À quelques semaines du Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une hausse sensible de la consommation, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) se veut rassurante. Son directeur général, Guillaume Ranson, a annoncé la disponibilité immédiate de 74 000 tonnes de sucre, jugées suffisantes pour alimenter le marché national dans les prochains mois.
Dans le détail, 58 000 tonnes sont actuellement stockées à Richard-Toll, principal site de production de l’entreprise, et 16 000 tonnes à Dakar, principal hub de distribution. À ces volumes s’ajouteront 75 000 tonnes supplémentaires d’ici la fin de la campagne sucrière, prévue en mai. « Cette capacité suffit largement pour approvisionner le marché national », a assuré le dirigeant.
Une production en cours et des objectifs ambitieux
Ces déclarations ont été faites à l’issue d’une journée portes ouvertes organisée à l’intention des commerçants partenaires de la CSS. La rencontre, qui s’est tenue en présence du préfet de Dagana, Ibrahima Ismaïl Ndiaye, et du directeur du Commerce intérieur, Ahmadou Bamba Ndaw, visait à renforcer la transparence autour des niveaux de stocks et du processus de production.
La campagne sucrière en cours, entamée en novembre, se poursuivra jusqu’à fin mai. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de développement « KT220 », à travers lequel la CSS ambitionne de porter sa production annuelle à 220 000 tonnes, soit l’équivalent de la consommation nationale des ménages sénégalais. Un objectif stratégique dans un contexte où la sécurité alimentaire et la maîtrise des prix des produits de base demeurent des enjeux majeurs pour les autorités.
L’État appelle à une distribution plus flexible
De son côté, le directeur du Commerce intérieur a salué une initiative « transparente » et « pédagogique », estimant que les volumes observés à Richard-Toll et à Dakar sont suffisants pour couvrir les besoins du marché.
S’il a écarté toute inquiétude sur la disponibilité du sucre durant le Ramadan, Ahmadou Bamba Ndaw a toutefois insisté sur un point clé : la distribution. « Le défi réside dans la flexibilité afin d’assurer la disponibilité du sucre sur l’ensemble du territoire, en quantité suffisante, en qualité et à des prix abordables », a-t-il souligné.
Les autorités appellent ainsi à une collaboration renforcée entre l’État, la CSS et les distributeurs pour garantir un approvisionnement régulier et éviter toute tension sur les prix durant ces périodes de forte demande.

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