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WCAF 2026 : la Guinée mise sur les infrastructures routières pour concrétiser les ambitions de Simandou 2040.

La 5ᵉ édition du West and Central Africa Forum (WCAF) s’est ouverte ce mardi 20 octobre 2026 en Guinée, avec pour ambition de renforcer les relations économiques entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre réunit des acteurs institutionnels et économiques autour des perspectives de coopération commerciale et d’investissement durable.

La plateforme entend notamment favoriser les échanges entre le Royaume-Uni et 16 pays francophones d’Afrique subsaharienne, en mettant en avant les opportunités d’affaires et les projets susceptibles de soutenir la transformation économique de la région.

Présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, la cérémonie d’ouverture a été suivie d’un panel de haut niveau consacré au thème : « Simandou 2040 : de la richesse minérale à une économie diversifiée et inclusive ». Le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, y a pris part aux côtés d’autres membres du gouvernement et de responsables d’institutions guinéennes.

Les infrastructures routières au cœur de Simandou 2040

Les échanges ont notamment porté sur les infrastructures prioritaires nécessaires à la mise en œuvre du programme Simandou 2040, en particulier celles destinées à améliorer la connectivité entre les différentes localités du pays et à renforcer les liaisons avec les États de la sous-région.

À cette occasion, Facinet Sylla a souligné le rôle stratégique des infrastructures routières dans la réussite de ce programme de développement. L’amélioration du réseau routier constitue, selon les orientations présentées, un levier essentiel pour faciliter la circulation des personnes et des marchandises, fluidifier les échanges commerciaux et accompagner l’activité économique.

Le ministre a également évoqué plusieurs projets routiers déjà engagés ainsi que d’autres chantiers envisagés. Ces investissements visent à améliorer la mobilité sur le territoire national et à renforcer les connexions nécessaires à l’intégration économique régionale.

Au-delà des besoins liés au développement du secteur minier, l’enjeu est de faire des infrastructures un moteur de diversification économique, en facilitant l’accès aux marchés et en créant des conditions favorables au développement d’autres secteurs d’activité.

La Guinée appelle les investisseurs britanniques à s’engager

Le ministre des Infrastructures a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de la Guinée à collaborer avec l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers pour accompagner la réalisation de ses projets structurants.

Il a notamment invité les entrepreneurs britanniques à approfondir leurs relations avec le pays et à explorer les possibilités d’investissement offertes, particulièrement dans le domaine des infrastructures.

La participation guinéenne au WCAF 2026 s’inscrit ainsi dans une démarche de mobilisation de partenaires internationaux autour des priorités nationales. Pour Conakry, l’objectif est de favoriser l’émergence de nouvelles collaborations susceptibles de contribuer au financement et à la réalisation des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

À travers ce forum, la Guinée entend donc renforcer sa coopération économique avec le Royaume-Uni et promouvoir les infrastructures routières comme un pilier de sa stratégie de transformation économique et de développement inclusif.

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Guinée : la recherche scientifique et l’innovation au cœur de la stratégie Simandou 2040.

La Guinée entend faire de la recherche scientifique et de l’innovation technologique des moteurs de sa transformation économique et sociale. Cette ambition a été mise en avant lors de la rentrée solennelle de l’Académie des sciences, organisée le samedi 17 octobre 2026 autour du thème : « Simandou 2040 : la technologie et l’innovation comme levier stratégique du développement durable ».

À cette occasion, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné le rôle de l’Académie dans la promotion de la recherche, la valorisation de l’expertise nationale et l’accompagnement scientifique des décisions publiques.

Rapprocher la recherche des priorités nationales

Le ministère entend renforcer sa collaboration avec l’Académie afin d’orienter davantage les travaux scientifiques vers les besoins du pays et les priorités de son économie. L’objectif est de mieux intégrer les connaissances produites par les chercheurs aux politiques publiques et aux projets de développement.

Cette démarche vise à faire de la recherche un outil concret de transformation, capable de soutenir l’innovation, d’améliorer les performances économiques et de répondre aux défis sociaux.

Simandou 2040 : miser sur les compétences locales

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de faire des ressources nationales un levier de développement durable. Au-delà de l’exploitation minière, la réalisation de ces objectifs repose notamment sur la formation, le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales.

À travers Simandou Academy, les autorités mettent ainsi l’accent sur le développement du capital humain afin de préparer les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre des grands projets du pays.

Universités et chercheurs mobilisés pour l’innovation

La réussite de cette stratégie dépendra également de la capacité des universités, des chercheurs et des acteurs économiques à travailler ensemble. Leur mobilisation doit favoriser l’émergence de solutions innovantes, stimuler la création de valeur locale et renforcer la contribution de l’expertise guinéenne au développement national.

