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Afrique–Japon : le président Ghazouani invité d’honneur à la TICAD 9

Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été convié à prendre part à la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), rendez-vous majeur du partenariat entre le Japon et le continent africain.

Un forum stratégique pour l’Afrique

La TICAD, lancée en 1993 par le Japon, réunit périodiquement chefs d’État, dirigeants d’organisations internationales, acteurs économiques et partenaires de la société civile. Son objectif est de stimuler la coopération entre l’Afrique et le Japon dans des domaines clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’innovation technologique, la santé et l’éducation.

La Mauritanie au centre des échanges

La présence du président Ghazouani à cette édition témoigne de la reconnaissance du rôle croissant de la Mauritanie dans les dynamiques régionales africaines. Pays riche en ressources minières et énergétiques, engagé dans la transition vers les énergies renouvelables, la Mauritanie attire un intérêt particulier des partenaires internationaux. Sa participation à la TICAD permettra de mettre en avant ses priorités nationales, notamment le développement durable, la sécurité alimentaire et l’intégration économique.

Un partenariat axé sur l’avenir

Le Japon, qui mise sur des partenariats équilibrés et respectueux de la souveraineté des pays africains, entend renforcer sa présence sur le continent à travers des investissements stratégiques. La TICAD 9 sera ainsi l’occasion de consolider les projets en cours et de définir de nouvelles pistes de coopération dans un contexte marqué par les défis mondiaux tels que le changement climatique et la sécurité énergétique.

Une rencontre aux enjeux multiples

Au-delà de la dimension bilatérale entre Nouakchott et Tokyo, la participation du président Ghazouani symbolise l’importance croissante des pays africains dans le dialogue international. La conférence devrait déboucher sur des engagements concrets en faveur de la croissance inclusive, de l’innovation et de la stabilité régionale.

Avec la TICAD 9, l’Afrique et le Japon réaffirment leur volonté commune de bâtir un partenariat stratégique, durable et orienté vers l’avenir.

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“Jubbanti Koom” : le Sénégal opte pour une thérapie budgétaire made in Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé le 1er août dernier, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique et social inédit, à la hauteur des défis structurels que traverse le pays. Ce plan, baptisé “Jubbanti Koom”, symbolise une volonté claire : reconquérir la souveraineté économique du Sénégal, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Une stratégie de rupture maîtrisée

Doté d’un budget estimé à 4 600 milliards FCFA sur 3 ans, le plan repose sur une promesse audacieuse : mobiliser 90 % de ces ressources localement, via la rationalisation fiscale, l’élargissement de l’assiette, la suppression de certaines exonérations et la lutte contre la corruption.

« Ce plan n’est pas une austérité. C’est une réforme responsable et souveraine », a déclaré Sonko dans un ton sobre mais déterminé.

Objectif : un déficit public maîtrisé

L’objectif est clair : ramener le déficit budgétaire de 12 % à 3 % du PIB d’ici 2027, tout en continuant à investir dans les secteurs sociaux et productifs. Une performance budgétaire que le FMI et les bailleurs observeront de près.

Un pari politique autant qu’économique

Ce plan s’inscrit dans le discours de rupture porté par le Président Diomaye Faye : sortir des logiques d’endettement à tout prix, renforcer la redevabilité publique, et bâtir un modèle économique plus juste. Mais il pose aussi des défis : la capacité à mobiliser rapidement les ressources internes, à éviter les blocages syndicaux liés à la rigueur, et à maintenir la croissance.

Jubbanti Koom” est bien plus qu’un plan économique : c’est une vision politique du développement, une tentative de repositionner l’État comme pilote stratégique, et non comme simple relais d’une économie globalisée.

Reste à savoir si cette volonté de réformes profondes résistera aux épreuves du temps, des pressions sociales et des réalités budgétaires.

Annalyse

Le plan Jubbanti Koom, littéralement « redresser la Nation » en wolof, incarne la rupture voulue par le tandem Diomaye Faye – Sonko : sortir le Sénégal de sa dépendance chronique aux financements extérieurs, restaurer la transparence dans la gestion publique et stimuler une croissance plus équitable.

