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Simandou 2040 : des avancées encourageantes dans la mise en œuvre des projets du Programme.

Le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Président du Comité stratégique Simandou, M. Djiba DIAKITÉ, a présidé, ce mardi 7 juillet 2026, une réunion technique consacrée au suivi de la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, cadre de référence du développement socioéconomique durable et responsable de la Guinée pour les 15 prochaines années.

Délocalisée à la Primature, cette séance de travail de haut niveau a réuni le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le Général Amara CAMARA, les membres du Comité stratégique, les conseillers du Premier ministre, le Directeur général de Guinea Board Development (GBD), l’équipe de la Delivery Unit, ainsi que les représentants du cabinet KPMG.

À l’ouverture des travaux, le Président du Comité stratégique de Simandou, M. Djiba DIAKITÉ, a rappelé les hautes orientations de SE Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’État : renforcer le vivre-ensemble, améliorer les conditions de vie des populations et accélérer les réformes structurelles, pour faire de la Guinée une économie attractive et créatrice d’opportunités.

Les travaux ont porté sur l’état d’avancement de la première vague de projets du Programme, qui affiche des progrès significatifs : 30 % des projets ont déjà démarré, confirmant la volonté des autorités de maintenir un rythme soutenu dans l’exécution des réformes et investissements structurants.

Source : www.simandou2040.gn

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Énergie : Amadou Oury Bah fait de la réforme d’EDG un pilier de la réussite de Simandou 2040.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a appelé à une transformation profonde du secteur énergétique national, estimant que la réussite du programme Simandou 2040 dépendra de la capacité de la Guinée à garantir un accès fiable et durable à l’électricité. Il s’exprimait, dimanche 28 juin 2026, lors de la cérémonie de remise d’engins lourds à Électricité de Guinée (EDG), destinés à renforcer les capacités opérationnelles de la société publique.

L’exemple chinois comme source d’inspiration

De retour d’une visite officielle en Chine, le chef du gouvernement a partagé les enseignements tirés de ce déplacement, qu’il considère comme une illustration du potentiel de transformation de la Guinée.

« Je reviens de Chine. Et ce que j’ai vu, je me suis dit que la Guinée peut faire la même chose », a-t-il déclaré, tout en soulignant que cette ambition exige davantage de rigueur, de discipline, d’organisation et d’efficacité dans la conduite des politiques publiques.

Selon Amadou Oury Bah, les échanges avec son homologue chinois ont largement porté sur les réformes engagées dans le secteur énergétique, présenté comme un levier stratégique pour accompagner la mise en œuvre du programme Simandou 2040 voulu par le président de la République.

Un secteur énergétique au cœur des ambitions de développement

Le Premier ministre a estimé que le modèle actuel de gestion des infrastructures énergétiques ne répond plus aux réalités démographiques et économiques du pays.

Rappelant que la population guinéenne est passée d’environ 4 à 5 millions d’habitants il y a une quarantaine d’années à près de 17,5 millions aujourd’hui, selon les données du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), il a plaidé pour une adaptation profonde des services publics aux nouveaux besoins du pays.

Pour lui, l’électricité constitue un indicateur majeur de la stabilité économique et sociale.

« Le secteur énergétique est le baromètre de la vie politique et sociale de ce pays », a-t-il affirmé.

Le chef du gouvernement est revenu sur les difficultés d’approvisionnement qu’a connues la Guinée, notamment après l’explosion du principal dépôt d’hydrocarbures de Conakry et les perturbations enregistrées en 2024. Il a salué la résilience des populations face à ces crises tout en estimant que les efforts entrepris ont permis une amélioration progressive de la situation.

Le paiement des factures, une exigence pour toutes les administrations

Amadou Oury Bah a également insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance financière du secteur.

Il a confirmé la généralisation des compteurs prépayés dans les administrations publiques, après leur déploiement à la Primature puis dans plusieurs ministères. Désormais, toutes les institutions de l’État devront s’acquitter de leurs consommations d’électricité.

« Toutes les administrations doivent payer leurs factures d’électricité », a-t-il insisté.

Le Premier ministre a par ailleurs dénoncé les impayés, les branchements frauduleux et les manipulations de compteurs, qu’il considère comme des pratiques qui fragilisent durablement les finances publiques.

