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Sénégal : Lancement d’une enquête officielle sur les violences politiques de 2021 à 2024

Dans un contexte d’apaisement institutionnel et de restauration de l’État de droit, le gouvernement sénégalais a officiellement lancé une enquête publique sur les violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Cette initiative vise à faire la lumière sur une période marquée par de graves atteintes aux droits humains, notamment lors des manifestations, arrestations massives et répressions qui ont émaillé la vie politique du pays.

Un devoir de vérité pour les victimes et la mémoire nationale

Le ministère de la Justice, en partenariat avec des organisations de la société civile, a entamé un processus d’auditions publiques et de collecte de témoignages. Plusieurs familles de victimes, avocats et survivants ont été formellement convoqués pour livrer leurs récits devant une commission ad hoc.

Selon les premières déclarations du garde des Sceaux, cette enquête ne se limitera pas aux faits visibles. Elle devra également « identifier les responsabilités, y compris au sein des appareils de sécurité, de renseignement et de commandement politique ».

Une amnistie partielle qui ne couvre pas les crimes graves

Alors que la loi d’amnistie votée fin 2024 visait à tourner la page de la crise préélectorale, cette dernière exclut explicitement les actes relevant de la torture, des exécutions extrajudiciaires et des violences contre les civils non armés.

La mise en œuvre de l’enquête est donc perçue comme une volonté politique forte du régime actuel de rompre avec l’impunité, d’établir la vérité et, potentiellement, de permettre des procédures judiciaires nationales ou internationales.

Vers un modèle sénégalais de justice transitionnelle ?

Plusieurs observateurs estiment que cette initiative pourrait ouvrir la voie à une forme de justice transitionnelle, inspirée des modèles sud-africains ou rwandais, où la vérité, la réparation et la réconciliation occupent une place centrale.

Le président Bassirou Diomaye Faye, dans une allocution récente, a souligné que « nul ne sera au-dessus de la loi, et aucune blessure nationale ne sera ignorée ».

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Santé publique en Guinée : la variole du singe (Mpox) progresse dans 15 districts, un premier décès enregistré

La Guinée fait face à une alerte sanitaire sérieuse : la variole du singe, également connue sous le nom de Mpox, se propage rapidement à travers le pays. Selon les dernières données de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), au moins 15 districts sanitaires sont désormais touchés, marquant une accélération préoccupante de l’épidémie.

L’ANSS a confirmé un premier décès lié à la maladie, renforçant l’urgence d’une mobilisation nationale pour limiter sa propagation.

Un virus à surveiller de près

Le Mpox est une maladie virale zoonotique, généralement transmise de l’animal à l’homme, mais qui peut également se transmettre par contact étroit entre humains, notamment à travers la peau, les muqueuses ou les fluides corporels. Bien que souvent moins létale que la variole classique, elle peut entraîner des complications graves, en particulier chez les personnes vulnérables.

Des mesures de riposte en cours

Face à cette flambée, les autorités sanitaires intensifient la surveillance épidémiologique, le traçage des cas contacts, et mènent des campagnes de sensibilisation communautaire dans les zones affectées. Des équipes de santé sont également déployées pour renforcer les capacités de prise en charge dans les structures sanitaires locales.

Le ministère de la Santé appelle la population à respecter les gestes barrières, éviter tout contact avec des animaux malades ou sauvages, et à se rendre dans un centre de santé en cas de symptômes (fièvre, éruptions cutanées, douleurs musculaires).

Appel à la vigilance collective

Alors que la Guinée continue de renforcer son système de santé, cette situation rappelle l’importance d’une préparation continue aux épidémies. Les autorités appellent à la collaboration des citoyens, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile pour limiter les risques de propagation.

Nimba Hub

Le ministre Djiba Diakité s’entretient avec 1000TechLeaders et Nimba Hub autour du projet Simandou Academy

Le ministre directeur de cabinet à la présidence de la République, Djiba Diakité, a reçu en audience une délégation composée de représentants de l’initiative 1000TechLeaders et de Nimba Hub, dans le cadre du développement du projet Simandou Academy.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de valorisation du capital humain et de transfert de compétences technologiques autour du projet minier Simandou, l’un des plus ambitieux de l’Afrique de l’Ouest. Simandou Academy vise à offrir des formations pointues dans les domaines du numérique, de l’ingénierie, de la gestion de projet et des métiers liés à l’exploitation minière.

