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Jeux universitaires de Guinée : la jeunesse mobilisée autour de la vision Simandou 2040.

La 10ᵉ édition des Jeux universitaires de Guinée a été officiellement lancée, dimanche 19 avril 2026, à stade Petit Sory de Nongo, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah. La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des responsables du secteur de l’enseignement supérieur ainsi qu’une importante mobilisation d’étudiants.

Un événement au croisement du sport et de la vision nationale

Placée sous le thème « Simandou 2040, une opportunité d’émancipation pour les étudiants de Guinée », cette édition met en perspective le rôle de la jeunesse dans la transformation économique et sociale du pays. À travers cette initiative, les autorités entendent faire des Jeux universitaires un espace d’expression, de cohésion et de valorisation des talents.

La jeunesse, levier stratégique du développement

Au-delà de la dimension sportive, l’événement s’inscrit dans une vision plus large portée par les autorités guinéennes, visant à positionner les jeunes comme acteurs clés du développement national. Le programme Simandou 2040 est ainsi présenté comme un cadre structurant, offrant des perspectives en matière d’emploi, de formation et d’innovation.

Dans ce contexte, les Jeux universitaires apparaissent comme un moment de mobilisation collective, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’engagement des étudiants dans les grandes ambitions du pays.

Un rendez-vous fédérateur pour l’enseignement supérieur

En réunissant étudiants, institutions académiques et décideurs publics, cette 10ᵉ édition confirme le rôle des Jeux universitaires comme un rendez-vous majeur du calendrier universitaire guinéen. Elle traduit également la volonté des autorités de promouvoir une jeunesse dynamique, capable de contribuer activement aux mutations économiques en cours.

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Simandou 2040 : lancement d’un atelier stratégique pour accélérer la mise en œuvre des projets numériques.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a procédé, ce mardi 14 avril 2026, à l’ouverture d’un atelier stratégique consacré au pilotage opérationnel des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

La rencontre a réuni les principaux responsables du département, notamment le secrétaire général, les membres du cabinet, ainsi que le délégué général de l’Unité d’exécution du programme, Angelo Diallo. Directeurs nationaux, chefs de service et partenaires techniques ont également pris part aux travaux.

Le numérique, levier transversal du développement

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé la place centrale du programme Simandou 2040 dans la stratégie de développement de la Guinée, le présentant comme une véritable boussole pour l’action gouvernementale.

Il a particulièrement insisté sur le rôle structurant du numérique, considéré comme une infrastructure transversale essentielle. Selon lui, le développement des technologies de l’information constitue un levier clé pour renforcer la connectivité, soutenir la souveraineté nationale et favoriser l’appropriation des réformes par les populations.

Une approche orientée vers l’action

L’atelier vise à traduire les orientations stratégiques en plans d’action concrets. Les différentes directions, structures sous tutelle et experts mobilisés travaillent à la définition des priorités, à la structuration des projets et à l’organisation de leur mise en œuvre effective.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de passer d’une phase de planification à une logique d’exécution, en assurant une meilleure coordination entre les acteurs impliqués.

Des résultats attendus à court terme

Les travaux, en cours tout au long de la journée, doivent déboucher sur une restitution permettant de dégager des orientations opérationnelles claires. L’objectif est d’accélérer le déploiement des projets liés au numérique dans le cadre du programme Simandou 2040, afin d’en faire un moteur de transformation économique et sociale pour le pays.

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Guinée : des hauts cadres distingués pour leur rôle dans le projet Simandou.

Un décret présidentiel, lu ce dimanche 5 avril 2026 au journal de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne, annonce la distinction de plusieurs hauts responsables guinéens pour leur implication dans la mise en œuvre du projet stratégique de Simandou, pilier du développement minier et infrastructurel du pays.

Une reconnaissance au titre du mérite national

À travers ce texte, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’appuie sur les dispositions constitutionnelles pour attribuer la médaille d’honneur du travail dans l’ordre du mérite. Cette distinction vise à saluer l’engagement de personnalités ayant contribué de manière significative à la réalisation des infrastructures ferroviaires et portuaires liées à l’exploitation des gisements de fer de Simandou.

