débloque les subventions de campagne et garantit un scrutin transparent

À la veille des échéances cruciales du 31 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) passe à la vitesse supérieure. Lors d’un point de presse stratégique, l’organe électoral a annoncé le versement des subventions de campagne aux partis politiques tout en réitérant son engagement ferme pour la transparence et l’équité du processus.
La phase opérationnelle des scrutins du 31 mai entre dans sa dernière ligne droite. Soucieuse de garantir une compétition équitable à l’ensemble des forces politiques en lice, la Direction Générale des Élections (DGE) a officiellement acté le déblocage des subventions financières destinées à l’accompagnement des campagnes électorales.
Cette bouffée d’oxygène financière, attendue par les états-majors des différents partis et coalitions, vise à couvrir une partie des dépenses logistiques et de propagande, assurant ainsi qu’aucun candidat ne soit lésé par manque de moyens structurels au moment de séduire les électeurs.

La transparence et l’équité au cœur des priorités

Au-delà de l’appui financier, ce point de presse de la DGE avait pour objectif majeur de rassurer l’opinion publique nationale et internationale, ainsi que les acteurs politiques, sur la fiabilité du processus. La direction de l’organe électoral a passé en revue le niveau de préparation technique, affirmant que toutes les dispositions nécessaires ont été déployées pour éviter les irrégularités.
De la sécurisation du matériel électoral sensible jusqu’à la transparence de la remontée et de la centralisation des résultats, la DGE promet un dispositif d’observation et de contrôle rigoureux. « Nous nous inscrivons dans une logique de transparence absolue et d’équité », ont martelé les responsables de l’institution, invitant les citoyens à se mobiliser dans le calme.

Le défi des déplacements durant la Tabaski

L’une des particularités majeures de cette fin de processus électoral réside dans sa concomitance avec les préparatifs de la fête de Tabaski. Consciente que de nombreux électeurs s’apprêtent à quitter leur circonscription électorale d’origine pour rejoindre leurs familles à l’intérieur du pays, la DGE a formellement clarifié les règles entourant le vote par procuration.
Cette flexibilité procédurale encadrée doit permettre de concilier les obligations religieuses et familiales des Guinéens avec leur devoir civique, évitant ainsi une baisse trop importante du taux de participation. À moins de 48 heures de l’ouverture des bureaux de vote, la DGE se dit fin prête à relever le défi de l’organisation.

DGE Cameroun 1 360x320

Élections du 31 mai : La DGE siffle officiellement la fin de la campagne électorale

À quarante-huit heures de l’ouverture des bureaux de vote, la Direction Générale des Élections (DGE) a publié un communiqué officiel actant la clôture des campagnes électorales. Les candidats et les partis politiques entrent désormais dans la période obligatoire de silence électoral.
La course aux votes touche à sa fin. Ce vendredi 29 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a formellement annoncé la clôture des campagnes électorales sur l’ensemble du territoire, en prélude aux scrutins programmés pour le dimanche 31 mai.
Après plusieurs semaines d’intense mobilisation, de meetings et de déploiement d’affiches sur le terrain, les états-majors des différents partis politiques doivent impérativement cesser toute activité de propagande, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Place au silence électoral

Le communiqué de l’organe de gestion des élections rappelle aux candidats, coalitions et sympathisants les règles strictes qui régissent cette phase de transition. À compter de la diffusion de cet avis, les rassemblements publics, les caravanes sonores, les distributions de tracts ainsi que l’apparition de nouveaux messages publicitaires à caractère politique dans les médias sont formellement interdits.
Cette trêve, communément appelée « silence électoral », est conçue pour offrir aux citoyens et aux électeurs un moment de réflexion indispensable, loin du bruit et de la ferveur des meetings, afin qu’ils puissent faire leur choix en toute sérénité avant le jour du scrutin.

Derniers préparatifs logistiques

Avec la fin des campagnes, la DGE et ses démembrements entrent dans la phase finale et purement opérationnelle du processus électoral. Les prochaines heures seront consacrées au déploiement du matériel électoral sensible (bulletins de vote, urnes, listes d’émargement) vers les différents centres et bureaux de vote à travers le pays.
L’enjeu est désormais logistique et sécuritaire pour garantir un scrutin transparent, apaisé et accessible à tous les électeurs ce dimanche 31 mai.