Guinée : le Premier ministre Amadou Oury Bah promet des élections avant la fin de l’année.

524929612 1162153235957886 1641246375984816565 n

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a une nouvelle fois assuré que les élections présidentielle et législatives se tiendront avant la fin de l’année. Cette annonce intervient quelques jours après le référendum constitutionnel du 21 septembre, marqué par une large victoire du « oui » au projet de nouvelle Constitution.

Un « mandat de confiance »

« Les élections seront programmées cette année », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une conférence de presse, ajoutant que le résultat du référendum constitue un véritable mandat de confiance donné par le peuple à l’exécutif. Pour lui, l’adoption de ce texte fondateur offre désormais un cadre juridique et institutionnel clair pour organiser le scrutin présidentiel et législatif attendu.

Une promesse réitérée sous pression

Depuis plusieurs mois, la classe politique et la société civile guinéennes réclament un calendrier électoral précis. La communauté internationale, notamment la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations Unies, insiste également sur l’importance de respecter les engagements de la transition.
En réaffirmant l’échéance de 2025, le Premier ministre tente de rassurer à la fois les citoyens et les partenaires extérieurs, après des années de reports et d’incertitudes.

Des défis persistants

Malgré cet engagement, de nombreux obstacles restent à surmonter. L’organisation technique des scrutins – recensement électoral, sécurisation du processus, logistique – représente un défi majeur. De plus, des voix de l’opposition continuent de dénoncer des manœuvres visant à prolonger la transition, craignant que les promesses ne soient pas suivies d’effets.

Vers une sortie de transition ?

Pour Amadou Oury Bah, la tenue des élections d’ici décembre marquera la fin de la transition et le retour à l’ordre constitutionnel, un objectif attendu depuis le changement politique intervenu en 2021.
« Le peuple guinéen a parlé, il a choisi la voie de la stabilité et de l’avenir. Nous avons le devoir d’honorer ce choix en respectant notre parole », a insisté le Premier ministre.