Considéré comme l’un des projets miniers les plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest, Simandou est perçu par les autorités comme un levier majeur de croissance économique, susceptible de transformer durablement l’économie guinéenne grâce à ses importantes réserves de minerai de fer et aux investissements associés.

Des personnalités issues de l’administration et du gouvernement

Selon le décret, cette reconnaissance vient récompenser « le dévouement, les valeurs professionnelles et la contribution » des récipiendaires à ce chantier d’envergure nationale.

La médaille d’honneur du travail est ainsi décernée à :

  • Moussa Magassouba
  • Lanciné Condé
  • Moussa Cissé
  • Bokar Baila Ly
  • Halimatou Kaba
  • Maïmouna Diakhabi
  • Ismaël Keïta

Un projet structurant pour l’économie nationale

À travers cette démarche, les autorités entendent valoriser les compétences nationales mobilisées autour de Simandou, tout en renforçant la dynamique de reconnaissance du service public. Le décret précise, en son article 2, que ces distinctions prennent effet à compter de leur date de signature.

Ce geste symbolique intervient dans un contexte où la concrétisation du projet Simandou est scrutée de près, tant par les partenaires internationaux que par l’opinion publique, au regard de ses enjeux économiques, sociaux et stratégiques pour la Guinée.

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Guinée–AFD : Rémy Rioux en visite d’adieu sous le signe du bilan et des perspectives.

Le directeur général du Agence française de développement, Rémy Rioux, a effectué une visite officielle en Guinée les 30 et 31 mars 2026, dans le cadre de sa dernière tournée africaine à la tête de l’institution.

Placée sous le double prisme du bilan et de la projection, cette mission a permis d’évaluer les acquis du partenariat entre la Guinée et l’AFD, tout en réaffirmant l’engagement du groupe à accompagner les priorités stratégiques définies par les autorités guinéennes.

Un partenariat historique en constante montée en puissance

Présente en Guinée depuis 1950, l’AFD s’est imposée comme un acteur central du financement du développement, intervenant dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’eau, l’agriculture, l’éducation et la santé.

Selon Rémy Rioux, cet engagement a connu une accélération significative ces dernières années. « Depuis ma première visite à Conakry en 2017, les engagements annuels du groupe ont été multipliés par six », a-t-il souligné, mettant en avant des investissements à fort impact sur les conditions de vie des populations.

Simandou 2040 : des besoins d’investissements colossaux

Cette visite intervient dans un contexte marqué par les ambitions économiques portées par le programme Simandou 2040, qui vise à transformer structurellement l’économie guinéenne.

Les besoins d’investissements sont estimés à près de 330 milliards de dollars sur les quinze prochaines années, un défi qui nécessite une mobilisation accrue des financements, notamment via les banques publiques de développement.

À ce titre, Rémy Rioux, également président de l’initiative internationale « Finance en Commun », a plaidé pour une coordination renforcée des institutions financières afin d’optimiser l’impact des investissements.

Plus de 800 millions d’euros mobilisés depuis 2016

Depuis 2016, le groupe AFD indique avoir engagé près de 800 millions d’euros en Guinée à travers plus de 50 projets structurants.

Ces interventions ont notamment permis :

  • d’améliorer l’accès à l’électricité pour plus de 450 000 personnes à Conakry ;
  • de soutenir plus de 2 millions d’élèves via le Fonds commun pour l’éducation ;
  • d’accompagner près de 10 000 exploitations agricoles, notamment dans les filières agricoles et piscicoles.

Des projets structurants au cœur de la visite

Le séjour du directeur général de l’AFD a été marqué par plusieurs initiatives majeures :

  • la signature d’une convention de financement pour la rénovation et l’extension du Musée national Sandervalia, pour un montant supérieur à 161 milliards de francs guinéens ;
  • la visite de l’Institut Pasteur de Guinée, soutenu à hauteur de plus de 80 milliards de GNF ;
  • le renforcement du Fonds commun pour l’éducation, avec une subvention de 8 millions d’euros, complétée par des financements du Partenariat mondial pour l’éducation ;
  • la participation au Forum économique Guinée–France organisé par Bpifrance à Conakry.

Un partenariat stratégique appelé à se renforcer

Au-delà des annonces, cette visite traduit la volonté de consolider un partenariat stratégique entre la Guinée et le groupe AFD, dans un contexte de profondes transformations économiques, sociales et environnementales.

