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Guinée : le ministre Mourana Soumah explore un partenariat stratégique avec Alibaba pour accélérer la transformation numérique.

Vers la création d’un hub logistique et numérique en Afrique de l’Ouest

En déplacement en Chine, le ministre guinéen de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, poursuit une série de rencontres avec des acteurs majeurs de l’industrie technologique mondiale. À Shanghai, il s’est entretenu avec des responsables du groupe Alibaba afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines du commerce électronique, de la logistique et des infrastructures numériques.

Les échanges ont notamment réuni les dirigeants d’Alibaba en charge des régions Moyen-Orient, Asie et Afrique, ainsi que le directeur général de Cainiao, la filiale logistique du groupe spécialisée dans les solutions de livraison et de gestion des chaînes d’approvisionnement.

Alibaba intéressé par le potentiel logistique guinéen

Au cœur des discussions : la possibilité de faire de la Guinée le premier hub logistique d’Alibaba en Afrique de l’Ouest. Une ambition qui s’appuie sur l’expertise de Cainiao, l’un des leaders mondiaux du secteur, capable de traiter près de 100 millions de colis quotidiennement à travers le monde.

Pour les autorités guinéennes, ce partenariat potentiel représente une opportunité de positionner le pays comme une plateforme régionale dans le commerce numérique et les échanges internationaux.

Le ministre Mourana Soumah a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans l’étude et la mise en œuvre de cette coopération, considérée comme un levier stratégique pour accompagner la modernisation économique du pays.

Renforcer la souveraineté numérique de la Guinée

Les discussions ont également porté sur le déploiement d’infrastructures Cloud en Guinée. Ces technologies pourraient contribuer à accélérer la transformation digitale de l’administration publique, améliorer les services destinés aux citoyens et offrir de nouveaux outils aux entreprises.

À travers ces investissements numériques, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté technologique du pays et de créer un environnement favorable au développement de l’économie numérique.

Une démarche alignée sur la vision Simandou 2040

Selon le ministre, cette coopération s’inscrit dans la dynamique portée par le programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée un acteur économique majeur à travers le développement des infrastructures, l’innovation et la diversification des secteurs de croissance.

Au-delà des enjeux technologiques, cette démarche traduit la volonté des autorités guinéennes de positionner le pays comme un carrefour régional capable de soutenir l’intégration économique ouest-africaine grâce à des infrastructures numériques adaptées aux exigences de l’économie moderne.

À travers ces échanges avec les grands groupes internationaux, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation entend ainsi renforcer les partenariats stratégiques susceptibles d’accompagner la transformation digitale et le développement économique de la Guinée.

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Guinée : plus de 5 000 fonctionnaires radiés dans le cadre de l’assainissement de la fonction publique.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la réforme de l’administration publique. À travers plusieurs arrêtés signés le 18 juin 2026, les autorités ont prononcé la radiation de 5 125 agents de l’État, une mesure présentée comme un levier majeur de l’assainissement du fichier de la fonction publique et de la maîtrise de la masse salariale.

Cette opération, pilotée par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’efficacité de l’appareil administratif, à fiabiliser les effectifs de l’État et à lutter contre les irrégularités dans la gestion des ressources humaines.

Plus de 4 900 agents sanctionnés pour abandon de poste

Selon les arrêtés pris par le ministre Faya François Bourouno, 4 906 fonctionnaires ont été radiés pour abandon de poste, tandis que 219 autres ont perdu leur statut d’agent de l’État pour avoir dépassé la durée réglementaire de leur mise en disponibilité, fixée à cinq ans.

Les radiations concernent un large éventail d’administrations publiques. Parmi les structures touchées figurent notamment la Présidence de la République ainsi que plusieurs ministères clés, dont ceux des Affaires étrangères, de l’Éducation, de la Santé, de la Justice, de la Sécurité, de l’Environnement et du Tourisme.

Une procédure encadrée par la réglementation

Le ministère précise que les agents sanctionnés avaient, dans un premier temps, fait l’objet d’une suspension conservatoire de leurs droits pendant une période de trois mois. En l’absence de reprise effective du service à l’issue de ce délai, leur radiation a été prononcée conformément aux dispositions prévues par la législation en vigueur.

Les textes indiquent toutefois que cette mesure administrative ne remet pas en cause les droits à pension des fonctionnaires concernés, lesquels demeurent garantis par les dispositions réglementaires applicables.

Une réforme pour moderniser l’administration publique

Cette opération s’appuie sur les dispositions de la loi de 2018 relative à l’organisation de l’administration publique ainsi que sur le Statut général des agents de l’État, adopté en 2019.

