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Décret : Le Président MAMADI DOUMBOUYA nomme des hauts cadres au ministère des Infrastructures.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à une vaste réorganisation du ministère des Infrastructures. Dans un décret lu ce mardi 23 juin 2026 à la télévision nationale, plusieurs hauts cadres ont été nommés à la tête des directions nationales, agences et structures techniques du département.

Les nominations annoncées

1. Inspecteur général : Abdoul Aziz Diallo, précédemment Directeur national des voies urbaines.

2.Inspecteur général adjoint : Lamine Diané, précédemment en service à l’Entretien routier.

3.Directeur général du Bureau de stratégie et de développement (BSD) : Ibrahima Diallo, précédemment en service à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).

4.Directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement (BSD) : Aboubacar Sidiki Sylla.

5.Directeur national des Infrastructures : Mohamed Mandian Traoré.

6.Directeur national adjoint des Infrastructures : Ousmane Bangoura, précédemment contrôleur interne à la SOGUIPAMI S.A.

7.Directeur national des Routes nationales : Mory Ouba Sanoh, précédemment conseiller chargé de mission au ministère des Infrastructures.

8.Directeur national adjoint des Routes nationales : Thierno Madjou Bah.

9.Directeur national des Voies urbaines : Mamadi Diawara, précédemment directeur général adjoint de l’École nationale d’administration.

10.Directeur national adjoint des Voies urbaines : Saliya Doumbouya, précédemment chef de division à la Direction nationale des voies urbaines.

11.Directeur national des Routes préfectorales : Djibril Soumah, précédemment directeur national adjoint des Routes préfectorales.

12.Directrice nationale adjointe des Routes préfectorales : Hawa Traoré, précédemment inspectrice régionale des infrastructures de Mamou.

13.Directeur général de l’Agence nationale de surveillance des routes : Alpha Sékou Bangoura.

14.Directeur général adjoint de l’Agence nationale de surveillance des routes : Mohamed Ismaïl Camara, précédemment consultant à l’Observatoire national des routes.

15.Directeur général de l’Agence de gestion des routes (Ageroute Guinée S.A.) : Moïse Sidibé

16.Directeur général adjoint de l’Agence de gestion des routes (Ageroute Guinée S.A.) : Moussa Camara.

17.Directeur général du Fonds d’entretien routier (FERSA) : Hamidou Sylla.

18.Directeur général adjoint du Fonds d’entretien routier (FERSA) : Boubacar Barry

19.Directeur général du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières : Dian Diallo.

20.Directeur général adjoint du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières : Sory Kourouma

21.Directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics (LBTP) : Mohamed Sacko, précédemment en service à la Direction nationale des Routes préfectorales.

22.Directeur général adjoint du Laboratoire du bâtimen et des travaux publics (LBTP) : Abdoulaye Donzo, précédemment directeur général du Laboratoire du bâtiment et des travaux publics.

Ce décret qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistré et publié au Journal officiel de la République.

Source : GuinéeNews.

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La Générale Aminata Diallo de Guinée élue Vice-présidente de l’AISS.

Le Bureau de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS) a élu la Générale Aminata Diallo, Directrice générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Guinée, au poste de Vice-présidente pour le triennat 2026-2028. L’élection a eu lieu lors de la 133ᵉ réunion du Bureau de l’AISS, tenue à Genève, Suisse, les 22 et 23 juin 2026.

Dans son discours d’acceptation, Mme Diallo a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance que lui ont accordée les membres du Bureau et a réaffirmé son engagement à servir l’Association et ses membres afin d’étendre et de renforcer la sécurité sociale dans le monde. Le Président de l’AISS, le Dr Mohammed Azman, a chaleureusement félicité Mme Diallo et souligné que cette élection renforce le leadership de l’Association. Mme Diallo a décrit la sécurité sociale comme un investissement dans la dignité humaine et la promesse que personne ne devrait être laissé sans soutien face aux défis de la vie. Elle a souligné la responsabilité des institutions de sécurité sociale de répondre à l’évolution des réalités sociales et économiques tout en restant fidèles aux principes de solidarité et d’inclusion.