Le groupe français réaffirme ainsi son engagement de long terme pour accompagner des projets structurants, inclusifs et durables, en cohérence avec les priorités nationales de développement.

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Guinée–France : un forum d’affaires sous le signe de la transformation économique.

Le Forum d’affaires Guinée–France, tenu le 31 mars 2026 à Conakry en marge du parcours « Business International – Simandou 2040 », a mis en lumière l’ambition des autorités guinéennes de repositionner durablement l’économie nationale. Piloté par Bpifrance, l’événement a réuni une cinquantaine d’entreprises françaises ainsi que plusieurs institutions financières autour d’un objectif commun : accélérer l’industrialisation et la transformation locale.

Vers une économie de valeur

Au cœur des échanges, un message clair s’est imposé : la Guinée entend passer d’une économie de rente à une économie de création de valeur.

L’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, a salué la dynamique économique en cours, soulignant que « la marque Guinée gagne en visibilité » à l’échelle régionale et internationale. Il a attribué cet intérêt croissant à des fondamentaux jugés solides, renforcés par une amélioration récente de la notation souveraine.

Insistant sur une relation équilibrée, il a rappelé que la coopération franco-guinéenne repose sur les principes de concurrence saine et de partenariat équitable, tout en mettant en avant l’apport des entreprises françaises en matière de gouvernance, de fiscalité et de transfert de compétences.

Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Présenté comme l’ossature de la transformation économique, le programme Simandou 2040 occupe une place centrale dans cette dynamique. Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, l’a décrit comme « une architecture de transformation nationale », visant à faire évoluer la Guinée « d’une économie de potentiel à une économie de performance ».

Doté de plus de 200 milliards de dollars d’investissements projetés, ce programme s’articule autour de 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes, avec pour ambition de restructurer en profondeur le tissu productif national.

Le rôle du secteur privé y est déterminant, notamment à travers des partenariats public-privé appelés à soutenir l’industrialisation et la montée en gamme des filières.

Une stratégie axée sur la création de valeur locale

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Djami Diallo, a insisté sur le changement de paradigme engagé : capter davantage de valeur sur le territoire en structurant des chaînes industrielles complètes.

Elle a identifié plusieurs secteurs prioritaires :

  • l’agro-industrie, pour renforcer la transformation locale ;
  • les infrastructures, levier de compétitivité ;
  • l’industrie, pour développer des chaînes de valeur ;
  • les technologies et l’innovation, moteurs de modernisation.

Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à transformer les intentions d’investissement en projets concrets, notamment à travers les rencontres B2B organisées en marge du forum.

Une diplomatie économique tournée vers la co-construction

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a replacé cette dynamique dans un contexte international en mutation, évoquant une logique de « transformation structurelle » propice à de nouvelles opportunités.

« L’avenir ne se prévoit pas, il se construit », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de la Guinée d’attirer des partenaires engagés dans une démarche de co-industrialisation et de co-développement.

Des partenariats au service de la souveraineté

Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs axes stratégiques de coopération entre la Guinée et la France :

  • souveraineté alimentaire, via l’agro-industrie ;
  • souveraineté numérique, à travers les télécommunications ;
  • souveraineté sanitaire, avec des investissements hospitaliers ;
  • souveraineté industrielle, fondée sur la transformation locale.

Plus de 500 millions de dollars d’engagements mobilisés par Bpifrance ont été évoqués, illustrant un basculement vers une logique d’investissement structurant.

Un forum attendu comme catalyseur d’actions

Au-delà des annonces, les autorités guinéennes attendent des retombées concrètes. Pour Ismaël Nabé, ce forum doit servir d’« accélérateur de décisions, de partenariats et d’investissements ».

Même ambition pour Djami Diallo, qui y voit un point de départ vers des réalisations tangibles.

La Guinée entend ainsi s’inscrire dans une nouvelle génération de partenariats économiques, fondés sur la responsabilité partagée, l’intégration des chaînes de valeur et la création d’emplois durables.

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Guinée : Mamadou Angelo Diallo réhabilité et nommé à la tête du programme Simandou 2040.