En plaçant la science et la technologie au cœur de Simandou 2040, la Guinée affiche ainsi sa volonté de dépasser la seule valorisation de ses ressources naturelles pour construire une économie davantage fondée sur les connaissances, l’innovation et les compétences locales.

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Grands chantiers du programme Simandou 2040 : le président Mamadi DOUMBOUYA visite la cité administrative de Koloma, les logements sociaux de Sonfonia et l’ancienne zone réservée de Wanindara récemment déclassée.

Infrastructures administratives, logements sociaux et foncier : le président de la République, Mamadi Doumbouya, a consacré la matinée de ce lundi 19 octobre 2026 à une série de visites de terrain à Conakry. De Koloma à Sonfonia, jusqu’à Wanindara, cette tournée présidentielle a mis en lumière les projets structurants engagés dans le cadre de la vision de développement durable et responsable portée par le programme Simandou 2040, ainsi que les attentes des populations en matière de logement et de sécurité foncière.

Vêtu d’un boubou blanc immaculé, le chef de l’État a enchaîné les étapes d’un déplacement placé sous le signe du suivi des grands projets et de la proximité avec les citoyens. Une matinée au cours de laquelle les infrastructures en construction, les ambitions de modernisation de l’administration publique et les préoccupations sociales des populations se sont croisées au fil des visites.

C’est cité administrative de Koloma, dans la commune de Ratoma, que le président de la République a entamé cette tournée. Sur ce vaste site, les imposants bâtiments en cours d’achèvement témoignent de l’ampleur des investissements consacrés au développement des infrastructures publiques.

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L’objectif est de doter l’administration guinéenne d’un cadre de travail moderne, fonctionnel et adapté aux exigences d’un service public plus performant. Au-delà de leur dimension architecturale, ces édifices répondent à un enjeu stratégique : regrouper progressivement les services administratifs, contribuer au désengorgement de Kaloum et réduire les charges supportées chaque année par l’État pour la location de bâtiments destinés à ses administrations.

À travers ce projet, c’est toute l’organisation spatiale de l’appareil administratif qui est appelée à évoluer, avec l’ambition de rationaliser les dépenses publiques et d’améliorer les conditions de travail des agents de l’État.

Sur le même site, le président Mamadi DOUMBOUYA a également visité le chantier du futur siège de l’Assemblée nationale. Cette infrastructure, destinée à accueillir l’institution parlementaire, occupe une place particulière dans le dispositif des grands équipements publics en cours de réalisation.

La visite a permis au chef de l’État de constater l’état d’avancement des travaux et de mesurer le chemin restant à parcourir avant la mise en service de ces infrastructures.

Après Koloma, le cortège présidentiel a mis le cap sur Sonfonia Lac, où se trouvent les logements sociaux récemment inaugurés.

Dans un contexte marqué par une forte demande en logements décents, l’accès à un habitat adapté demeure un enjeu majeur pour de nombreux ménages. Les projets de logements sociaux visent ainsi à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les familles, notamment celles qui aspirent à disposer d’un cadre de vie stable et sécurisé.

Au-delà des constructions, l’enjeu est humain et social : permettre aux bénéficiaires de vivre dans des conditions dignes, de consolider leur stabilité familiale et de mieux préparer l’avenir.

Cette étape de la tournée présidentielle a ainsi placé la question de l’habitat au centre des préoccupations, en rappelant que le développement ne se mesure pas uniquement à la hauteur des bâtiments ou à l’ampleur des investissements, mais également à leur capacité à améliorer les conditions de vie des citoyens.

C’est toutefois à Wanindara que cette journée a pris une dimension particulièrement sociale.

Sur le chemin du retour vers le palais présidentiel Mohammed V, le cortège du chef de l’État a été accueilli par une foule nombreuse. Cris de joie, chants et acclamations ont rythmé cette rencontre spontanée entre le président et des habitants venus exprimer leur satisfaction.

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Au centre de cette mobilisation : la question foncière et la décision de déclassement de la zone de Wanindara, longtemps restée une réserve foncière de l’État.

Pour les populations concernées, cette décision représente un motif d’espoir et de soulagement. Derrière les enjeux administratifs liés au statut des terrains se dessinent des préoccupations quotidiennes : préserver son habitation, sécuriser son patrimoine et offrir à ses enfants un avenir moins incertain.

Car la question foncière dépasse largement les limites d’une parcelle. Elle touche à la stabilité des ménages, à la sécurité de l’habitat et à l’attachement des familles à leur cadre de vie.