Se tournant vers l’avenir, Mme Diallo a présenté trois ambitions pour son mandat: faire de la sécurité sociale un pilier encore plus fort de stabilité et de cohésion sociale; tirer parti de la transformation numérique pour améliorer la qualité, l’accessibilité et l’efficacité des services; renforcer la coopération internationale et régionale, notamment par le partage d’expériences et de bonnes pratiques au sein de l’AISS.

Évoquant le rôle de l’AISS, la Vice-présidente Diallo a souligné que, depuis sa création en 1927, l’Association est devenue la « maison de la sécurité sociale » à l’échelle mondiale. Elle a insisté sur l’importance de l’écoute et du dialogue, tout en mettant en avant le rôle unique de l’AISS dans la promotion de l’innovation, de la coopération et du partage d’expériences entre ses membres.

En 2027, l’AISS célébrera son centenaire, marquant 100 ans d’engagement au service de l’excellence dans l’administration de la sécurité sociale et du renforcement de la protection sociale à travers le monde.

Source : GuinéeNews.

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Guinée : les conseils communaux installés le 2 juillet, les maires élus dans la foulée.

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a fixé au 2 juillet 2026 l’installation officielle des nouveaux conseils communaux ainsi que l’élection des maires et de leurs adjoints dans l’ensemble des communes du pays. Cette décision, rendue publique à travers un arrêté publié le 23 juin, marque une nouvelle étape dans le processus de mise en place des exécutifs locaux à l’issue des élections communales du 31 mai dernier.

Les conseillers communaux élus sont ainsi convoqués en session inaugurale à partir de 9 heures au siège de leurs communes respectives afin de procéder à l’installation des nouveaux organes délibérants et à la désignation des autorités exécutives locales.

Une session inaugurale strictement encadrée

Selon les dispositions de l’arrêté, cette première réunion des conseils communaux sera exclusivement consacrée à trois points essentiels : l’installation officielle du conseil communal, l’élection du maire et celle des maires adjoints.

Aucune autre question ne pourra être examinée au cours de cette séance, dont le déroulement est strictement encadré par les textes en vigueur.

La supervision des opérations sera assurée par les représentants de l’État dans chaque circonscription administrative. À Conakry, cette responsabilité incombera au gouverneur ou à son représentant, tandis que dans les préfectures et sous-préfectures, elle sera exercée respectivement par les préfets et sous-préfets ou leurs délégués.

Le président de séance sera chargé de garantir la régularité de l’ensemble du processus. À ce titre, il pourra ouvrir, suspendre ou clôturer les travaux et veillera à la consignation de tout incident susceptible d’influencer le bon déroulement des opérations.

L’installation officielle des conseils communaux

La première étape de la session consistera à procéder à l’installation des conseils communaux nouvellement élus.

Après vérification de la présence des conseillers régulièrement proclamés élus, le président de séance procédera à leur installation conformément aux dispositions du Code des collectivités locales et aux textes réglementaires en vigueur.

Le secrétariat de la séance sera assuré par le secrétaire général de la commune ou, à défaut, par un agent désigné à cet effet jusqu’à la mise en place des nouvelles autorités communales.

Des élections au scrutin secret

Une fois le conseil communal installé, les conseillers passeront immédiatement à l’élection du maire et des maires adjoints.

Le scrutin se déroulera à bulletin secret, conformément aux dispositions du Code électoral et du Code révisé des collectivités locales.

Le maire et ses adjoints seront élus au scrutin uninominal secret à la majorité absolue des membres du conseil communal. Si aucun candidat n’obtient cette majorité au premier tour, un second tour sera organisé et l’élection se fera alors à la majorité relative.