Selon les porteurs du projet, l’objectif est d’accompagner l’émergence d’une génération de leaders technologiques guinéens, en lien direct avec les besoins de l’économie nationale, notamment dans les régions concernées par les infrastructures du Simandou.

Le ministre Djiba Diakité a salué cette initiative qui complète les ambitions de transformation structurelle de la Guinée. Il a réaffirmé l’engagement des autorités à soutenir toute initiative de formation, d’innovation et d’employabilité, notamment pour les jeunes.

La collaboration entre l’État, les acteurs privés et les hubs technologiques locaux tels que Nimba Hub illustre une volonté commune de faire du projet Simandou un catalyseur de développement humain, en plus de son apport économique.

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Alliance des États du Sahel (AES) : une force conjointe en cours de déploiement pour reprendre le contrôle de la région

Face à la multiplication des attaques terroristes et à la vacance sécuritaire laissée par le retrait des forces françaises et onusiennes, l’Alliance des États du Sahel (AES) — composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger — confirme le déploiement progressif d’une force conjointe régionale de 5 000 soldats. Objectif affiché : reprendre l’initiative militaire face aux groupes djihadistes et restaurer la souveraineté des États membres.

Une réponse sahélienne aux défis sahéliens

Créée en 2023 après la rupture avec la CEDEAO, l’AES incarne désormais une alternative stratégique pour ces trois pays dirigés par des régimes militaires. Cette force conjointe est structurée autour de plusieurs piliers :

  • Un état-major unifié basé à Niamey,

  • Des bataillons mixtes composés d’unités maliennes, nigériennes et burkinabè,

  • Une coordination renforcée du renseignement, de la logistique et de la couverture aérienne.

Selon les autorités de l’AES, les premières unités sont déjà opérationnelles dans les zones frontalières critiques (Liptako-Gourma, Tillabéri, Sahel burkinabè), avec des résultats jugés “encourageants”.

Un soutien croissant de la Russie

La mise sur pied de cette force bénéficie d’un appui militaire notable de la Russie, désormais principal partenaire sécuritaire des trois États. Moscou fournit :

  • Des équipements militaires (drones, véhicules blindés, radars),

  • Des formateurs et conseillers techniques,

  • Une assistance en matière de cyberdéfense et guerre électronique.

Cette coopération est perçue comme un rééquilibrage géopolitique majeur dans une région historiquement sous influence occidentale.

Entre coordination militaire et souveraineté politique

La mise en place de cette force régionale se veut également un message politique : les membres de l’AES affirment leur volonté de prendre leur destin sécuritaire en main, hors de toute dépendance à l’égard de puissances extérieures.

Ils revendiquent :

  • Une vision souverainiste de la lutte antiterroriste,

  • Une refondation de la coopération régionale, axée sur des intérêts partagés,

  • Et un modèle alternatif de gouvernance sécuritaire, fondé sur la proximité des peuples et des territoires.

Enjeux et défis

Malgré la volonté affichée, plusieurs défis subsistent :

  • Le financement durable de la force,

  • Le manque de couverture aérienne indépendante,

  • Et les risques d’isolement diplomatique face à la communauté internationale.

Les observateurs s’interrogent également sur la capacité de l’AES à gagner la confiance des populations locales, dont le soutien est crucial pour toute victoire durable contre le terrorisme.

Avec cette force conjointe, l’AES veut transformer un vide sécuritaire en levier de reconstruction stratégique. Si la dynamique actuelle se confirme, elle pourrait redessiner les équilibres militaires et politiques dans le Sahel et au-delà.

Au Niger les Etats Unis ne delivrent aucun visa tant que  360x320

Diplomatie tendue : les États-Unis suspendent les visas de routine au Niger

Dans un contexte de relations de plus en plus tendues avec les autorités de transition du Niger, les États-Unis ont suspendu, à compter du 25 juillet, la délivrance de visas de routine à leur ambassade à Niamey. Seuls les visas diplomatiques et officiels continuent d’être traités, selon un communiqué officiel du Département d’État américain.

