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Simandou : le FMI appelle à la prudence économique

Le Projet Simandou, l’un des plus grands projets miniers d’Afrique et atout majeur pour la Guinée, continue de susciter l’attention des partenaires techniques et financiers. Le Fonds Monétaire International (FMI), à travers une récente note d’analyse, appelle les autorités guinéennes à adopter une approche prudente et structurée afin de maximiser les bénéfices de cette opération stratégique, tout en limitant les risques macroéconomiques.

Un projet d’envergure à fort potentiel…

Le gisement de fer de Simandou, considéré comme le plus riche et le plus vaste non exploité au monde, pourrait transformer radicalement l’économie guinéenne. Les investissements projetés sont colossaux, avec des impacts attendus sur l’emploi, les recettes fiscales et les infrastructures, notamment via la construction de chemins de fer et d’un port minéralier.

Le FMI reconnaît cet immense potentiel, notamment dans la mobilisation accrue des recettes publiques, la diversification des exportations et le renforcement des infrastructures stratégiques du pays. À moyen terme, Simandou pourrait représenter une source importante de financement pour le développement durable de la Guinée.

… mais des risques structurels à surveiller

Le Fonds avertit cependant contre plusieurs risques économiques et de gouvernance :

  • Endettement excessif : le projet pourrait entraîner une augmentation importante de la dette si les garanties publiques ou les engagements implicites ne sont pas bien encadrés.

  • Pressions inflationnistes et risques de surchauffe économique, notamment si les flux financiers externes dépassent la capacité d’absorption de l’économie locale.

  • Risques budgétaires liés à une anticipation prématurée des revenus miniers (phénomène connu sous le nom de “malédiction des ressources”).

  • Manque de transparence et de suivi dans l’utilisation des revenus futurs, qui pourrait nuire à la stabilité macroéconomique et à la gouvernance publique.

Les recommandations du FMI

Face à ces enjeux, le FMI recommande plusieurs axes prioritaires :

  1. Adopter un cadre fiscal rigoureux pour la gestion des revenus miniers, incluant un fonds de stabilisation ou d’investissement à long terme.

  2. Renforcer la transparence contractuelle et la publication des accords miniers, en conformité avec les principes de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

  3. Maîtriser la dette publique en limitant les garanties souveraines et en évaluant les projets selon leur viabilité économique.

  4. Renforcer les capacités institutionnelles pour la négociation, le suivi et l’exécution des grands projets.

  5. Soutenir la formation et l’insertion professionnelle afin de maximiser les retombées locales.

Une opportunité historique à sécuriser

Pour le gouvernement guinéen, le Projet Simandou constitue une opportunité rare de bâtir une économie résiliente et prospère. Mais cette ambition ne pourra être atteinte qu’à condition d’intégrer une gestion rigoureuse, une planification prudente et une gouvernance transparente.

À l’heure où la mise en œuvre opérationnelle du projet entre dans une phase cruciale, l’équilibre entre exploitation minière, discipline macroéconomique et bénéfices sociaux sera déterminant pour inscrire Simandou dans l’histoire comme un levier de transformation, et non comme un piège de dépendance.

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Digitalisation de l’état civil en Guinée : le Ministère de la Justice reçoit des équipements dans le cadre du projet “État Civil 2”

La Guinée franchit un nouveau cap dans la modernisation de son système d’état civil. Dans le cadre du projet « État Civil 2 », financé par l’Union Européenne à hauteur de 5 millions d’euros, une importante remise d’équipements informatiques a été organisée en présence du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Monsieur Yaya Kaïraba Kaba.

Ce projet, mis en œuvre par Enabel, l’agence belge de développement, vise à renforcer durablement le système d’état civil guinéen en misant sur sa digitalisation, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux et la protection des données personnelles.

Un appui technologique pour cinq juridictions pilotes

Les juridictions de Forécariah, Dubréka, Télimélé, Pita et Dalaba ont été identifiées comme pilotes pour le déploiement initial. Elles ont reçu :

  • Des ordinateurs Lenovo Tiny (Intel, SSD 500GB, Wifi 6)

  • Des ordinateurs portables HP EliteBook 650

  • Des imprimantes multifonctions LaserJet Pro

  • Des scanners mobiles Workforce ES-580W

  • Du mobilier de bureau et des fournitures diverses

Ce matériel servira au déploiement des modules 1 et 2 de l’application E-RENÉC, dédiée à la dématérialisation des jugements supplétifs et à la production d’actes d’état civil sécurisés.