À Wanindara, l’accueil réservé au président de la République a ainsi donné une traduction concrète à ces attentes. Les manifestations de joie observées témoignent de l’importance que les habitants accordent à cette décision, dans l’espoir qu’elle contribue à apporter une réponse durable à leurs préoccupations foncières.

De Ratoma à Sonfonia, en passant par Wanindara et les zones environnantes, cette tournée présidentielle a mis en évidence plusieurs dimensions complémentaires de l’action publique : la modernisation des institutions, le développement de l’habitat social et la prise en compte des préoccupations foncières des populations.

Ces différents chantiers et initiatives s’inscrivent dans une ambition plus large de transformation économique et sociale du pays, portée notamment par le programme Simandou 2040.

L’enjeu est de faire en sorte que les investissements structurants se traduisent par des changements perceptibles dans la vie des citoyens. Des bâtiments administratifs modernes doivent contribuer à améliorer le fonctionnement de l’État. Des logements sociaux doivent favoriser l’accès à un habitat décent. Des décisions foncières doivent, quant à elles, apporter davantage de visibilité et de sécurité aux familles concernées.

Cette approche met en lumière une exigence essentielle : rapprocher les politiques publiques des réalités du terrain et veiller à ce que les projets de développement répondent aux besoins concrets des populations.

En parcourant ces différents sites, Mamadi DOUMBOUYA a placé le suivi des projets et le contact avec les populations au cœur de son agenda. Une démarche qui met en avant la nécessité de passer des engagements aux réalisations, tout en accordant une attention particulière aux attentes exprimées sur le terrain.

Des infrastructures qui sortent de terre, des logements destinés aux familles et des décisions attendues sur le foncier : de Koloma à Wanindara, cette journée présidentielle aura illustré les multiples visages d’une même ambition, celle d’une Guinée qui entend moderniser ses institutions, renforcer son développement et placer les préoccupations de ses citoyens au cœur de son action.

DIRECTION DE LA COMMUNICATION ET DE L’INFORMATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE (DCI-PRG)

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Simandou 2040 : 60 travailleurs guinéens envoyés en Chine pour se former à la conduite ferroviaire.

Soixante travailleurs guinéens s’apprêtent à rejoindre la Chine pour y suivre une formation spécialisée en conduite de train. Cette initiative, annoncée lors d’une cérémonie organisée mardi sur le site portuaire du projet Simandou, à Morébaya, dans la préfecture de Forécariah, s’inscrit dans la stratégie de développement des compétences nationales et de renforcement du contenu local.

La cérémonie était présidée par Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou. Elle a réuni notamment le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence, des membres du Comité stratégique et du Gouvernement, des conseillers présidentiels, des responsables de la Compagnie du TransGuinéen ainsi que des autorités administratives de Forécariah.

Simandou Academy au service du transfert de compétences

Le départ de ces 60 travailleurs s’inscrit dans le cadre de Simandou Academy, un dispositif destiné à accompagner le développement du capital humain dans le cadre du Programme Simandou 2040. L’objectif est de favoriser le transfert de compétences, de former une main-d’œuvre qualifiée et de permettre aux Guinéens de participer davantage à la réalisation et à l’exploitation des infrastructures liées au projet.

La formation prévue en Chine doit contribuer à l’émergence progressive d’une expertise nationale dans les métiers ferroviaires, en particulier la conduite des trains destinés au transport du minerai de fer. Ces compétences représentent un enjeu important pour le fonctionnement des infrastructures ferroviaires associées au projet Simandou.

Lors de la cérémonie, les responsables de la Compagnie du TransGuinéen ont rappelé l’importance de la formation des ressources humaines nationales pour accompagner le développement du réseau ferroviaire. Plusieurs des bénéficiaires sont issus des communautés riveraines du projet, selon les informations communiquées à cette occasion.

Un engagement attendu des bénéficiaires à leur retour

Prenant la parole au nom du président du Comité stratégique de Simandou, le général Amara Camara a insisté sur la responsabilité qui incombe aux travailleurs sélectionnés. Il les a appelés à tirer pleinement profit de leur séjour en Chine afin de valoriser, à leur retour en Guinée, les connaissances et les compétences acquises.

Le préfet de Forécariah a également salué cette initiative, mettant en avant les perspectives de formation offertes aux jeunes Guinéens et leur contribution au développement des compétences nationales.

Au-delà de cette première étape de formation, l’enjeu est de constituer progressivement une main-d’œuvre locale capable de contribuer durablement aux activités ferroviaires du projet. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de faire du programme Simandou un levier de développement des compétences et de participation des travailleurs guinéens aux grands projets d’infrastructures.

