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AFIS 2025 : construire la souveraineté financière de l’Afrique.

Casablanca est, cette semaine, la capitale financière de l’Afrique. Du 1er au 2 novembre 2025, plus de 1 200 dirigeants du secteur financier, décideurs publics, investisseurs et experts internationaux se réunissent dans la métropole marocaine à l’occasion de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS), sous le thème évocateur : « Construire la souveraineté financière de l’Afrique ».

Un sommet stratégique pour le continent

L’AFIS s’impose, au fil des années, comme le principal rendez-vous de réflexion et d’action sur l’avenir financier de l’Afrique. Pour cette édition 2025, les discussions se concentrent sur un enjeu majeur : comment mobiliser et canaliser les capitaux africains pour financer durablement le développement du continent, sans dépendre exclusivement des ressources extérieures.

Les débats, répartis en plusieurs panels, abordent des thèmes aussi variés que :

  • le financement des infrastructures et de l’énergie,

  • la digitalisation et l’innovation financière,

  • l’intégration régionale et la libre circulation des capitaux,

  • la résilience face aux chocs économiques mondiaux,

  • et la régulation des marchés financiers.

Vers une finance africaine plus autonome

Les dirigeants africains présents – parmi lesquels des gouverneurs de banques centrales, des ministres des Finances et des PDG d’institutions financières majeures – plaident pour une approche concertée afin de bâtir des systèmes bancaires solides, transparents et inclusifs.
Selon eux, la souveraineté financière passe avant tout par la maîtrise des ressources internes, la mobilisation de l’épargne locale et la création de chaînes de valeur africaines.

« L’Afrique doit être en mesure de financer ses propres ambitions. La souveraineté financière n’est pas seulement un idéal, c’est une nécessité stratégique », a déclaré un intervenant lors de la session d’ouverture, retransmise en direct.

Casablanca, place financière continentale

Ville hôte de ce sommet, Casablanca confirme son statut de hub financier incontournable. Grâce à la place financière Casablanca Finance City (CFC), la métropole s’impose comme un pont entre les marchés africains, européens et moyen-orientaux.
Les organisateurs soulignent que cette édition 2025 met l’accent sur les partenariats public-privé, la finance verte et l’inclusion numérique, trois leviers considérés comme essentiels pour soutenir la transformation structurelle du continent.

Un rendez-vous d’espoir et d’action

Au-delà des discours, l’AFIS 2025 se veut un cadre d’engagement concret. Des accords de coopération régionale, des initiatives d’investissement durable et plusieurs feuilles de route pour la réforme des systèmes financiers doivent être adoptés au cours des travaux.

Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique, la montée des taux et la compétition pour les ressources, l’Afrique choisit d’affirmer sa voix et de tracer sa propre trajectoire.
Le mot d’ordre est clair : unir les forces, valoriser les ressources africaines et bâtir une indépendance financière fondée sur la solidarité continentale.

Ainsi, l’AFIS 2025 n’est pas seulement un sommet — il est le symbole d’un continent qui veut redevenir maître de son destin économique.

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Bien manger pour mieux vivre : l’Afrique redécouvre son assiette.

Dans un continent où coexistent abondance agricole et insécurité alimentaire, l’alimentation est devenue une question de santé publique mais aussi de mode de vie. Bien manger, ce n’est pas seulement remplir son estomac : c’est un équilibre entre tradition, modernité et conscience de son corps.

🍚 Trop de féculents, pas assez de diversité

Dans de nombreux pays africains, le régime alimentaire repose majoritairement sur les féculents : riz, manioc, maïs, igname. S’ils sont indispensables comme source d’énergie, leur consommation excessive, souvent accompagnée de sauces grasses ou salées, favorise le surpoids, l’hypertension et le diabète, des maladies en forte progression dans les villes africaines.

🥗 Le retour aux aliments naturels

Pourtant, l’Afrique regorge de trésors nutritionnels. Le moringa, riche en vitamines et en protéines, est reconnu comme un superaliment. Le fonio, céréale ancestrale d’Afrique de l’Ouest, est sans gluten et très digeste. Le niébé, légumineuse africaine, est une source précieuse de protéines végétales. Le mil et le sorgho, longtemps délaissés au profit du riz importé, reviennent dans les assiettes grâce à leur apport énergétique et leur rôle dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.

