Mines : Le Général Doumbouya retire officiellement la concession minière de GAC

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Le Président de la Transition, Général Mamadi Doumbouya, vient de franchir une étape décisive dans la réforme du secteur minier guinéen. Par décret présidentiel en date du 31 juillet 2025, il a acté le retrait de la concession minière de la Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), l’un des plus importants projets bauxitiques du pays.

Une décision à forte portée économique et politique

Ce retrait intervient après des mois de tensions entre les autorités guinéennes et GAC concernant le non-respect des engagements contractuels, notamment autour de la construction d’une raffinerie d’alumine et d’une infrastructure ferroviaire dédiée. Le gouvernement reprochait à GAC de privilégier l’exportation de la bauxite brute, sans réelle valeur ajoutée pour l’économie locale.

Ce désengagement officiel illustre la volonté des autorités de mettre fin à ce qu’elles qualifient de “partenariats déséquilibrés”, au profit d’une politique de transformation locale des ressources et de meilleure redistribution des revenus miniers.

Un signal fort pour le secteur extractif

La Guinée, détentrice des plus grandes réserves de bauxite au monde, cherche à réorienter sa stratégie minière vers un modèle plus intégré et plus bénéfique pour sa population. Le retrait de la concession de GAC marque un tournant symbolique et stratégique, renforçant le message selon lequel “les mines doivent d’abord servir les intérêts nationaux”, comme l’a plusieurs fois souligné le chef de l’État.

Et après ?

L’avenir du site auparavant opéré par GAC reste à déterminer. Les autorités devraient lancer un appel à manifestation d’intérêt en vue de reprendre l’exploitation sous de nouvelles conditions, cette fois alignées avec les orientations de la Charte minière révisée.

Une stratégie cohérente

Ce retrait s’inscrit dans une dynamique plus large de nettoyage du secteur minier. Plusieurs permis ont été suspendus ou retirés ces derniers mois, conformément à l’engagement du gouvernement à mettre fin à la spéculation sur les titres miniers et à rendre transparent et responsable le secteur extractif.