Le gouvernement mauritanien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation des services publics. À compter de ce mois de juillet 2025, le paiement des amendes de circulation ne pourra plus se faire en espèces. Cette mesure rend désormais obligatoire le recours aux moyens de paiement électronique pour régler toute infraction routière.
Une réforme dans la continuité de la modernisation administrative
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme national de modernisation de l’administration et de lutte contre la corruption. L’objectif affiché est double : renforcer la transparence dans la gestion des amendes routières, tout en facilitant les démarches pour les citoyens et les résidents. Les autorités espèrent ainsi réduire les interactions physiques entre usagers et agents de la circulation, une source potentielle de pratiques frauduleuses.
Des moyens de paiement diversifiés
Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a précisé que plusieurs canaux de paiement seront disponibles :
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Portefeuilles mobiles (tels que Masravi Pay ou MauriCash),
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Cartes bancaires via les terminaux de paiement électronique installés dans les commissariats,
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Plateformes en ligne sécurisées accessibles via smartphone ou ordinateur.
Un reçu électronique est automatiquement généré après chaque transaction, offrant une traçabilité complète.
Une sensibilisation en cours
Pour accompagner cette transition, les autorités ont lancé une campagne nationale d’information, incluant des spots radio, des publications sur les réseaux sociaux et des affiches dans les grands axes urbains. Les conducteurs sont ainsi invités à se familiariser avec les outils numériques et à créer un compte sur les plateformes officielles dédiées.
Vers une administration 100 % numérique ?
Cette réforme pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires, comme le paiement électronique des impôts, des frais de scolarité ou des services consulaires. Elle confirme également l’ambition de la Mauritanie de rattraper son retard en matière de gouvernance numérique, à l’image d’autres pays africains comme le Rwanda, le Maroc ou le Bénin.

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