Il est allé jusqu’à qualifier le non-paiement des factures d’électricité de « crime contre son propre pays » et « contre les générations actuelles et futures ».

Des mécanismes de financement innovants pour moderniser EDG

Le chef du gouvernement a également mis en avant l’approche financière retenue pour l’acquisition des nouveaux équipements remis à EDG.

Selon lui, cette opération a été réalisée sans mobilisation directe du budget national de développement grâce à des mécanismes de financement innovants reposant sur des véhicules de projet (SPV). Cette stratégie permet d’associer banques, bailleurs de fonds et investisseurs privés au financement des infrastructures économiquement viables, tout en limitant le recours à l’endettement public.

Dans cette dynamique, Amadou Oury Bah a encouragé le développement du leasing afin de permettre à EDG de renouveler progressivement son parc d’équipements avec des matériels modernes.

Objectif : mettre fin aux crises énergétiques d’ici trois ans

Le Premier ministre a fixé une échéance ambitieuse : faire de la pénurie d’électricité un problème du passé dans un délai de trois ans.

Il a invité les responsables d’EDG à accélérer la mise en œuvre des projets, tout en assurant du soutien constant du gouvernement. En contrepartie, il a appelé à davantage de résultats et de rigueur dans l’exécution des programmes.

Selon lui, les lourdeurs administratives demeurent aujourd’hui l’un des principaux obstacles au développement du secteur, certains projets mettant jusqu’à cinq ans à être réalisés alors qu’ils pourraient être achevés en moins de deux ans.

En conclusion, Amadou Oury Bah a réaffirmé que la transformation de la Guinée passe inévitablement par une réforme structurelle du secteur énergétique.

Pour le chef du gouvernement, garantir un accès durable à l’électricité constitue une condition essentielle pour soutenir l’industrialisation du pays, améliorer les conditions de vie des populations et concrétiser les ambitions du programme Simandou 2040.

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MSHP : Lancement du Projet de Transformation du Système de Santé « PT2S » du Programme Simandou 2040.

MSHP : Lancement du Projet de Transformation du Système de Santé « PT2S » du Programme Simandou 2040

Le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba DIAKITÉ, en présence du Ministre Secrétaire Général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, et accompagné des membres du Gouvernement, a présidé la cérémonie de lancement officiel du Projet de Transformation du Système de Santé (PT2S) du Programme Simandou 2040. Cette initiative de grande envergure vise à transformer durablement le système de santé guinéen afin d’offrir des services de qualité, accessibles et résilients au bénéfice des populations, conformément à la vision du Chef de l’État, S.E.M. Mamadi DOUMBOUYA.d5469a27 f30a 4929 9d27 ecf2b174af7b

Pour la Représentante intérimaire de la Banque mondiale, le PT2S, financé à hauteur de 95 millions de dollars par le Groupe de la Banque mondiale et le GFF (Mécanisme de financement mondial), constitue un investissement majeur dans l’avenir du capital humain en Guinée. Il couvre sept régions et cible prioritairement les populations les plus exposées aux inégalités d’accès aux soins, notamment les femmes enceintes, les mères, les nouveau-nés, les enfants et les adolescents. « La Guinée est en train de franchir une étape majeure : faire évoluer le financement basé sur les résultats d’un instrument soutenu par les projets vers une politique publique durable, progressivement ancrée dans les ressources propres de l’État. L’inscription, dans la Loi de finances 2026, d’une ligne budgétaire dédiée aux subventions des soins de santé primaires constitue à cet égard une avancée majeure. C’est un signal fort de volonté politique, de responsabilité publique et de souveraineté dans la conduite de la réforme. Le rôle du Groupe de la Banque mondiale est d’accompagner et de renforcer cette dynamique, au service de la couverture sanitaire universelle, de l’équité et du renforcement du système de santé », a indiqué Mme Fatimatou TOURÉ. Elle a également réitéré l’engagement de son institution aux côtés du Gouvernement pour soutenir les réformes qui permettront d’orienter davantage de ressources vers les formations sanitaires de première ligne, au bénéfice des populations les plus vulnérables.