🍤 Protéines animales et alternatives locales

Le poisson, abondant sur les côtes africaines, reste une excellente source de protéines, mais sa consommation décline dans certaines zones en raison de la surpêche et de l’exportation. Le recours à la volaille, aux œufs, mais aussi aux insectes comestibles (chenilles, criquets, termites) constitue une alternative durable, déjà valorisée dans certaines régions.

💧 L’eau, boisson vitale

Si les sodas et jus industriels envahissent le quotidien des jeunes, l’eau demeure la meilleure alliée de la santé. En Afrique, où la chaleur est souvent intense, boire suffisamment d’eau potable est un geste simple mais essentiel pour prévenir la déshydratation et favoriser le bien-être général.

🌱 Entre modernité et tradition

Aujourd’hui, les nutritionnistes africains plaident pour un retour à l’assiette traditionnelle équilibrée : céréales locales, légumes de saison, fruits frais, protéines variées et peu de produits transformés. L’idée n’est pas de renier les habitudes culinaires, mais de les adapter aux besoins actuels d’une population de plus en plus urbaine et exposée aux maladies liées au mode de vie.

🔑 Un enjeu de santé publique

Bien manger en Afrique, c’est aussi un acte citoyen. Choisir des produits locaux, c’est soutenir les agriculteurs, réduire les importations coûteuses et renforcer la souveraineté alimentaire. C’est aussi préserver la santé des générations futures en les sensibilisant dès l’enfance à l’importance d’une alimentation équilibrée.

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Lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique : Africa Food Systems Forum (AFSF 2025) prône des mesures audacieuses.

Réuni à Diamniadio, au Sénégal, du 2 au 6 septembre 2025, l’Africa Food Systems Forum (AFSF 2025) a placé la lutte contre l’insécurité alimentaire au cœur de ses débats. Ce rendez-vous continental, qui rassemble chefs d’État, décideurs, chercheurs, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé et de la société civile, vise à proposer des solutions concrètes pour bâtir des systèmes alimentaires durables et résilients.

Un enjeu vital pour le continent

Avec près de 280 millions d’Africains souffrant de sous-alimentation chronique, la question de la sécurité alimentaire demeure un défi prioritaire. Le Forum a rappelé que la croissance démographique, les effets du changement climatique, les crises géopolitiques et les faiblesses structurelles des chaînes de valeur agricoles accentuent la vulnérabilité des populations.

Des mesures audacieuses proposées

Les participants ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des politiques agricoles inclusives et de renforcer les investissements dans la transformation locale. Parmi les pistes évoquées :

  • l’adoption de technologies innovantes pour accroître la productivité agricole,

  • le soutien accru aux petits exploitants, qui constituent la majorité des producteurs,

  • le développement d’infrastructures de stockage et de transport,

  • et la mobilisation de financements innovants pour les chaînes de valeur agricoles.

Le rôle central des partenariats

Le Forum a également mis l’accent sur l’importance des partenariats public-privé, de la coopération régionale et du rôle des institutions financières internationales. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a rappelé que « la transformation de nos systèmes alimentaires doit être une priorité politique et un levier majeur de développement économique et social ».

Vers une feuille de route continentale

À l’issue des travaux, une feuille de route commune sera adoptée, afin d’aligner les stratégies nationales sur une vision panafricaine de la sécurité alimentaire. L’ambition est claire : faire de l’Afrique non seulement un continent capable de nourrir sa population, mais aussi un acteur incontournable des marchés agricoles mondiaux.

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Afrique : la Tunisie, sixième importateur africain de panneaux solaires chinois.

La Tunisie se positionne désormais comme l’un des acteurs majeurs du marché africain de l’énergie solaire. Selon les dernières données commerciales, le pays occupe la sixième place parmi les importateurs africains de panneaux solaires en provenance de Chine, premier fournisseur mondial dans ce secteur.