Une visite des installations portuaires de Morébaya

À l’issue de la cérémonie, Djiba Diakité, accompagné des membres du Gouvernement et des autres autorités présentes, a effectué une visite du site portuaire de Morébaya. Cette tournée a permis aux responsables de s’enquérir de l’état d’avancement des différentes installations liées au projet Simandou.

Le départ des 60 travailleurs pour la Chine illustre ainsi la place accordée à la formation dans la mise en œuvre du projet, avec l’ambition de renforcer progressivement l’expertise nationale nécessaire à son fonctionnement.

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À l’ONU, S.E Mamadi Doumbouya présente Simandou 2040 comme un moteur de transformation de la Guinée.

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a présenté, mercredi 23 septembre 2026 à New York, le programme Simandou 2040 comme l’un des principaux leviers de transformation économique de la Guinée. S’exprimant devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État a défendu une stratégie de développement reposant sur la valorisation des ressources nationales et l’adaptation des politiques publiques aux réalités du pays.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie économique

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a présenté Simandou 2040 comme une stratégie dépassant le seul secteur minier. Selon le président guinéen, le programme doit contribuer à transformer durablement l’économie en soutenant notamment les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’industrie, l’éducation et la santé.

Il a également mis en avant plusieurs projets qu’il associe à cette dynamique, notamment le développement du mégaprojet Simandou, la construction de plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées ainsi que la réalisation d’infrastructures scolaires et sanitaires.

Sur le volet industriel, le chef de l’État a évoqué la construction de trois raffineries d’alumine et d’une raffinerie d’or, présentée dans son discours comme la plus importante du continent en matière de capacité de production. Ces investissements sont, selon lui, destinés à renforcer la transformation locale des ressources et à accroître leur contribution à l’économie nationale.

Miser sur les compétences et l’emploi des jeunes

La question de la jeunesse a également occupé une place importante dans le discours présidentiel. Mamadi Doumbouya a notamment cité Simandou Academy, une initiative destinée à développer des formations en adéquation avec les besoins du marché du travail.

À travers ce dispositif, le gouvernement entend renforcer les compétences professionnelles des jeunes et favoriser leur insertion dans les secteurs liés aux transformations économiques en cours, ainsi que l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le président guinéen a ainsi présenté le développement des compétences comme un complément nécessaire aux investissements dans les infrastructures et l’industrie.

Une vision du développement fondée sur les réalités nationales

Au-delà des projets économiques, Mamadi Doumbouya a défendu une approche du développement reposant sur l’adaptation des modèles institutionnels et économiques aux contextes propres à chaque pays.

« Lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État guinéen a également fait référence à son précédent passage à la tribune de l’ONU, trois ans auparavant. Il a expliqué vouloir cette fois présenter des éléments relatifs à la trajectoire suivie par la Guinée et aux choix effectués depuis son arrivée au pouvoir.

Il a notamment évoqué l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation du cycle électoral direct, dont le financement est, selon lui, assuré par le Trésor public guinéen.

Pour un partenariat renouvelé avec l’Afrique

Sur le plan international, Mamadi Doumbouya a appelé à une évolution des relations entre l’Afrique et ses partenaires. Il a plaidé pour des partenariats reposant sur le respect des souverainetés nationales et une logique de « co-construction gagnant-gagnant ».

Le président guinéen a cité plusieurs expériences de pays d’Asie et du Proche-Orient qui, selon lui, ont adapté des expériences internationales à leurs propres réalités nationales. Il a estimé que les pays africains pouvaient également s’inspirer de ces trajectoires tout en construisant leurs propres modèles.

La Guinée veut renforcer son rôle international

En conclusion de son intervention, Mamadi Doumbouya a assuré que la Guinée entendait poursuivre sa coopération avec la communauté internationale tout en défendant ses intérêts nationaux.

Il a présenté son pays comme un « partenaire fiable, ouvert et engagé », attaché au respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

À travers ce discours, le président guinéen a ainsi placé Simandou 2040 au centre de sa présentation de la stratégie de transformation économique du pays, tout en défendant une vision plus large fondée sur la valorisation des ressources, le développement des infrastructures, la formation des jeunes et le renforcement des partenariats internationaux.

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Guinée : RUSAL réaffirme son intérêt pour Simandou 2040 et la transformation locale.

Le programme Simandou 2040 continue d’attirer l’attention de partenaires internationaux intéressés par les perspectives minières et industrielles de la Guinée. Dans ce contexte, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a reçu au Palais Mohammed V une délégation de RUSAL conduite par l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexey V. Popov.

Les échanges ont principalement porté sur les perspectives de coopération autour de Simandou 2040, notamment dans le domaine de la transformation locale des ressources minières.