Trois résultats attendus

Le projet vise à atteindre trois résultats majeurs :

  1. La mise en place d’un cadre légal et technique sécurisé pour le traitement des données de l’état civil.

  2. Le développement d’un projet pilote opérationnel dans les zones sélectionnées.

  3. Le renforcement des capacités des acteurs de l’état civil, via la formation et l’accompagnement technique.

L’installation des équipements est confiée à des équipes mixtes composées d’experts d’Enabel et de partenaires nationaux, en collaboration avec le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN-RAVEC).

Un engagement gouvernemental fort

Dans son allocution, le ministre Yaya Kaïraba Kaba a salué cette initiative conjointe, soulignant l’importance de la coordination intersectorielle, et remerciant les partenaires techniques et financiers, dont l’Union Européenne et Enabel. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la digitalisation de l’état civil une priorité nationale, dans le respect des standards internationaux.

Cette action s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pour un État moderne, fiable, et protecteur des droits de ses citoyens.

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Inondations meurtrières à Conakry : l’État en alerte face aux risques accrus de pluies diluviennes

La capitale guinéenne est de nouveau confrontée à un drame climatique. De fortes pluies survenues dans la nuit du 30 au 31 juillet ont provoqué des inondations meurtrières, faisant au moins sept morts dans différents quartiers de Conakry, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités.

Ces pluies diluviennes ont engendré la montée rapide des eaux, piégeant plusieurs habitations dans les communes de Matoto, Ratoma et Matam. Des glissements de terrain ont également été signalés dans certaines zones à flanc de colline, aggravant les dégâts matériels et mettant en danger la vie des habitants.

Alerte météo pour les prochaines 72 heures

Face à cette situation, l’Agence nationale de la météorologie a lancé une alerte rouge pour de fortes précipitations dans les régions de Conakry, Kindia, Dubréka, Coyah, Mamou, Boffa et Boké, appelant les populations à la vigilance. Des inondations supplémentaires, des débordements de cours d’eau et des éboulements sont à craindre dans les zones les plus exposées.

Mobilisation des secours et actions d’urgence

Le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a annoncé le déploiement d’unités d’intervention dans les zones sinistrées pour venir en aide aux victimes et évacuer les habitations à haut risque. Plusieurs familles ont déjà été relogées temporairement dans des écoles et centres communautaires.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah, en concertation avec les ministères concernés, a promis une réponse rapide et coordonnée :

« Nous mettons tout en œuvre pour secourir les sinistrés, prévenir de nouveaux drames et renforcer les infrastructures vulnérables. »

Un défi croissant dans le contexte du changement climatique

Les inondations récurrentes à Conakry soulignent l’urgence d’un plan d’adaptation climatique et d’assainissement durable. L’urbanisation anarchique, le manque de canalisations adéquates et l’obstruction des drains continuent d’exposer la capitale à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et meurtrières.

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AfroBasket Féminin 2025 : Les Lionnes du Sénégal en demi-finales, fidèles à leur légende

L’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal a une fois de plus prouvé son statut de grande nation du sport africain. En battant la Côte d’Ivoire (66–60), les Lionnes se sont qualifiées pour les demi-finales de l’AfroBasket 2025, poursuivant ainsi une performance historique : 26 participations, 26 demi-finales.

Une victoire au mental

Dans un match tendu et très disputé, les Sénégalaises ont su puiser dans leur expérience et leur solidarité pour venir à bout d’une équipe ivoirienne accrocheuse. Portées par une défense solide et un collectif bien huilé, elles ont su faire la différence dans les moments clés du match.

« On joue chaque match comme une finale. Rien n’est gagné, mais nous savons ce que ce maillot représente », a déclaré la capitaine à la fin de la rencontre.

Un palmarès à honorer

Avec 11 titres continentaux à leur actif, les Lionnes restent l’équipe la plus titrée de l’histoire de la compétition. Cette qualification en demi-finales les rapproche un peu plus de leur douzième sacre, même si la compétition reste relevée avec la présence du Nigeria, du Cameroun et du Mali.