Cette progression illustre la volonté tunisienne de diversifier ses sources d’énergie et d’accélérer sa transition vers les énergies renouvelables. Face à la hausse de la demande énergétique et aux défis environnementaux, Tunis multiplie les projets pour renforcer son indépendance énergétique tout en réduisant son empreinte carbone.

La Chine, qui domine largement la production mondiale de panneaux solaires, joue un rôle central dans cette dynamique. Ses exportations vers l’Afrique connaissent une croissance constante, soutenues par la baisse des coûts de production et l’intérêt croissant des pays africains pour les solutions durables.

Pour la Tunisie, ce choix stratégique s’inscrit dans un contexte plus large de développement durable, visant à atteindre les objectifs fixés en matière d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le pays espère ainsi devenir un pôle régional de référence dans le solaire et attirer davantage d’investissements étrangers.

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Stablecoins en Afrique : entre révolution monétaire et incertitudes réglementaires.

Un outil face à l’instabilité monétaire

Dans de nombreux pays africains, la dépréciation fréquente des monnaies nationales fragilise le pouvoir d’achat et complique les échanges internationaux. Les stablecoins, adossés à des devises fortes comme le dollar, apparaissent alors comme une solution pour protéger la valeur de l’épargne et faciliter les transactions transfrontalières.

Une porte d’accès au dollar

Au Nigeria, en Afrique du Sud ou encore en Côte d’Ivoire, ces actifs numériques séduisent de plus en plus de particuliers et d’entreprises. Ils permettent non seulement de conserver une valeur stable, mais aussi d’accéder plus facilement au dollar, monnaie de référence mondiale souvent difficile à obtenir par les circuits bancaires classiques.

 Un levier pour l’inclusion financière

Au-delà de l’épargne, les stablecoins favorisent aussi l’inclusion financière. Dans des régions où les services bancaires restent limités, ils offrent une alternative rapide et parfois moins coûteuse pour transférer de l’argent ou réaliser des paiements internationaux.

 Des incertitudes réglementaires persistantes

Malgré leur potentiel, l’essor des stablecoins en Afrique se heurte à un obstacle majeur : l’absence d’un cadre légal clair. Certains pays, comme le Nigeria, testent des politiques publiques liées aux monnaies numériques, mais la majorité des États adoptent une position prudente, évoquant des risques liés à la stabilité financière, au blanchiment d’argent ou encore à la protection des consommateurs.

Une révolution à encadrer

La dynamique est lancée : les stablecoins gagnent du terrain et pourraient transformer en profondeur les systèmes financiers africains. Mais leur véritable révolution dépendra de la capacité des régulateurs à mettre en place un cadre équilibré, qui sécurise les utilisateurs sans freiner l’innovation.

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La BAD s’associe à Aerosense pour développer l’usage des drones en Afrique.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un partenariat stratégique avec Aerosense, entreprise japonaise spécialisée dans les technologies de drones, afin de promouvoir l’utilisation de ces appareils à des fins civiles et commerciales à travers le continent africain.

Cette collaboration vise à renforcer les capacités technologiques locales, faciliter la collecte de données géospatiales et soutenir des secteurs clés tels que l’agriculture, la gestion des infrastructures, la sécurité et la réponse aux catastrophes naturelles. Les drones permettront notamment de surveiller les cultures, de cartographier les zones rurales et de transporter du matériel médical dans des régions difficiles d’accès.

Pour la BAD, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer la transformation numérique en Afrique et à favoriser l’innovation technologique au service du développement durable. Aerosense, de son côté, apportera son expertise en matière de conception, de pilotage et de maintenance de drones, tout en formant les talents locaux pour assurer une appropriation durable des technologies.

Ce projet illustre l’importance croissante des technologies avancées dans le développement africain et ouvre la voie à de nouvelles opportunités économiques et sociales sur le continent.

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Afrique : forte croissance attendue du nombre de millionnaires d’ici 2035.

Le Africa Wealth Report 2025 dresse un portrait encourageant de l’évolution de la richesse privée sur le continent africain. Selon cette étude, la population de millionnaires en Afrique devrait connaître une croissance spectaculaire de 65 % au cours de la prochaine décennie, renforçant le rôle économique du continent sur la scène mondiale.

