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Guinée : La Présidence relance l’appel au dialogue avec les acteurs politiques et sociaux

Dans un contexte de transition politique déterminant pour l’avenir de la Guinée, la Présidence de la République, par la voix de son porte-parole, le Général Amara Camara, a réitéré ce samedi 12 avril 2025, la volonté du Président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, de maintenir une main tendue à l’ensemble des forces vives de la Nation.

Une volonté de dialogue permanent

Lors d’un point de presse officiel, la Présidence a insisté sur la nécessité d’instaurer un cadre de concertation ouvert, sincère et constructif, incluant :

  • Les partis politiques,

  • La société civile,

  • Les syndicats et organisations professionnelles.

Ce dialogue s’inscrit dans la dynamique de refondation institutionnelle et démocratique que le gouvernement de transition souhaite bâtir avec toutes les composantes de la société guinéenne.

Objectif : réussir une transition inclusive

À l’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, et dans un climat marqué par des divergences sur le processus électoral et les réformes en cours, le Chef de l’État appelle de nouveau à l’unité.

« Le dialogue reste le meilleur chemin vers la stabilité durable. La porte est ouverte à tous ceux qui souhaitent construire la Guinée de demain », a déclaré le Général Amara Camara.

Un appel à la responsabilité collective

La Présidence reconnaît les inquiétudes exprimées par certaines formations politiques, mais souligne que seule une participation active et responsable permettra de bâtir des institutions solides, représentatives et légitimes.

Ce nouvel appel intervient après une série de concertations avec les syndicats et d’autres groupes sectoriels, amorçant ainsi une phase plus politique du dialogue national.

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Mali–Russie : Vers un partenariat stratégique renforcé

Le Mali continue d’opérer un virage stratégique majeur dans sa politique étrangère. Après la détérioration progressive de ses relations avec certains partenaires occidentaux, notamment la France, Bamako mise désormais sur un partenariat renforcé avec la Russie, une coopération qui prend de l’ampleur sur les plans militaire, diplomatique et économique.

Une visite diplomatique de haut niveau à Moscou

Les 3 et 4 avril 2025, une délégation conjointe composée des ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger – les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – s’est rendue à Moscou pour une série d’échanges stratégiques. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des alliances Sud-Sud, mais aussi dans une volonté affirmée de réduire la dépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales.

Au cours de cette rencontre, les ministres sahéliens ont échangé avec leur homologue russe Sergueï Lavrov sur plusieurs axes de coopération, notamment :

•La sécurité et la lutte contre les groupes terroristes armés,

• L’équipement et la formation militaire,

• Le développement de projets économiques et énergétiques,

•L’appui diplomatique de la Russie dans les institutions internationales.

Une force conjointe appuyée par la Russie

L’un des points phares de cette coopération est l’annonce du soutien de la Russie à la création d’une force conjointe de 5 000 hommes, composée des armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger, pour lutter contre les insurrections djihadistes dans la région sahélienne.

La Russie s’est engagée à fournir un appui logistique, des équipements militaires, ainsi qu’une assistance en formation, soulignant son rôle de partenaire stratégique de sécurité dans un contexte régional marqué par l’instabilité.

Un partenariat aux multiples dimensions

Au-delà du volet militaire, cette coopération devrait s’élargir à d’autres domaines :

•L’exploitation minière, secteur clé pour l’économie malienne,

• L’agriculture et la sécurité alimentaire,

•La santé, notamment avec des projets de coopération médicale,

•L’éducation, avec l’augmentation du nombre de bourses d’études pour les étudiants maliens en Russie.

Vers une nouvelle ère géopolitique sahélienne

Cette alliance stratégique illustre la volonté du Mali de repositionner ses partenariats internationaux selon ses intérêts souverains. Pour Bamako, Moscou représente un allié respectueux, engagé dans une logique de coopération mutuellement bénéfique.

Toutefois, ce basculement soulève également des interrogations au sein de la communauté internationale, en particulier dans un contexte de rivalités géopolitiques accrues.

La relation Mali–Russie, désormais structurée autour de l’Alliance des États du Sahel, prend une dimension nouvelle. Entre réalignement stratégique et recherche de souveraineté, Bamako semble déterminé à bâtir une nouvelle architecture de sécurité et de développement, loin des schémas traditionnels.