Les piliers du plan :

  1. Souveraineté budgétaire :

    • Financement à 90 % par ressources internes

    • Aucune dette extérieure nouvelle contractée

    • Rationalisation des dépenses

  2. Assainissement et justice fiscale :

    • Élargissement de l’assiette fiscale

    • Lutte contre les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale

    • Nouvelles taxes ciblées (tabac, jeux en ligne, visas)

  3. Réduction du déficit public :

    • Objectif : ramener le déficit de 12 % du PIB à 3 % d’ici 2027

    • Contrôle strict des dépenses publiques

  4. Relance de l’investissement productif :

    • Soutien accru à l’agriculture, à l’industrie locale, aux PME

    • Orientation des ressources vers des projets à impact réel

  5. Gouvernance participative :

    • Élaboration concertée avec les acteurs sociaux, économiques et institutionnels

    • Création d’un Haut Conseil de suivi du plan

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À 26 ans, Mouhamed Zamal Guèye consacre son talent en remportant le concours international de poésie 2025.

À seulement 26 ans, Mouhamed Zamal Guèye s’impose sur la scène littéraire mondiale en remportant le prestigieux concours international de poésie 2025. Originaire de Thiès et ayant poursuivi une partie de ses études à Saint-Louis, ce jeune poète incarne l’émergence d’une nouvelle génération d’écrivains africains, alliant authenticité culturelle et modernité stylistique.

Son œuvre, saluée par le jury pour sa force évocatrice et la richesse de ses images poétiques, puise dans les réalités africaines tout en abordant des thèmes universels tels que l’identité, la liberté, l’espoir et la résilience. Pour Zamal, la poésie n’est pas qu’un art, c’est un engagement : celui de donner une voix aux émotions, aux aspirations et aux luttes de toute une génération.

Lors de la cérémonie de remise des prix, tenue en ligne et retransmise à l’international, le jeune poète a exprimé sa gratitude envers ses lecteurs et mentors, soulignant l’importance de la discipline et de la passion dans un parcours artistique. « La poésie m’a appris la patience et la force des mots. Chaque vers est une promesse faite à l’humanité », a-t-il déclaré.

Avec cette victoire, Mouhamed Zamal Guèye ouvre une nouvelle page pour la poésie sénégalaise, confirmant que la littérature reste un outil puissant de rayonnement culturel. Ses projets à venir incluent la publication d’un recueil inédit et des ateliers d’écriture destinés aux jeunes passionnés.

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CAN Féminine 2024 : les Lionnes de l’Atlas renversent la RDC et s’ouvrent la voie des quarts.

La sélection marocaine féminine a signé un véritable exploit ce week-end lors de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2024, en venant à bout de la République démocratique du Congo sur un score spectaculaire de 3-2. Menées au score en première période, les Lionnes de l’Atlas ont fait preuve d’une remarquable résilience pour inverser la tendance et s’imposer dans un match à haute intensité.

Une entame difficile, une réaction exemplaire

Tout avait pourtant mal commencé pour les Marocaines, surprises dès les premières minutes par une équipe congolaise agressive et bien organisée. La RDC a ouvert le score à la 14e minute, puis doublé la mise avant la pause, profitant de quelques errements défensifs côté marocain.

Mais au retour des vestiaires, les Lionnes de l’Atlas sont revenues avec un tout autre visage. Sous l’impulsion de leur capitaine Ghizlane Chebbak et avec le soutien d’un public venu en nombre, elles ont réduit le score à la 50e minute, avant d’égaliser dix minutes plus tard grâce à un superbe tir lointain. Le but de la victoire est survenu à la 83e minute, scellant un retour triomphal et un message fort envoyé au reste du continent.

Un pas vers les quarts de finale

Cette victoire permet au Maroc de prendre une option sérieuse pour la qualification en quarts de finale, en se positionnant parmi les meilleures équipes de son groupe. Elle confirme également les progrès constants du football féminin marocain, soutenu depuis plusieurs années par une stratégie de développement ambitieuse portée par la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Une dynamique à confirmer

Pour les joueuses de Reynald Pedros, cette remontée spectaculaire renforce la cohésion et la confiance du groupe avant les prochaines rencontres. Le sélectionneur s’est montré satisfait : « Les joueuses ont montré du caractère, de la solidarité et un esprit de compétition remarquable. Rien n’est encore joué, mais cette victoire montre qu’on est prêtes à aller loin. »

Du côté de la RDC, la frustration était palpable. Les Léopards dames devront absolument l’emporter lors de leur prochain match pour espérer rester en lice dans la compétition.

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Le Groupe CIAO annonce une stabilité remarquable des prix du riz en Guinée

Le Groupe CIAO est fier d’annoncer une stabilité remarquable des prix du riz en Guinée, denrée essentielle au quotidien des Guinéens. Cette tendance positive offre un répit bienvenu aux consommateurs, qui voient enfin les prix de leur aliment de base demeurer constants après une période de fluctuations.