Elle s’inscrit dans le vaste chantier de modernisation engagé par les autorités guinéennes, qui vise à disposer d’une administration plus performante, à éliminer les dysfonctionnements liés à la gestion des effectifs et à optimiser les dépenses publiques.

À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la discipline administrative, améliorer la gouvernance des ressources humaines de l’État et garantir une meilleure utilisation des finances publiques, dans un contexte où la rationalisation de la fonction publique constitue l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale.

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Sénégal : des chercheurs de l’UCAD découvrent une nouvelle bactérie prometteuse pour la lutte contre la malnutrition infantile.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a identifié une nouvelle espèce bactérienne, baptisée Neobacillus camarae, à partir du microbiote du lait maternel sénégalais. Cette découverte scientifique, publiée dans une revue internationale spécialisée, ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la malnutrition chez les jeunes enfants grâce au développement de probiotiques innovants.

Cette avancée est le résultat d’un programme de recherche mené en collaboration entre l’UCAD, l’IHU Méditerranée Infection et l’Université d’Aix-Marseille. Les travaux s’inscrivent dans une dynamique de recherche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote humain dans la santé infantile et à développer des solutions thérapeutiques adaptées aux défis nutritionnels auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment en Afrique.

Une découverte issue du microbiote du lait maternel

Les chercheurs ont isolé cette nouvelle espèce bactérienne à partir d’échantillons de lait maternel recueillis au Sénégal. Le microbiote du lait maternel est aujourd’hui reconnu comme un élément essentiel du développement immunitaire et digestif du nourrisson, en raison des micro-organismes bénéfiques qu’il transmet au nouveau-né dès les premiers jours de vie.

Selon les scientifiques, l’identification de Neobacillus camarae constitue une étape importante dans la compréhension des bactéries naturellement présentes dans le lait maternel et de leur potentiel thérapeutique.

À terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de nouveaux probiotiques capables de renforcer la santé nutritionnelle des enfants et de prévenir certaines formes de malnutrition.

Un hommage au professeur Makhtar Camara

La nouvelle espèce bactérienne a été nommée Neobacillus camarae en hommage au professeur Makhtar Camara, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD.

Cette distinction scientifique vient saluer sa contribution aux recherches en microbiologie ainsi que son engagement dans le développement des sciences biomédicales au Sénégal.

Une reconnaissance du savoir-faire scientifique sénégalais

Pour les responsables de l’UCAD, cette découverte illustre la capacité des chercheurs sénégalais à produire des travaux de haut niveau répondant à des enjeux majeurs de santé publique.

Le recteur de l’université, le professeur Alioune Badara Kandji, a adressé ses félicitations au professeur Makhtar Camara ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de recherche. Il estime que cette reconnaissance internationale contribue au rayonnement de l’UCAD, du Sénégal et, plus largement, de la recherche scientifique africaine.

L’université souligne que cette avancée confirme son engagement en faveur d’une recherche d’excellence, tournée vers l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis sanitaires auxquels le continent est confronté.

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Davos d’Été 2026, en Chine : la diplomatie économique guinéenne en mode solutions.

Pékin – Dalian – Shanghai, du 23 au 27 juin 2026 – En marge de sa participation remarquée à la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Davos d’Été, la visite officielle du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, en République populaire de Chine s’est distinguée par une démarche orientée vers la recherche de solutions concrètes aux défis structurels de la Guinée.

10005483001Accompagné d’une délégation composée du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, de conseillers techniques de la Présidence en charge des infrastructures et de l’économie, de conseillers de la Primature, du Directeur général de l’Agence guinéenne de développement ainsi que de hauts cadres des ministères des Mines et de la Géologie et des Affaires étrangères, le Chef du Gouvernement a fait le choix de mettre à profit chaque étape de cette mission pour échanger avec les principaux acteurs industriels, technologiques et institutionnels chinois.

L’approche traduit la conviction forte de faire des grands forums internationaux des lieux où se nouent des partenariats capables d’apporter des réponses opérationnelles aux préoccupations quotidiennes des populations.

En 2026, la Guinée représentait l’Afrique à plusieurs séquences majeures du Forum économique mondial. Cette responsabilité diplomatique s’est accompagnée d’une intense activité de terrain, tournée vers les expériences les plus avancées de la Chine dans des secteurs directement liés aux priorités nationales.