L’arrêté prévoit également un mécanisme de départage en cas d’égalité parfaite. Dans cette situation, la priorité sera accordée à la candidate femme. À défaut, le candidat le plus jeune sera déclaré élu.

La séance élective sera présidée par le doyen d’âge du conseil communal, assisté des deux plus jeunes conseillers.

Un procès-verbal transmis sous 72 heures

À l’issue des opérations, un procès-verbal distinct devra être établi pour chaque commune afin de retracer le déroulement de la session, les résultats des élections, les éventuelles réclamations ainsi que les incidents enregistrés.

Ce document devra être signé par le président de séance, le secrétaire de séance et, le cas échéant, par les conseillers ayant formulé des observations ou des réserves.

Les procès-verbaux devront ensuite être transmis à la Direction nationale des collectivités locales dans un délai maximal de 72 heures après la clôture des travaux.

Vers la mise en place des nouvelles exécutifs locaux

Avec cette échéance du 2 juillet, la Guinée s’apprête à finaliser l’installation de ses nouvelles autorités communales, étape essentielle du processus de décentralisation et de gouvernance locale.

Les nouveaux maires et leurs équipes auront désormais la responsabilité de conduire les politiques de développement communal, de gérer les services de proximité et de répondre aux attentes des populations dans un contexte où les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans la mise en œuvre des politiques publiques.

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Niger : le retrait de la Cour pénale internationale acté.

Le Niger a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant une nouvelle étape dans la redéfinition de sa politique extérieure et de ses relations avec les institutions internationales. Les autorités nigériennes reprochent à la juridiction basée à La Haye de s’être éloignée de sa mission initiale et de pratiquer une justice jugée inéquitable à l’égard de certains États.

Une rupture officialisée auprès des Nations unies

Lundi, le gouvernement nigérien a transmis aux Nations unies une notification formelle de retrait du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Cette démarche enclenche la procédure prévue par les textes et ouvre un délai de douze mois avant que la décision ne devienne pleinement effective.

Dans sa correspondance, Niamey estime que la Cour n’a pas répondu aux attentes placées en elle lors de sa création. Les autorités considèrent que l’institution, censée lutter contre l’impunité des crimes les plus graves, aurait progressivement perdu sa neutralité au profit d’une application sélective de la justice internationale.

Une position partagée au sein de l’Alliance des États du Sahel

Cette décision s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée par les autres membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Le Mali et le Burkina Faso avaient en effet annoncé, dès l’année précédente, leur intention de quitter également la juridiction internationale.

Depuis le changement de régime intervenu au Niger en juillet 2023, les autorités militaires ont multiplié les prises de distance avec plusieurs partenaires occidentaux et engagé un repositionnement stratégique de leurs alliances diplomatiques et sécuritaires. Cette réorientation s’est traduite par un rapprochement avec de nouveaux partenaires internationaux, notamment la Russie, dans un contexte de recomposition géopolitique au Sahel.

La CPI regrette une décision contraire à la lutte contre l’impunité

La Cour pénale internationale a rapidement réagi à l’annonce nigérienne en exprimant son regret. Dans un communiqué, l’institution a rappelé que son mandat repose sur la coopération des États afin de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes d’agression.

La CPI estime que les retraits successifs d’États parties risquent d’affaiblir les mécanismes internationaux destinés à lutter contre l’impunité et à garantir la justice pour les victimes des crimes les plus graves.

Malgré la notification de retrait, la juridiction conserve sa compétence sur les crimes éventuellement commis sur le territoire nigérien avant la date effective de sortie du Statut de Rome.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

L’annonce intervient alors que le Niger demeure confronté à une dégradation persistante de la situation sécuritaire. Début juin, une attaque armée contre l’aéroport international de Niamey a causé la mort de plus d’une trentaine de personnes. Il s’agissait de la deuxième offensive visant cette infrastructure stratégique depuis le début de l’année.