Dans son discours, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, satisfaite des avancées enregistrées, a précisé que ce projet place la santé maternelle et néonatale au cœur de ses interventions, depuis la consultation prénatale jusqu’à l’accouchement assisté et aux premiers soins du nourrisson, sans oublier le renforcement de la santé communautaire qui demeure un levier essentiel. « Nous voulons également un système capable de résister aux crises. Face aux inondations, aux épidémies et aux effets du changement climatique, notre système de santé doit rester opérationnel et protéger les populations les plus vulnérables. Ce projet renforcera cette résilience afin que nos mères et nos enfants ne soient jamais abandonnés dans l’épreuve. Cette transformation repose aussi sur l’équité. Le projet étend la gratuité des soins aux plus démunis et concentre ses moyens là où les besoins sont les plus importants. Car la justice en santé consiste à donner davantage à ceux qui ont le moins », a déclaré Mme Khaïté SALL.

En prononçant le discours de lancement officiel du projet au nom du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, également Président du Comité Stratégique de Simandou, le Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire a rappelé que sous l’impulsion du Chef de l’État, S.E.M. Mamadi DOUMBOUYA, notre pays a engagé une transformation profonde, portée par la vision Simandou 2040, qui fait du développement économique un instrument au service du mieux-être des populations. « Dans cette ambition, la santé occupe une place centrale. Elle n’est pas seulement un service public parmi d’autres ; elle est la condition même de la stabilité, de la productivité et de la confiance entre l’État et les citoyens. Un pays qui veut se tenir debout doit d’abord protéger la vie, préserver la dignité et garantir à chacun la possibilité de se soigner dans des conditions acceptables », a fait savoir Dr Mohamed Lamine Sy SAVANÉ, avant d’ajouter : « La Guinée que nous voulons construire à l’horizon 2040 ne peut être une Guinée où l’accès aux soins dépend du lieu de naissance, du niveau de revenu ou de la distance qui sépare une famille du centre de santé le plus proche. Elle doit être une Nation capable d’offrir à chaque mère, à chaque enfant, à chaque jeune, à chaque personne vulnérable, la protection que la République leur doit. C’est pourquoi les réformes engagées dans le secteur de la santé doivent être conduites avec méthode, exigence et redevabilité. Les moyens mobilisés n’auront de sens que s’ils produisent des résultats visibles dans la vie quotidienne des populations. Le Président de la République attend de chaque acteur impliqué une discipline d’exécution, une transparence dans la gestion et une obligation permanente de résultats ». Le Ministre a, dans cette dynamique, salué l’engagement de la Banque mondiale ainsi que des PTF qui accompagnent la Guinée.

Avec ses quatre composantes (Fourniture de services de base de qualité dans le cadre de la SRMNIA-N ; Stimuler la demande et l’accès aux services de base de la SRMNIA-N ; Coordination et gestion de projet, suivi et évaluation ; et Intervention d’urgence), ce projet constitue l’un des principaux leviers par lesquels le Gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, entend renforcer durablement la performance, la résilience et l’équité du système national de santé.

Source : sante.gov.gn

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Guinée : lancement officiel de la raffinerie d’alumine de Chalco, un jalon industriel majeur du programme Simandou 2040.

Un projet structurant pour la transformation locale des ressources minières

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa, dans l’ouest du pays. L’annonce a été rendue publique le 13 juin 2026 par la présidence, confirmant l’entrée en phase opérationnelle d’un projet industriel d’envergure intégré au programme stratégique Simandou 2040.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale visant à accélérer la transformation locale des ressources minières, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de renforcer la création de valeur ajoutée sur le territoire.

Une cérémonie de lancement à forte portée institutionnelle

La cérémonie officielle a été coprésidée par le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Plusieurs membres du gouvernement, des représentants du partenaire industriel Chalco Hong Kong, filiale du groupe China Aluminium Corporation (Chinalco), ainsi que des autorités locales et des communautés riveraines ont pris part à l’événement.

Un projet issu d’un partenariat stratégique avec Chinalco

Le lancement des travaux intervient à la suite de la signature des accords conclus le 21 mai 2026 à Conakry entre Chalco Hong Kong et l’État guinéen. Ce partenariat illustre la consolidation de la coopération entre la Guinée et le groupe chinois Chinalco, déjà impliqué dans plusieurs projets structurants du secteur minier, notamment Simandou et la Compagnie du Transguinéen (CTG).

La raffinerie de Boffa constitue la troisième unité de transformation de bauxite en alumine engagée dans le pays dans le cadre de cette dynamique industrielle.