Une mesure à forte portée diplomatique

Cette décision intervient dans un climat marqué par une dégradation progressive des relations bilatérales depuis le coup d’État de 2023 ayant porté la junte militaire au pouvoir. Washington, qui avait déjà suspendu une partie de son aide au développement et redéployé ses forces armées, passe ici à une nouvelle étape dans le gel de sa coopération civile.

Les autorités américaines justifient en partie cette suspension par les taux élevés de dépassement de séjour des ressortissants nigériens :

  • 8 % pour les titulaires de visas touristiques,

  • 27 % pour les étudiants nigériens aux États-Unis, un taux particulièrement préoccupant selon les normes du Département de la Sécurité intérieure.

Un signal politique fort

Au-delà des considérations migratoires, cette suspension est perçue comme un levier diplomatique visant à accentuer la pression sur la junte de Niamey, accusée par Washington d’entraver le retour à l’ordre constitutionnel et de se rapprocher de partenaires concurrents comme la Russie ou l’Iran.

Elle pourrait aussi affecter :

  • Les étudiants nigériens cherchant à poursuivre leurs études aux États-Unis,

  • Les familles binationales,

  • Et les entrepreneurs ou partenaires d’organisations internationales basées aux États-Unis.

Réactions attendues

Du côté de Niamey, aucune réaction officielle n’a encore été émise. Mais certains analystes redoutent une escalade des tensions diplomatiques, alors que le Niger, désormais membre de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Burkina Faso, se détourne de plus en plus de ses partenaires traditionnels occidentaux.

La suspension des visas américains au Niger illustre la détérioration des relations USA-Niger et traduit une évolution stratégique des priorités diplomatiques américaines en Afrique de l’Ouest. Pour les Nigériens, cette mesure aura un impact humain et éducatif non négligeable, dans un contexte de repli géopolitique régional.

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Mauritanie : le paiement électronique devient obligatoire pour les amendes de circulation

Le gouvernement mauritanien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation des services publics. À compter de ce mois de juillet 2025, le paiement des amendes de circulation ne pourra plus se faire en espèces. Cette mesure rend désormais obligatoire le recours aux moyens de paiement électronique pour régler toute infraction routière.

Une réforme dans la continuité de la modernisation administrative

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de modernisation de l’administration et de lutte contre la corruption. L’objectif affiché est double : renforcer la transparence dans la gestion des amendes routières, tout en facilitant les démarches pour les citoyens et les résidents. Les autorités espèrent ainsi réduire les interactions physiques entre usagers et agents de la circulation, une source potentielle de pratiques frauduleuses.

Des moyens de paiement diversifiés

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a précisé que plusieurs canaux de paiement seront disponibles :

  • Portefeuilles mobiles (tels que Masravi Pay ou MauriCash),

  • Cartes bancaires via les terminaux de paiement électronique installés dans les commissariats,

  • Plateformes en ligne sécurisées accessibles via smartphone ou ordinateur.

Un reçu électronique est automatiquement généré après chaque transaction, offrant une traçabilité complète.

Une sensibilisation en cours

Pour accompagner cette transition, les autorités ont lancé une campagne nationale d’information, incluant des spots radio, des publications sur les réseaux sociaux et des affiches dans les grands axes urbains. Les conducteurs sont ainsi invités à se familiariser avec les outils numériques et à créer un compte sur les plateformes officielles dédiées.

Vers une administration 100 % numérique ?

Cette réforme pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires, comme le paiement électronique des impôts, des frais de scolarité ou des services consulaires. Elle confirme également l’ambition de la Mauritanie de rattraper son retard en matière de gouvernance numérique, à l’image d’autres pays africains comme le Rwanda, le Maroc ou le Bénin.

Bassirou Diomaye Faye

Diplomatie régionale : Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle à Lomé

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a entamé ce jeudi une visite officielle au Togo, marquant une nouvelle étape dans la relance de la diplomatie régionale ouest-africaine. Accueilli par son homologue Faure Gnassingbé, cette visite s’inscrit dans un contexte politique et économique marqué par les tensions au sein de la CEDEAO et la recherche de nouvelles convergences stratégiques entre États membres.