Considéré comme un centre névralgique pour les opérations militaires et la coordination régionale de l’AES, l’aéroport de Niamey symbolise l’extension des violences vers les centres urbains, une évolution qui inquiète de plus en plus les observateurs de la crise sahélienne.

Un mouvement encore limité à l’échelle mondiale

Avec cette décision, le Niger devient le troisième État à engager son retrait effectif de la CPI après le Burundi et les Philippines. Malgré les critiques récurrentes adressées à la Cour par plusieurs gouvernements, la majorité des États parties continue toutefois de soutenir le système judiciaire international mis en place par le Statut de Rome.

Cette nouvelle étape illustre les tensions croissantes entre certaines capitales africaines et les institutions internationales, dans un contexte où les questions de souveraineté, de sécurité et de gouvernance occupent une place centrale dans les débats politiques du continent.

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Incendie du marché de N’Zérékoré : S.E Mamadi Doumbouya annonce un accompagnement des sinistrés et une reconstruction rapide.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a exprimé sa solidarité aux victimes de l’incendie qui a ravagé le principal marché de N’Zérékoré, tout en annonçant des mesures d’urgence pour soutenir les commerçants touchés et engager la reconstruction de cette infrastructure commerciale majeure de la Guinée forestière.

Dans un message publié après le sinistre survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, le chef de l’État s’est dit « profondément ému » par l’ampleur de l’incendie qui a frappé l’un des plus importants centres d’échanges économiques de la région. Il a adressé son soutien aux personnes blessées, assurant que toutes les dispositions nécessaires seraient prises pour leur prise en charge médicale, tout en exprimant sa compassion aux commerçants ayant perdu leurs biens ainsi qu’aux populations affectées.

Le président guinéen a également salué la mobilisation rapide des équipes de secours, notamment les sapeurs-pompiers, les forces de défense et de sécurité ainsi que les habitants engagés dans la lutte contre les flammes. Selon lui, cette mobilisation collective illustre l’esprit de solidarité et de résilience des communautés face aux situations difficiles.

L’État promet une reconstruction durable du marché

Au-delà de l’assistance immédiate aux victimes, Mamadi Doumbouya a annoncé avoir donné des instructions au gouvernement et aux structures compétentes afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires à une reconstruction « rapide et durable » du marché de N’Zérékoré.

Présenté comme un véritable moteur économique de la Guinée forestière, ce marché joue un rôle central dans les activités commerciales de la région, en regroupant de nombreux opérateurs économiques et en facilitant les échanges entre plusieurs localités.

Le chef de l’État a assuré que l’accompagnement des sinistrés se poursuivrait durant toutes les étapes du processus de relèvement, afin de permettre aux commerçants concernés de reprendre progressivement leurs activités.

D’importants dégâts matériels enregistrés

L’incendie, déclaré aux premières heures de vendredi, a causé d’importants dommages matériels. Plusieurs boutiques, étals et stocks de marchandises ont été détruits par les flammes, provoquant des pertes considérables pour de nombreux commerçants.

Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, plusieurs personnes ont été blessées lors du sinistre, mais aucun décès n’a été officiellement enregistré à ce stade.

Les circonstances exactes ayant conduit au déclenchement de l’incendie restent encore inconnues. Une enquête devrait être menée afin de déterminer l’origine du sinistre et d’établir les éventuelles responsabilités.

À travers les mesures annoncées, les autorités guinéennes entendent répondre à l’urgence tout en transformant cette catastrophe en une opportunité de modernisation d’un site commercial stratégique pour l’économie de N’Zérékoré et de toute la Guinée forestière.

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Burkina Faso–Union européenne : Ouagadougou dénonce une résolution « biaisée » et défend sa souveraineté.

Les autorités burkinabè ont vivement réagi à la suite de l’adoption d’une résolution par le Parlement européen et aux déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart, que Ouagadougou considère comme inexactes et offensantes à l’égard du Burkina Faso. Le gouvernement estime que ces prises de position reposent sur une lecture erronée de la situation sécuritaire et politique du pays.

Dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué le chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, afin de lui faire part officiellement du mécontentement des autorités.

Ouagadougou rejette des accusations jugées infondées

Selon le chef de la diplomatie burkinabè, cette démarche visait à exprimer la profonde désapprobation du gouvernement face aux arguments avancés lors des débats au sein du Parlement européen. Les autorités dénoncent des accusations qu’elles jugent fondées sur des informations inexactes et déconnectées des réalités du terrain.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment défendu les efforts engagés par le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, rappelant que le pays mène depuis plusieurs années un combat sécuritaire aux côtés du Mali et du Niger dans un contexte régional particulièrement complexe.

Le ministre a également critiqué ce qu’il considère comme une méconnaissance des réalités sahéliennes, estimant que certains responsables européens portent des jugements sans disposer d’une connaissance suffisante de la situation locale.

Une défense assumée de la souveraineté nationale

Au-delà du contenu de la résolution, les autorités burkinabè dénoncent ce qu’elles perçoivent comme une forme d’ingérence dans leurs affaires internes. Ouagadougou réaffirme son droit souverain à définir ses orientations politiques, sécuritaires et institutionnelles sans pression extérieure.

Le chef de la diplomatie a également replacé les défis sécuritaires actuels dans un contexte géopolitique plus large, évoquant les conséquences de l’intervention militaire menée en Libye en 2011 sous l’égide de l’OTAN, souvent présentée par les pays du Sahel comme un facteur ayant contribué à la déstabilisation de la région.

Des relations toujours sensibles entre Ouagadougou et Bruxelles

De son côté, Philippe Bronchain a indiqué avoir pris acte des préoccupations exprimées par les autorités burkinabè et s’est engagé à transmettre leur message aux instances compétentes de l’Union européenne.

Cet épisode illustre les tensions persistantes qui marquent les relations entre Ouagadougou et certaines institutions européennes. Depuis plusieurs années, les questions liées à la sécurité, à la gouvernance et à la souveraineté occupent une place centrale dans les échanges entre le Burkina Faso et ses partenaires occidentaux.

Dans un contexte régional marqué par la montée des revendications souverainistes au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), cette nouvelle passe d’armes diplomatique témoigne de la volonté des autorités burkinabè de défendre leur position sur la scène internationale et de contester les critiques qu’elles jugent injustifiées.

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Mondial 2026 : battu par la Norvège, le Sénégal compromet sérieusement ses chances de qualification.

Le Sénégal traverse une phase délicate dans cette Coupe du monde 2026. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions de la Teranga ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), compromettant fortement leurs ambitions de qualification pour les huitièmes de finale.

Dans une rencontre où les erreurs défensives ont coûté cher, les hommes de Pape Thiaw ont une nouvelle fois payé leur manque de solidité face à une sélection norvégienne efficace et emmenée par un Erling Haaland décisif.

Une première période marquée par les difficultés sénégalaises

Conscients de l’importance du rendez-vous, les Sénégalais avaient pourtant l’occasion de relancer leur campagne mondiale. Mais dès les premières minutes, les Lions ont affiché des difficultés dans l’organisation du jeu et une certaine fébrilité dans les phases défensives.

Face à des Norvégiens entreprenants, le gardien Édouard Mendy a longtemps maintenu son équipe dans le match. Multipliant les interventions décisives, le portier sénégalais a retardé l’ouverture du score grâce à plusieurs arrêts de grande classe.

Cependant, juste avant la pause, la résistance sénégalaise a fini par céder. À la 43e minute, une erreur de relance de Kalidou Koulibaly profite à Marcus Pedersen, entré en jeu quelques minutes plus tôt après la blessure de Julian Ryerson. Le milieu norvégien conclut l’action à bout portant et donne l’avantage aux Scandinaves.

Ce but encaissé dans les derniers instants de la première période a constitué un véritable coup dur pour le Sénégal.