La transformation locale au cœur des échanges

Au cours de l’entretien, les autorités guinéennes ont réaffirmé leur volonté de ne plus limiter la valorisation des ressources naturelles à leur extraction et à leur exportation. La transformation sur le territoire national est présentée comme un axe majeur de la stratégie industrielle du pays.

Cette orientation vise notamment à accroître la valeur ajoutée générée localement, développer les capacités industrielles et favoriser la création d’activités et d’emplois autour du secteur minier.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a également souligné l’importance de cette approche. Selon lui, l’enjeu est désormais de construire progressivement des chaînes de valeur permettant à la Guinée de mieux tirer profit de ses ressources minières.

Des infrastructures industrielles en développement

Cette stratégie s’appuie notamment sur plusieurs projets de transformation actuellement en cours. Les autorités mettent en avant la construction de trois raffineries d’alumine ainsi que l’achèvement de la raffinerie d’or, comme des illustrations de la volonté de renforcer les capacités nationales de transformation.

Pour le gouvernement, ces infrastructures doivent contribuer à faire évoluer progressivement le secteur minier vers un modèle davantage intégré, associant extraction, transformation et développement industriel.

RUSAL souhaite renforcer sa présence en Guinée

La délégation de RUSAL a, pour sa part, réaffirmé son intérêt pour les priorités définies dans le cadre de Simandou 2040. Elle a fait part de sa volonté de contribuer à la réalisation de projets liés notamment aux investissements miniers, à la transformation locale et aux infrastructures industrielles.

Les représentants russes ont également sollicité l’accompagnement des autorités guinéennes afin de faciliter la concrétisation de leurs projets d’investissement dans le pays.

L’audience a par ailleurs permis d’aborder le renforcement des relations bilatérales entre Conakry et Moscou. À cette occasion, l’ambassadeur Alexey V. Popov a transmis au président Mamadi Doumbouya les salutations du président russe Vladimir Poutine.

Le diplomate a souligné la volonté de la Russie de donner une nouvelle impulsion à la coopération avec la Guinée, en particulier dans les secteurs minier et industriel.

Simandou 2040 comme levier de transformation économique

Cette rencontre intervient alors que la Guinée cherche à inscrire le développement de son secteur minier dans une dynamique plus large de transformation économique. À travers Simandou 2040, les autorités souhaitent notamment utiliser les investissements liés aux ressources naturelles pour soutenir les infrastructures, l’industrialisation et le développement des chaînes de valeur locales.

L’intérêt manifesté par RUSAL illustre ainsi l’importance croissante accordée à la transformation des ressources minières dans les perspectives de coopération entre la Guinée et ses partenaires internationaux.

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Simandou : SimFer nomme Kox Gomba à la tête de sa direction générale.

La filiale guinéenne de Rio Tinto, SimFer, a annoncé une évolution à sa direction générale. Kox Gomba a été nommé directeur général de la société, en remplacement de Chris Aitchison, appelé à poursuivre sa carrière au sein du groupe Rio Tinto dans de nouvelles fonctions.

SimFer est chargée du développement et de l’exploitation des blocs 3 et 4 du gisement de fer de Simandou, l’un des projets miniers les plus importants actuellement développés en Guinée. À travers ce projet, l’entreprise participe à la mise en valeur d’une ressource stratégique pour le secteur minier et pour les perspectives économiques du pays.

La nomination de Kox Gomba intervient alors que le projet Simandou entre dans une phase déterminante de son développement. Le changement à la tête de SimFer doit ainsi assurer la continuité du pilotage des activités et de la mise en œuvre des prochaines étapes du projet.

De son côté, Chris Aitchison rejoint Rio Tinto dans le cadre de nouvelles responsabilités au sein du groupe. Cette transition s’inscrit dans la dynamique de réorganisation et de mobilité des cadres au sein du géant minier anglo-australien.

Avec l’arrivée de Kox Gomba, SimFer entend poursuivre ses engagements liés au développement des blocs 3 et 4, dans un contexte où le projet Simandou occupe une place centrale dans les ambitions minières et économiques de la Guinée.

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Finance climatique : la Guinée prépare une nouvelle stratégie autour de Simandou 2040 et du FEM9.

En marge de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a poursuivi ses consultations autour de la mobilisation des financements climatiques. Une rencontre avec l’expert Dr Saliou Gaye Ndoye a notamment permis d’examiner les moyens de mieux structurer les projets nationaux et de renforcer leur accès aux mécanismes internationaux de financement.

Au cœur des échanges : l’alignement de la finance climatique sur les priorités du programme national Simandou 2040, ainsi que la préparation du prochain cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9).