Actuellement, l’Afrique compte environ 25 milliardaires, 348 centi-millionnaires (c’est-à-dire des individus disposant d’au moins 100 millions de dollars) et près de 122 500 millionnaires. Ces chiffres, déjà significatifs, devraient s’accroître rapidement grâce à une combinaison de facteurs économiques et démographiques favorables.

Facteurs de croissance de la richesse en Afrique

Plusieurs tendances expliquent ce dynamisme :

  1. Diversification économique : des pays africains investissent massivement dans des secteurs stratégiques tels que les télécommunications, les services financiers, l’industrie extractive et l’immobilier, offrant de nouvelles opportunités de création de richesse.

  2. Croissance démographique et urbanisation : la forte urbanisation stimule la demande intérieure et favorise l’essor d’entreprises innovantes et de marchés locaux.

  3. Investissement et entrepreneuriat : l’expansion des startups, l’innovation technologique et l’ouverture à l’investissement international attirent des capitaux et créent des fortunes nouvelles.

  4. Ressources naturelles et secteurs stratégiques : le continent continue de bénéficier d’abondantes ressources minières et énergétiques, qui constituent un moteur historique de richesse pour certains pays.

Enjeux et défis

Cependant, les analystes avertissent que cette croissance ne sera durable que si plusieurs conditions sont réunies : la stabilité politique, la sécurité juridique pour les investissements, des réformes économiques profondes et la lutte contre les inégalités persistantes. La concentration de la richesse dans certaines régions ou secteurs pourrait en effet limiter l’impact positif pour l’ensemble de la population.

Perspectives pour les investisseurs

Pour les investisseurs locaux et internationaux, l’Afrique se positionne comme un terrain stratégique de création de valeur. Les marchés émergents, combinés à une classe moyenne en expansion, offrent des opportunités inédites dans les domaines du numérique, de la consommation, de l’énergie et de l’industrie. Le continent devient ainsi un acteur incontournable dans l’économie globale, capable d’attirer et de générer de nouvelles fortunes.

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L’IA au service du développement africain : la BAD s’engage pleinement.

La Banque africaine de développement (BAD) intensifie son engagement en faveur de l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les politiques et projets de développement à travers le continent. Cette orientation stratégique, inscrite dans son plan décennal 2024–2033, vise à placer l’Afrique au cœur de la révolution numérique mondiale.

Former massivement aux compétences de demain

La BAD déploie un vaste programme de formation pour doter des millions d’Africains de compétences dans les technologies émergentes, notamment l’IA. L’objectif est de former à la fois la jeunesse, les entrepreneurs et les agents publics, afin de créer un écosystème capable d’utiliser l’IA dans des domaines essentiels tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et la gouvernance. Cette initiative entend réduire les inégalités d’accès au savoir et offrir de nouvelles perspectives professionnelles.

Suivre les grandes ambitions du continent grâce à l’IA

L’institution mise également sur l’IA pour améliorer le suivi et l’évaluation des grandes stratégies de développement africaines, comme l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Des outils numériques innovants permettent désormais d’analyser les données plus rapidement, de produire des rapports fiables et d’éclairer les décisions stratégiques, contribuant ainsi à une planification plus efficace.

Un débat sur l’IA éthique et inclusive

La BAD multiplie les échanges de haut niveau avec des acteurs technologiques mondiaux pour promouvoir une IA adaptée aux réalités africaines. Trois priorités ressortent de ces discussions : développer les compétences humaines, renforcer les infrastructures numériques et disposer de données locales de qualité pour entraîner des modèles d’IA qui reflètent la diversité culturelle, linguistique et socio-économique du continent.

Soutenir l’action publique avec des solutions IA

La Banque africaine de développement accompagne également les institutions nationales, y compris les parlements, dans l’utilisation de l’IA pour évaluer et améliorer les politiques publiques. Cette approche permet de disposer d’analyses plus précises, d’accélérer la production d’études et d’orienter les choix politiques vers des solutions concrètes et mesurables.

Vers une gouvernance basée sur la donnée

En parallèle, la BAD œuvre pour que les pays africains développent des stratégies solides en matière de gouvernance des données. En structurant la collecte, l’analyse et l’utilisation de l’information, elle entend garantir que les décisions prises au plus haut niveau reposent sur des données fiables, accessibles et sécurisées.