Haaland punit une défense en difficulté

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw choisit de maintenir son onze de départ. Un choix rapidement mis à l’épreuve par l’efficacité norvégienne.

À peine deux minutes après la reprise, Erling Haaland profite d’un nouveau manque de vigilance de la défense sénégalaise pour inscrire le deuxième but de son équipe. L’attaquant norvégien confirme ainsi son statut de leader offensif et de joueur capable de faire basculer une rencontre à tout moment.

Malgré ce nouveau coup du sort, les Lions refusent de renoncer. Portés par leur volonté de revenir dans le match, ils trouvent la faille grâce à Ismaïla Sarr, auteur du but de la réduction du score.

Cet espoir renaissant sera toutefois de courte durée. Quelques minutes plus tard, une nouvelle erreur défensive permet à Haaland de signer un doublé et de redonner deux buts d’avance à la Norvège.

Dans le temps additionnel, Ismaïla Sarr inscrit un second but personnel et réduit à nouveau l’écart. Mais cette réaction tardive ne suffit pas à empêcher une nouvelle défaite sénégalaise.

Une qualification désormais suspendue à un exploit

Avec zéro point après deux journées, le Sénégal se retrouve dans une situation particulièrement compliquée avant son dernier match de groupe.

Les Lions devront impérativement s’imposer face à l’Irak lors de l’ultime journée et espérer un scénario favorable dans les autres rencontres afin de conserver une chance d’accéder à la phase à élimination directe parmi les meilleurs troisièmes.

Au-delà du résultat, l’encadrement technique devra rapidement trouver des solutions pour corriger les insuffisances défensives observées lors des deux premières sorties. Malgré un potentiel offensif capable de rivaliser avec les meilleures équipes, les erreurs individuelles et le manque de rigueur collective fragilisent considérablement les ambitions sénégalaises.

Face à l’Irak, les Lions joueront donc une véritable finale avec l’obligation de l’emporter et de soigner leur différence de buts pour espérer prolonger leur aventure mondiale.

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Diamniadio : le Sénégal relance son ambition textile avec l’inauguration d’Avci Global Textile.

Le Sénégal veut renouer avec son histoire industrielle et reconstruire une filière textile capable de créer de la valeur localement. C’est dans cette perspective que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé samedi 20 juin 2026 à l’inauguration de l’usine Avci Global Textile, implantée au sein de la Zone économique spéciale (ZES) de Diamniadio.

Fruit d’un investissement de 6 milliards de francs CFA porté par un groupe turc, cette nouvelle unité industrielle marque une étape importante dans la stratégie de souveraineté économique défendue par les autorités sénégalaises. L’ambition affichée est de mettre en place une chaîne de production complète, allant de la culture du coton jusqu’à la confection de vêtements, notamment destinés aux besoins des forces de défense et de sécurité.

Accompagné du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo et du ministre du Commerce et de l’Industrie Serigne Guèye Diop, le chef de l’État a présenté cette inauguration comme le symbole d’un Sénégal engagé dans une nouvelle phase de transformation industrielle.

Diamniadio, nouveau pôle de production et d’emplois

Installée sur une superficie de 4 680 mètres carrés dans la Plateforme industrielle intégrée de Diamniadio, l’usine Avci Global Textile constitue, selon le président Bassirou Diomaye Faye, la concrétisation d’un engagement pris lors de sa visite officielle en Turquie.

Le chef de l’État a salué le rôle joué par l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), ainsi que par l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI), dans l’accompagnement et la réalisation du projet.

Pour lui, cette implantation dépasse le cadre d’un simple investissement privé. Elle traduit la volonté du gouvernement de faire des zones économiques spéciales de véritables espaces de transformation productive, de création d’emplois et de développement des compétences nationales.

« Ce ne sont pas des enclaves où des entreprises étrangères viendraient uniquement profiter d’avantages fiscaux. Ce sont des espaces de transformation structurelle, de montée en compétences pour notre jeunesse et d’ancrage industriel durable dans notre territoire », a déclaré le président de la République.