Une médiation active dans un espace fragmenté

Depuis son élection en mars 2024, le président Faye s’est imposé comme un acteur engagé du dialogue régional, cherchant à rapprocher les positions entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES). À Lomé, il poursuit cette logique de médiation apaisée, tout en réaffirmant l’attachement du Sénégal aux principes démocratiques et à l’intégration économique sous-régionale.

La capitale togolaise, connue pour son positionnement neutre et diplomatique, offre un cadre favorable à des discussions franches et confidentielles, notamment sur les réformes de la CEDEAO et la coopération sécuritaire.

Des partenariats économiques en discussion

Au-delà des enjeux politiques, cette visite est aussi axée sur le renforcement des liens économiques bilatéraux, notamment dans les domaines :

  • du commerce interrégional (transit portuaire, logistique),

  • de la coopération énergétique (accès à l’électricité, interconnexions régionales),

  • et du numérique, avec des projets de corridors technologiques ouest-africains.

Le président Faye souhaite promouvoir une intégration régionale fondée sur la souveraineté économique, tout en valorisant les complémentarités entre pays.

Une vision panafricaine en action

Cette démarche diplomatique illustre la volonté du Sénégal de jouer un rôle moteur dans la refondation géopolitique de l’Afrique de l’Ouest, à travers :

  • Une approche inclusive et non conflictuelle,

  • Le soutien aux processus de transition démocratique,

  • Et une coopération économique fondée sur l’équité.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Lomé dépasse le cadre symbolique : elle reflète une diplomatie sénégalaise active, pragmatique et panafricaine, dans une région à la recherche de stabilité et de nouvelles formes d’unité.

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Le Sénégal rejoint les Accords Artemis : une nouvelle ère spatiale pour l’Afrique de l’Ouest

Le Sénégal a officiellement signé les Accords Artemis, devenant ainsi le 56ᵉ pays au monde à adhérer à cette initiative internationale menée par les États-Unis et la NASA, visant à encadrer une exploration de l’espace pacifique, transparente et durable.

Cette signature historique représente un pas symbolique mais significatif vers l’intégration du Sénégal dans la gouvernance spatiale mondiale, en tant qu’acteur responsable et tourné vers l’avenir.

Que sont les Accords Artemis ?

Les Accords Artemis, mis en place dans le cadre du programme américain du même nom, visent à :

  • Promouvoir la coopération internationale dans l’espace,

  • Prévenir les conflits liés à l’exploitation des ressources extraterrestres,

  • Favoriser une utilisation pacifique de la Lune, de Mars et au-delà,

  • Garantir la transparence, la sécurité et la durabilité des activités spatiales.

Une décision stratégique pour le Sénégal

En rejoignant les Accords, le Sénégal affirme :

  • Sa volonté de s’ouvrir aux innovations scientifiques et technologiques de demain,

  • Son engagement en faveur d’une diplomatie multilatérale et responsable,

  • Son ambition de faire de la science spatiale un levier de développement, notamment pour l’agriculture, la gestion des ressources naturelles, la télédétection ou encore les communications.

Cette démarche renforce également les partenariats scientifiques avec des institutions comme la NASA, la JAXA (Japon), ou encore l’Agence spatiale européenne (ESA).

Une dynamique régionale en marche

Le Sénégal n’est pas seul dans cette trajectoire : plusieurs pays africains, comme le Rwanda, le Nigéria ou l’Afrique du Sud, ont déjà engagé des programmes spatiaux nationaux ou universitaires. Cette signature pourrait encourager d’autres pays d’Afrique de l’Ouest à suivre le même chemin, en renforçant la coopération régionale sur les données satellitaires, la formation scientifique et la recherche.

En devenant signataire des Accords Artemis, le Sénégal se positionne désormais comme un acteur émergent dans la diplomatie scientifique mondiale. Ce geste fort souligne la volonté du pays de préparer son avenir au-delà des frontières terrestres, tout en ancrant sa politique spatiale dans les principes de paix, d’éthique et de coopération.

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CAN Mini-Foot 2025 : Le Syli s’incline en demi-finale, mais quitte la tête haute !

L’équipe nationale de mini-foot de Guinée s’est inclinée en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations de Mini-Foot, disputée en Côte d’Ivoire, face à une solide formation marocaine. Malgré une belle dynamique tout au long de la compétition, le Syli Mini-Foot n’a pas réussi à franchir l’obstacle des demi-finales, mettant ainsi fin à son rêve de finale.