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Guinée : Lancement officiel de la campagne agricole 2025 à Ditinn, sous le signe de l’espoir et de l’autosuffisance

Ce mercredi 9 avril 2025, le gouvernement guinéen a officiellement lancé la campagne agricole 2025 dans la sous-préfecture de Ditinn, préfecture de Dalaba, sous le thème évocateur : « Nourrir la Guinée avec ses propres ressources ». L’événement, présidé par des représentants du ministère de l’Agriculture, marque le démarrage d’une nouvelle dynamique en faveur de la souveraineté alimentaire et du développement rural.

Une ambition forte pour une Guinée autosuffisante

L’objectif principal de cette campagne est clair : soutenir directement 2,5 millions de producteurs agricoles familiaux et 1 million d’éleveurs, tout en réduisant significativement la dépendance du pays vis-à-vis des importations alimentaires.

Les autorités entendent renforcer les efforts engagés en matière :

•D’accès aux semences améliorées,

•D’équipements agricoles modernes,

•De formations techniques pour les producteurs,

•Et d’accompagnement financier et institutionnel.

Priorité à la transformation locale

Au-delà de la production, la campagne met également l’accent sur la valorisation des produits locaux et le développement de la chaîne de valeur agroalimentaire. Des initiatives seront déployées pour favoriser la transformation locale, l’accès aux marchés, et la réduction des pertes post-récolte.

Une mobilisation nationale autour du monde rural

La cérémonie de lancement à Ditinn a mobilisé les autorités administratives, les acteurs agricoles, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les représentants des organisations paysannes. Un appel a été lancé pour renforcer la résilience du monde rural face aux effets du changement climatique, tout en consolidant la place de l’agriculture comme levier de croissance et de stabilité sociale.

La campagne agricole 2025 symbolise une volonté forte du gouvernement guinéen de mettre l’agriculture au cœur de sa stratégie de développement. En misant sur les ressources locales, l’innovation et l’inclusion, la Guinée entend bâtir un avenir agricole durable, équitable et porteur d’espoir pour des millions de familles rurales.

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Guinée : Réception des derniers kits biométriques pour le recensement électoral

La Guinée franchit une étape décisive dans la préparation de ses prochaines échéances électorales. Le mardi 9 avril 2025, le gouvernement guinéen a officiellement réceptionné les 3 000 derniers kits biométriques à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré de Conakry, destinés à la réalisation du recensement électoral.

Un pas stratégique vers le référendum constitutionnel

Cette opération s’inscrit dans le cadre des préparatifs du référendum pour l’adoption de la nouvelle Constitution, prévu le 21 septembre 2025. Ces équipements viennent compléter la première vague déjà livrée, portant le total à plusieurs milliers d’unités réparties sur tout le territoire.

Les kits, composés notamment d’ordinateurs portables, de tablettes, de lecteurs d’empreintes digitales et de caméras, permettront d’enrôler numériquement les citoyens en âge de voter, tout en garantissant la transparence et la fiabilité du fichier électoral.

Une étape saluée par les autorités

Présent lors de la réception, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a salué cette livraison comme un gage de respect du chronogramme de la transition. Il a souligné l’engagement du gouvernement à conduire un processus électoral crédible, inclusif et conforme aux standards internationaux.

Enjeux du recensement biométrique

La mise en place d’un recensement biométrique répond à plusieurs enjeux :

• Assurer un fichier électoral unique et sécurisé ;

•Lutter contre la fraude et les doublons ;

•Promouvoir la participation des électeurs guinéens de l’intérieur comme de la diaspora ;

•Poser les bases d’un système électoral plus moderne et durable.

Une attente forte de la population

Le peuple guinéen attend de ce processus qu’il ouvre la voie à un retour à l’ordre constitutionnel, après plusieurs années de transition politique. Le bon déroulement du recensement constituera un signal fort pour la tenue d’élections libres, crédibles et apaisées.

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Guinée : Une délégation ministérielle participe au Forum Décade Afrique de l’Excellence à Accra

La République de Guinée marque sa présence au Forum Décade Afrique de l’Excellence qui se tient à Accra, au Ghana, à l’occasion du 10ᵉ anniversaire du Programme des Centres d’Excellence Africains (CEA). Une délégation conduite par le Ministre de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, et le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, y représente le pays.

Un engagement pour l’excellence académique et scientifique

Ce forum continental vise à célébrer une décennie d’efforts en faveur de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche en Afrique. Il réunit des décideurs politiques, des universitaires, des partenaires au développement, ainsi que des représentants du secteur privé autour des défis et perspectives de l’enseignement supérieur en Afrique.

La participation guinéenne témoigne de l’engagement du gouvernement de transition à faire de l’éducation, de la recherche et de l’innovation un levier de développement durable.