Le monde

Trouver une piste de solution durable à la gestion des déchets

IMG 20260630 WA0004La visite du centre de valorisation énergétique des déchets de Shanghai SIIC Baojingang Hills s’inscrit dans cette logique. Face aux défis de l’assainissement de la ville de Conakry et des principales villes du pays, la délégation guinéenne a étudié, à Shanghai, un modèle capable de traiter quotidiennement 3 800 tonnes de déchets, de produire de l’électricité et de transformer les résidus en matériaux de construction.

 

Au-delà de la performance technologique, cette visite a permis d’engager des discussions avec des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans la collecte, le tri, la valorisation énergétique des déchets et la réhabilitation des décharges urbaines.

 

Pour le Gouvernement, il s’agit d’une piste sérieuse afin d’accélérer les réformes engagées dans le secteur de l’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Observer les infrastructures qui dessinent l’économie du futur

IMG 20260630 WA0011Au Port de Shanghai, premier port à conteneurs au monde, le Premier ministre et sa délégation ont découvert un niveau d’automatisation qui redéfinit les standards mondiaux de la logistique. Pilotage intelligent, robotisation des opérations, exploitation du big data, gestion écologique des terminaux : autant d’innovations qui nourrissent la réflexion engagée sur la modernisation des infrastructures stratégiques guinéennes.

Pour un pays engagé dans le développement du corridor de Simandou, l’aménagement de hubs logistique au nord et dans l’amélioration de sa compétitivité logistique, cette immersion offre des enseignements précieux.

Faire de Simandou un moteur d’industrialisation

IMG 20260630 WA0009La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les grands groupes industriels partenaires de la Guinée. Les visites successives auprès de CHINALCO, SPIC, puis de Baosteel, premier producteur mondial d’acier et acteur majeur du Projet Simandou, ont porté sur une ambition commune : faire du développement minier un levier de transformation industrielle.

IMG 20260630 WA0008La délégation guinéenne a pu mesurer le niveau d’intégration industrielle atteint par ces groupes, dont les chaînes de production hautement automatisées illustrent les perspectives offertes par une meilleure valorisation locale des ressources naturelles.

Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, consistant à dépasser l’exportation des matières premières pour développer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de compétences industrielles en Guinée.

Accélérer la transformation numérique

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 11 scaledLa visite du centre de recherche et développement de Huawei à Shanghai a ouvert un autre champ de coopération. Les solutions présentées en matière de connectivité, de cybersécurité, de gouvernance numérique, de réseaux intelligents, de supervision énergétique et d’exploitation minière assistée par l’intelligence artificielle rejoignent plusieurs chantiers prioritaires engagés par le Gouvernement suivant les orientations stratégiques du Chef de l’Etat.

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 25 scaledL’objectif est de mettre les technologies numériques au service de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité économique et de la modernisation des services rendus aux citoyens.

La coopération sino-guinéenne est appelée à se diversifier

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 5 scaledAvec le gouvernement municipal de Shanghai, la délégation guinéenne a également exploré de nouvelles perspectives de coopération décentralisée dans les domaines de l’investissement, de l’industrie, de la logistique portuaire, de la recherche scientifique, de la formation, du tourisme et des échanges culturels. Les autorités de Shanghai ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre les engagements pris par les Présidents des deux pays, en développant des partenariats concrets avec la Guinée.

Une mission tournée vers l’action

Dans un contexte où la Guinée accélère la mise en œuvre de ses grands projets structurants, la mission conduite par le Premier ministre en Chine illustre une approche fondée sur l’observation des meilleures pratiques internationales, le développement de partenariats stratégiques et la recherche de solutions immédiatement mobilisables au bénéfice des populations. Au-delà de la représentation diplomatique de la Guinée au Forum économique mondial, la participation guinéenne traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque coopération extérieure un levier de transformation économique, d’innovation et de création de valeur pour le pays.

Le monde

Gestion durable des déchets, modernisation portuaire, industrialisation autour de Simandou, transition numérique, innovation technologique et coopération territoriale, sont autant de domaines dans lesquels les échanges engagés en Chine ouvrent des perspectives nouvelles pour accompagner la transformation économique de la Guinée.

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Guinée : un vaste programme de 670 millions de dollars pour révolutionner l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation des infrastructures publiques en lançant, ce lundi 29 juin 2026, le Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry (PEAG). Doté d’un financement global de près de 670 millions de dollars américains pour la période 2025-2031, ce projet d’envergure ambitionne de transformer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement dans la capitale guinéenne et sa périphérie.

Face à une croissance démographique soutenue et à une demande toujours plus forte en infrastructures de base, ce programme entend répondre à l’un des défis majeurs du développement urbain en Guinée.