Mieux préparer les projets pour accéder aux financements

L’un des principaux enseignements de la rencontre porte sur la nécessité pour la Guinée de renforcer la préparation technique de ses projets. Pour accéder plus efficacement aux différents guichets de financement climatique, les spécialistes guinéens sont appelés à mieux maîtriser les différentes étapes qui précèdent la soumission des projets.

Cette phase préparatoire doit permettre de transformer les besoins identifiés sur le terrain en projets suffisamment structurés, techniquement solides et susceptibles de répondre aux critères des bailleurs et institutions financières internationales.

L’objectif est également de mieux anticiper les exigences liées à la mobilisation des ressources afin d’éviter que des projets prioritaires ne soient retardés par des insuffisances dans leur conception ou leur préparation.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité d’associer davantage le secteur privé à la stratégie guinéenne de financement climatique.

Selon les recommandations formulées au cours de la rencontre, cette implication doit s’accompagner d’un renforcement des cadres systémique, réglementaire et institutionnel. Il s’agit notamment de créer un environnement suffisamment favorable pour attirer les investissements privés vers les projets liés à la protection des terres, à la résilience climatique et au développement durable.

Pour la Guinée, l’enjeu consiste ainsi à ne pas limiter la finance climatique aux financements publics ou aux mécanismes de coopération internationale, mais à construire une approche capable de mobiliser plusieurs catégories d’acteurs autour des priorités nationales.

Le FEM9 au centre des préparatifs

La préparation du neuvième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9) constitue l’un des principaux chantiers identifiés.

La Guinée doit notamment anticiper les ressources qui pourraient lui être attribuées et définir en amont les secteurs et projets prioritaires susceptibles de bénéficier de ces financements. Cette anticipation doit permettre au pays de mieux orienter ses ressources et d’accroître l’impact des financements obtenus.

Dans cette perspective, l’évaluation des résultats du FEM8 apparaît comme une étape importante. Les ressources de ce précédent cycle étant désormais épuisées, le retour d’expérience doit permettre d’identifier les acquis, les difficultés rencontrées et les améliorations nécessaires avant l’ouverture du nouveau cycle.

Transformer les priorités en projets bancables

Au-delà des échanges techniques, la rencontre a souligné l’importance pour la Guinée de formaliser rapidement ses besoins sous la forme de demandes précises et de résultats attendus clairement définis.

Cette démarche doit permettre aux partenaires techniques et financiers de mieux cibler leur accompagnement et de proposer des solutions adaptées aux priorités du pays.

Elle doit également renforcer la capacité de la Guinée à défendre ses projets auprès des mécanismes internationaux de financement et à mieux positionner ses ambitions nationales dans les discussions sur la finance climatique.

Simandou 2040 comme cadre stratégique

La mobilisation des financements climatiques s’inscrit dans une réflexion plus large autour de Simandou 2040, programme présenté comme un cadre majeur de transformation économique et de développement de la Guinée.

L’enjeu consiste désormais à articuler les ambitions économiques du pays avec les impératifs de préservation des ressources naturelles, de résilience climatique et de gestion durable des terres.

À travers les consultations menées en marge de la COP17, Conakry cherche ainsi à renforcer ses capacités techniques et institutionnelles afin de mieux exploiter les opportunités offertes par la finance climatique internationale.

La préparation du FEM9 pourrait constituer, dans cette perspective, une nouvelle étape pour transformer les priorités environnementales de la Guinée en projets financés, structurés et capables de contribuer durablement aux objectifs de développement du pays.

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Programme Simandou 2040 : Vers une gouvernance juridique anticipée et maîtrisée.

Le Secrétariat général du Gouvernement a présenté, ce 19 août 2026, à Conakry, les diligences juridiques relatives à la première vague du programme Simandou 2040. L’objectif de cette démarche est de lancer le chantier de sécurisation juridique de ce mégaprojet.

Actualités Conakry

À l’ouverture des travaux, la Secrétaire adjointe du Gouvernement, Sirégbè Kéita, a rappelé la « vision ambitieuse de transformation de la Guinée » portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et son « engagement constant en faveur de la refondation de l’État ».

Poursuivant son allocution, elle a souligné que « le programme Simandou 2040 constitue aujourd’hui le principal instrument de concrétisation de cette vision à travers un portefeuille de 122 mégaprojets et de réformes destiné à impulser une croissance durable, inclusive et souveraine ».