La Guinée engagée dans le programme CEA

Le pays bénéficie depuis plusieurs années du soutien du programme CEA, financé par la Banque mondiale, qui appuie la création et le développement de pôles d’excellence dans les universités africaines. La Guinée y participe à travers le renforcement des capacités de ses institutions d’enseignement supérieur et la promotion de formations adaptées aux besoins du marché.

Coopération régionale et mobilisation de partenariats

Ce forum est aussi une opportunité pour la Guinée de :

•Renforcer la coopération régionale dans le domaine de la formation et de la recherche ;

•Nouer de nouveaux partenariats stratégiques pour le financement de projets éducatifs et scientifiques ;

•Valoriser les initiatives nationales en matière d’enseignement supérieur, notamment l’innovation technologique et l’entrepreneuriat universitaire.

La participation guinéenne au Forum Décade Afrique de l’Excellence confirme l’ambition du pays de réaffirmer son rôle dans le concert scientifique et académique africain. C’est une étape importante dans la consolidation des réformes engagées pour construire une Guinée mieux formée, compétente et tournée vers l’avenir.

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Soutien renouvelé de la Banque mondiale au Burkina Faso : un partenariat pour le développement réaffirmé

Dans un contexte marqué par des défis multiples, le Burkina Faso bénéficie d’un soutien réaffirmé de la Banque mondiale. Le lundi 8 avril 2025, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso. Cette rencontre de haut niveau a permis de consolider les liens entre les deux partenaires et de renouveler l’engagement de l’institution internationale en faveur du développement socio-économique du pays.

Un partenariat stratégique en action

Depuis plusieurs années, la Banque mondiale est un acteur clé du développement au Burkina Faso. Ses interventions couvrent un large spectre de secteurs prioritaires, notamment :

  • L’éducation : amélioration de l’accès à l’éducation de base et renforcement des capacités des enseignants ;
  • La santé : soutien aux systèmes de soins primaires, campagnes de vaccination, et lutte contre la malnutrition ;
  • Les infrastructures : développement des routes, de l’accès à l’eau potable et de l’électrification rurale ;
  • La protection sociale : appui aux filets sociaux pour les populations vulnérables.

Au cours de l’entretien, la directrice des opérations a salué les efforts du gouvernement burkinabè pour maintenir la mise en œuvre des projets dans un contexte difficile, marqué par l’insécurité et les tensions socio-politiques.

Maintien des engagements dans un contexte de transition

La Banque mondiale a réitéré sa volonté de poursuivre sa collaboration avec le Burkina Faso, même en période de transition politique. Elle met l’accent sur l’importance de garantir la continuité des services publics essentiels et de soutenir les populations les plus affectées par la crise humanitaire et sécuritaire.

Le Premier ministre a, de son côté, exprimé la gratitude du gouvernement pour cet accompagnement constant. Il a souligné l’importance de ce partenariat pour atteindre les objectifs de résilience et de transformation économique du pays.

Perspectives de renforcement de la coopération

Les deux parties ont convenu d’explorer de nouvelles pistes de coopération, notamment dans :

  • La digitalisation des services publics ;
  • Le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes ;
  • L’aménagement du territoire pour favoriser un développement plus inclusif.

La Banque mondiale s’est engagée à adapter ses interventions aux priorités nationales et à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts pour sortir de la crise et consolider les bases d’un développement durable.

La rencontre du 8 avril 2025 entre le Premier ministre burkinabè et la Banque mondiale illustre la vitalité d’un partenariat stratégique, fondé sur la confiance et la convergence d’objectifs. Dans un environnement complexe, ce soutien constitue un levier essentiel pour accompagner les ambitions du Burkina Faso en matière de résilience, d’inclusion et de développement à long terme.

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Tensions diplomatiques entre l’AES et l’Algérie : un incident aérien ravive les crispations

Les relations diplomatiques entre l’Alliance des États du Sahel (AES) — composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger — et l’Algérie connaissent une nouvelle détérioration suite à la destruction d’un drone malien par les forces algériennes près de la frontière entre les deux pays. Cet incident, survenu au début du mois d’avril 2025, a suscité une vive réaction de la part des gouvernements sahéliens qui y voient une atteinte à leur souveraineté.

Un acte jugé hostile par l’AES

Dans un communiqué conjoint, les ministères des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont condamné l’action de l’Algérie, qualifiée d' »acte hostile et irresponsable ». Ils ont déclaré que la destruction du drone malien constituait une violation du droit international et des règles de bon voisinage.