Le gouvernement promet un changement de paradigme

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a qualifié cette initiative de véritable tournant pour le pays.

Selon lui, la Guinée, souvent présentée comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ne pouvait plus accepter que sa capitale continue de faire face à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau potable malgré son important potentiel hydrique.

Le ministre a rappelé que les premières réflexions autour de ce projet remontent au Forum national de l’Eau de 2023, alors qu’il dirigeait encore la Société des Eaux de Guinée (SEG). Il a souligné que la concrétisation du PEAG est le fruit de plusieurs années de négociations techniques, de mobilisation financière et de concertation avec les partenaires au développement.

« Ce programme représente près de 670 millions de dollars d’investissements mobilisés entre 2025 et 2031. Derrière cette enveloppe se cachent plusieurs années de travail, de négociations, de missions techniques et d’efforts constants pour convaincre les partenaires de soutenir cette vision », a-t-il expliqué.

Aboubacar Camara a également rendu hommage au ministre directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, dont il a salué l’implication dans l’aboutissement du projet.

Plus de 2,6 millions de personnes concernées

Le coordonnateur du Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry, Arafan Bayo, a présenté les principales composantes de cette vaste réforme.

Le programme repose sur cinq axes majeurs :

  • le renforcement de l’accès à l’eau potable dans le Grand Conakry ;
  • la modernisation du secteur de l’eau et de l’assainissement à travers des réformes institutionnelles ;
  • l’amélioration de la gestion des ressources hydriques ;
  • l’appui à la coordination, au suivi et à l’exécution du programme ;
  • un mécanisme d’intervention d’urgence en cas de crise.

Selon lui, plus de 2,6 millions de personnes bénéficieront directement des retombées du PEAG.

Le coordonnateur a assuré que la mise en œuvre du projet reposera sur les principes de transparence, de redevabilité et de performance, afin de répondre aux fortes attentes des populations.

La Banque mondiale souligne un impact économique et social majeur

Présent à la cérémonie, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué l’ampleur de cette initiative, qu’il considère comme un levier majeur de développement.

Il a indiqué que le programme permettra notamment à près de 570 000 personnes d’accéder pour la première fois à une source d’eau potable améliorée.

Au-delà des bénéfices sanitaires, il estime que les investissements prévus contribueront également à améliorer les conditions de vie, à renforcer la productivité économique et à créer de nouvelles opportunités pour les populations.

Le représentant de la Banque mondiale a toutefois insisté sur un enjeu essentiel : la durabilité des infrastructures.

Selon lui, la mobilisation des financements et la réalisation des ouvrages constituent une première étape, mais leur entretien, leur gestion efficace et leur maintenance régulière demeurent indispensables pour garantir un service public performant sur le long terme.

Avec le lancement du PEAG, les autorités guinéennes affichent ainsi leur ambition de réduire durablement le déficit en infrastructures hydrauliques et d’accompagner la croissance du Grand Conakry à travers un accès plus équitable à l’eau potable et aux services d’assainissement.

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Crise diplomatique : Paris dénonce la rupture des relations décidée par Ouagadougou.

La France a vivement réagi à la décision du Burkina Faso de mettre fin aux relations diplomatiques entre les deux pays, qualifiant cette initiative d’« hostile et sans fondement ». Paris annonce par ailleurs l’examen de mesures de réciprocité, tout en affirmant maintenir son attachement aux liens historiques entre les deux peuples.

Dans une déclaration publiée samedi, le porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a indiqué que la France « prenait acte » de la décision burkinabè, tout en regrettant une rupture qu’elle considère comme une nouvelle étape dans la dégradation des relations bilatérales.

Selon les autorités françaises, cette décision « illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè » et ne repose sur aucun élément justifiant une telle mesure. Paris précise que les dispositions de réciprocité qui pourraient en découler sont actuellement à l’étude.

Paris réaffirme son soutien au peuple burkinabè

Malgré la rupture diplomatique, la France assure vouloir préserver les liens humains et historiques qui unissent les deux nations. Les autorités françaises ont renouvelé leur « solidarité avec la population du Burkina Faso », estimant que la décision politique prise par Ouagadougou ne remet pas en cause la profondeur des relations entre les deux peuples.

Paris indique également suivre avec attention la situation sécuritaire de ses ressortissants ainsi que celle de ses agents présents au Burkina Faso, appelant la communauté française sur place à renforcer sa vigilance.

Ouagadougou justifie une rupture au nom de la souveraineté

La décision burkinabè, annoncée la veille avec effet immédiat, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux capitales depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022.

