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Burkina Faso : un projet solaire record pour booster l’accès à l’électricité.

Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la transition énergétique avec le lancement d’un projet solaire d’une capacité de 150 MW, combiné à un système de stockage de 50 MW. Ce projet, considéré comme l’un des plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest, s’inscrit dans une stratégie nationale visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à améliorer l’accès à une électricité fiable.

Une réponse aux défis énergétiques

Avec une demande énergétique en forte croissance et une couverture nationale encore insuffisante, ce projet permettra de fournir de l’électricité à des milliers de foyers, tout en stabilisant le réseau grâce à la solution de stockage intégrée. Il marque une avancée majeure vers l’objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030.

Un partenariat stratégique

Cette initiative repose sur un partenariat public-privé qui associe l’État burkinabè à des investisseurs internationaux. L’accord prévoit la construction, la maintenance et l’exploitation du site par des spécialistes du secteur, garantissant la durabilité du projet et la création d’emplois locaux, notamment pour les jeunes techniciens et ingénieurs.

Un signal fort pour la transition verte

Au-delà de ses bénéfices énergétiques, ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de lutte contre le changement climatique et de promotion des énergies propres en Afrique. Il illustre la volonté du Burkina Faso d’accélérer sa transformation énergétique tout en contribuant aux objectifs de développement durable.

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Concours international d’IA et de Robotique : Le Burkina Faso décroche la médaille de bronze.

Les jeunes talents burkinabè de la robotique viennent de hisser haut les couleurs de leur pays sur la scène internationale. Lors d’un prestigieux concours mondial d’intelligence artificielle (IA) et de robotique, l’équipe senior du Burkina Faso, surnommée les « Jeunes Étalons de la robotique », s’est distinguée en remportant la médaille de bronze.

Le Burkina Faso termine ainsi troisième au classement général, derrière deux géants de la technologie : la Corée du Sud, qui décroche la médaille d’or, et le Brésil, qui s’adjuge l’argent. Une performance remarquable qui vient saluer les efforts soutenus du pays en matière d’innovation technologique, d’éducation scientifique et de formation des jeunes aux métiers du futur.

Une victoire porteuse d’espoir

Cette distinction est bien plus qu’une simple médaille : elle symbolise la montée en puissance de la jeunesse africaine dans les domaines technologiques de pointe. À travers leur créativité, leur rigueur et leur maîtrise des outils robotiques et de l’IA, ces jeunes Burkinabè ont prouvé que l’excellence scientifique n’a pas de frontières.

Le concours, qui a réuni des équipes venues des quatre coins du monde, mettait en compétition des projets axés sur l’intelligence artificielle appliquée, la conception de robots autonomes et la résolution de problématiques concrètes par la technologie. Les Jeunes Étalons ont su séduire le jury grâce à l’ingéniosité de leur prototype et la pertinence de leur approche.

Une reconnaissance qui en appelle d’autres

Le succès burkinabè vient également souligner les retombées positives des politiques publiques et des initiatives privées en faveur de l’enseignement des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM). Plusieurs observateurs y voient un signal fort pour renforcer davantage l’accompagnement des jeunes porteurs de projets innovants dans tout le pays.

Ce podium mondial est enfin un message d’encouragement pour l’ensemble de la jeunesse africaine : avec de la formation, de la passion et du soutien, l’Afrique peut occuper une place de choix dans la révolution numérique mondiale.

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Stade du 4 Août : Ouagadougou retrouve la scène continentale après l’homologation de la CAF.

Le Burkina Faso renoue avec les compétitions internationales à domicile. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement homologué le stade du 4 Août de Ouagadougou, marquant ainsi le retour des matchs continentaux dans la capitale burkinabè.

Après plusieurs mois de travaux de réhabilitation et de mise aux normes, le mythique stade a satisfait aux critères d’exigence établis par l’instance continentale en matière d’infrastructures sportives : qualité de la pelouse, éclairage, vestiaires, sécurité, tribunes et logistique d’accueil.

Cette homologation est perçue comme une victoire symbolique et stratégique pour le Burkina Faso, qui, depuis plusieurs années, devait jouer ses matchs internationaux en dehors de son territoire, faute de stades répondant aux normes de la CAF.

Le ministère des Sports et de la Jeunesse a salué cette décision, affirmant que cela renforce la souveraineté sportive nationale et redonne aux supporters burkinabè l’occasion d’encourager leurs équipes depuis les gradins.

Le stade du 4 Août pourra désormais accueillir les rencontres des Étalons ainsi que les compétitions interclubs africaines, offrant une vitrine au football burkinabè et un nouveau souffle à la pratique locale du sport roi.

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Burkina Faso : la mine de Kiaka entre en production et renforce le poids du pays sur l’échiquier aurifère africain.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans le développement de son industrie minière avec le lancement officiel de la production à la mine d’or de Kiaka, située dans la région du Centre-Sud. Ce projet stratégique, désormais opérationnel, marque un tournant majeur dans les efforts du pays pour accroître ses capacités de production aurifère et renforcer sa position parmi les principaux producteurs d’or en Afrique.