Le Mali a convoqué l’ambassadeur d’Algérie en poste à Bamako pour exprimer sa protestation officielle et a annoncé son intention de porter l’affaire devant les instances internationales. En signe de mécontentement, les trois pays membres de l’AES ont rappelé leurs ambassadeurs en poste à Alger pour consultations.

Une relation déjà fragilisée

Les relations entre les pays de l’AES et l’Algérie étaient déjà tendues en raison des positions jugées ambiguës d’Alger sur les processus de transition politique dans la région sahélienne. L’Algérie, qui joue traditionnellement un rôle de médiateur dans les conflits sahéliens, a été perçue par certains acteurs de l’AES comme adoptant une posture critique vis-à-vis des juntes militaires au pouvoir à Ouagadougou, Bamako et Niamey.

Un contexte régional sous tension

Cet épisode intervient dans un climat de reconfiguration géopolitique en Afrique de l’Ouest, marqué par la création de la Confédération des États du Sahel, le retrait des trois pays de la CEDEAO et leur rapprochement avec d’autres partenaires, notamment la Russie. L’incident aérien vient renforcer l’esprit de défiance mutuelle entre l’AES et certains de ses voisins, et pourrait compliquer davantage les efforts de stabilisation et de coopération régionale.

Vers une escalade ou une médiation ?

Pour l’heure, l’Algérie n’a pas publiquement réagi à l’accusation de destruction du drone. Des observateurs appellent au dialogue et à la retenue afin d’éviter une escalade diplomatique préjudiciable à la sécurité régionale. L’Union africaine et d’autres acteurs internationaux pourraient être sollicités pour faciliter une désescalade et promouvoir une solution concertée.

L’incident entre l’AES et l’Algérie souligne la fragilité des relations interrégionales dans le Sahel et la complexité des dynamiques sécuritaires transfrontalières. Alors que les tensions montent, les enjeux de coopération, de souveraineté et de stabilité imposent une approche diplomatique prudente et inclusive pour préserver la paix dans la région.

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Guinée : Un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer l’assainissement et l’accès à l’eau

La République de Guinée vient de franchir une étape importante dans sa quête d’un meilleur accès à l’eau potable et à des services d’assainissement dignes. Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce mois d’avril 2025, un crédit de 200 millions de dollars américains en faveur du pays. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement (PAAEA).

Objectifs du projet

Ce programme ambitieux vise à :

•Fournir un accès durable à l’eau potable à des centaines de milliers de Guinéens ;

•Renforcer les infrastructures d’assainissement urbain et rural ;

•Promouvoir une gestion durable des ressources hydriques ;

•Soutenir les réformes structurelles dans le secteur de l’eau.

Zones ciblées

Le projet bénéficiera à plusieurs localités à travers tout le pays, avec un accent particulier sur les zones à forte vulnérabilité hydrique et les quartiers périphériques de Conakry, Kindia, Labé, Kankan et Nzérékoré. Il prévoit également des actions spécifiques pour améliorer la résilience climatique du secteur.

Retombées attendues

Selon les autorités guinéennes, ce financement permettra :

• D’accroître considérablement le taux de desserte en eau potable dans les zones défavorisées ;

•D’améliorer les conditions sanitaires et de santé publique ;

•De réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.

Une avancée majeure pour les ODD

Ce projet contribue directement à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 6 (eau propre et assainissement). Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de l’eau et de l’assainissement une priorité nationale.

PayDunya

Fintech : Peach Payments acquiert PayDunya

La nouvelle a fait l’effet d’un petit séisme dans le monde de la fintech africaine. La société sud-africaine Peach Payments, l’un des acteurs majeurs du paiement numérique sur le continent, a annoncé l’acquisition de PayDunya, une startup sénégalaise pionnière dans les solutions de paiement mobile en Afrique de l’Ouest.

Cette opération stratégique, bien plus qu’une simple expansion commerciale, traduit la montée en puissance de l’écosystème technologique africain, notamment dans sa composante francophone longtemps restée en marge du boom observé en Afrique anglophone.

Une ambition : conquérir l’Afrique francophone

Fondée en 2015, PayDunya s’est imposée comme une plateforme de référence pour les petites et moyennes entreprises au Sénégal, en leur offrant des services de paiement digitaux adaptés à leur réalité :

  • Encaissements via mobile money, cartes bancaires et portefeuilles électroniques
  • Facturation intelligente
  • Intégrations e-commerce simples pour les commerçants

En s’alliant à Peach Payments, qui opère déjà avec succès en Afrique du Sud, au Kenya et à Maurice, PayDunya devient le levier d’une stratégie d’expansion vers l’Afrique francophone, un marché encore fragmenté mais à très fort potentiel.

