Alors que la nouvelle campagne cacaoyère s’annonce à l’horizon, les producteurs de cacao ghanéens affichent un optimisme renouvelé. À travers les principales régions productrices du pays, les signaux sont au vert pour une récolte abondante lors de la saison 2025/2026, marquée par des conditions climatiques favorables et une floraison prometteuse.
Une dynamique positive sur le terrain
Dans des localités comme Assin North, Tano ou encore Sefwi, les planteurs témoignent d’une amélioration notable de la santé des cacaoyers. Les arbres présentent davantage de cabosses en formation et une végétation dense, signes encourageants d’un bon rendement à venir.
« Nous observons cette année une floraison plus soutenue que d’habitude, et les premières cabosses sont de belle taille », confie Theophilus Tamakloe, producteur dans le centre du pays. Il espère ainsi voir sa production grimper de 230 à 350 sacs cette saison. Un optimisme partagé par d’autres cultivateurs, à l’image de Salomey Saah, qui ambitionne de doubler sa récolte.
Soutien du gouvernement et incitations à la performance
Le Ghana Cocoa Board (COCOBOD), organe de régulation du secteur, n’est pas resté en marge. Son directeur général, Dr. Ransford Abbey, a récemment rassuré les producteurs sur la volonté de l’État d’offrir un prix d’achat supérieur à celui proposé en Côte d’Ivoire, principal concurrent sur le marché. Cette promesse vise à encourager les investissements dans de meilleurs intrants et à freiner la contrebande vers les pays voisins.
Selon les estimations, le prix du sac de cacao de 64 kg pourrait passer de 3 100 à 3 300 cedis (environ 319 USD), une revalorisation significative qui devrait motiver davantage les producteurs à renforcer la qualité de leur production.
Des défis à ne pas négliger
Malgré cet élan d’optimisme, plusieurs obstacles persistent. Les agriculteurs pointent du doigt la difficulté d’accès régulier aux intrants agricoles de qualité, notamment les fongicides et engrais. Les effets du changement climatique, avec des périodes de fortes pluies suivies de sécheresse, ainsi que la menace croissante de l’orpaillage illégal, continuent de peser sur la durabilité de la filière.
« Nous avons besoin de plus de soutien technique et d’un contrôle strict des zones de culture menacées par l’exploitation minière artisanale », alerte Kwame Alex, élu meilleur producteur de cacao en 2024.
Vers un nouveau record de production ?
Après plusieurs saisons marquées par des baisses de rendement, le Ghana espère redresser la barre. La campagne 2025/2026 pourrait ainsi devenir une année charnière, non seulement pour les revenus des cultivateurs, mais aussi pour l’économie nationale, fortement dépendante des exportations de cacao.
Si les tendances actuelles se confirment et que les défis sont maîtrisés, le Ghana pourrait non seulement consolider sa place parmi les leaders mondiaux du cacao, mais aussi offrir une nouvelle impulsion à une filière en quête de modernisation et de durabilité.

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