Les autorités burkinabè expliquent cette rupture par une volonté de redéfinir leurs partenariats internationaux sur la base du respect de la souveraineté nationale, de la non-ingérence et d’une coopération jugée plus équilibrée.

Ouagadougou accuse notamment la France de mener un « activisme incessant » contre ses intérêts, évoquant des accusations liées à des ambitions néocoloniales, au soutien présumé à des réseaux subversifs et à des groupes armés actifs dans la région du Sahel. Ces accusations sont rejetées par Paris.

Une nouvelle étape dans le rapprochement avec l’AES

Cette rupture diplomatique s’inscrit dans une série de décisions prises par les autorités burkinabè depuis 2022 : dénonciation des accords militaires avec la France, départ des forces françaises du territoire, suspension de médias français comme France Médias Monde à travers ses antennes Radio France Internationale et France 24, ainsi qu’un rapprochement accru avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie.

Elle intervient également dans le cadre du repositionnement régional du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Mali et du Niger.

Maintien des liens humains malgré la crise politique

De son côté, Ouagadougou assure que cette décision ne remet pas en cause la protection des citoyens français vivant sur son territoire ni les relations culturelles et humaines établies depuis plusieurs décennies.

Cette nouvelle crise diplomatique confirme toutefois la profonde transformation des relations entre la France et plusieurs pays du Sahel, marquées par une redéfinition des alliances stratégiques et une remise en question de l’influence française dans la région.

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AFG Bank Guinée dévoile sa nouvelle identité : un tournant stratégique entre financement de l’économie, digitalisation et ambition panafricaine.

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Placée sous le slogan évocateur « Nous passons au vert », cette transformation ne se limite pas à un changement esthétique. Elle incarne une refondation stratégique articulée autour de trois axes majeurs : le financement de l’économie guinéenne, l’accélération de la transformation digitale et l’ancrage dans une dynamique de développement durable.

Selon les responsables de la banque, il s’agit d’« un nouveau chapitre fondé sur la continuité des engagements, l’innovation, la digitalisation des services et un accompagnement accru des acteurs économiques guinéens ».

Prenant la parole, le Directeur général d’AFG Holding, Karim Koné, a replacé cette évolution dans une perspective historique et continentale. « AFG, c’est Atlantic Financial Group. C’est le pôle financier d’un conglomérat fondé en 1978 dont le cœur de métier est la banque. Aujourd’hui, nous sommes présents dans 14 pays africains à travers la banque commerciale, la banque d’investissement, la microfinance et l’assurance », a-t-il rappelé.

Le dirigeant a également souligné la diversification du groupe, actif au-delà du secteur bancaire, notamment dans les mines, l’industrie et la transformation agricole. Dans un passage particulièrement attendu, Karim Koné a insisté sur la confiance du groupe dans les perspectives économiques du pays. « Lorsque nous nous installons dans un pays, c’est parce que nous croyons fortement à son potentiel. Sur cet aspect, la Guinée était un choix naturel. Aujourd’hui, elle présente l’une des meilleures perspectives économiques, non seulement en Afrique mais également dans le monde. Le projet Simandou et toutes les opportunités qu’il représente renforcent davantage cette conviction», a-t-il affirmé.

Cette déclaration positionne clairement la Guinée comme un hub stratégique dans la vision d’expansion du groupe en Afrique de l’Ouest. Au-delà de l’optimisme macroéconomique, l’accent est mis sur la continuité institutionnelle et la solidité de l’établissement. « Nous avons trouvé une banque solide, portée par un leadership exceptionnel, qui fait aujourd’hui partie des banques dominantes du marché. Notre ambition est de poursuivre cette dynamique et de faire en sorte que cette banque soit encore davantage au service de l’économie guinéenne », a ajouté le Directeur général d’AFG Holding.

Les priorités affichées incluent : le financement des infrastructures publiques, l’accompagnement des PME, l’élargissement de l’accès au crédit pour les entreprises, et le développement de services financiers innovants pour les particuliers.

La stratégie numérique occupe une place centrale dans cette nouvelle phase. Le groupe entend déployer en Guinée des solutions déjà éprouvées à l’échelle continentale. « Nous sommes très portés sur la digitalisation. Nous mettrons à la disposition de la clientèle guinéenne l’ensemble de nos produits innovants développés à l’échelle du groupe », a annoncé Karim Koné.

Il a également mis en avant une innovation stratégique pour les diasporas africaines : « Nous disposons également de solutions destinées à la diaspora afin de permettre aux Africains vivant à l’étranger de contribuer plus facilement au développement de leurs économies ».