Un marché en pleine mutation

Le continent africain connaît une accélération sans précédent de la digitalisation des paiements, portée par :

  • Une forte pénétration du mobile
  • L’essor du commerce en ligne
  • Les besoins croissants en services financiers inclusifs

Mais en Afrique francophone, le manque d’investissements, la réglementation parfois rigide et la barrière linguistique ont souvent freiné l’essor des solutions locales.

Avec cette acquisition, Peach Payments espère combler ce vide en s’appuyant sur l’expertise terrain de PayDunya, sa base d’utilisateurs, son ancrage sénégalais et sa connaissance du tissu économique ouest-africain.

Un signal fort pour l’écosystème tech sénégalais

Pour le Sénégal, cette opération est un signal de reconnaissance fort pour son écosystème numérique, qui attire de plus en plus l’attention des investisseurs régionaux et internationaux.

Elle démontre que :

  • Les startups sénégalaises ont atteint une maturité suffisante pour intégrer des logiques de fusion-acquisition ;
  • Les talents locaux peuvent créer des entreprises de classe continentale ;
  •  Le Sénégal peut devenir un hub régional de la fintech en Afrique de l’Ouest.
Quels enjeux pour l’avenir ?

Cette acquisition soulève aussi des questions importantes :

  • PayDunya gardera-t-elle sa marque et son autonomie opérationnelle ?
  • Quel sera l’impact sur les emplois, les clients et les partenaires locaux ?
  • Comment cette union influencera-t-elle la concurrence régionale dans la fintech ?

Tout dépendra de la capacité des deux entités à s’intégrer intelligemment, à innover ensemble et à rester proches des réalités africaines, tout en bénéficiant des synergies d’un groupe plus large.

Une alliance stratégique et symbolique

L’acquisition de PayDunya par Peach Payments marque un changement d’échelle pour la fintech francophone. Elle incarne une nouvelle dynamique où les startups locales ne sont plus seulement des modèles de résilience, mais aussi des cibles stratégiques de croissance pour les grands groupes africains.

Plus qu’un rachat, c’est une alliance entre deux visions : celle d’un continent qui veut créer ses propres solutions, avec des talents africains, pour répondre à ses défis économiques.

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Guinée : Volt relance ses activités de prospection aurifère dans un contexte favorable

La société minière Volt Resources Limited a annoncé sa décision de relancer ses activités de prospection aurifère en Guinée, profitant de l’embellie des cours mondiaux de l’or. Cette reprise marque une nouvelle dynamique pour le secteur minier guinéen, pilier essentiel de l’économie nationale.

Une conjoncture internationale favorable

Avec la hausse continue du prix de l’or sur les marchés internationaux, les conditions sont particulièrement propices aux investissements dans l’exploration minière. Volt, cotée à la bourse australienne, entend capitaliser sur cette tendance pour redynamiser ses projets sur le sol guinéen, en particulier sur les permis qu’elle détient dans des zones à fort potentiel aurifère.

Objectifs et enjeux

Selon les responsables de la société, cette relance vise à :

  • Réévaluer les ressources disponibles dans les zones déjà identifiées ;
  • Accroître les investissements dans les campagnes de forage et d’analyse géologique ;
  • Renforcer la présence de Volt sur le marché aurifère ouest-africain.

La Guinée, dotée de richesses minières abondantes, offre un cadre naturel attractif pour les compagnies minières internationales, bien que les défis logistiques, administratifs et environnementaux restent importants.

Opportunités pour l’économie locale

Le retour de Volt sur le terrain pourrait générer des retombées positives pour les communautés locales, notamment en matière :

  • D’emplois directs et indirects ;
  • De développement des infrastructures locales ;
  • De partenariats avec des sous-traitants guinéens.

Les autorités guinéennes ont réaffirmé leur volonté d’encadrer et d’accompagner les initiatives minières respectueuses des normes environnementales et sociales, dans le cadre d’un développement durable du secteur extractif.

La relance de la prospection aurifère par Volt constitue un signal positif pour la confiance des investisseurs étrangers en Guinée. Si elle est bien encadrée, cette reprise contribuera à renforcer la position du pays comme un acteur majeur de la filière aurifère en Afrique de l’Ouest, tout en soutenant la croissance économique nationale.