Un projet au cœur de la stratégie de souveraineté économique

Pour les autorités guinéennes, ce projet dépasse la seule dimension industrielle. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie nationale, fondée sur la montée en puissance des capacités de transformation locale.

Djiba Diakité a notamment souligné que cette initiative constitue un levier de souveraineté économique, reposant sur la création de valeur ajoutée, le développement de l’emploi et le renforcement des compétences nationales à travers la formation et le transfert de savoir-faire.

Des retombées économiques et sociales attendues

Les autorités estiment que le projet générera environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Il prévoit également la mise en place de programmes de formation, de bourses et la création d’infrastructures dédiées au renforcement des compétences techniques, notamment pour les jeunes de la région de Boffa.

Le préfet de la localité a salué l’implantation de ce projet industriel, appelant la jeunesse à se préparer aux opportunités économiques et professionnelles qu’il devrait engendrer.

Une capacité de production appelée à renforcer la chaîne de valeur locale

Évaluée à environ 1 milliard de dollars, la raffinerie devrait atteindre une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle reposera sur l’exploitation de la bauxite de haute qualité de la région de Boffa, l’une des principales zones minières du pays.

Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de développer une industrie minière intégrée, capable de transformer localement les ressources naturelles et de positionner la Guinée comme un acteur industriel plus structuré dans la chaîne mondiale de valeur de l’aluminium.

Une étape clé dans la stratégie industrielle nationale

Avec ce nouveau chantier, la Guinée poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de valorisation du secteur minier, considérée comme un levier central de développement économique.

Au-delà de la coopération avec Chinalco, les autorités entendent faire du programme Simandou 2040 un cadre global de transformation économique, fondé sur l’industrialisation, la diversification et l’intégration accrue des chaînes de production nationales.

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Guinée : lancement des projets du Pilier 1 de Simandou 2040 sous le signe de la transformation économique.

La Guinée poursuit le déploiement de son ambitieux programme de transformation structurelle Programme SIMANDOU 2040. Ce mardi 26 mai 2026, plusieurs membres du gouvernement se sont réunis à l’Hôtel Kaloum à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement des projets et réformes du Pilier 1 du programme national.

L’événement, organisé par le ministère de l’Industrie et du Commerce sous la conduite de Fatima Camara, a mobilisé plusieurs responsables gouvernementaux ainsi que des représentants institutionnels engagés dans la mise en œuvre des grands chantiers de développement du pays.

Une mobilisation gouvernementale autour des priorités économiques

Parmi les personnalités présentes figurait notamment Aminata Kaba, dont la participation traduit l’implication du secteur agricole dans les réformes économiques et industrielles portées par l’État guinéen.

La cérémonie s’est tenue sous la vision du président de la transition Mamadi Doumbouya et dans le cadre de la dynamique gouvernementale conduite par le Premier ministre Amadou Oury Bah.

Plusieurs hauts responsables de l’exécutif ont également pris part aux travaux, notamment Amara Camara ainsi que Djiba Diakité, également ministre directeur de cabinet de la présidence et président du Comité stratégique du programme Simandou.

Le Pilier 1 centré sur l’industrialisation et la transformation économique

Le Pilier 1 du Programme SIMANDOU 2040 constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de transformation économique engagée par les autorités guinéennes.

Ce volet est principalement consacré à l’industrialisation, au développement des infrastructures productives ainsi qu’à la valorisation des ressources nationales afin de renforcer la création de valeur locale et accélérer la diversification de l’économie.

À travers cette initiative, le gouvernement entend faire du programme Simandou un levier de transformation structurelle dépassant le seul cadre minier pour toucher l’ensemble des secteurs productifs, notamment l’agriculture, l’industrie, les infrastructures et la formation.

L’agriculture intégrée à la stratégie de transformation nationale

La participation du ministère de l’Agriculture à cette cérémonie illustre la volonté des autorités d’intégrer pleinement le secteur agricole dans la dynamique de modernisation économique du pays.

Sous l’impulsion de Aminata Kaba, le département de l’Agriculture multiplie depuis plusieurs mois les initiatives liées à la modernisation des infrastructures techniques, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la productivité agricole.

Le gouvernement considère en effet que la souveraineté alimentaire, la transformation locale et le développement des chaînes de valeur agricoles constituent des composantes essentielles du projet de transformation économique porté par Programme SIMANDOU 2040.