Prochaine étape : le Nigeria ou le Cameroun

En demi-finale, le Sénégal affrontera le vainqueur du match Nigeria – Cameroun. Deux adversaires de taille, mais que les Lionnes ont déjà battus par le passé. Toute la nation retient son souffle en attendant ce choc, prévu ce week-end.

Un symbole d’excellence au féminin

Au-delà du sport, cette performance rappelle l’importance du sport féminin sénégalais et du soutien à l’élite sportive nationale. Les Lionnes incarnent à la fois la rigueur, la fierté et l’ambition d’un Sénégal conquérant sur la scène internationale.

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Le Sénégal dévoile le Plan national de redressement économique : cap sur la souveraineté budgétaire

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement présenté ce matin au Grand Théâtre de Dakar le Plan national de redressement économique et social, baptisé « Jubbanti Koom » (« redresser la Nation », en wolof). Ce programme constitue la réponse stratégique du gouvernement face aux déséquilibres financiers hérités, notamment les dettes intérieures et les dépenses publiques jugées excessives.

Objectifs : restaurer l’équilibre, sans alourdir la dette

Porté par le principe de souveraineté budgétaire, le plan ambitionne de mobiliser plus de 4 600 milliards FCFA d’ici 2028, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Le gouvernement entend ainsi :

  • Ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2027,

  • Réorganiser la fiscalité pour mieux capter les ressources internes,

  • Lutter contre les niches de corruption,

  • Favoriser la relance de l’investissement productif.

« Nous devons sortir de la dépendance structurelle à la dette. Ce plan est une rupture assumée en faveur de notre dignité économique », a déclaré Ousmane Sonko.

Une vision de rupture… et de reconstruction

Inspiré des recommandations de la Cour des comptes et des priorités exprimées lors du Dialogue national, ce plan place au cœur de ses priorités :

  • La maîtrise des finances publiques

  • La justice fiscale

  • L’assainissement de l’administration

  • L’investissement dans les secteurs productifs (agriculture, PME, énergie, numérique)

Ce programme entend créer un climat de confiance durable pour les investisseurs tout en consolidant les filets sociaux pour les populations vulnérables.

Une méthode participative

Le gouvernement a souligné que le plan avait été élaboré de manière inclusive, en concertation avec les acteurs économiques, syndicats, société civile et partenaires techniques.

« Ce n’est pas un plan de technocrates. C’est un pacte national pour le redressement », a insisté le Premier ministre.

Une étape clé dans la nouvelle gouvernance

Ce plan marque la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de réorienter l’économie vers plus de transparence, d’efficacité et d’indépendance. Il s’inscrit pleinement dans le cap fixé par son programme : refonder l’État et réconcilier croissance et souveraineté.

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CAN Mini-Foot 2027 : La Guinée désignée pays hôte après une performance remarquée en Libye

La Guinée vient de franchir une nouvelle étape dans sa montée en puissance sur la scène sportive africaine. À l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations de Mini-Football 2025, organisée en Libye, la Guinée a été officiellement choisie pour accueillir la prochaine édition en 2027. Une décision saluée par les autorités sportives et les passionnés de cette discipline en pleine expansion.

Un parcours remarquable

Durant l’édition 2025, l’équipe nationale guinéenne s’est illustrée par un jeu discipliné, offensif et audacieux, atteignant les demi-finales avec brio. Malgré une élimination en fin de tournoi, les prestations des joueurs ont suscité admiration et respect, plaçant la Guinée parmi les nations montantes du mini-football africain.

Une reconnaissance continentale

La désignation de la Guinée comme pays hôte pour 2027 marque une reconnaissance du dynamisme de sa fédération et de son engagement dans le développement de cette discipline. Elle reflète aussi la confiance des instances africaines en la capacité du pays à organiser un événement d’envergure continentale.

Un levier pour le sport et le tourisme

Au-delà de l’impact purement sportif, cette annonce constitue une opportunité stratégique pour la Guinée. Elle permettra :

  • de stimuler les investissements dans les infrastructures sportives locales,

  • de renforcer la diplomatie sportive du pays,

  • de dynamiser le tourisme et l’économie locale, notamment à travers l’accueil des délégations et supporters.