Reconstruire l’héritage textile sénégalais

À travers cette nouvelle usine, les autorités entendent réhabiliter un secteur qui a longtemps occupé une place stratégique dans l’économie nationale. Bassirou Diomaye Faye a notamment évoqué le souvenir de la Société textile du Sénégal (SOTIBA), ancienne référence industrielle dont le déclin a marqué la disparition progressive d’un savoir-faire national.

Selon le chef de l’État, le Sénégal dispose encore d’un important potentiel dans ce domaine, qu’il souhaite désormais remettre au service d’un modèle économique plus intégré.

Cette ambition repose sur la création d’une chaîne de valeur complète : production du coton, transformation en fibre, fabrication du fil, production du tissu et confection des vêtements finis. Un modèle qui permettrait au pays de capter davantage de richesse et de réduire sa dépendance aux importations.

Le coton sénégalais au cœur de la stratégie

Le gouvernement mise notamment sur le renforcement de la production cotonnière, en particulier à travers la Société de développement des fibres textiles (SODEFITEX) implantée à Vélingara.

L’objectif est de connecter davantage l’agriculture et l’industrie afin que le coton produit au Sénégal puisse être transformé localement avant d’être commercialisé sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux.

Cette orientation s’inscrit également dans les opportunités offertes p

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Burkina Faso : un accord de 1 milliard de dollars pour soutenir la transformation économique du pays.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de mobilisation de financements en faveur de son développement économique. Le gouvernement burkinabè a conclu un accord-cadre de financement d’un montant d’un milliard de dollars américains avec la Société internationale islamique pour le financement du commerce (ITFC), institution membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Cet engagement financier, qui couvre la période 2026-2030, vise à accompagner les priorités économiques du pays à travers le financement de secteurs jugés essentiels à la croissance, à la sécurité alimentaire et au développement du secteur privé.

Un partenariat scellé en marge des Assemblées annuelles de la BID

L’accord a été signé le 19 juin à Bakou, en Azerbaïdjan, à l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement. Le document a été paraphé par le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et le directeur général de l’ITFC, Adeeb Yousuf Al-Aama.

Cette signature illustre la volonté des autorités burkinabè de consolider leurs relations avec les institutions financières internationales tout en diversifiant leurs sources de financement dans un contexte économique marqué par d’importants besoins d’investissement.

Des ressources destinées aux secteurs stratégiques

Selon les autorités, ce financement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030, feuille de route gouvernementale destinée à accélérer la transformation économique et sociale du pays.

Les ressources mobilisées permettront notamment de soutenir l’approvisionnement du Burkina Faso en produits énergétiques, en intrants agricoles, en denrées alimentaires essentielles ainsi qu’en produits pharmaceutiques. Ces secteurs sont considérés comme prioritaires pour garantir la résilience économique du pays et répondre aux besoins croissants des populations.

L’accord prévoit également un accompagnement des filières exportatrices stratégiques, notamment le coton et l’anacarde, deux produits qui occupent une place importante dans les recettes d’exportation du Burkina Faso et dans les revenus de milliers de producteurs.

Un appui au financement du secteur privé

Au-delà du soutien aux échanges commerciaux, une partie des fonds sera orientée vers les établissements bancaires locaux sous forme de lignes de crédit. L’objectif est de renforcer l’accès au financement pour les entreprises nationales, en particulier les petites et moyennes entreprises qui constituent un moteur essentiel de la création d’emplois et de la croissance économique.

Cette approche vise à stimuler l’investissement productif, encourager l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique burkinabè.

Une stratégie de diversification des partenariats financiers

Pour les deux parties, cet accord témoigne de la solidité du partenariat entre le Burkina Faso et l’ITFC ainsi que de leur volonté commune d’intensifier les échanges commerciaux et les investissements entre le pays et ses partenaires arabes et africains.