Portée par la société minière West African Resources, la mine de Kiaka est l’un des projets aurifères les plus prometteurs du pays. Sa mise en service intervient dans un contexte de dynamisme du secteur minier burkinabè, qui continue d’attirer les investissements malgré les défis sécuritaires et logistiques. À terme, le site devrait produire près de 120 000 onces d’or par an, contribuant de manière significative aux recettes de l’État et à la création d’emplois locaux.

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère des Mines, salue cette avancée comme une preuve de résilience et d’attractivité du pays dans un secteur stratégique pour l’économie nationale. Il affirme également sa volonté d’assurer une exploitation responsable des ressources naturelles, avec un accent particulier sur la transparence, la protection de l’environnement et la redistribution des retombées économiques aux communautés locales.

La mise en production de la mine de Kiaka conforte ainsi le rôle central du Burkina Faso dans l’architecture aurifère régionale et illustre les perspectives encore florissantes de l’industrie extractive nationale.

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Sécurité sahélienne : Vers une architecture de défense souveraine au sein de l’AES.

Les ministres de la Défense des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — se sont réunis cette semaine pour une importante séance de travail consacrée à la redéfinition de la stratégie sécuritaire commune. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affirmée des trois États de rompre avec les approches sécuritaires classiques imposées de l’extérieur, en forgeant un modèle de défense autonome, adapté aux réalités du Sahel.

À l’ordre du jour figuraient des questions essentielles telles que la mutualisation des moyens militaires, la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme, la formation conjointe des forces armées et la création éventuelle d’une industrie de défense sous-régionale. Les discussions ont également mis l’accent sur le renforcement de la coopération en matière de renseignement et sur la nécessité d’une doctrine commune face aux menaces transfrontalières.

Cette initiative intervient dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, mais aussi par une volonté politique de bâtir une réponse souveraine, structurée et pérenne. Les ministres ont réitéré leur engagement à faire de l’AES un cadre de défense collective, basé sur les valeurs de solidarité, de souveraineté et de protection des populations.

Un communiqué final devrait entériner les principales décisions issues de cette rencontre stratégique, jetant ainsi les bases d’une nouvelle ère de sécurité partagée dans l’espace sahélien.

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🎭 « Théâtre de l’Apaisement » : Quand l’art soulage les blessures invisibles des déplacés internes au Burkina Faso..

Au Burkina Faso, l’art devient un puissant outil de résilience face aux conséquences des crises sécuritaires. À travers son projet intitulé « Théâtre de l’Apaisement », le dramaturge burkinabè Paul Zougrana offre un espace d’expression, de libération émotionnelle et de reconstruction intérieure aux personnes déplacées internes (PDI), souvent marquées par des traumatismes profonds.

Ce projet artistique, initié en collaboration avec des associations locales et soutenu par des partenaires humanitaires, organise des ateliers de théâtre interactifs dans plusieurs camps de déplacés. À travers des jeux de rôles, des mises en scène inspirées du vécu des participants, mais aussi des discussions ouvertes, les bénéficiaires parviennent à verbaliser leur douleur, briser le silence, et retrouver une forme de dignité.

« Le théâtre ici n’est pas juste un divertissement. C’est un outil de guérison collective. Il permet à ceux qui ont tout perdu de se reconnecter à eux-mêmes, à leur histoire, et à leur humanité », explique Paul Zougrana. Les séances, conçues avec une approche psychodramatique, sont encadrées par des artistes, des psychologues et des travailleurs sociaux.

Dans un contexte où plus de deux millions de Burkinabè ont été forcés de fuir leurs localités à cause du conflit armé, le Théâtre de l’Apaisement apparaît comme une réponse innovante aux besoins de soutien psychologique et de cohésion sociale. Il montre que la culture, loin d’être un luxe, peut devenir un levier de reconstruction individuelle et communautaire.

Au-delà de ses effets thérapeutiques, le projet ambitionne aussi de renforcer le dialogue intercommunautaire et de raviver l’espoir dans des zones affectées par la violence. Un théâtre qui guérit, qui rassemble, et qui redonne une voix à ceux qu’on n’écoute plus.

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Côte d’Ivoire – Burkina Faso : le duel silencieux du coton ouest-africain.

En Afrique de l’Ouest, une bataille économique moins médiatisée mais hautement stratégique se joue entre deux poids lourds de l’or blanc : la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Ces deux pays, leaders de la production cotonnière dans la sous-région, s’engagent dans une course à la performance, à l’innovation et à la transformation locale.

Le Burkina Faso, longtemps premier producteur de coton africain, continue de capitaliser sur sa tradition agricole et son savoir-faire paysan. Les autorités de Ouagadougou misent sur une restructuration de la filière à travers un appui renforcé aux producteurs et la promotion de la transformation industrielle locale.

De son côté, la Côte d’Ivoire, qui a récemment ravi la première place au Burkina Faso en termes de production brute, entend conserver son avantage en investissant dans la modernisation des infrastructures et l’encadrement technique des agriculteurs. Le pays mise aussi sur une montée en gamme avec l’exportation de coton de meilleure qualité et une transformation progressive sur le territoire national.