Cette stabilité représente un avantage direct pour les ménages guinéens, leur permettant d’aborder leurs dépenses alimentaires avec une plus grande sérénité.

À titre d’exemple, le sac de 50 kg de riz blanc 25 % brisures est actuellement disponible à 220 000 GNF chez CIAO, importateur majeur du pays. Mieux encore, le prix de gros du sac de 50 kg de riz étuvé « barabara » s’établit à 250 000 GNF. Ces tarifs sont demeurés constants depuis de nombreux mois.

Cette tendance positive est le fruit de la convergence de plusieurs facteurs clés. D’une part, la fluctuation baissière des prix du riz sur le marché international, notamment en Inde, a contribué à cette accalmie.

D’autre part, les efforts significatifs du gouvernement guinéen au niveau de la chaîne de dédouanement ont joué un rôle crucial. L’État a activement œuvré pour faciliter l’importation et réduire les coûts annexes, allégeant ainsi le fardeau sur les importateurs et, par extension, sur les consommateurs.

Le Groupe CIAO saisit cette occasion pour exprimer sa profonde gratitude au Président de la République, Général Mamadi Doumbouya, pour ses efforts continus visant à assurer le bien-être des populations guinéennes.

Nous remercions également chaleureusement Madame Diaka Sidibé, Ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, dont le travail acharné contribue sans relâche à l’amélioration de l’environnement des affaires en Guinée.

 

Africa Guinée

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Madrid accueille le 3e Sommet Afrique-Espagne pour renforcer les échanges économiques

La capitale espagnole a accueilli le troisième Sommet Afrique-Espagne, un rendez-vous stratégique destiné à intensifier les partenariats économiques, commerciaux et diplomatiques entre les pays africains et l’Espagne. Organisé par la Confédération espagnole des organisations patronales (CEOE) en partenariat avec Casa África et le gouvernement espagnol, cet événement témoigne de l’ambition de l’Espagne de s’ancrer davantage sur le continent africain, considéré comme un partenaire d’avenir.

Une volonté de dynamiser les relations Sud-Sud

Ce sommet, qui a rassemblé plus de 300 participants, dont des ministres africains, des ambassadeurs, des chefs d’entreprise et des décideurs institutionnels, s’est articulé autour du thème : « Une alliance pour la croissance partagée ». L’objectif est clair : faire de l’Espagne une porte d’entrée privilégiée pour l’Afrique vers l’Europe et inversement, tout en favorisant les investissements croisés.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réaffirmé la vision de Madrid : « L’Afrique est une priorité de la politique étrangère espagnole. Nous voulons dépasser la logique d’aide pour bâtir de véritables partenariats économiques équilibrés. »

Des secteurs prioritaires au cœur des discussions

Les échanges ont principalement porté sur les secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’agro-industrie, la technologie et la finance verte. L’Espagne, qui voit dans l’Afrique une région à fort potentiel de croissance, veut mettre à profit son expertise pour accompagner le développement de projets structurants sur le continent.

Le président de la CEOE, Antonio Garamendi, a souligné que « le secteur privé espagnol est prêt à investir dans des projets durables, à condition que la stabilité et la transparence soient garanties dans les pays partenaires ».

Vers une coopération gagnant-gagnant

Le sommet a aussi été l’occasion de signer plusieurs accords bilatéraux et protocoles d’entente entre des entreprises espagnoles et africaines. Un accent particulier a été mis sur le rôle des PME et sur l’importance de créer des chaînes de valeur locales intégrées.

Pour les pays africains présents, cette rencontre illustre une nouvelle dynamique : celle d’un partenariat respectueux, qui rompt avec les anciennes approches paternalistes et mise sur la réciprocité.

Un sommet qui s’inscrit dans la durée

Après les éditions précédentes, le sommet de Madrid confirme la volonté des deux parties d’inscrire leur coopération dans le long terme. La multiplication de forums économiques, de missions commerciales et de plateformes de dialogue entre les acteurs africains et espagnols laisse entrevoir une montée en puissance des relations Afrique-Espagne.

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Un an après le début de l’exploitation du pétrole à Sangomar : le Sénégal dépasse les attentes et affirme sa souveraineté énergétique

Il y a un an, le 11 juin 2024, la société australienne Woodside Energy lançait officiellement l’exploitation pétrolière du champ offshore de Sangomar, marquant une étape décisive pour le secteur énergétique sénégalais. Grâce à son unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), installée au large des côtes, les premiers barils de brut étaient extraits des profondeurs de l’Atlantique.