Une mobilisation à venir

Le ministère des Sports, en collaboration avec la Fédération Guinéenne de Mini-Football, devrait dévoiler dans les prochains mois un comité d’organisation, un calendrier préparatoire, ainsi que les villes susceptibles d’abriter les matchs.


La Guinée s’apprête ainsi à écrire une nouvelle page de son histoire sportive, avec comme horizon 2027, une vitrine continentale qu’elle entend transformer en réussite populaire et organisationnelle.

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Transition énergétique : Le Sénégal investit 13 millions USD dans un ambitieux projet solaire rural

Dans une dynamique résolument tournée vers la durabilité et l’inclusion, le Sénégal a officiellement lancé un projet solaire d’un montant de 13 millions de dollars américains (environ 8 milliards FCFA), en partenariat avec l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (ADFD).

Ce projet vise à électrifier des zones rurales isolées et à offrir un accès fiable à l’électricité à plus de 30 000 personnes, marquant une avancée significative dans le cadre de la transition énergétique nationale.

Un levier pour l’équité énergétique

En misant sur l’énergie solaire, le Sénégal entend réduire les inégalités d’accès à l’énergie, tout en respectant ses engagements climatiques. Les zones ciblées sont principalement des localités enclavées où les réseaux traditionnels ne sont pas viables à court terme.

Ce programme entend :

  • Déployer des mini-réseaux solaires intelligents

  • Stimuler l’activité économique rurale grâce à l’énergie

  • Réduire la dépendance aux énergies fossiles

  • Soutenir les politiques de décentralisation énergétique

Un partenariat stratégique international

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Plateforme de financement de l’énergie renouvelable en Afrique (AREI), soutenue par IRENA, et bénéficie d’un financement concessionnel du Fonds d’Abou Dhabi.

Ce type de coopération Sud-Sud et multilatérale reflète la nouvelle approche sénégalaise en matière de développement : axée sur la souveraineté, la durabilité et la transformation structurelle.

Une ambition alignée sur la Vision 2035

Ce projet est en cohérence avec la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 30 % du mix électrique d’ici 2030. Il s’intègre également dans le Plan Sénégal Émergent (PSE), version verte.

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Relance d’Air Guinée : un nouveau souffle pour l’aviation nationale

Après plusieurs décennies d’absence, la compagnie nationale Air Guinée pourrait prochainement reprendre ses activités. Un mémorandum d’entente a été signé ce mardi entre l’Autorité Guinéenne de l’Aviation Civile (AGAC) et le groupe Gewan Africa, marquant une étape décisive vers la renaissance du pavillon national.

Un symbole de souveraineté et de développement

Le ministère des Transports, par le biais de son Service Communication et Relations Publiques, a précisé que cette relance vise à réhabiliter une compagnie nationale de transport aérien. Au-delà de l’enjeu symbolique lié à la souveraineté, le projet est perçu comme un levier stratégique pour le développement économique, le désenclavement du pays et l’amélioration de la connectivité régionale et internationale.

Une coopération à plusieurs volets

Le partenariat entre l’AGAC et Gewan Africa ne se limite pas à l’exploitation de lignes aériennes. Il inclut également :

  • La création de services aériens modernes en Guinée ;

  • Le renforcement des compétences locales dans le domaine de l’aviation civile ;

  • L’échange de bonnes pratiques pour accompagner la modernisation du secteur.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de transformation du transport aérien guinéen, déjà illustrée par :

  • L’extension en cours de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré à Conakry ;

  • La reconstruction des quatre aérodromes régionaux, destinée à améliorer la desserte intérieure.

Un retour attendu

Fondée en 1960, Air Guinée avait cessé ses opérations au début des années 2000. Sa relance représente un enjeu fort d’identité nationale et de fierté pour les Guinéens, tout en répondant à des besoins économiques et logistiques concrets. Si les engagements pris dans le mémorandum sont tenus, la Guinée pourrait voir renaître une compagnie aérienne nationale robuste, adaptée aux standards internationaux, et capable de rivaliser sur le marché sous-régional.