Revenant sur l’objectif de la rencontre, elle a indiqué qu’elle vise à « partager une compréhension commune des enjeux de sécurisation juridique des projets, à identifier les diligences nécessaires et à renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans leur mise en œuvre ». Elle a ajouté : « Comme le rappelle notre démarche de programmation budgétaire, celle-ci constitue une étape essentielle, mais elle doit impérativement être accompagnée d’une sécurisation juridique efficace afin de permettre le lancement, les contractualisations et l’exécution des projets dans les délais prévus. »

Selon elle, « les analyses réalisées dans le cadre de la première vague du projet Simandou 2040 révèlent l’ampleur du défi qui nous attend ». Le portefeuille examiné comprend 331 projets recensés dans cette première vague, répartis sur les sites miniers stratégiques.

Toutefois, les travaux préparatoires démontrent que la réussite de ces initiatives ne dépend pas seulement de leur financement ou de leur maturité technique : elle exige aussi un environnement juridique adéquat, capable de sécuriser les procédures, d’encadrer les interventions des parties prenantes et de garantir l’efficacité des investissements publics.

Politique

Elle a précisé que sur « un portefeuille analysé de 248 projets inscrits à la loi de finances initiale 2026, 179 nécessitent encore une sécurisation juridique de la documentation et des actes requis pour leur exécution ». La priorité est d’autant plus forte que 163 d’entre eux requièrent un cadre juridique opérationnel dès cette année.

Face à ces défis, la Secrétariat générale adjointe du Gouvernement insiste sur la nécessité de conjuguer célérité, rigueur et coordination interministérielle. « Les secteurs des infrastructures, des transports et des technologies, qui représentent à eux seuls près de 59 % du portefeuille de la première vague, appellent une attention accrue, sans pour autant négliger les autres secteurs de transformation de notre pays », a-t-elle relevé.

« Nos échanges devront permettre de partager un diagnostic commun, d’identifier les tâches nécessaires à chaque projet, de clarifier les responsabilités institutionnelles et de convenir d’une méthodologie de suivi garantissant une plus grande célérité dans la production et l’adoption des actes juridiques », a-t-elle martelé. Et de conclure : « Notre ambition commune doit être claire : faire en sorte qu’aucun projet prioritaire du programme Simandou 2040 ne soit retardé pour des raisons de préparation juridique ou réglementaire. À travers une collaboration étroite entre le Secrétariat général du Gouvernement, les ministères sectoriels, les budgets spéciaux d’investissement (BSI) et la structure de Simandou, nous devons bâtir un dispositif de suivi performant fondé sur l’anticipation, la responsabilité et les résultats. »

Pour sa part, le Délégué général de la Delivery Unit, Mamadou Angelo Diallo, a rappelé que la Guinée s’est engagée « dans un voyage irréversible. Un voyage qui a pour mission de faire de notre pays une nation émergente à l’horizon 2026. (…) Mais ce qui est encore plus important, ce sont les actions pour mettre en œuvre toutes ces politiques sectorielles, tout le contenu des discours politiques. »

Diallo est conscient que « les conditions de mise en vigueur ont été pendant très longtemps un goulet d’étranglement. Aujourd’hui, nous devons faire en sorte que l’administration publique et nos propres procédures ne deviennent pas des freins à l’exécution de nos programmes de développement. C’est pourquoi nous devons travailler ensemble dans une intelligence collective et mettre en avant notre capacité -au-delà des prérogatives et des missions- à nous retrouver et à collaborer pour un seul objectif : réaliser ce programme qui consiste à donner corps et âme à la vision que le Président de la République a eue pour son pays. »

Au nom du ministre du Plan et de la Coopération internationale, Kabélé Soumah a indiqué que « l’enjeu est clair : passer d’une gestion des textes dans l’urgence à une gouvernance juridique anticipée, planifiée et maîtrisée. Les diligences nécessaires doivent être identifiées pour chaque projet et programme, selon des échéances réalistes, suivies de manière continue et traitées avec célérité. »

Il a ajouté : « La sécurisation juridique ne constitue pas une formalité administrative isolée. Elle est une condition de crédibilité de notre action publique, de confiance pour les investisseurs et les partenaires techniques et financiers, de mobilisation des ressources et, surtout, d’exécution effective des projets structurants du programme Simandou 2040. »

Enfin, le ministre Secrétaire général du Gouvernement a appuyé les arguments de ses prédécesseurs concernant la sécurisation des fondements juridiques, dont les réformes concourent toutes vers les priorités du président Mamadi Doumbouya. Selon lui, l’objectif est de conférer à l’action publique une solidité juridique incontestable afin que les transformations reposent sur un socle normatif rigoureux. « Nous devons passer d’une gestion d’urgence à une démarche planifiée. Nous ne concurrençons pas les ministères, nous les appuyons », a-t-il conclu.

Source : GuinéeNews.

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Projet Simandou : SimFer a expédié 2,2 millions de tonnes de minerai au premier semestre 2026.