Une vision pour un avenir numérique africain

À travers ces initiatives, la Banque africaine de développement affirme sa volonté de faire de l’IA un levier majeur de croissance et de transformation pour l’Afrique. Plus qu’un simple outil technologique, l’intelligence artificielle est envisagée comme un moteur pour bâtir un avenir inclusif, innovant et résilient, où le continent pourra pleinement exploiter son potentiel humain et économique.

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Santé : L’OMS lance une alerte mondiale face à une flambée du chikungunya en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis une alerte mondiale après une recrudescence inquiétante des cas de chikungunya dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique continentale et dans les îles de l’océan Indien. Cette poussée épidémique, qui s’accompagne de formes sévères et de complications inhabituelles, inquiète les autorités sanitaires.

Afrique en première ligne

Selon les dernières données de l’OMS, les foyers les plus actifs sont localisés en :

  • Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Comores),

  • Afrique centrale (République Démocratique du Congo, Gabon),

  • Et Madagascar, où les cas ont quadruplé par rapport à la même période en 2024.

Les services de santé dans certaines zones rurales font face à une saturation des centres de soins, en raison de la co-circulation du chikungunya, de la dengue et du paludisme.

Qu’est-ce que le chikungunya ?

Le chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques du genre Aedes (notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus), les mêmes vecteurs que ceux de la dengue et du Zika.

Ses symptômes incluent :

  • Forte fièvre brutale,

  • Douleurs articulaires intenses,

  • Éruptions cutanées,

  • Fatigue extrême.

La maladie n’est généralement pas mortelle, mais elle peut entraîner des douleurs persistantes sur plusieurs semaines, voire mois, et dans certains cas, des complications neurologiques.

Appels à l’action

L’OMS appelle les pays africains à :

  • Renforcer la surveillance épidémiologique,

  • Mettre en œuvre des campagnes de lutte anti-vectorielle (pulvérisation, destruction des gîtes larvaires),

  • Sensibiliser les populations, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Les professionnels de santé sont également invités à signaler tout cas suspect, afin d’éviter une propagation transfrontalière incontrôlée.

Prévention pour les populations

Pour se protéger :

  • Utiliser des moustiquaires et répulsifs,

  • Porter des vêtements couvrants,

  • Éviter les eaux stagnantes autour des habitations.

Le chikungunya, longtemps perçu comme une pathologie tropicale modérée, devient désormais une menace de santé publique à surveiller de près. En Afrique, la réponse rapide et coordonnée sera déterminante pour éviter une crise sanitaire de grande ampleur.

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Cyber Africa Forum : le Bénin se positionne en leader de la résilience numérique en Afrique.

Le Bénin a marqué les esprits lors de la dernière édition du Cyber Africa Forum (CAF), tenue à Abidjan, en mettant en avant sa stratégie ambitieuse en matière de cybersécurité et de résilience numérique. Une délégation conduite par les autorités béninoises a pris une part active aux débats, exposant les réformes engagées pour faire du pays un acteur incontournable de la sécurité numérique sur le continent.

Intervenant lors des panels, les représentants du gouvernement ont insisté sur l’importance d’une approche souveraine, inclusive et préventive pour faire face aux menaces croissantes dans le cyberespace africain. Le Bénin, qui a mis en place un cadre législatif solide et des structures comme l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), entend aller plus loin dans la formation des talents locaux, le partage d’expertise et la coopération régionale.

Le pays s’est également illustré par son Plan national de cybersécurité, salué pour sa vision claire, son ancrage institutionnel et son accent sur la protection des infrastructures critiques, la cyber-éducation et la promotion de l’innovation.

Le Cyber Africa Forum, rendez-vous annuel des acteurs publics, privés et institutionnels du continent, a ainsi confirmé la place du Bénin parmi les pays africains les plus dynamiques sur les questions de cybersécurité. Une reconnaissance qui encourage le pays à poursuivre sa transformation numérique dans un cadre sécurisé, au bénéfice des citoyens et des entreprises.