Une ambition de transformation structurelle à long terme

À travers le lancement des projets et réformes du Pilier 1, les autorités guinéennes cherchent à accélérer la mise en œuvre d’un modèle de développement fondé sur l’industrialisation, la modernisation des services publics et la valorisation des ressources nationales.

Le Programme SIMANDOU 2040 apparaît désormais comme le principal cadre stratégique autour duquel s’articulent les ambitions économiques et sociales du gouvernement pour les prochaines années.

En réunissant plusieurs ministères autour de cette vision commune, l’exécutif guinéen affiche sa volonté de coordonner les politiques publiques afin d’accompagner la transformation structurelle du pays et renforcer les perspectives de croissance à long terme.

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Jeux universitaires de Guinée : la jeunesse mobilisée autour de la vision Simandou 2040.

La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée a été officiellement lancée, dimanche 19 avril 2026, à stade Petit Sory de Nongo, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah. La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des responsables du secteur de l’enseignement supérieur ainsi qu’une importante mobilisation d’étudiants.

Un événement au croisement du sport et de la vision nationale

Placée sous le thème « Simandou 2040, une opportunité d’émancipation pour les étudiants de Guinée », cette édition met en perspective le rôle de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. À travers cette initiative, les autorités entendent faire des Jeux universitaires un espace d’expression, de cohésion et de valorisation des talents.

La jeunesse, levier stratégique du développement

Au-delà de la dimension sportive, l’événement s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités guinéennes, visant à positionner les jeunes comme acteurs clés du développement national. Le programme Simandou 2040 est ainsi présenté comme un cadre structurant, offrant des perspectives en matière d’emploi, de formation et d’innovation.

Dans ce contexte, les Jeux universitaires apparaissent comme un moment de mobilisation collective, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’engagement des étudiants dans les grandes ambitions du pays.

Un rendez-vous fédérateur pour l’enseignement supérieur

En réunissant étudiants, institutions académiques et décideurs publics, cette 10ᵉ édition confirme le rôle des Jeux universitaires comme un rendez-vous majeur du calendrier universitaire guinéen. Elle traduit également la volonté des autorités de promouvoir une jeunesse dynamique, capable de contribuer activement aux mutations économiques en cours.

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Simandou 2040 : lancement d’un atelier stratégique pour accélérer la mise en œuvre des projets numériques.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, ce mardi 14 avril 2026, à l’ouverture d’un atelier stratégique consacré au pilotage opérationnel des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

La rencontre a réuni les principaux responsables du département, notamment le secrétaire général, les membres du cabinet, ainsi que le délégué général de l’Unité d’exécution du programme, Angelo Diallo. Directeurs nationaux, chefs de service et partenaires techniques ont également pris part aux travaux.

Le numérique, levier transversal du développement

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé la place centrale du programme Simandou 2040 dans la stratégie de développement de la Guinée, le présentant comme une véritable boussole pour l’action gouvernementale.

Il a particulièrement insisté sur le rôle structurant du numérique, considéré comme une infrastructure transversale essentielle. Selon lui, le développement des technologies de l’information constitue un levier clé pour renforcer la connectivité, soutenir la souveraineté nationale et favoriser l’appropriation des réformes par les populations.

Une approche orientée vers l’action

L’atelier vise à traduire les orientations stratégiques en plans d’action concrets. Les différentes directions, structures sous tutelle et experts mobilisés travaillent à la définition des priorités, à la structuration des projets et à l’organisation de leur mise en œuvre effective.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de passer d’une phase de planification à une logique d’exécution, en assurant une meilleure coordination entre les acteurs impliqués.

Des résultats attendus à court terme

Les travaux, en cours tout au long de la journée, doivent déboucher sur une restitution permettant de dégager des orientations opérationnelles claires. L’objectif est d’accélérer le déploiement des projets liés au numérique dans le cadre du programme Simandou 2040, afin d’en faire un moteur de transformation économique et sociale pour le pays.

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Guinée : des hauts cadres distingués pour leur rôle dans le projet Simandou.

Un décret présidentiel, lu ce dimanche 5 avril 2026 au journal de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne, annonce la distinction de plusieurs hauts responsables guinéens pour leur implication dans la mise en œuvre du projet stratégique de Simandou, pilier du développement minier et infrastructurel du pays.