De son côté, le Directeur général de l’AFG Bank Guinée, Thierno Ibrahima Diallo, a insisté sur la dimension évolutive de cette transformation. « Aujourd’hui, nous sommes en train de tourner une page, mais dans la continuité d’une histoire que nous construisons ensemble depuis plusieurs décennies. C’est un moment chargé d’émotion, mais aussi un moment de satisfaction au regard du chemin parcouru et des perspectives qui s’ouvrent désormais à nous », a-t-il déclaré.

Il a rappelé l’héritage institutionnel de la banque, anciennement opérant sous la marque Société Générale, avant son acquisition par AFG. « Cette transformation marque notre ambition renouvelée de contribuer davantage au financement de l’économie guinéenne et de renforcer notre accompagnement auprès des particuliers, des entreprises ainsi que des institutions », a-t-il souligné.

Malgré le changement d’identité, la banque assure la continuité de ses valeurs historiques. « Ce changement de nom est avant tout un symbole d’évolution et de croissance. Il ne remet nullement en cause les valeurs qui ont forgé notre réputation : la confiance, la proximité, l’excellence du service et l’engagement envers nos clients », a affirmé Thierno Ibrahima Diallo.

L’un des axes majeurs de la nouvelle stratégie repose sur l’inclusion financière et la modernisation des services bancaires. « Sous la marque AFG Bank Guinée, nous affirmons notre volonté de renforcer davantage l’inclusion financière. Nous avons déjà lancé récemment notre solution bancaire digitale et d’autres innovations suivront. Avec AFG, ce sont les besoins du client qui fixent la limite de l’innovation », a-t-il ajouté.

La banque entend ainsi renforcer son accompagnement des PME, entrepreneurs et porteurs de projets créateurs d’emplois. « Aujourd’hui, nous ne tournons pas simplement une page. Nous ouvrons un nouveau chapitre fondé sur l’innovation, la performance et une vision résolument africaine de la banque », a conclu le Directeur général.

Une nouvelle identité visuelle porteuse de sens

Présentant les éléments de la nouvelle marque, le Directeur Marketing et Communication Expérience (DMCX), Alpha Bah, a insisté sur la portée symbolique du rebranding. « Aujourd’hui est bien plus qu’un changement de nom ou d’identité. Nous célébrons la naissance d’une nouvelle identité qui s’inscrit dans une dynamique de continuité », a-t-il expliqué.

Il a rappelé que cette transformation avait été amorcée par le lancement des plateformes digitales AFG e-Bank et e-Business. Le nouveau logo et sa charte graphique traduisent une philosophie claire. « Le vert est lié à l’éco-conscience. Nous voulons agir en faveur de la protection de l’environnement à travers plusieurs initiatives concrètes. Nous sommes également fortement engagés dans les actions ESG et le développement de solutions digitales qui contribuent à réduire l’impact environnemental », a détaillé Alpha Bah.

Le rouge, autre couleur de l’identité, symbolise quant à lui la force et la passion, tandis que la forme du « A » illustre l’agilité et l’adaptation aux réalités africaines.

Dans la continuité de cette vision, AFG Bank Guinée prévoit des initiatives à impact social, notamment en faveur des femmes dans l’agriculture sur les îles de Fotoba, avec l’appui de la Fondation AFG. Ces projets s’inscrivent dans une logique de développement durable et de soutien aux communautés rurales.

Avec cette nouvelle identité, l’AFG Bank Guinée affirme une ambition claire : devenir un acteur central du financement de l’économie guinéenne tout en s’inscrivant dans une dynamique panafricaine portée par l’innovation, la digitalisation et l’engagement environnemental.

Entre continuité et rupture symbolique, cette transformation marque surtout l’émergence d’une banque résolument tournée vers l’avenir, où les besoins des clients, des entreprises et de la diaspora deviennent le moteur principal de l’innovation financière.

Source : Guinée360.

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MMA : Conakry entre dans l’histoire avec un Challenge Fighting Championship spectaculaire.

Après trois éditions couronnées de succès au Cameroun, le Challenge Fighting Championship (CFC) a posé ses valises à Conakry pour sa quatrième édition, ce samedi 27 juin 2026. Organisé par Sport Events, ce grand rendez-vous des arts martiaux mixtes a rassemblé l’élite africaine de la discipline dans une ambiance électrique.