Au-delà des volumes produits, c’est désormais la capacité à capter plus de valeur ajoutée au niveau local qui devient le nerf de la guerre. Dans les deux pays, l’industrialisation de la filière et la création d’emplois dans les zones rurales figurent parmi les priorités gouvernementales.

Si ce duel reste pacifique, il reflète une volonté partagée de mieux valoriser les ressources agricoles au profit des économies nationales. Le coton, longtemps exporté à l’état brut, est en passe de devenir un levier de transformation industrielle et de développement durable pour toute la région ouest-africaine.

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Burkina Faso : Formation et entrepreneuriat, le pays investit dans le potentiel de sa jeunesse

Conscient que la jeunesse représente un levier essentiel pour le développement durable, le Burkina Faso renforce ses efforts en matière de formation professionnelle et de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Dans un contexte marqué par des défis économiques et sécuritaires, les autorités multiplient les initiatives visant à outiller la jeunesse pour qu’elle devienne un acteur clé de la transformation sociale et économique du pays.

Le ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, en partenariat avec plusieurs organisations nationales et internationales, a lancé de nouveaux programmes de formation technique et d’accompagnement à l’auto-emploi, notamment dans les domaines de l’agriculture, du numérique, des énergies renouvelables et de l’artisanat.

« L’ambition du gouvernement est de créer les conditions pour que chaque jeune burkinabè puisse se former, entreprendre et contribuer à l’économie nationale », a déclaré le ministre en charge de la jeunesse lors d’un forum national organisé à Ouagadougou la semaine dernière.

Des mesures concrètes pour un impact durable

Parmi les actions phares :

  • L’ouverture de centres de formation professionnelle dans les régions à fort potentiel économique ;

  • Le financement de projets portés par des jeunes, via des fonds publics et des partenariats avec des institutions financières ;

  • La mise en place de coachs et incubateurs pour accompagner les jeunes entrepreneurs dans la structuration de leurs idées et le développement de leurs activités.

Des milliers de jeunes ont déjà bénéficié de ces dispositifs. Témoignages à l’appui, plusieurs d’entre eux ont réussi à lancer leur propre entreprise, à créer des emplois localement et à renforcer la résilience de leurs communautés.

Le Burkina Faso mise ainsi sur une jeunesse formée, entreprenante et engagée pour bâtir un avenir plus stable et prospère, en ligne avec les objectifs de développement durable (ODD) et les priorités du Plan national de développement économique et social (PNDES).

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Burkina Faso : Objectif de 20 000 tonnes de pommes de cajou transformées par an d’ici 2030

Le Burkina Faso ambitionne d’accélérer la transformation locale de ses ressources agricoles, notamment dans la filière anacarde. Le pays vise à atteindre une capacité annuelle de transformation de 20 000 tonnes de pommes de cajou d’ici à 2030, a déclaré Ouémihié Clément Attiou, directeur général du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF), dans une interview accordée au quotidien Sidwaya, publiée le 1er juin 2025.

Cet objectif s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase de la Stratégie nationale de développement de la filière anacarde (SNDFA), qui couvre la période 2025-2029. Il s’agit de valoriser davantage cette culture porteuse pour l’économie nationale en renforçant les capacités de transformation locale, créant ainsi plus de valeur ajoutée, d’emplois et de revenus pour les producteurs.

La mise en œuvre de cette stratégie implique le développement des infrastructures de transformation, la professionnalisation des acteurs de la filière, et un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux pour les produits transformés.

En misant sur la transformation locale, le gouvernement burkinabè entend réduire sa dépendance aux exportations de noix brutes et mieux positionner le pays sur le marché de l’anacarde, en pleine expansion à l’échelle mondiale.

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Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce lundi 9 juin 2025 au palais de Koulouba la cérémonie de montée des couleurs nationales et du drapeau de la Confédération des États du Sahel (AES).

À cette occasion, l’hymne officiel de l’AES, « Sahel benkan » (qui signifie « l’entente du Sahel » en bamanankan), a été joué pour la première fois.

Interprété avec maîtrise par l’escadron musique du Groupement d’escorte et d’honneur, cet hymne en trois couplets rend hommage à l’histoire héroïque des peuples du Sahel, célèbre leur courage et leurs exploits, et exprime l’espoir d’un avenir prospère pour cette région clé de l’Afrique de l’Ouest.

Lors de la cérémonie, le Président Traoré a dénoncé les tentatives des puissances étrangères visant à affaiblir l’unité de l’AES. Il a affirmé sa confiance en la capacité du Sahel à sortir renforcé des conflits qui lui sont imposés. Il a également appelé les Burkinabè à faire preuve de courage, de résilience et d’intégrité pour le bien du Burkina Faso et de la Confédération.

Le Premier ministre, les membres du gouvernement ainsi que les présidents d’institutions étaient présents à cette cérémonie à la Présidence du Faso. Le discours complet du Capitaine Ibrahim Traoré sera diffusé ce soir à 20 heures lors du journal télévisé sur la RTB.