Douze mois plus tard, le bilan dépasse largement les projections initiales. D’après un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production nationale a atteint 16,9 millions de barils en 2024, soit bien au-dessus des 11,7 millions prévus. Cette performance exceptionnelle s’est traduite par des recettes avoisinant les 950 millions de dollars (soit 595,5 milliards de francs CFA), illustrant l’importance économique de cette ressource pour le pays.

Le champ de Sangomar, situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises, repose sur un réseau de 12 puits en activité, connectés à la plateforme FPSO. Celle-ci assure une production stable de près de 100 000 barils par jour, destinés en grande partie aux marchés internationaux. Une nouveauté de taille a également marqué cette première année : le marché intérieur a pu bénéficier, pour la première fois, d’un approvisionnement en brut extrait localement. Ce tournant est salué par les autorités comme un pas important vers une plus grande autonomie énergétique.

La dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2025. En janvier, la production s’est élevée à 3,11 millions de barils, avant de se stabiliser à 2,70 millions en février, puis de repartir à la hausse avec 3,08 millions en mars et un record de 3,8 millions en avril, correspondant à quatre cargaisons destinées à l’export. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait franchir le cap des 30,5 millions de barils produits d’ici la fin de l’année, soit près du double du volume de 2024.

Au-delà des chiffres, ce premier anniversaire symbolise un tournant historique pour le pays. Le gouvernement souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente de cette manne pétrolière, affirmant sa volonté d’en faire un moteur de développement durable et de prospérité partagée pour l’ensemble de la population.

Bassirou Diomaye Faye

Un an après son élection, Bassirou Diomaye Faye incarne-t-il la nouvelle ère politique au Sénégal ?

Le 24 mars 2024, l’histoire politique du Sénégal connaissait un tournant majeur. En remportant l’élection présidentielle dès le premier tour, Bassirou Diomaye Faye, alors en détention provisoire, devenait le cinquième président de la République du Sénégal, succédant à Macky Sall. Un an après cette alternance inédite, l’heure est au bilan pour ce président porté par l’espoir d’un renouveau démocratique, social et institutionnel.

Un scrutin historique et une ascension fulgurante

Candidat de la coalition Diomaye Président, adoubé par Ousmane Sonko, figure de proue de l’opposition, Bassirou Diomaye Faye s’est imposé comme le symbole d’un profond désir de changement. Sa victoire dès le premier tour, avec plus de 54 % des suffrages, a démontré l’ampleur du rejet de l’ancien régime, mais aussi l’adhésion d’une large partie de la jeunesse à un projet de rupture.

Son élection, sur fond de tensions politiques et de manifestations violemment réprimées en 2023, a marqué la résilience démocratique du Sénégal, pays longtemps présenté comme un modèle en Afrique de l’Ouest.

Une première année entre attentes fortes et réformes ambitieuses

Depuis son investiture le 2 avril 2024, le président Faye s’est engagé dans un vaste chantier de refondation institutionnelle. Parmi les actes forts de sa première année :

La dissolution de l’Assemblée nationale en septembre 2024, suivie d’élections législatives anticipées pour renforcer la légitimité parlementaire de son action.

Le lancement de l’Agenda national de transformation “Sénégal 2050”, un nouveau cadre stratégique visant la souveraineté économique, la justice sociale et une gouvernance plus inclusive.

Des réformes en profondeur dans les secteurs de la justice, de l’éducation, des finances publiques et de la gouvernance des ressources naturelles.

Sur le plan diplomatique, Bassirou Diomaye Faye a également marqué sa volonté d’une reposition diplomatique du Sénégal, en réévaluant certains partenariats stratégiques, notamment avec la France, et en s’ouvrant davantage aux dynamiques régionales africaines.

Les défis qui demeurent

Si le président Faye jouit toujours d’une forte popularité, notamment auprès des jeunes et de la diaspora, de nombreux défis restent à relever :

La maîtrise du coût de la vie, sujet de préoccupation majeur pour les ménages.

Le chômage, notamment des jeunes diplômés, reste élevé malgré les promesses d’emploi.

La consolidation de la paix en Casamance, amorcée avec des avancées notables, devra être consolidée dans la durée.

De plus, certains observateurs pointent un rythme de réforme jugé prudent face aux attentes de rupture immédiate portées par son électorat. Le président semble vouloir allier transformation en profondeur et préservation de la stabilité institutionnelle.