Une reconnaissance au titre du mérite national

À travers ce texte, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’appuie sur les dispositions constitutionnelles pour attribuer la médaille d’honneur du travail dans l’ordre du mérite. Cette distinction vise à saluer l’engagement de personnalités ayant contribué de manière significative à la réalisation des infrastructures ferroviaires et portuaires liées à l’exploitation des gisements de fer de Simandou.

Considéré comme l’un des projets miniers les plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest, Simandou est perçu par les autorités comme un levier majeur de croissance économique, susceptible de transformer durablement l’économie guinéenne grâce à ses importantes réserves de minerai de fer et aux investissements associés.

Des personnalités issues de l’administration et du gouvernement

Selon le décret, cette reconnaissance vient récompenser « le dévouement, les valeurs professionnelles et la contribution » des récipiendaires à ce chantier d’envergure nationale.

La médaille d’honneur du travail est ainsi décernée à :

  • Moussa Magassouba
  • Lanciné Condé
  • Moussa Cissé
  • Bokar Baila Ly
  • Halimatou Kaba
  • Maïmouna Diakhabi
  • Ismaël Keïta

Un projet structurant pour l’économie nationale

À travers cette démarche, les autorités entendent valoriser les compétences nationales mobilisées autour de Simandou, tout en renforçant la dynamique de reconnaissance du service public. Le décret précise, en son article 2, que ces distinctions prennent effet à compter de leur date de signature.

Ce geste symbolique intervient dans un contexte où la concrétisation du projet Simandou est scrutée de près, tant par les partenaires internationaux que par l’opinion publique, au regard de ses enjeux économiques, sociaux et stratégiques pour la Guinée.

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Guinée–AFD : Rémy Rioux en visite d’adieu sous le signe du bilan et des perspectives.

Le directeur général du Agence française de développement, Rémy Rioux, a effectué une visite officielle en Guinée les 30 et 31 mars 2026, dans le cadre de sa dernière tournée africaine à la tête de l’institution.

Placée sous le double prisme du bilan et de la projection, cette mission a permis d’évaluer les acquis du partenariat entre la Guinée et l’AFD, tout en réaffirmant l’engagement du groupe à accompagner les priorités stratégiques définies par les autorités guinéennes.

Un partenariat historique en constante montée en puissance

Présente en Guinée depuis 1950, l’AFD s’est imposée comme un acteur central du financement du développement, intervenant dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’eau, l’agriculture, l’éducation et la santé.

Selon Rémy Rioux, cet engagement a connu une accélération significative ces dernières années. « Depuis ma première visite à Conakry en 2017, les engagements annuels du groupe ont été multipliés par six », a-t-il souligné, mettant en avant des investissements à fort impact sur les conditions de vie des populations.

Simandou 2040 : des besoins d’investissements colossaux

Cette visite intervient dans un contexte marqué par les ambitions économiques portées par le programme Simandou 2040, qui vise à transformer structurellement l’économie guinéenne.

Les besoins d’investissements sont estimés à près de 330 milliards de dollars sur les quinze prochaines années, un défi qui nécessite une mobilisation accrue des financements, notamment via les banques publiques de développement.

À ce titre, Rémy Rioux, également président de l’initiative internationale « Finance en Commun », a plaidé pour une coordination renforcée des institutions financières afin d’optimiser l’impact des investissements.

Plus de 800 millions d’euros mobilisés depuis 2016

Depuis 2016, le groupe AFD indique avoir engagé près de 800 millions d’euros en Guinée à travers plus de 50 projets structurants.

Ces interventions ont notamment permis :

  • d’améliorer l’accès à l’électricité pour plus de 450 000 personnes à Conakry ;
  • de soutenir plus de 2 millions d’élèves via le Fonds commun pour l’éducation ;
  • d’accompagner près de 10 000 exploitations agricoles, notamment dans les filières agricoles et piscicoles.

Des projets structurants au cœur de la visite

Le séjour du directeur général de l’AFD a été marqué par plusieurs initiatives majeures :

  • la signature d’une convention de financement pour la rénovation et l’extension du Musée national Sandervalia, pour un montant supérieur à 161 milliards de francs guinéens ;
  • la visite de l’Institut Pasteur de Guinée, soutenu à hauteur de plus de 80 milliards de GNF ;
  • le renforcement du Fonds commun pour l’éducation, avec une subvention de 8 millions d’euros, complétée par des financements du Partenariat mondial pour l’éducation ;
  • la participation au Forum économique Guinée–France organisé par Bpifrance à Conakry.