La coentreprise réunissant le Gouvernement guinéen, Rio Tinto et le consortium CIOH conduit par Chinalco a organisé, ce jeudi 6 août 2026, sa conférence de presse trimestrielle consacrée au bilan d’étape du projet Simandou au terme du premier semestre de l’année en cours.

À cette occasion, le directeur général de SimFer, Chris Hutchinson, a dressé un état des lieux des travaux, des performances opérationnelles et des retombées économiques du projet, tout en réaffirmant les objectifs fixés jusqu’à l’entrée en pleine production. « Cette rencontre représente une nouvelle occasion de partager avec vous les avancées du projet Simandou, alors que nous poursuivons notre transition de la phase de construction des infrastructures vers la phase d’exploitation », a déclaré le directeur général.

Selon lui, les infrastructures continuent d’évoluer conformément au calendrier établi. « Les travaux de construction de la mine SimFer et des infrastructures portuaires ont désormais dépassé les trois quarts de leur réalisation, tandis que la mise en service complète des infrastructures ferroviaires a été achevée au premier trimestre », a-t-il indiqué.

Sur le site minier, les travaux de terrassement et la construction des installations permanentes se poursuivent avec un taux d’avancement global de 77 %. Les infrastructures portuaires affichent, quant à elles, un niveau d’exécution de 85 %, tandis que leur mise en service reste prévue pour le premier trimestre 2027.

2,2 millions de tonnes expédiées en six mois

Chris Hutchinson a également mis en avant la progression des activités opérationnelles. « L’un des principaux faits marquants de ce trimestre est la progression de la montée en puissance de nos opérations », a-t-il souligné.
Au cours du seul deuxième trimestre, SimFer a expédié 1,6 million de tonnes de minerai de fer vers la Chine, portant le volume total des expéditions à 2,2 millions de tonnes au premier semestre 2026. « Les premières livraisons à nos clients en Chine se poursuivent avec succès, avec une teneur moyenne en fer de 65,8 %, confirmant la qualité exceptionnelle du minerai de Simandou », a précisé le directeur général.

La production suit également cette dynamique. « Au deuxième trimestre, SimFer a produit 700 000 tonnes de minerai de fer, portant la production totale du premier semestre 2026 à 1,2 million de tonnes », a-t-il annoncé.

Par ailleurs, la mise en service du concasseur primaire demeure prévue pour le quatrième trimestre 2026, tandis que les infrastructures ferroviaires continuent d’accompagner la montée en puissance des opérations grâce à l’élargissement progressif de la flotte de locomotives.

Au-delà des performances techniques, SimFer affirme poursuivre son engagement en faveur du développement local. « Nous restons pleinement engagés à créer une valeur durable pour la Guinée et les communautés impactées par le projet », a assuré Chris Hutchinson.

Au cours du trimestre, l’entreprise indique avoir célébré le baptême de son premier navire de transbordement, inauguré un Centre d’inclusion numérique à Beyla, soutenu l’aménagement de 40 hectares de périmètres maraîchers dans 25 villages, formé 360 jeunes diplômés au développement de projets et à la mobilisation des ressources, tout en finalisant le recrutement de sa deuxième cohorte d’apprentis, composée à 50 % de femmes.

Les effectifs mobilisés sur les activités minières, ferroviaires et portuaires atteignent désormais 19 460 personnes, avec un taux de participation guinéenne de 76 %.
Sur le plan du contenu local, SimFer annonce avoir dépensé 210,5 millions de dollars américains auprès des fournisseurs et entreprises guinéennes depuis le début de l’année 2026, afin de renforcer la participation des entreprises nationales au projet.

Objectif 60 millions de tonnes par an

Pour conclure, le directeur général s’est voulu confiant quant au respect du calendrier global. « Ces réalisations confirment que le projet demeure pleinement en bonne voie alors que nous poursuivons notre montée en puissance vers notre capacité annuelle de production de 60 millions de tonnes. La pleine production reste prévue pour le second semestre 2028 », a-t-il affirmé.

Avant d’ouvrir la séance de questions-réponses, Chris Hutchinson a présenté le nouveau directeur des opérations de SimFer, Mokeli Gomba, plus connu sous le nom de Kox, arrivé en mai 2026. Fort de plus de vingt années d’expérience dans l’industrie minière, notamment au sein de Rio Tinto, il supervisera désormais la préparation opérationnelle ainsi que l’exécution des activités minières du projet Simandou.

La conférence s’est achevée par une série de questions-réponses au cours de laquelle les journalistes ont soulevé plusieurs préoccupations liées notamment au fonctionnement de l’entreprise, à ses engagements ainsi qu’à ses ambitions pour la Guinée, engagée pleinement dans l’exploitation minière à travers le projet Simandou.