Un tournant pour le Sénégal

Un an après son élection, Bassirou Diomaye Faye incarne toujours l’espoir d’un nouveau Sénégal, plus juste, plus souverain et plus proche des aspirations citoyennes. Mais l’année 2025 sera déterminante pour asseoir ses réformes et faire face aux défis socio-économiques.

L’histoire retiendra que son accession au pouvoir, depuis une cellule de prison jusqu’au palais présidentiel, a ouvert une nouvelle page de la démocratie sénégalaise. Reste désormais à écrire les lignes concrètes de cette promesse de renouveau.

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Solidarité internationale après l’attaque de Fambita : le Niger face à la terreur, mais pas seul

Le Niger a été frappé par une attaque terroriste d’une violence extrême le vendredi 21 mars 2025, dans le village de Fambita, situé dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Le bilan provisoire fait état d’au moins 44 civils tués et 13 blessés, victimes d’une offensive coordonnée attribuée aux combattants de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

Les assaillants ont pris pour cible la mosquée du village durant la prière du vendredi, avant de s’en prendre au marché local et de mettre le feu à plusieurs habitations. Cette attaque s’inscrit dans une série de violences récurrentes qui endeuillent la zone dite « des trois frontières », régulièrement ciblée par des groupes armés jihadistes.

Trois jours de deuil national

En hommage aux victimes, les autorités nigériennes ont décrété trois jours de deuil national, débutant le samedi 22 mars. Les drapeaux ont été mis en berne, tandis que les communautés locales tentent de faire face au traumatisme et à la douleur. Le gouvernement a promis d’intensifier la riposte militaire dans la zone et de renforcer la présence de forces de sécurité.

Une vague de solidarité internationale

Cette attaque a suscité une vague de réactions et de solidarité à l’international. Plusieurs pays et organisations ont exprimé leur soutien au peuple nigérien :

  • Le Tchad, voisin et allié régional, a présenté ses condéléances aux familles éplorées et réaffirmé son engagement dans la lutte antiterroriste au Sahel.
  • Les États-Unis, par l’intermédiaire de leur ambassade à Niamey, ont condamné fermement l’attaque et promis leur soutien pour aider le Niger à renforcer ses capacités de défense.
  • L’Union africaine et la CEDEAO ont appelé à une coopération renforcée entre les pays de la sous-région afin de faire front commun contre la menace jihadiste.

Un besoin urgent de coopération régionale

L’attaque de Fambita rappelle une fois de plus l’urgence d’une stratégie concertée et efficace au niveau régional et international. La zone des trois frontières reste un foyer d’instabilité chronique, où les populations civiles paient le prix fort de la violence armée.

Dans ce contexte, la solidarité exprimée par les partenaires du Niger est un signal fort. Mais au-delà des messages de soutien, c’est une action concrète et coordonnée qui est attendue pour endiguer durablement l’expansion des groupes terroristes dans la région.

Le Niger, en deuil, reste debout. Et il n’est pas seul.

Senelec   Congo

Congo – Senelec : Un contrat d’affermage sous tension, entre opposition syndicale et incertitudes politiques

En février 2025, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a signé un contrat d’affermage avec le gouvernement de la République du Congo, lui confiant pour dix ans la distribution et la commercialisation de l’électricité dans le pays. Cet accord prévoyait que la Senelec, via sa filiale locale, assurerait la gestion, l’entretien, la maintenance et l’amélioration des performances du service public de l’électricité. 

Cependant, ce contrat a suscité des tensions au sein de la société publique congolaise Énergie Électrique du Congo (E2C). Les travailleurs syndiqués ont exprimé leur opposition, craignant pour leur emploi et remettant en question l’expertise de la Senelec. Ils ont organisé des manifestations et ont exigé l’annulation du contrat, menaçant de grèves si leurs revendications n’étaient pas entendues. 

En réponse à ces protestations, le président de l’Assemblée nationale congolaise, Isidore Mvouba, a annoncé le 27 février 2025 la suspension du contrat en attendant l’avis d’une commission technique placée sous l’égide de la Primature. Il a exprimé sa volonté d’éviter des troubles sociaux, surtout à l’approche d’échéances électorales majeures. 

À ce jour, la Senelec n’a pas été officiellement informée d’une rupture définitive du contrat par le gouvernement congolais. La situation demeure donc en suspens, dans l’attente des conclusions de la commission technique et des décisions officielles qui en découleront.