Au terme de plusieurs semaines de préparation, les combattants ont tenu toutes leurs promesses en transformant la cage du CFC en véritable théâtre de guerre sportive. Devant un public nombreux et passionné, les échanges de coups, les stratégies et l’intensité des combats ont fait vibrer les spectateurs jusqu’au bout de la soirée.

20260628 010341 scaledL’événement a été rehaussé par la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, du champion du monde de MMA Francis Ngannou, venu accompagné de sa mère, ainsi que de plusieurs hauts responsables de l’administration guinéenne, notamment des cadres du ministère des Sports et le secrétaire général du ministère des Mines. Une mobilisation exceptionnelle qui témoigne de l’essor grandissant des sports de combat sur le continent.

Dans son allocution, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué la tenue de cette compétition en Guinée, qu’il considère comme un symbole de la dynamique de transformation engagée dans le secteur sportif. Selon Cellou Baldé, l’accueil du Challenge Fighting Championship s’inscrit pleinement dans la politique de refondation sportive portée par les autorités. « Jeunes de Guinée, soyez fiers de vous, parce que nous sommes à l’heure de la refondation sportive. Accueillir un gala de cette envergure dans notre pays, c’est inspirer notre jeunesse et promouvoir les sports de combat. Nous allons poursuivre ce partenariat. Merci sincèrement à Francis Ngannou pour son engagement », a-t-il déclaré sous les applaudissements du public.

Des affrontements explosifs dans la cage

La soirée a été marquée par une série de duels internationaux où chaque combattant est venu défendre les couleurs de son pays.

Le premier combat a vu le Camerounais Assitimi Sosso Toto prendre le dessus sur le Guinéen Ibrahima Doumbouya au terme de trois rounds très disputés.

Le deuxième affrontement, chez les dames, a opposé la Congolaise (RDC) Sephora à la Camerounaise Mengue Marie. Plus incisive, la Congolaise s’est imposée après deux rounds de haute intensité.

Dans la catégorie des 66 kg, le Togolais Kudzete Fred a dominé le Camerounais Oten Stanickà l’issue d’un combat engagé.

L’une des grandes sensations de la soirée est venue de la catégorie des 77 kg. Pour son tout premier combat professionnel, le Guinéen Togba Gomou a créé l’exploit en mettant fin aux débats dès le premier round face au Gabonais Kobra Ruben, provoquant une explosion de joie dans les gradins.

Cette quatrième édition du Challenge Fighting Championship confirme la montée en puissance du MMA africain et l’ambition des organisateurs de faire de cette compétition une référence sur le continent.

Source : Guinée360.

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Sénégal : Oyass Capital injecte 1,3 milliard FCFA dans La Ripaille pour accélérer le développement de la filière avicole.

Le fonds d’investissement Oyass Capital, sous-fonds du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), poursuit sa stratégie de soutien aux entreprises à fort potentiel. Il a annoncé un investissement de 1,3 milliard de francs CFA au profit de l’entreprise sénégalaise La Ripaille, dans le but d’accélérer son développement et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal.

La convention de financement a été signée jeudi à Keur Moussa, dans la région de Thiès, en présence de représentants du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, du FONSIS, de la banque allemande de développement KfW, ainsi que de plusieurs partenaires financiers et acteurs du secteur privé.

Un financement structurant pour une filière intégrée

L’opération repose sur un mécanisme combinant une prise de participation au capital de l’entreprise et un financement conforme aux principes de la finance islamique. Ce montage financier vise à accompagner durablement la croissance de La Ripaille tout en consolidant son modèle industriel.

Grâce à cet apport, l’entreprise entend poursuivre son ambition de bâtir une chaîne de valeur entièrement intégrée dans le secteur avicole. Son projet couvre l’ensemble des activités, depuis l’élevage des poules pondeuses jusqu’à la commercialisation des produits finis, en passant par la production d’aliments pour bétail, les poussinières et les unités d’abattage.

Pour le directeur général de La Ripaille, Alioune Badiane, ce partenariat dépasse le simple cadre financier.

« Cette collaboration traduit la rencontre de deux ambitions : celle de La Ripaille de devenir un acteur industriel de référence dans la filière avicole et celle d’Oyass Capital de faire émerger des entreprises capables de devenir de véritables champions nationaux », a-t-il déclaré.

Miser sur un capital patient pour faire émerger des champions nationaux

Du côté d’Oyass Capital, cette opération illustre une stratégie d’investissement fondée sur le long terme.

Son président, Jamal Abisourour, estime que de nombreuses entreprises sénégalaises disposent d’un fort potentiel de croissance, mais manquent de financements adaptés à leurs besoins de développement.