Dans un revirement aussi rapide qu’inattendu, Mamadou Angelo Diallo a été nommé, ce mardi 31 mars, délégué général de l’unité d’exécution du programme Simandou 2040, quelques jours seulement après son limogeage pour « faute lourde ».

Une décision fondée sur les conclusions d’une enquête

Selon un communiqué officiel de la Présidence de la République, signé par son porte-parole, Amara Camara, cette nomination fait suite à une enquête approfondie ordonnée au plus haut niveau de l’État afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.

Les conclusions de cette investigation ont conduit à une réévaluation de la situation de l’ancien responsable, ouvrant la voie à son retour à des fonctions stratégiques.

Un poste clé au cœur des ambitions économiques

La désignation de Mamadou Angelo Diallo intervient dans un contexte de fortes attentes autour du programme Simandou 2040, projet structurant destiné à transformer en profondeur l’économie guinéenne, notamment à travers la valorisation des ressources minières et le développement d’infrastructures majeures.

La conduite de ce programme exige un pilotage stratégique rigoureux, une gouvernance renforcée et une coordination étroite entre les différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.

Des attentes élevées pour relancer la dynamique

Cette nomination relance les interrogations sur les priorités immédiates du nouveau délégué général et sur sa capacité à redynamiser la mise en œuvre de ce chantier emblématique.

Au cœur des ambitions de croissance et de souveraineté économique de la Guinée, le programme Simandou 2040 demeure un levier essentiel dont la réussite dépendra de l’efficacité de sa gouvernance et de la mobilisation des partenaires.

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Guinée : le gouverneur de la Banque centrale distingué pour sa contribution au projet Simandou.

Le président de la République S.E Mamadi Doumbouya, a procédé à une distinction honorifique de hauts responsables de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), à travers un décret rendu public le dimanche 29 mars 2026 à la télévision nationale.

Une reconnaissance au sommet de l’État

Dans le cadre de cette décision, la médaille d’honneur du travail, inscrite dans l’ordre national du mérite, a été décernée à Karamo Kaba, gouverneur de la Banque centrale, ainsi qu’à Mohamed Lamine Conté, vice-gouverneur de l’institution.

Cette distinction vient saluer leur engagement professionnel et leur contribution au fonctionnement et à la stabilité de l’institution monétaire guinéenne, dans un contexte de réformes économiques et de grands projets structurants.

Un lien direct avec le projet stratégique de Simandou

Selon les termes du décret présidentiel, cette reconnaissance s’inscrit dans une logique de valorisation du dévouement, de la compétence et de l’impact concret des récipiendaires dans la mise en œuvre du projet d’infrastructure ferroviaire et portuaire lié à l’exploitation des gisements de fer de Simandou.

Considéré comme l’un des plus vastes projets miniers en Afrique, le développement de Simandou constitue un levier majeur pour la transformation économique de la Guinée. Il implique des investissements colossaux dans les infrastructures de transport, notamment un corridor ferroviaire et des installations portuaires destinées à faciliter l’exportation du minerai.

Un signal politique fort

À travers cette distinction, les autorités guinéennes envoient un signal fort quant à leur volonté de récompenser les performances institutionnelles et d’accompagner les acteurs impliqués dans la réalisation des projets structurants du pays. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la gouvernance économique et à accélérer la mise en valeur des ressources naturelles nationales.

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Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant

Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040.

Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes.

Une réponse aux défis hérités du passé

Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement.

Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie.

Un projet de société fondé sur cinq piliers

Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays.

Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption.

Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles.

Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes.

Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations.

Un cadre institutionnel à consolider

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure.

Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution.

Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État.

« Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers.

L’exemple des trajectoires asiatiques

Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

Un appel à la mobilisation nationale

Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme.

Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique durable.

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Au CNT, examen des lois fondatrices du programme Simandou 2040.

Une séance consacrée à l’avenir économique de la Guinée

Les Conseillers nationaux de la Transition se sont réunis en séance plénière, jeudi 5 mars, à l’hémicycle du Palais du Peuple à Conakry, pour examiner deux textes jugés déterminants pour l’orientation économique du pays.

Les débats ont porté sur le projet de loi de plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé Programme Simandou 2040, ainsi que sur le projet de loi-programme 2026-2030, qui constitue la première phase de mise en œuvre de cette vaste stratégie de transformation nationale.