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Babacar Ndiaye à la tête de la LSFP : « Consolider les acquis » dans un esprit d’unité

Le football professionnel sénégalais ouvre un nouveau chapitre. Élu président de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) pour un mandat de quatre ans, Babacar Ndiaye, actuel président du Teungueth FC, succède à Djibril Wade, qui s’est retiré in extremis de la course.

Une victoire serrée mais décisive

Le scrutin, organisé au stade Léopold Sédar Senghor, a réuni les représentants de 80 clubs professionnels. Babacar Ndiaye l’a emporté avec 43 voix, contre 37 pour Abdoulaye Saydou Sow, président de l’AS Kaffrine et ancien ministre des Sports.

Cette élection met fin à une campagne électorale intense, marquée par de nombreuses prises de position et rebondissements. Mais pour Babacar Ndiaye, l’heure est désormais à l’apaisement.

Un appel à l’unité et à la continuité

Dès sa première déclaration, le nouveau président de la LSFP a insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour faire progresser le football professionnel sénégalais :

« Le football est une famille. Nous allons travailler avec les gens qui étaient là. On oublie tout ce qu’on a dit pendant la campagne, place maintenant au travail. »

Refusant toute logique de rupture, Babacar Ndiaye prône une approche évolutive plutôt que révolutionnaire :

« Ce n’est pas une révolution, c’est une évolution. Nous allons consolider les acquis et respecter nos engagements. »

Des enjeux majeurs pour son mandat

Babacar Ndiaye hérite d’un football professionnel sénégalais confronté à de nombreux défis, parmi lesquels :

  • La restructuration des compétitions

  • La professionnalisation des clubs

  • L’attractivité du championnat local

  • La viabilité financière des clubs

  • Une meilleure gouvernance des instances

Son discours de victoire, teinté de pragmatisme, trace les grandes lignes d’un mandat axé sur la stabilité, la concertation et l’efficacité.

Avec l’élection de Babacar Ndiaye, la LSFP se dote d’un dirigeant expérimenté, ancré dans les réalités du terrain. Son positionnement conciliateur et son engagement à bâtir sur les acquis laissent entrevoir un mandat tourné vers la consolidation, le dialogue et la modernisation.

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Énergie : Une centrale électrique de 24 MW inaugurée à Coyah pour soutenir l’industrialisation locale

La Guinée franchit un nouveau cap dans sa quête d’autonomie énergétique avec l’inauguration officielle d’une centrale électrique d’une capacité de 24 mégawatts (MW) dans la localité de Kouria, préfecture de Coyah. Cette infrastructure stratégique, développée par le groupe espagnol Himoinsa, vise à soutenir directement les besoins énergétiques d’une usine métallurgique locale, tout en participant à la dynamisation économique de la région.

Un projet structurant au service du développement industriel

La mise en service de cette centrale marque un tournant pour l’approvisionnement énergétique de Coyah et ses environs. En fournissant une source stable et autonome d’électricité, elle répond à un double enjeu : garantir la continuité des activités industrielles et réduire la dépendance au réseau national, encore fragile dans certaines zones.

L’usine métallurgique bénéficiaire, pilier de l’activité économique locale, pourra désormais fonctionner à plein régime, avec des retombées positives attendues en matière de création d’emplois, accroissement de la production et amélioration de la compétitivité.

Partenariat international et expertise technologique

Fruit d’une coopération entre la Guinée et Himoinsa, spécialiste mondial des solutions de production d’énergie, ce projet illustre la volonté des autorités guinéennes de s’appuyer sur des partenaires technologiques de référence pour accélérer l’électrification du pays et renforcer son attractivité pour les investisseurs.

La centrale est conçue pour fonctionner de manière flexible, avec des dispositifs de monitoring avancés, assurant une efficacité énergétique optimale et une maintenance préventive.

Une contribution à l’objectif d’autonomie énergétique

Cette nouvelle infrastructure s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale d’électrification du gouvernement, qui entend renforcer la couverture électrique des zones industrielles et rurales. Elle vient compléter les efforts en cours pour diversifier les sources d’énergie, intégrer davantage de solutions hybrides (solaire thermique et thermique classique), et appuyer la relance du tissu industriel local.