Un partenariat stratégique appelé à se renforcer

Au-delà des annonces, cette visite traduit la volonté de consolider un partenariat stratégique entre la Guinée et le groupe AFD, dans un contexte de profondes transformations économiques, sociales et environnementales.

Le groupe français réaffirme ainsi son engagement de long terme pour accompagner des projets structurants, inclusifs et durables, en cohérence avec les priorités nationales de développement.

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Guinée–France : un forum d’affaires sous le signe de la transformation économique.

Le Forum d’affaires Guinée–France, tenu le 31 mars 2026 à Conakry en marge du parcours « Business International – Simandou 2040 », a mis en lumière l’ambition des autorités guinéennes de repositionner durablement l’économie nationale. Piloté par Bpifrance, l’événement a réuni une cinquantaine d’entreprises françaises ainsi que plusieurs institutions financières autour d’un objectif commun : accélérer l’industrialisation et la transformation locale.

Vers une économie de valeur

Au cœur des échanges, un message clair s’est imposé : la Guinée entend passer d’une économie de rente à une économie de création de valeur.

L’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, a salué la dynamique économique en cours, soulignant que « la marque Guinée gagne en visibilité » à l’échelle régionale et internationale. Il a attribué cet intérêt croissant à des fondamentaux jugés solides, renforcés par une amélioration récente de la notation souveraine.

Insistant sur une relation équilibrée, il a rappelé que la coopération franco-guinéenne repose sur les principes de concurrence saine et de partenariat équitable, tout en mettant en avant l’apport des entreprises françaises en matière de gouvernance, de fiscalité et de transfert de compétences.

Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Présenté comme l’ossature de la transformation économique, le programme Simandou 2040 occupe une place centrale dans cette dynamique. Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, l’a décrit comme « une architecture de transformation nationale », visant à faire évoluer la Guinée « d’une économie de potentiel à une économie de performance ».

Doté de plus de 200 milliards de dollars d’investissements projetés, ce programme s’articule autour de 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes, avec pour ambition de restructurer en profondeur le tissu productif national.

Le rôle du secteur privé y est déterminant, notamment à travers des partenariats public-privé appelés à soutenir l’industrialisation et la montée en gamme des filières.

Une stratégie axée sur la création de valeur locale

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Djami Diallo, a insisté sur le changement de paradigme engagé : capter davantage de valeur sur le territoire en structurant des chaînes industrielles complètes.

Elle a identifié plusieurs secteurs prioritaires :

  • l’agro-industrie, pour renforcer la transformation locale ;
  • les infrastructures, levier de compétitivité ;
  • l’industrie, pour développer des chaînes de valeur ;
  • les technologies et l’innovation, moteurs de modernisation.

Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à transformer les intentions d’investissement en projets concrets, notamment à travers les rencontres B2B organisées en marge du forum.

Une diplomatie économique tournée vers la co-construction

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a replacé cette dynamique dans un contexte international en mutation, évoquant une logique de « transformation structurelle » propice à de nouvelles opportunités.

« L’avenir ne se prévoit pas, il se construit », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de la Guinée d’attirer des partenaires engagés dans une démarche de co-industrialisation et de co-développement.

Des partenariats au service de la souveraineté

Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs axes stratégiques de coopération entre la Guinée et la France :

  • souveraineté alimentaire, via l’agro-industrie ;
  • souveraineté numérique, à travers les télécommunications ;
  • souveraineté sanitaire, avec des investissements hospitaliers ;
  • souveraineté industrielle, fondée sur la transformation locale.

Plus de 500 millions de dollars d’engagements mobilisés par Bpifrance ont été évoqués, illustrant un basculement vers une logique d’investissement structurant.

Un forum attendu comme catalyseur d’actions

Au-delà des annonces, les autorités guinéennes attendent des retombées concrètes. Pour Ismaël Nabé, ce forum doit servir d’« accélérateur de décisions, de partenariats et d’investissements ».

Même ambition pour Djami Diallo, qui y voit un point de départ vers des réalisations tangibles.

La Guinée entend ainsi s’inscrire dans une nouvelle génération de partenariats économiques, fondés sur la responsabilité partagée, l’intégration des chaînes de valeur et la création d’emplois durables.