Selon lui, l’enjeu est de mettre à leur disposition un « capital patient », capable d’accompagner leur expansion sur plusieurs années plutôt que de rechercher une rentabilité immédiate.

« Le Sénégal ne manque ni d’entrepreneurs, ni d’idées, ni de marchés. Ce qui fait parfois défaut, c’est un financement structurant permettant aux entreprises de franchir un nouveau cap », a-t-il souligné.

Un appui salué par les partenaires au développement

La coopération allemande, représentée par Inès Adjari pour la banque de développement KfW, a salué cette initiative qu’elle considère comme un levier important de transformation économique.

Selon elle, le soutien aux petites et moyennes entreprises favorise la création de valeur locale, stimule l’emploi et contribue au renforcement du tissu industriel national.

Représentant le ministre de l’Agriculture, le directeur de cabinet Assane Ndiaye a, pour sa part, qualifié cet investissement de projet structurant, en cohérence avec la politique nationale visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à développer une production locale plus compétitive.

La troisième entreprise financée par Oyass Capital

Avec cette nouvelle opération, La Ripaille devient la troisième société à intégrer le portefeuille d’Oyass Capital, après Eyone et Dimbaya.

À travers cet investissement, le fonds confirme sa volonté d’accompagner l’émergence d’entreprises sénégalaises capables de jouer un rôle moteur dans la transformation économique du pays, tout en renforçant des secteurs stratégiques comme l’agriculture et l’agroalimentaire.

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Sénégal–France : Dakar et Paris renforcent leur partenariat en matière de sécurité et de gouvernance territoriale

Le Sénégal et la France ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale à l’occasion d’une visite de travail effectuée à Paris par le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette mission, menée du 22 au 25 juin 2026, a permis aux deux pays de consolider leur dialogue sur des enjeux stratégiques liés à la sécurité, à l’administration territoriale et à la préparation des grands rendez-vous internationaux.

Une rencontre de haut niveau au cœur de la coopération sécuritaire

Le point d’orgue de ce déplacement a été la rencontre entre Mouhamadou Makhtar Cissé et son homologue français, Laurent Nunez, au ministère français de l’Intérieur, Place Beauvau.

Les échanges se sont déroulés en présence des équipes techniques des deux ministères ainsi que de l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines de coopération, notamment le partage d’expertise en matière de sécurité intérieure, la gestion des risques, la gouvernance territoriale et le renforcement des capacités institutionnelles.

Cette réunion a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de maintenir une collaboration étroite face aux défis sécuritaires contemporains et aux exigences croissantes liées à l’administration des territoires.

Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 au centre des priorités

Une attention particulière a été accordée aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, un événement historique qui fera du Sénégal le premier pays africain à accueillir une compétition olympique.

Les autorités sénégalaises et françaises ont fait le point sur les dispositifs de coopération déjà engagés afin d’accompagner l’organisation de cet événement majeur. Les discussions ont notamment porté sur les questions de sécurité, de coordination opérationnelle et de gestion des flux liés à l’accueil des délégations et des visiteurs attendus à Dakar, Diamniadio et Saly.

À l’issue de la rencontre, Laurent Nunez a salué la qualité des échanges, évoquant sur le réseau social X une réunion particulièrement constructive ayant permis d’évaluer les actions de coopération déjà mises en œuvre dans la perspective des JOJ Dakar 2026.

Un nouvel accord pour renforcer les échanges institutionnels

La visite du ministre sénégalais a également été marquée par la signature d’un arrangement administratif destiné à approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’administration territoriale.

Cet accord vise à favoriser les échanges d’expertise, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des capacités des administrations chargées de la gestion des collectivités territoriales. Il traduit la volonté commune de Dakar et de Paris de moderniser leurs outils de gouvernance et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques à l’échelle locale.

Un partenariat stratégique en constante évolution

Au-delà des questions techniques, cette visite illustre la dynamique de coopération qui unit le Sénégal et la France sur des enjeux jugés prioritaires pour les deux États. Sécurité intérieure, gouvernance territoriale, organisation des grands événements internationaux et renforcement des capacités institutionnelles figurent désormais parmi les axes majeurs de ce partenariat.

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, cette collaboration renforcée apparaît comme un levier important pour garantir le succès de l’événement tout en consolidant les mécanismes de coopération entre les administrations sénégalaises et françaises.

La rencontre de Paris témoigne ainsi de la volonté des deux pays de poursuivre un dialogue stratégique fondé sur le partage d’expertise, la confiance mutuelle et la recherche de réponses communes aux défis contemporains.