La signature intervient dans un contexte où Ouagadougou multiplie les initiatives destinées à élargir son réseau de partenaires économiques et financiers afin de mobiliser davantage de ressources pour financer ses projets de développement et soutenir sa transformation structurelle.

À travers cet accord de grande envergure, les autorités burkinabè espèrent renforcer les capacités productives du pays, soutenir les secteurs stratégiques de l’économie et créer les conditions d’une croissance plus durable et inclusive au cours des prochaines années.

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Diplomatie : Le Niger et le Bénin scellent un accord de principe pour rouvrir leur frontière

Après près de trois ans d’impasse et de tensions diplomatiques, le Niger et le Bénin viennent de franchir une étape historique vers la normalisation de leurs relations. Au terme de 48 heures de négociations intensives à Cotonou, les deux pays voisins sont parvenus à un accord de principe majeur, ouvrant concrètement la voie à la réouverture de leur frontière commune.
Cette avancée décisive est le fruit d’une mission de haut niveau entamée dans la capitale économique béninoise par une importante délégation nigérienne. À sa tête, le général de division Mohamed Toumba, ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, est venu concrétiser la volonté de rapprochement affichée par les deux États depuis le début du mois.

Un compromis global : Sécurité, économie et justice

Les discussions, qualifiées de franches et constructives, ont permis de débloquer plusieurs dossiers sensibles qui empoisonnaient les relations bilatérales. Les deux parties se sont accordées sur des principes clés articulés autour de trois grands piliers :

  1. Le verrou sécuritaire : Priorité absolue des deux nations, un cadre de coopération renforcé a été défini pour sécuriser les zones frontalières et coordonner la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
  2. La normalisation économique : Les délégations se sont entendues sur des mesures de facilitation du commerce, incluant l’exonération de certaines taxes sur le transit, la révision de diverses charges douanières et logistiques, ainsi que l’interdiction de mise en consommation de catégories spécifiques de marchandises.
  3. Le volet juridique : Un terrain d’entente a été trouvé pour solder les contentieux en suspens qui freinaient la reprise économique.

« Nous avons verrouillé la priorité sécuritaire. Nous avons également jeté les bases d’une normalisation économique et juridique », s’est félicité le général Mohamed Toumba, insistant sur le fait que le choix du dialogue était le seul moyen de créer « de la valeur pour nos économies, de la sécurité pour nos populations et de l’espoir pour notre jeunesse ».

Le retour de la confiance mutuelle

Du côté béninois, l’heure est également au soulagement et à l’optimisme. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Oleshegun Adjadi Bakari, a salué le rétablissement d’un climat de confiance mutuelle indispensable. « Après 48 heures passées ensemble, nous formons une seule délégation avec un seul objectif : refaire naître cet amour et ce lien séculaire entre nos deux peuples », a-t-il déclaré avec émotion.
Ces conclusions encourageantes doivent désormais être soumises à la validation formelle des plus hautes autorités de Niamey et de Cotonou avant leur mise en œuvre effective sur le terrain.

L’aboutissement d’un processus progressif

Ce dénouement n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans la continuité d’un dégel amorcé le 2 juin dernier à Niamey lors d’un tête-à-tête crucial entre le président béninois Romuald Wadagni et le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Les travaux récents d’un comité d’experts bilatéraux avaient déjà balisé le terrain en annonçant des résultats jugés « fructueux ».
Au-delà de la réouverture prochaine des barrières frontalières, les deux voisins prévoient déjà de relancer la grande commission mixte de coopération Niger-Bénin. Preuve que le rapprochement est pris très au sérieux, les canaux diplomatiques étudient d’ores et déjà les modalités d’une future visite officielle de réciprocité du général Tiani sur le sol béninois.
Après des mois d’asphyxie économique pour les commerçants et les transporteurs des deux bords, le corridor Niger-Bénin s’apprête enfin à revivre.