Le rapport présenté aux conseillers a été élaboré par la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire du Conseil national de la Transition. Il a été exposé par son rapporteur général, N’Gouamou Fabara Koné.

Une stratégie portée par les autorités de la transition

Dans son intervention, le rapporteur général a rappelé que ce programme constitue l’une des initiatives majeures impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, avec l’objectif de transformer en profondeur la structure économique du pays.

Selon lui, cette stratégie vise à accélérer la croissance, diversifier les moteurs de l’économie nationale et générer massivement des emplois durables. Elle s’inscrit dans une vision à long terme destinée à faire de la Guinée une économie prospère, inclusive et durable à l’horizon 2040.

Le programme repose ainsi sur une transformation systémique combinant investissements massifs, réformes institutionnelles et modernisation de l’appareil d’État. Les projections présentées devant les conseillers évoquent notamment une croissance économique moyenne de plus de 10 % par an, ainsi qu’une amélioration significative des revenus et des conditions de vie des populations.

Des ambitions économiques d’envergure

Les projections macroéconomiques associées à cette stratégie sont particulièrement ambitieuses. À l’horizon 2040, le produit intérieur brut du pays pourrait atteindre environ 152 milliards de dollars, contre près de 35 milliards aujourd’hui.

Dans le même temps, plus de cinq millions d’emplois supplémentaires pourraient être créés dans l’ensemble des secteurs économiques.

Le programme couvre quatorze secteurs prioritaires et repose sur deux grands moteurs de croissance : une économie de ressources, fondée notamment sur la valorisation du potentiel minier, et une économie de destination, visant à développer les services, le tourisme et les chaînes de valeur industrielles.

122 mégaprojets et 39 réformes structurantes

L’architecture stratégique du programme s’articule autour de cinq piliers majeurs et comprend un portefeuille ambitieux de 122 mégaprojets accompagnés de 39 réformes structurantes.

Au total, 345 projets ont été identifiés pour soutenir la transformation économique et sociale du pays. Ils concernent des domaines clés tels que les infrastructures, les mines, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, l’éducation, la santé et les services.

Un programme estimé à 330 milliards de dollars

Le coût global du Programme Simandou 2040 est estimé à environ 330 milliards de dollars pour la période 2026-2040. Sa mise en œuvre sera organisée en trois phases successives de cinq ans.

Le schéma de financement repose sur une mobilisation conjointe de ressources publiques et privées. Les acteurs privés devraient contribuer à hauteur de 38 %, tandis que le budget de l’État couvrirait environ 32 % du financement. Les fonds souverains apporteraient près de 19 %, et les partenaires techniques et financiers internationaux environ 11 %.

Il a également été rappelé que près de 20 milliards de dollars ont déjà été mobilisés dans le cadre du projet minier Projet minier de Simandou, considéré comme l’un des piliers de cette stratégie de transformation économique.

Réformes administratives et grands projets structurants

Le rapport présenté devant le CNT prévoit également la mise en place de cellules d’exécution au sein de chaque département ministériel impliqué dans la mise en œuvre du programme, afin d’accélérer les processus décisionnels et d’améliorer l’efficacité administrative.

Parmi les réformes transversales annoncées figurent notamment la modernisation de l’administration publique, la digitalisation des services de l’État, la lutte contre la corruption, la réforme des forces de défense et de sécurité, ainsi que le développement des énergies renouvelables.

Le programme prévoit par ailleurs une série d’investissements structurants dans plusieurs secteurs clés : construction de milliers de kilomètres de routes et de pistes rurales, électrification des zones rurales, relance des rizeries, création d’unités industrielles de transformation, construction d’hôpitaux spécialisés et de centres de santé, ainsi que des initiatives de reboisement et de protection de l’environnement.

À travers ces orientations, les autorités guinéennes entendent poser les bases d’un modèle de développement plus diversifié et durable, capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays au cours des quinze prochaines années.

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Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays.

Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité.

Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 »

Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040.

Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs.

Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux

L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays.

Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances.

Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État

Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques.

Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF.

Transparence et efficacité au cœur des investissements publics

Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance.

À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les résultats.