Un match intense, mais un adversaire solide

Dans une rencontre très disputée, les Guinéens ont fait preuve de combativité et de maîtrise technique. Toutefois, ils ont dû céder face à une équipe marocaine expérimentée et bien organisée, qui a su concrétiser ses occasions. Le score final de 3-1 reflète la ténacité des Marocains mais aussi le mérite d’une équipe guinéenne qui n’a pas démérité.

Un parcours encourageant pour l’avenir

La Guinée quitte donc la compétition à l’étape des demi-finales, mais avec les honneurs. Son parcours reste historique, illustrant la montée en puissance du mini-foot guinéen sur la scène continentale. En battant des équipes comme la Tunisie et le Ghana en phase de groupes, puis le Cameroun en quart de finale, les joueurs guinéens ont montré qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures nations africaines.

Prochaine étape : la petite finale

L’aventure n’est pas encore totalement terminée pour le Syli Mini-Foot. L’équipe disputera la petite finale, pour tenter de décrocher la troisième place du podium. Un dernier défi pour clore cette campagne 2025 sur une note positive et offrir une médaille à la nation.

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Sénégal – Le Premier ministre Ousmane Sonko dévoile un Plan national de redressement économique

Le gouvernement sénégalais a franchi une étape cruciale vers la refondation économique du pays. Ce jeudi matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté en Conseil interministériel le Plan national de redressement économique (PNRE), une initiative ambitieuse visant à restaurer la stabilité macroéconomique, la transparence budgétaire et la confiance des partenaires financiers.

Un contexte marqué par des révélations troublantes

Cette annonce intervient dans un contexte tendu, marqué par la découverte de plusieurs milliards de francs CFA de dettes non comptabilisées sous le régime précédent, dénoncées par la Cour des comptes et évoquées dans un rapport confidentiel transmis au FMI. Ce déséquilibre budgétaire, qualifié de « dette cachée », a provoqué la suspension provisoire du programme d’appui du FMI, et inquiète les marchés financiers.

Les piliers du plan de redressement

Le Premier ministre a exposé cinq axes majeurs du PNRE :

  1. Assainissement des finances publiques

    • Audit généralisé des comptes de l’État

    • Rationalisation des dépenses courantes

    • Révision des contrats publics jugés non prioritaires

  2. Renforcement de la transparence

    • Publication des marchés publics en open data

    • Création d’un portail citoyen de suivi budgétaire

    • Réactivation de l’Inspection générale d’État (IGE)

  3. Relance de l’investissement productif

    • Financement prioritaire des secteurs à fort impact (agriculture, énergie, infrastructures locales)

    • Allègements fiscaux ciblés pour les PME innovantes

  4. Lutte contre la corruption et l’impunité

    • Procédures judiciaires ouvertes sur des cas de gestion frauduleuse

    • Renforcement du rôle de l’OFNAC et du Parquet financier

  5. Dialogue économique national

    • Consultation des acteurs économiques, syndicats et société civile

    • Feuille de route concertée pour une croissance durable et équitable

Une volonté de rupture

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko a martelé :

“Nous ne pouvons construire un avenir économique solide sur les ruines d’un système de prédation. Ce plan n’est pas une manœuvre politique, c’est une obligation historique.”

Il a également invité le secteur privé à s’inscrire dans la dynamique de redressement, en promettant plus de clarté, d’efficacité et d’équité dans la gestion des fonds publics.

Une réaction attendue du FMI et des partenaires

Le PNRE sera soumis dans les prochains jours aux services du Fonds Monétaire International, qui avait exprimé des réserves sur la soutenabilité de la dette du pays. Les partenaires bilatéraux (UE, BAD, Banque mondiale) ont salué l’initiative mais attendent sa mise en œuvre concrète, notamment la transparence sur les données financières.

Le Plan national de redressement économique du Sénégal marque une tentative sérieuse de tourner la page d’une gestion décriée et de rebâtir un climat de confiance, tant au niveau national qu’international. Mais au-delà des discours, c’est dans l’application rigoureuse et le suivi citoyen que se jouera la crédibilité de cette réforme.